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Une valse pour les grotesques

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Johann von Capriccio est un jeune étudiant en obstétrique et ciroplaste de talent à l'université de Schattengau, ville fondée par le savant-astrologue Mirabile. Les mannequins anatomiques de Johann attirent un jour l’attention de Catherine von Grunewald, femme du margrave. Celle-ci le fait convoquer afin de lui montrer l’enfant dont elle a accouché quelques mois auparavant dans le plus grand secret. Corne, queue, sabots de bouc : l’enfant présente toutes les caractéristiques d'un faune.

En compagnie d'une mercenaire et de l'héritière de Mirabile, Johann va tenter de comprendre les mystères de Schattengau, ville nichée au cœur des Alpes, dont l’université attire les esprits les plus brillants, tandis que les puissants de l’Empire germanique se pressent dans le palais du margrave Von Grunewald. Depuis cinq cents ans, c'est un haut-lieu du savoir. Étudiants et habitants la font vivre sous le patronage des grotesques, statues de pierre représentant des créatures des folklores européens, sculptées par le fondateur de cette ville où l'art et la science prennent vie à l'insu des habitants.

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First published October 4, 2024

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Guillaume Chamanadjian

7 books55 followers

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2 (1%)
Displaying 1 - 29 of 29 reviews
Profile Image for Margorito.
40 reviews873 followers
August 16, 2025
Lecture assez décevante parce que ça partait un peu dans tous les sens. On sent que c’est très référencé mais aussi très confus : c’est une réécriture de Frankenstein, mais aussi une uchronie, mais aussi une revisite de folklores divers, avec de la magie, des créatures, un Faune, des statues, un village englouti par un lac, et aussi des évocations poétiques à la Miyazaki, et aussi une réflexion sur la fiction, et sur les états-nations… WOW. ON SE CALME

Blague à part : en résumé j’avais la sensation d’être à la croisée de nombreux univers qui me parlent beaucoup, mais c’est comme si l’auteur était un peu dans son délire et il est difficile de le suivre. Je suis restée sur le bord de la route et le livre me tombait vraiment des mains. Dommage

En revanche je me suis accrochée, et je lirai d’autres livres de cet auteur, parce que j’ai senti un charme très puissant dans l’écriture, la sensibilité et le bestiaire.
Profile Image for L.ivresse.des.mots.
622 reviews14 followers
October 5, 2024

Memento ridere

J’ai aimé cette cacophonie dans cette époque académique où tous les doutes sont permis, où il n’y a pas qu’un seul chemin mais bien plusieurs voies. Je n’ai pas pu m’empêcher de comparer ma visite de Schattengau à Babel.

J’ai sombré dans l’incertitude et l’inconfort pour prendre conscience qu’une toile s’étendait sous ces pages. J’ai aimé ce bain de mots, j’ai pris plaisir à côtoyer Johann, l’étudiant humainement passionné, Sofia, cette habile femme de main, Renata, si idéaliste au regard de cette réalité qui vous rattrape.

Le pouvoir de l’imagination ne provient pas que des mots. C’était à la fois, une expérience peinte sur plusieurs tableaux, auxquels on aurait donné vie en gardant la mesure. Qu’une architecture habilement conçue qui vous fait oublié le réel. Au souvenir d’une entité à deux faces provenant d’une même pièce. O+L=A

J’ai pétillé, appris, été interpellé, incapable de compassion, envieuse, peut-être pas dans cet ordre. J’ai le sentiment d’appartenir à un cercle, mise dans la confidence de ce conte aux multiples facettes. Et surtout je n’oublierez pas d’en rire.
Profile Image for Mag.
200 reviews13 followers
November 6, 2024
C'était beau c'était doux et ça m'a fait un bien fou !

J'ai commencé l'année en lisant la tour de garde, et j'avais tellement aimé capital du sud, que j'ai eu du mal à relire des livres par la suite. Je suis bien contente de finir l'année sur le dernier roman de Guillaume.

Si vous aimez le fantastique, le XIX ème siècle, Frankenstein de Mary Shelley (oui tout ça à la fois) foncez lire ce livre.

De mon côté je ne sais pas quel livre je vais bien pouvoir lire après cette pépite 😥
Profile Image for La licorne bibliophile.
608 reviews19 followers
June 1, 2025
Dans l'étrange ville de Schattengau, Johann von Capriccio, un jeune étudiant, est convoqué secrètement par une noble de la ville pour résoudre un mystère. Le fils de celle-ci... est un faune !

Une lecture assez mitigée au final pour moi. Je n'ai pas réussi à accrocher à ce livre de Guillaume Chamanadjian. Peut-être en attendais-je beaucoup trop après le cycle de la Tour de Garde.

Pourtant, la première partie m'avait plutôt bien installé dans l'ambiance, il s'y passe même des événements assez sombres et j'étais curieux de voir comment allait évoluer cette histoire. Malheureusement, la troisième partie m'a beaucoup perdu, je ne me sentais plus vraiment intéressé par l'intrigue.

Je reconnais sans conteste une fois encore une belle plume et une cité intrigante, avec quelque chose de très baroque (ou plutôt gothique peut-être, mes cours de lycée sont loin...) dans l'ambiance qui en découle, mais ce ne fut pas spécialement un livre pour moi. Attention, il faut dire que je n'ai déjà pas accroché à Frankenstein de Mary Shelley et ce roman y réfère beaucoup, soit directement, soit par son ambiance, soit par certaines thématiques. Je partais donc au final un peu perdant.
Profile Image for Sarah.
203 reviews21 followers
January 22, 2025
C'est officiel, Guillaume Chamanadjan est l'un de mes auteurices de fantasy préféré.es ! Si ce tome unique semble plus confu et moins poussé que sa trilogie Capitale du sud, c'est une magnifique ode à la fiction et au pouvoir de la création (il y aurait tellement de choses à dire à ces sujets avec seulement les derniers chapitres !).

Johann, Sophia et Renata vont me manquer !
Profile Image for Stratmann.
27 reviews
February 12, 2025
Je suis ultra ambivalente sur ce roman. D'un côté, je trouve le concept à la base de ce texte hyper fun, de l'autre je trouve qu'il presente trop de faiblesses au niveau du pacing et de la prose pour qu'on puisse vraiment apprécier le lire.
Profile Image for Adopt a Librarian.
230 reviews16 followers
December 28, 2024
Chronique sur le blog : https://adoptlibrarian.blogspot.com/2...
________________
La trilogie Capitale du Sud de Guillaume Chamanadjian a été mon gros coup de cœur de 2023, il était donc évident que je lise rapidement le nouveau roman de l’auteur sorti fin 2024 ! Une Valse pour les grotesques s’inscrit dans un contexte historique et géopolitique réel, celui de l’Europe du début du XIXe siècle. L’intrigue prend place à Schattengau, une foisonnante ville-université crée il y a quelques siècles, véritable centre culturel et folklorique mais surtout lieu dédié à la connaissance et aux arts qui regorge de bien des mystères.

Dans ce contexte, le lecteur fait la rencontre de Johann von Capriccio, étudiant en obstétrique et talentueux ciroplaste qui va se retrouver malgré lui embarqué dans d’incroyables péripéties dépassant les frontières du réel et du connu. Il va faire une partie de son chemin avec deux autres protagonistes : Sofia, sorte de brigande/mercenaire au caractère bien trempé, et Renata, douce dame de compagnie et apprentie d’une figure importante de Schattengau. De bien énigmatiques interludes écrites à la première personne du pluriel et aux narrateurices inconnu.es viennent entrecouper le récit et nous plonger dans le passé.

Le trio est dynamique, je les ai trouvés attachants, bien construits et les personnages féminins sont forts. Ils ont au début peu de prise sur ce qu’il se passe et se retrouvent bringuebalés malgré eux mais vont de plus en plus s’imposer dans l’action en faisant des choix décisifs. De belles relations se tissent entre eux au fur et à mesure sans que ce ne soit stéréotypé ou que ça tourne à la romance clichée. Tous les personnages sont hauts en couleurs et agréables à rencontrer. J’ai beaucoup aimé l’étrange et déstabilisant, mais également touchant, duo Lukas/Ombeline.

J’ai retrouvé avec grand plaisir la magnifique plume de Guillaume Chamanadjian, si envoûtante, pleine de musicalité et au vocabulaire riche. Une fois de plus, il a créé un univers fascinant et très immersif, je me voyais tout à fait arpenter les rues de Schattengau et en découvrir les moindres secrets et recoins aux côtés de Johann. C’est un récit rythmé en apparence classique qui se révèle rapidement être très original. J’ai adoré l’atmosphère onirique de Schattengau que l’on découvre dans toute sa complexité et qui s’avère être une bulle de fiction protégée (et protectrice) de la réalité.

J’ai parfois eu un peu de mal à saisir où l’auteur m’emmenait. Une Valse pour les grotesques est comme un grand puzzle dont on reçoit les pièces petit à petit et qu’il faut reconstituer. Je suis probablement passée un peu à côté de certaines symboliques et messages. De même, certains éléments m’ont laissé un peu dubitative, voire dans le flou, mais ça n’a pas entaché mon plaisir de lecture pour autant. Une seconde lecture sera sûrement utile pour bien comprendre tous les tenants et aboutissants de l’histoire !

Une Valse pour les grotesques prend des allures de conte philosophique en mettant notamment en scène la lutte contre la soif de pouvoir démesurée et dangereuse d'un tyran. Le roman interroge également le rapport à la fiction et à la réalité par le prisme de l’art. La place des arts est centrale (que ce soit la peinture, la littérature, la danse, la musique, la sculpture, etc.) et permet à l’auteur d’aborder de façon intelligente les thèmes de la création artistique et du créateur ainsi que de leurs empreintes à travers le temps. Ce roman démontre la puissance de l’Art, vecteur d’émotions, mais aussi de l’imaginaire individuel et collectif. Les statues de grotesques sont omniprésentes à Schattengau et témoigne d’une mythologie, d’un folklore qui tombe malheureusement dans l’oubli car les gens ne font plus l’effort de les voir et d’y croire.

Une Valse pour les grotesques est une belle histoire qui va me rester en tête un moment et que je recommande chaudement pour sa créativité, sa singularité et sa poésie. Tout comme dans Capitale du Sud, Guillaume Chamanadjian donne vie et corps à une ville, à un univers et à un récit aussi marquants les uns que les autres.
Profile Image for LibrisEtCaetera.
58 reviews
October 24, 2024
Et bien, encore une fois c'est un coup de coeur.
C'est confirmé j'adore la plume de Guillaume Chamanadjian ! 🧡

Il m'avait complètement bluffée avec sa trilogie Capitale du Sud, partie du Cycle de la Tour de Garde écrit à quatre mais avec Claire Duvivier.
C'était donc avec beaucoup d'envie que je me suis lancée dans ma lecture d'Une Valse pour les grotesques !
Bien sûr, avec aussi l'appréhension d'être un peu (beaucoup, des fois) déçue par la nouvelle parution d'un(e) auteur(rice) que j'apprécie.

Mais pas d'inquiétude, Guillaume Chamanadjian nous livre un récit tout aussi prenant que sa trilogie ! 😌

Ici, il construit l'histoire en trois temps sur le rythme d'une valse qui résonne tout au long de notre lecture, avec les points de vues des trois (quatre ? Cinq ?) personnages principaux.

On suit, tout d'abord, Johann Von Capriccio jeune homme universitaire en obstétrique de la ville de
Schattengau.
Talentueux, il est reconnu dans sa spécialité de ciroplaste, ce qui va attiré l'attention de l'une des personnalités les plus haut placées du gouvernement.

Catherine Von Grunewald va mettre tous ses espoirs dans les compétences et connaissances de Johann afin qu'il l'aide à comprendre le grand mystère autour de la naissance de son fils: cornes, queue, sabots... l'enfant est un faune.
Commence donc, pour Johann, le questionnement sur le monde qui l'entoure ainsi que la place de la connaissance, des sciences, des croyances et des mythes dans son fondement et son fonctionnement.
Il fera, la rencontre (physiquement) douloureuse de Sophia avec qui il va devoir démêler le vrai du faux dans l'Histoire de Schattengau.
À ce duo s'ajoutera Renata qui détient une partie de la vérité sur la ville et son fondateur.
On fera aussi la connaissance des mystérieux Lukas et Ombeline, frère et soeur pas comme les autres.

C'est dans une course effrénée, au rythme de la Valse qui anime la ville, que nos trois protagonistes vont se lancer et ils n'auront pas d'autres choix que de (danser ?) se battre s'ils veulent entendre la fin du morceau en vie.
Ce sont des personnages auxquels on s'attache rapidement et naturellement. On s'identifie à eux, on ressent leurs émotions. On doute avec eux et on essaye de comprendre ce qui se passe.
Chacun à une personnalité, bien marquée, qui les rend uniques et possède une humanité qui touche.

Guillaume Chamanadjian fait partir de ces auteurs (à mon avis) qui savent nous montrer, nous faire ressentir et pas seulement nous "dire" ce qui se passe. On sent les odeurs, on entend la musique, on voit et on ressent cette ville pleine de personnes, de statues et de couleurs.

Une des choses que j'ai adoré dans ses livres précédents et que je retrouve avec joie ici, c'est d'être perdue dans ma lecture. Mais attention pas perdue "je n'y comprends rien, mais enfin ça n'a pas de sens !" mais perdue comme dans un labyrinthe. On fait des tours, des détours, on se retrouve face à un mur...
Nous avançons dans un labyrinthe oui, mais en suivant, sans le voir, le fils d'Arianne que Chamanadjian déroule devant nous.
En effet un des grands atouts de l'auteur c'est de nous mener du début à la fin de l'histoire exactement là où il le souhaite, en même temps que les personnages sans que ça soit prévisible ou trop guidé. On pense avoir tout compris, et bien non, ce n'est pas si simple !


Bref, si vous avez aimé le Cycle de la Tour de Garde, vous pouvez vous lancer dans cette lecture les yeux fermés.
Toujours entre fantaisie et réalité, le nouveau roman de l'auteur nous ramène à ce qu'on a aimé dans Capitale du Sud: une ville vivante, des mythes et des destins entremêlés, de la musique, des personnages avec leurs défauts et leur humanité... Mais quand même avec une impression de nouveau, de première fois qui en fait une histoire unique.

Et pour ceux qui ne connaissent pas encore sa trilogie (ou qui ne veulent pas se lancer tout de suite dans une série) ce livre est une très bonne manière de découvrir l'univers et l'écriture de Guillaume Chamanadjian.
Profile Image for Audrey.
26 reviews2 followers
October 28, 2024
C'est avec un plaisir non dissimulé que je me suis plongée ce mois-ci dans la nouvelle parution de Guillaume Chamanadjian.

On suit ici principalement un jeune étudiant en médecine et une fille de bandit au sein de la ville de Schattengau, ville perchée au milieu des Alpes, qui vont se retrouver au milieu de complots et autres mystères. Je vous laisse découvrir par vous même les secrets des grotesques de Schattengau.

Tout d'abord c'est toujours un immense de lire la plume de Guillaume Chamanadjian toujours aussi belle et efficace. L'auteur réussit à créer son univers loin de la fantasy d'action à l'américaine. Le résultat ? Une fantasy française rythmée pleine de poésie. Un univers original à mi chemin entre la fantasy et l'uchronie où la création est (presque) sans limite.

Les personnages dépeints par l'auteur sont toujours aussi attachants, pleins d'humanité (même quand ils ne sont pas tout à fait humains...) et d'émotions.

Bref une très jolie lecture que je recommande à chacun.
Profile Image for Mady.
235 reviews7 followers
January 8, 2025
4.25
Une très bonne lecture, assurément un auteur à suivre.
Profile Image for Selma.
40 reviews1 follower
February 10, 2025
Wow wow wow.

J’ai absolument adoré ma lecture et c’est un coup de coeur pour ma part. L’univers d’une valse pour les grotesques est absolument passionnant et enivrant, tout autant que la plume de l’auteur qui est exquise. Je ne suis pas amatrice de fantaisie et pourtant j’ai complètement été happée. Le world building est incroyable, je n’ai vraiment pas les mots. Les easter eggs, la complexité et les personnages attachants sont une recette qui ne peut qu’être délicieuse 🤭

Je ne peux que recommander la lecture d’une valse pour les grotesques!
Profile Image for Camille Bertrandy.
84 reviews3 followers
December 1, 2024
J’étais impatiente de lire ce nouveau roman après avoir adoré le cycle de la tour de garde. Pourtant, j’ai eu du mal à me passionner pour ce nouvel univers, pour Mirabile et pour les grotesques.
15 reviews1 follower
October 4, 2024
Oscillant entre fantasy et uchronie Guillaume Chamanadjian quitte avec Une valse pour les grotesques les contrées ensoleillées au parfum de méditerranée pour la ville de Schattegau, évoquant le Saint Empire Germanique et les frontières de l'Autriche et de l'Istrie

Schattengau n'est pas une ville tout à fait comme les autres : fondée par le savant-astrologue Mirabile, la ville est parsemée de grotesques, ces sculptures de créatures issues du folklore européen qui font le charme de la ville. On y suit Johann von Capriccio, jeune étudiant en obstétrique et ciroplaste à l'université dont le travail est remarqué par la femme du margrave, l'autorité locale. Convoqué en secret, il découvre un terrible secret : l'enfant du margrave, âgé de quelques mois, présente toutes les caractéristiques d'un faune des sabots jusqu'aux cornes. Johann, accompagné d'une mercrenaire en quête de vengeance et de l'héritière du fondateur de la ville, devra percer les mystères de cet enfant et de la ville elle-même.

On le sait, l'histoire qu'une fiction, celle des victorieux, des rois et des grandes gens, mais que se passe-t-il quand cette fiction arrive au bout de sa fonction ? C'est une des thématiques que développe Une valse pour les grotesques, interrogeant le rapport entre l'art et la fiction, celle qui aide à l'humanité à supporter la vie et qui nous définit peut-être plus que tout.

On retrouve aussi dans ce nouveau roman le theme récurrent du récit-légende qui prend vie, crée sa réalité ou existe par la croyance des autres, mais aussi l'écriture sensorielle qui m'avait tant charmé dans Capitale du Sud. La musique prend aussi plus de place, comme le laisse présager le titre, un ajout bienvenu à un arc qui ne se lasse visiblement pas qu'on y ajoute des cordes.

Je pense qu'il sera toujours compliqué de ne pas faire de comparaison, c'est d'ailleurs la grande difficulté des seconds romans, mais il faudra faire cet effort pour permettre à Guillaume Chamanadjian d'exister, à part et après La Tour de Garde. Mais je dois dire que j'ai retrouvé un peu de ce que j'avais aimé dans l'écriture de Capitale du Sud, bien sûr, mais aussi de Capitale du Nord de Claire Duvivier dans les dialogues plus guindés de certains personnages, dans l'ancrage nord européen, comme un joli apport post Tour de Garde.

Les personnages sont toujours aussi bien campés, profondément humains (même par écho quand ils ne le sont pas). Le style est toujours excellent, le ton différent de Capitale du Sud montre bien à quel point on ne pourra restreindre à un seul cycle, à un seul ton l'écriture de Guillaume Chamanadjian. J'ai été complètement happée par le rythme du récit, parfaitement maîtrisé, que j'ai dévoré en quelques jours.

C'est un de ces romans qui gagnent à être relus, qui maîtrise le foreshadowing autant que les passages énigmatiques qui s éclaircissent à des moments clefs du récit. Je ne fais pas de relecture, mais en le refermant, j'avais déjà envie de m'y replonger, et je le ferais certainement.

Avec Une valse pour les grotesques, Guillaume Chamanadjian appuie son étiquette de grand auteur de fantasy des villes. Quelle bouffée d'air frais dans la fantasy francophone qui démontre que l'on peut s'inscrire dans la tradition du roman français en la fantasy, sans en faire un erszat de fantasy anglophone hollywoodienne ni tomber dans une écriture surannée ou pompeuse et livrer un excellent roman de divertissement non sans profondeur.

Profile Image for unpetitlecteurbreton.
130 reviews1 follower
January 14, 2025
Dans un royaume lointain…

La, Sol, La

Regardez,
Regardez-nous.
Et entrez dans notre sarabande endiablée
Se faisant valse.

L’auteur nous murmure
A l’ombre du XIXᵉ siècle,
L’histoire d’une cité qui n’existe pas
Mais qui pourtant s’élève,
Faite de pierre, de songes,
Et d’un faune dansant,
Trait d’union figé dans le brouillard.

Une histoire commence,
Celle d’un cœur à trois temps,
Quand une autre se termine.
Les grotesques, d’ailleurs, vous saluent bien bas.

Dans la brise vispérale,
Ceux-ci veillent.
Statues aux rires brisés,
Créatures d’art
Ou architectures de cauchemar,
Chuchotant à l’éternité,
Dans ce chaos devenu musique.

Fa dièse, La, Do.

Un, deux, trois.
Trois syllabes parfaitement calées sur la mesure,
Sur le rythme.
Sofia fend la brume avec ses deux gueules à feu,
Renata cherche dans les cendres le Privilegium Medius,
Et Johann modèle l’invisible, enchaîné à un art qui nous libérera.
Trois destins écrits dans les marges,
Trois éclats d’un même feu.
Nous le savons : la création n’est jamais solitaire.

Dans son crépuscule,
Cette utopie lunaire respire.
Dans chaque pierre,
Chaque souffle,
Chaque silence,
La cité respire.
Elle pulse sous la plume,
Fascinante,
Où chaque mot devient texture.
Schattengau respire
Et la fiction s’effondre.

Mi, la dièse, ré.

Mais avant de disparaitre,
Il est l’heure de retourner au récit
Et sur ce balcon où nous avons appris à danser.
Car l’art,
Lui,
Tourbillone encore.
Sur le pizzicato des violonistes,
Sur Les premières notes de clarinette,
Sur cette dernière valse que je vous dédie.

Les notes qu’elle contient sont autant de présents que nous vous faisons,
Pour que jamais,
Vous n’oubliez le chemin qui mène vers la Lune,
Et que jamais,
Jamais,
Vous n’oubliez d’en rire.

Memento ridere.
Profile Image for Benjamin - Les Mots Magiques.
406 reviews112 followers
October 7, 2024
𝕸𝖊𝖒𝖊𝖓𝖙𝖔 𝖗𝖎𝖉𝖊𝖗𝖊

Fondée 500 ans plus tôt par le grand Mirabile, Schattengau est une ville universitaire dont la particularité est d'être peuplée de grotesques, des statues représentants des créatures issues de divers folklores. C'est dans cette ville que Johann, un jeune étudiant en obstétrique, va être confronté à un enfant impossible, doté de pattes de bouc et de petites cornes. Il va alors commencer à découvrir petit à petit tous les mystères de Schattengau...

Je dois dire que j'ai de plus en plus de mal à lire de la fantasy depuis quelques mois... Mais tout ça est vite oublié à partir du moment où Guillaume Chamanadjian est impliqué. La preuve, j'avais à peine commencé ce roman que j'étais déjà transporté dans cet univers incroyable.

On sait que la pression est souvent grande pour un auteur qui sort un deuxième roman lorsque le premier a été un tel succès mais c'est une réussite absolue ici. Même si on peut voir certaines petites similitudes avec Capitale du sud (la place prépondérante de la ville, les sonorités italiennes, l'importance des légendes), l'auteur parvient à nous proposer une toute nouvelle expérience, radicalement différente. Dès les premiers chapitres de cette fantasy qui flirte avec l'uchronie, on se retrouve plongé dans une atmosphère très plaisante, pleine de mystères et d'action.

Une des grandes forces de Guillaume Chamanadjian est de créer des personnages attachants, tout en dépeignant des décors qui font rêver. Et c'est encore le cas ici. On prend un vrai plaisir à découvrir cette ville très particulière et les personnages qui y vivent. J'ai vraiment beaucoup aimé l'ensemble des personnages mais je pense que j’ai une nette préférence pour Lukas et Ombeline dont j'ai beaucoup aimé les personnalités, et encore plus le background.

Si l'univers peut sembler assez classique de prime abord, on découvre petit à petit à quel point il est en fait original. Je me suis d'ailleurs fait pas mal de nœuds au cerveau lorsqu'on a commencé à découvrir les mystères de Schattengau.

Comme d'habitude, l'auteur nous propose un récit beau, sensible et qui donne la part belle aux arts sous toutes leurs formes. Le roman aborde d'ailleurs beaucoup le sujet de la création, tant du point de vue du créateur que de celui de la création (voire même de la créature).

Encore du grand Guillaume Chamanadjian !
Profile Image for Priscilla.
714 reviews14 followers
October 16, 2024
Ce roman confirme le talent incontestable de l'auteur, étoile montante de la fantasy française et ça a été un véritable délice de lecture.

Dans ce roman, tout est sur le rythme de la valse : découpé en trois mouvements avec interludes, trois personnages qui gravitent les uns autour des autres vont découvrir la vérité sur leur petite ville enclave au milieu des Alpes.
Une ville utopie dans laquelle un apprenti obstétricien-ciroplaste de talent va être enlevé par Sofia et son père, truands qui vont le ramener à une femme, pour ce qui va être le tournant de sa vie : la découverte d'un enfant faune, aberration physiologique et pourtant... Le troisième personnage à entrer dans la danse : Renata, qui aide Mirabile à protéger le royaume face à l'orgueil démesuré du pouvoir, notamment grâce à deux étranges jumeaux et un livre qui semble contenir le futur.
Ces personnages vont découvrir à leur péril que la ville dans laquelle ils vivent et évoluent est plus complexe qu'il n'y parait, la stabilité étant largement entamée et les secrets du passé se dévoilant, dernier espoir de survie avant la fin.
Un récit de poésie, de rythme, de vie, d'humanité, de fiction, où les mots ont autant de pouvoir qu'un dessin, où il s'agit de ne jamais oublier de rire, grotesque, oui, mais jamais pour rien. L'écriture de Chamanadjian est magnifique, j'ai retrouvé cette poésie et ce rythme que j'avais adoré dans Le sang de la cité, ainsi que la thématique d'une ville mystérieuse, organisée sur un rythme connu d'elle seule. N'oublions pas les personnages attachants, complexes, et leurs relations émouvantes.

Une fiction où l'art, la parole et la musique sont au centre, dans une aventure inclassable, à la frontière du fantastique et de l'uchronie. Une merveille en somme qui se savoure jusqu'à la dernière page.
653 reviews8 followers
November 6, 2024
16 – 06 novembre 2024 – Une Valse pour les Grotesques – Guillaume CHAMANADJIEN 5★

Je n’ai pas encore lu la trilogie Capitale du Sud mais c’est prévu, comme tant d’autres titres. Je savais à peu près quelle serait l’ambiance littéraire et je me suis laissée porter par les mots et leur musique !

Ailleurs, en marge du temps, des statues et gargouilles issues de contes et légendes, peuplent la ville de Schattengau, fondée par un savant-astrologue il y a 5 siècles.

J'ai été immergée dans ce récit et cette ville en compagnie des personnages principaux, 3 jeunes gens que les circonstances et le despotisme du Margrave ont réuni : Johann, étudiant en obstétrique et ciroplaste, Sophia, fille d’un malandrin et Renata qui pourrait démêler l’écheveau qui s’est tissé.

Un faune a vu le jour là où un héritier était attendu ; un vieux livre a disparu, lui qui pourrait expliquer les événements et l'existence même de Schattengau.

Une île peinte dans l’enfance et la musique, rythment et ponctuent ces histoires qui se déroulent tour à tour jusqu’à nous mener à un dénouement que je n'avais pas imaginé et qui fait une bonne fin !

L’ambiance, éthérée et onirique est très bien décrite, avec des paysages peaufinés et des personnages pour qui j’ai eu beaucoup d’attachement !

L’immobilisme n’existe pas dans cette histoire et je pense qu’il faut une seconde lecture car le dénouement a permis la compréhension d’événements du début. Un régal de fantasy !

#unevalsepourlesgrotesques #NetGalleyFrance #rentreelitteraire2024
Profile Image for Nympha.
80 reviews
October 30, 2024

Une lecture singulière, qui fleurte avec le conte philosophique, avec une plume remarquable, et une ambiance extrêmement bien écrite. Que demander de plus ?!

C'est assez compliqué de résumer le livre, et je pense que l'idéal c'est de toutes façons, c'est de se laisser porter sans trop en savoir. Mais sans trop en dire, nous suivons Johann, étudiant en médecine et artiste ciroplaste, qui se fait enlever, et va peu à peu en apprendre plus sur la ville qu'il habite : Schattengau.

L'ambiance de Schattengau est extrêmement bien retranscrite, on retrouve tout le talent de Chamanadjian dans sa description des villes, et on a le plaisir de croiser des éléments qui rappellent les univers de Miyazaki, étranges et poétiques. le livre est très référencé, érudit, tout en n'étant pas snob, et en étant très abordable. L'histoire se lit extrêmement bien, facilement, avec un style lumineux, riche, et des citations pleines de poésie. Les personnages ne sont pas en reste, charmants. Et l'intrigue se dévoile au fil des pages avec finalement beaucoup d'éléments hyper intéressants, qui ont plein de niveaux de lecture, notamment dans la question de l'art et de la place de l'artiste.

Donc en bref : une très bonne lecture.

Pour plus de détails : on en a longuement parlé avec les copines de la Garde de Nuit : https://youtu.be/Vl5Lrm6oPaM?si=cZhLw...
Profile Image for Couet13.
582 reviews6 followers
December 16, 2024
C'est le premier livre que j'ai lu de cet auteur et je suis complètement conquise tant par l'histoire que le style d'écriture.
Très rapidement, le lecteur est immergé dans la ville de Schattengau auprès de Johann von Capriccio, étudiant en ostrétique et ciroplaste. Son talent va l'amener auprès de Catherine von Grunevald, épouse du margrave de la ville. Cette dernière lui présente son fils, qui n'a jamais été présenté aux habitants de la ville malgré sa haute naissance. Et pour cause, il a l'apparence d'un faune.
Johann avec d'autres personnes qui vont se retrouver sur son chemin va tenter de découvrir les mystères de la ville afin de comprendre les étrangetés qui se manifestent.
La plume de Guillaume Chamanadjian nous transporte dans l'histoire. Elle apporte de la fluidité et un rythme très particulier au texte.
Un très bon livre qui me donne envie de lire la série "La tour de garde" écrite avec Claire Duvivier.
Profile Image for Charlotte (charlotte.en.bretonnie).
276 reviews5 followers
March 15, 2025
Encore un bel univers créé par cet auteur, avec toujours la même particularité d'avoir la ville comme personnage à part entière. J'ai adoré la première partie, qui aurait eu le mérite d'être plus approfondie avec une découverte plus longue de l'univers et des personnages. J'ai vraiment adoré et dévoré les premiers 3/4 du livre. J'ai par contre trouvé la fin un peu trop brouillonne et trop longue, parfois un peu difficile à appréhender avec certaines parties que je trouve non essentielles ou un peu tirées par les cheveux. J'aime beaucoup cet auteur depuis La Tour de Garde et continuerai de découvrir ses nouveaux romans avec joie.
Profile Image for Sedna.
119 reviews17 followers
February 26, 2025
Cette lecture a convoqué pleins de références toutes plus différentes les unes que les autres, souvent une impression de déjà vu agréable et en même temps impossible de remettre le doigts avec précision dessus; mais de façon non exhaustive : le château ambulant, Harry Potter, le Paris des merveilles, Dr Who, la croisée des mondes, l'histoire sans fin...
C'est doux et très plaisant de s'immerger s'immerger dans cet univers unique, qui n'existe réellement que grâce à l'imagination.
Profile Image for Clémence - Crépusculire.
137 reviews3 followers
November 9, 2024
Tout d’abord, je dois mentionné que j’ai été frappée par l’intelligence et la profondeur de ce récit qui marie habilement l’art, la science et le mysticisme. L’auteur, dans un style raffiné et érudit, nous transporte dans une ville au croisement de l’histoire et du surnaturel, où l’intellect côtoie l’ésotérisme dans une symbiose fascinante. Schattengau, cette cité nichée dans le nord de l’italie, devient bien plus qu’un simple décor : elle s’impose comme une entité, un espace où les frontières entre le réel et l’imaginaire sont constamment brouillées.

Johann von Capriccio, personnage central et fin ciroplaste, nous guide à travers un univers académique où la quête de connaissance semble parfois flirter dangereusement avec l’insondable. Le jeune étudiant se trouve au cœur d’une énigme qui dépasse la simple observation clinique de l’étrange enfant-faune. À travers ses investigations, c’est tout le rapport de l’homme à la nature, à la déviance et à la création qui est remis en question.

La dimension historique et symbolique de Schattengau est magnifiquement travaillée. Fondée par le savant-astrologue Mirabile, la ville se présente comme un carrefour intellectuel où les plus brillants esprits se rassemblent, sous le regard vigilant des grotesques, ces sculptures énigmatiques. Le choix des statues grotesques, incarnations des créatures issues des folklores européens, confère au récit une densité mythologique, tout en interrogeant les limites de l’humain et du monstrueux. Les symboles foisonnent et invitent à une lecture multiple, entre science et art, érudition et magie. Aux côtés de Johann, les personnages féminins, tels que Sofia et l’héritière de Mirabile Renata, sont des figures fortes, représentant autant la transgression que l’intuition. Elles incarnent une autre forme de savoir, plus instinctive, peut-être plus en lien avec ces forces naturelles et occultes qui semblent régir Schattengau.
Profile Image for Marion.
70 reviews2 followers
May 21, 2025
J’ai adoré me perdre dans ce joyeux bazar où tout est possible, entre doutes, imagination et création, une sorte de Babel fantasy qui m’a laissée un peu perdue, un peu fascinée, comme si on m’avait confié un secret que seuls quelques-uns peuvent vraiment comprendre.
Profile Image for Renard.
44 reviews
July 7, 2025
C’était beau et doux et poétique, tout ce dont j’avais besoin en prenant ce livre. J’y retrouve ce que j’ai aimé dans Le Château Ambulant (et le livre d’origine) ou Vermilion Sands de Ballard. Merveilleuse découverte !
11 reviews
May 12, 2025
Un chef d’œuvre rempli de fraîcheur, de légèreté, qui emmène le lecteur loin loin, dans sa propre imagination.
3 reviews
December 21, 2025
Certains éléments arrivent un peu rapidement et parfois il se passe BEAUCOUP de choses, mais honnêtement j'aime bcp l'histoire et le propos et c'est super agréable à lire!
Profile Image for Kiatoulu.
397 reviews6 followers
January 6, 2025
Je ne sais pas trop quoi en penser... Je n'ai pas retrouvé la magie de Capitale du sud. J'ai eu du mal à m'attacher aux personnages et à rentrer dans l’ambiance. J'apprécie ne pas avoir les clefs de lecture tout de suite dans un récit mais c'était presque trop énigmatique en étant à la fois trop léger. Je ne sais pas vraiment comment expliquer. J'ai le sentiment d'avoir peut-être trop cherché un message profond alors qu'il n'y en avait pas et que c'est "seulement" un livre divertissant?
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