Arthur Nersesian is the author of eight novels, including The Fuck-Up (Akashic, 1997 & MTV Books/Simon & Schuster, 1999), Chinese Takeout (HarperCollins), Manhattan Loverboy (Akashic), Suicide Casanova (Akashic), dogrun (MTV Books/Simon & Schuster), and Unlubricated (HarperCollins). He is also the author of East Village Tetralogy, a collection of four plays. He lives in New York City.
"Arthur Nersesian is a real New York writer. His novels are a celebration of marginal characters living in the East Village and trying to survive.
Nersesian's books include The Fuck-Up, The East Village Tetralogy, and now just published by a small press based in New York, Manhattan Loverboy. Nersesian has been a fixture in the writing scene for many years. He was an editor for The Portable Lower East Side, which was an important magazine during the 1980s and early 90s.
When The Fuck-Up came out in 1997, MTV Books picked it up and reprinted it in a new edition for hipsters everywhere. Soon Nersesian was no longer known only to a cabal of young bohemians on Avenue A. His work has been championed by The Village Voice and Time Out."
En novembre 2000, à quelques jours de l’élection présidentielle américaine, Orloff tente de survivre dans les rues de New-York. Artiste plus ou moins reconnu, il dort dans sa camionnette à bout de souffle, au milieu de ses toiles et des livres d’occasion qu’il vend à la sauvette devant les universités. Lorsque l’occasion se présente d’investir un atelier pour quelques mois, il pense que la chance a enfin tourné. Persuadé que sa copine l’a trompé, il rencontre Rita, héroïnomane camée jusqu’à l’os dont il va tomber totalement accro. On va faire simple : j’ai adoré ce roman. L’ambiance, l’histoire, le ton, les personnages, tout m’a fasciné et ramené aux plus belles fictions ayant le New-York underground pour toile de fond, du Basketball Diaries de Jim Caroll au Toxico de Bruce Benderson en passant par le cultissime retour à Brooklyn de Selby. Nerserian incarne à merveille cette jeunesse à la marge, artistes maudits ou camés, tout en tournant en dérision les amateurs d’art friqués aux habitudes ridicules. Il dit la débrouille, la vie au jour le jour, le quotidien des drogués en quête de leur dose. Il dit une forme de solidarité et d’altruisme entre marginaux, même si, au final, chacun vit dans une solitude et une forme d’égoïsme dictée par la réalité de sa situation. Il ne faut pas non plus oublier le rôle tenu par la ville de New-York au tournant des années 2000. Un personnage à part entière, froid, malsain, sans pitié, dont les ruelles cradingues, balayées par le vent et la pluie, n’offrent aucun répit à ceux qui les arpentent. Finalement c’est toute la littérature américaine que j’aime !
Troisième livre que je lis de cet auteur. J’adore, je suis fan, j’ai l’impression d’être à New York, de déambuler downtown avec les personnages. Dogrun reste mon top 1 mais c’est vraiment top.