Hikaru Genji adotta Tamakazura, figlia di Yugao e del Gran Ministro dell'Interno, ma finisce per innamorarsi di lei. Con il matrimonio di Yūgiri e l'entrata a Corte della Principessa di Akashi, la posizione di Genji raggiunge il suo apice. È allora che decide di risposarsi, arrecando un gran dolore a Dama Murasaki... “Genji Monogatari”, il classico della letteratura giapponese sugli amori di Genji lo Splendente, letto e tramandato per oltre mille anni, rivive attraverso l'intenso tratto della maestra Waki Yamato.
She is most famous for Asakiyumemishi, her adaptation of the Tale of Genji.
At one time, she formed some sort of association with IGARASHI Yumiko and TADATSU Youko. These three were also instrumental in revitalizing shoujo manga, but unlike the Year 24 Group, they are known for more traditional stories of love and romance.
Autre temps, autres moeurs, clairement ça ne justifie plus ici la célébration de ce texte hautement problématique, dont l'adaptation vaut surtout pour les magnifiques dessins de Waki Yamato mais pas du tout pour le fond.
Je sais que beaucoup considère Le dit du Genji comme un grand texte de la littérature japonaise. Je ne peux en juger littérairement parlant ne l'ayant pas lu et ne parlant pas japonais. En revanche, je peux dire qu'à l'heure actuelle, célébrer les histoires qu'il porte est problématique et il manque clairement un regard critique ici, ce qui me gêne de plus en plus. En outre, peut-être que ça vient de la version manga uniquement, mais je le trouve inutilement long et bavard. L'histoire tourne souvent en rond et délaye, délaye... Bref, en dehors des superbes dessins de la mangaka, je m'ennuie profondément, pire cela me révulse et me révolte.
Pourquoi un jugement si sévère ? Peut-être parce que les femmes passent leur temps à être mal traitée dans cette histoire et que pire que présenter ça comme la norme, ce que je pourrais comprendre, on romantise cela, en les faisant tomber ''amoureuses'' de leurs violeurs, bourreaux et kidnappeurs. Impossible pour moi ! Je sais que je projette mes valeurs mais je ne peux pas rester insensible à cela, surtout quand cela ressemble à ce point à un système, le viol des femmes étant le moyen d'asseoir leur pouvoir sur elles et de le gagner à la cour.
Ce nouveau tome s'ouvre par exemple sur le viol de la fille adoptive du Genji, pas grave, on la marrie à son violeur et elle finit par le trouver bon et l'aimer. Beurk ! Cela se poursuit avec des discours tout aussi puant d'hommes qui sont valorisés comme étant des séducteurs, on devrait dire des violeurs et des pédophiles. On célèbre leurs conquêtes, leurs adultères, pire la façon dont ils poussent des enfants dans les bras d'hommes qui les mettent enceintes bien trop tôt. Ils se passent les femmes entre eux, comme ils se passeraient des animaux de compagnie. Comment une femme du XXIe siècle peut lire cela sans se sentir révoltée ? Comment peut-elle trouver cela séduisant ''parce que c'est beau et dramatique'' ? Cela ne l'est pas ! Bref, je suis furieuse, notamment parce que j'ai lu les mots de le mangaka à la fin du volume et qu'elle ne remet rien en cause, célébrant juste ce ''grand texte'' de leur culture japonaise. Beurk !
Alors oui, c'est un récit très intéressant pour découvrir les moeurs de la cour d'alors. Richement illustré par Waki Yamato, c'est très beau de voir les danses et autres spectacles qui animent la vie des courtisans de la cour impériale. On peut à la limite s'intéresser aux manigances, alliances et désalliances, des puissants de ce monde et réfléchir à la manière dont ils faisaient la pluie et le beau temps, dirigeaient depuis leurs cages de bois décorées, bien loin du peuple. Sauvent-ils seulement ce que c'est ? C'est un témoignage dont on peut tenir compte. Mais le reste...
Dans ce tome, on avance cependant dans l'histoire. Genji est en train de passer la main à la deuxième voire troisième génération. On assiste aux mariages de ses enfants. On voit naître ses petits enfants. On voit ses amis se retirer, leur destin accompli. C'est un triste et touchant passage de témoin avec une certaine mélancolie quand on parvient, péniblement vu la place que ça prend, à écarter tout ce qui a trait à la ''romance'' (oui, je mets tout plein de guillemets ici). C'est clairement superbe sous les pinceaux de la mangaka qui sait rendre la beauté fluide des tenues virevoltantes, telles des pétales. Et à la limite, peut-être le drame vécu par Dame Murasaki et son recul sur sa relation toxique avec le Genji est-il poignant à la fin de ce tome, surtout dans la mise en scène inspirée des shojos dramatiques des années 70 que l'autrice reprend.
Lecture très problématique où une autrice romantise un texte rempli de relations toxiques et violentes, il en reste un témoignage fort sur la vie d'autrefois à la cour du Japon de l'époque Heian subjugué par des dessins magnifiques et subtiles. Ici, un passage de relais se produit et malheureusement les drames se répètent d'une génération à l'autre, les hommes n'ayant toujours pas compris que l'amour n'était pas désirs et relations imposés aux femmes sans leur consentement. C'est dramatique mais pas dans le bon sens du terme. C'est moche et douloureux à lire car on célèbre le viol, l'emprise, le mariage forcé, la traite des femmes. Compliqué...