Maria Cristina Vaätonen a seize ans lorsqu'elle quitte la ville de son enfance, une bourgade située dans le grand Nord. Elle laisse derrière elle un père taciturne, une mère bigote et une sœur jalouse, pour s'installer à Santa Monica (Los Angeles). C'est le début des années 70 et des rêves libertaires. Elle n'a pas encore écrit le roman dans lequel elle règlera ses comptes avec sa famille, et qui la propulsera sur la scène littéraire. Et elle n'est pas encore l'amante de Rafael Claramunt. Séducteur invétéré, cet excentrique a connu son heure de gloire et se consacre désormais à entretenir sa légende d'écrivain nobélisable. Est-il un pygmalion ou un imposteur qui cherche à s'approprier le talent de Maria Cristina Vaätonen ?
Véronique Ovaldé est une écrivaine à l’imaginaire particulièrement vif.
Le Sommeil des poissons (Le Seuil, 2000), Toutes choses scintillant (Éditions de l'Ampoule, 2002), Les Hommes en général me plaisent beaucoup (Actes Sud, 2003), Déloger l'animal (Actes Sud, 2005), Et mon cœur transparent (Éditions de l'Olivier, 2008): cinq romans ont suffi à imposer son univers singulier, en France mais aussi à l’étranger (nombreuses traductions). Elle a reçu la Bourse Goncourt du livre jeunesse avec l'illustratrice Joëlle Jolivet pour leur album, La Très Petite Zébuline (Actes Sud Junior, 2006).
Elle participe régulièrement à des performances avec des artistes : production de multiples avec Françoise Quardon, performances avec Hervé Trioreau (Lieu Unique, Nantes, 2005), Louis Vermot (Correspondances de Manosque, 2005), lectures (festival d’Avignon, jardin des Doms, 2006).
Elle est née en 1972 au Perreux-sur-Marne, travaille dans l'édition et vit à Paris avec ses deux enfants.
Loved this book and this author whom I have just discovered. There is a lot of magic realism in her writing. I am reminded of Marquez as I read her character descriptions and situations.
Esta autora es uno de los descubrimientos de este verano para mí. Es cierto que tiene un estilo peculiar a la hora de escribir ( ausencia de puntos y párrafos eternos conforme se avanza en el libro), pero justo acababa de leer otras novelas de autoras similares como Laura Restrepo o Sabina Urraca que también me han encantado.
la sorella cattiva è maria cristina, scrittrice di successo sfuggita alla soffocante provincia canadese, a una madre pazza e fanatica e a un padre apatico. nel corso di un viaggio a ritroso, dalla california alla sua casa natale, ci viene raccontata la storia della sua famiglia disfunzionale, del talento che le ha permesso di scappare e della sua relazione con un vecchio scrittore odioso e pieno di sé. verso la fine, il romanzo prende una piega imprevista e irrompe una felicità inattesa (con totale cambiamento di prospettiva) fino al finale a sorpresa. romanzo per me altalenante, in cui alcune parti sono molto più profonde e alcuni personaggi parecchio più incisivi di altri- pur avendo la stessa importanza.
Une très belle écriture, un style assez particulier, une atmosphère étrange, des personnages un peu paumés... La sensation d'avoir regardé de loin cette histoire se dérouler, de n’être jamais vraiment entrée dans cet univers. Et pourtant, il y a dans ce roman un je-ne-sais-quoi de fascinant, peut-être est-ce cette écriture, capable de décrire si justement l'implacable et cruelle réalité.
La vie de Maria-Cristina, une femme qui met toute son énergie et sa fragilité à se défaire de son histoire familiale et personnelle. Libre et libérée, écrivaine et amante, dans une société encore très machiste, c’est malgré tout en lien avec sa famille qu’elle trouvera l’apaisement. Écriture très particulière, avec des digressions et pensées intérieures qui se succèdent sans ponctuation, mais qui se laisse apprivoiser au fil des pages. Peut-être un peu trop de narration qui rend la lecture moins vivante.
D'un style qui me convient bien. Dès le début, je me sentais à l'aise avec le style des fois extrêmement littéraire et des fois détendu. Ce genre de changement ne me signifie pas un travail mal rédigé, mais un travail qui taquine d'une bonne humeur, malgré le contexte souvent sérieux et sombre. Je le conseille.
Un style d'écriture dynamique, presque essoufflant et toujours accrocheur, Madame Ovaldé est une merveilleuse découverte pour moi cette année. J'ai adoré le récit, le rhytme, la prose et les dialogues. Une plume que je souhaite lire encore et encore.
È un romanzo che ha per protagonista una scrittrice, ma non lo ridurrei a questo. È lo svelamento progressivo di un personaggio: all'inizio abbiamo solo un foglio con dei puntini (non numerati), poi mentre leggiamo una matita invisibile comincia a collegarli con dei segmenti, e – incredibile! – non lo fa assolutamente partendo da dove ci aspettavamo. Eppure la struttura cronologica dell'intreccio non è complessa: 2, 1, 3. Insomma, Maria Cristina arriviamo a conoscerla nello stesso modo in cui finiamo per conoscere le persone in carne e ossa: inaspettatamente, tanto da non saper indicare quel momento in cui da estranea che era, è diventata un'amica.
«In fin dei conti il suo sogno era molto individualista, nella sua testa non c'era un noi possibile, non avrebbe mai potuto dire o scrivere: Eravamo dei giovani pieni di speranza ma alcuni di noi si sarebbero avvicinati alla morte mentre altri sarebbero andati all'estero, alcuni di noi si sarebbero sposati con persone incrociate una volta o due, alcuni sarebbero diventati buddisti e altri si sarebbero dati all'alcol e al Prozac. Noi abbiamo sempre pensato che domani sarebbe stato migliore di oggi, abbiamo tutti cercato di abitare altrove rispetto all'indirizzo in cui vivevamo, abbiamo tutti cercato una casetta di fronte alla spiaggia e per alcuni era un sogno borghese e per altri il miglior modo di adattarsi alla propria natura peritura. Maria Cristina non avrebbe mai scritto cose così, le sarebbe sempre mancata la possibilità del plurale, non avrebbe mai potuto essere nient'altro che degnamente solitaria.»
Secondo me questo libro parla di pace. E leggerlo è stata una gioia.
la sorella che sfuggiva a tutto tranne che al proprio destino
storia dura di una donna che è stata fortunata solo dopo esser sopravvissuta ad anni di fanatismo religioso e isolamento dal mondo, e sarà fortunata solo per breve tempo, la sua fuga servirà al nipote per rifarsi una vita lontano dalla nonna, la pazza che aveva allevato la nostra protagonista, che sta per rovinare pure il ragazzino...
le famiglie disfunzionali sono ormai oggetto di letteratura assai più delle storie d'amore, forse perchè chi sfugge a una famiglia problematica sente sempre il bisogno di raccontarsi, e ogni famiglia fa danni differenti, incredibile la quantità di danni che possono fare le famiglie disfunzionali, nemmeno in anni di pratica clinica se ne vedono così tanti...questa qui in effetti genera una donna anaffettiva, dura, che scrive di quel che ha subito e si prende il resto dal mondo...
Un livre surprenant, dont le personnage principal ne sait pas plus que nous ce qui lui arrive ni pourquoi. Prenant. A surprising book, which protagonist doesn't understand more than us what is happening. Captivating.
J'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire, à m'attacher au personnage et à cette narration extérieure, ce narrateur qu'on ne parvient pas à identifier (ou alors je suis passée à côté).
Le style d'écriture est agréable, fluide mis à part certaines phrases très longues où l'on finit par se perdre un peu. L'histoire est découpée en épisodes, en périodes de la vie de Maria Cristina qui ne suivent pas toujours un ordre chronologique mais qui se répondent. L'enchainement entre ces différentes parties n'est pas très clair, on a l'impression de tranches de vie mises côté à côte. Et c'est peut-être ce qui m'a un peu perdue en chemin.
La grâce des brigands c'est cette petite fille issue d'un village canadien propulsée à Los Angeles, un monde dont elle ne connait les codes, à milles lieux de l'univers dans lequel elle a grandi, grâce à une bourse. Petit à petit, elle délaissera les cours, commencera à écrire et son innocence sera à la fois son meilleur atout et sa malédiction.
Quant au fameux appel de sa mère et cet enfant qu'elle veut lui confier, ce moment qui ouvre le livre, il n'est que prétexte à raconter ces quelques tranches de la vie de Maria Cristina puisqu'il n'est traité que dans les 30 à 50 dernières pages. Et puis, plus que tout, le quatrième de couverture met l'eau à la bouche, ouvre plusieurs voies et celles-ci ne sont finalement pas explorées à fond. Ce qui m'a laissé un goût de trop peu.
Bref, je n'ai pas détesté mais je n'ai pas adoré, ce n'est pas un roman qui m'a transporté ou m'a touché. Serais-je passée à côté ?