Chaque fois qu'une balançoire m'appelle J'y grimpe pour défier le vent
Tu picores mes veines comme si tu te nourrissais de mon sang les poussins de ton âme
D'où as-tu pris les mesures de mon cœur Pour y accéder ainsi
Une fleur dans un tas d'aiguilles
Je veux mourir de faim Pour avoir mal à l'estomac Et devenir plus délicate
Je veux pleurer Pour goûter à mon propre sel Et mesurer mon manque
Je veux la soif Pour sanctifier l'eau avant de soulager ma sécheresse
Et l'obscurité je veux Pour accepter la lumière comme elle le mérite
(Ce regret d'existence que n'apaise ni présence ni absence)
Aucun balcon ne donne sur les rêves
Tout ce que tu as aimé dans la vie a disparu Tu as hérité du chagrin de tes ancêtres et tu as bâtis dessus Tu sais qu'un jour tu mourras, ça arrive tous les jours Tu ne sais pas quand car personne ne sait Tu veux vivre et qui ne voudrait pas? Mais tu exagères à rêver d'une mort paisible Avec un corps complet
Gaza La tache de sang continue de s'étendre sur la chemise du monde
This entire review has been hidden because of spoilers.
J'ai aussi assisté à l'adaptation de ce recueil de poésie, un bijou poétique, une lueur dans les ténèbres, témoin de cette "civilisation qui perd conscience"