Un 5e tome que j'ai largement préféré au précédent pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, Léopoldine et Quentin sont enfin réconciliés !
En effet, depuis le tome 3 (Panique à la noce), ils étaient en froid (et le mot est faible !), ce qui me chagrinait beaucoup, puisque d'une part, j'espère de tout cœur que ces deux-là finiront ensemble, et d'autre part, j'adore quand ils font équipe pour les enquêtes. Donc, je suis ravie que la hache de guerre soit enterrée entre eux, d'autant plus que, pour les investigations proprement dites, Quentin a fait beaucoup de progrès (il a bien fallu, quand il a dû se débrouiller sans Léopoldine pendant deux tomes), ce qui équilibre le duo. Quentin ne fait plus figure d'enquêteur débutant, mais apporte de vraies contributions à la résolution des énigmes, en prenant des initiatives intelligentes et en tirant les bonnes conclusions aux bons moments, au lieu de laisser Léopoldine faire tout le boulot.
Ce qui ne signifie pas que Léopoldine ne sert plus à rien, bien au contraire ! C'est toujours elle qui a les meilleurs tuyaux grâce à ses connaissances, qui arrive à relier des éléments entre eux comme personne et surtout, qui a des fulgurances déterminantes pour la résolution des affaires.
Autrement dit, Léopoldine et Quentin sont parfaitement complémentaire, alliant la rigueur du gendarme à la logique et aux coups de génie de la coiffeuse. Et heureusement, car dans ce tome, il en va de leur honneur, vu qu'ils sont en concurrence avec la Police Nationale, puisqu'officiellement, la brigade de Quentin n'a pas le droit d'enquêter et a vu sa gendarmerie être envahie par les "cow-boys" de la SRPJ, une équipe avec laquelle l'autrice n'est pas tendre, c'est le moins qu'on puisse dire ! Elle en fait un portrait des plus cocasses, les rendant aussi antipathiques, crétins et inefficaces que possible !
Et bien sûr, l'équipe Léopoldine/Quentin en sort grandement valorisée !
Une équipe rendue encore plus performante grâce aux enfants de Léopoldine, qui ont une plus grande place dans ce tome, et participent de plus en plus activement aux investigations, avec leur fraîcheur, leur spontanéité et leur langage "jeuns", et ça fait un bien fou ! Leur réparties sont souvent excellentes et m'ont fait sourire plus d'une fois !
Ce qui m'a également plu, dans ce tome, c'est que toute l'intrigue tourne autour de l'univers du livre : le fonctionnement des maisons d'éditions, les auteurs, les salons littéraires et leur organisation, mais aussi et surtout, les réseaux sociaux et les influenceurs, notamment Instagram. Et là, on sent que l'autrice est dans son élément et maîtrise son sujet, en profitant au passage pour égratigner un certain type d'influenceurs au travers de son portrait d'Agathe Meyer, la victime. D'ailleurs, j'ose espérer que ce n'est pas sa vision de tous les bookstagrammeurs et autres booktubeurs, parce que ce serait un peu triste. Peut-être que, effectivement, il y en a qui ne jouent pas le jeu et chroniquent des livres qu'ils n'ont pas lus, mais je pense sincèrement que la grande majorité sont honnêtes, et s'adonnent à cette activité par passion, pour l'amour des livres, et non par appât du gain ou de la notoriété.
Au niveau de l'enquête proprement dite, je l'ai trouvée aussi bien ficelée et intelligente que d'habitude. Je n'avais pas deviné l'identité de l'assassin, ce qui est toujours un bon point. L'humour et les dialogues percutants sont toujours au rendez-vous, et on prend plaisir à retrouver tous les habitants de Wahlbourg, que l'on a l'impression de connaître, à force de les fréquenter de tome en tome.
En résumé, ce tome était excellent et m'a fait passer un très bon moment, comme toujours, et j'ai hâte de lire le suivant !