"Qui est Pauline Marois? Chacun a probablement déjà une opinion formée de longue date sur cette femme au parcours – il faut bien l’admettre – d’exception.
Est-elle cette travailleuse sociale qui, toute petite, se sentait mise à l’écart par les sœurs enseignantes à cause de ses origines modestes, au milieu des filles d’avocats, de médecins et de notaires? Est-elle cette chef de cabinet chez qui se tenaient, à l’occasion, des réunions d’équipe où la ministre de la Condition féminine Lise Payette s’amusait à faire sauter la petite Catherine – la fille de Pauline – sur ses genoux? Est-elle cette femme qui, assumant le portfolio de sa mentore, est arrivée au conseil des ministres comme une astronaute débarque sur mars, découvrant un univers dont les lois n’avaient presque jamais été imaginées pour tenir compte de son existence – ou de celle des femmes en général? Est-elle cette « bourgeoise déconnectée » dont certains médias se sont plu à brosser un portrait à l’impressionnisme hâtif et racoleur?
Pour le savoir réellement, il n’existe pas de meilleure stratégie que de marcher dans ses souliers sur quelques kilomètres. Au risque de changer d’opinion après avoir fait un bout de chemin en sa compagnie… "
Cette femme a accompli un nombre incroyable de choses ! Au début du livre, on sent davantage l’énumération des événements sans beaucoup d’engagement, avec une écriture tout en contrôle. Ce livre est l’histoire du Québec à travers les yeux de Pauline Marois, en ce sens, c’est un ouvrage qui vaut la peine d’être lu. J’aurais toutefois préféré moins d’énumérations et plus de profondeur sur certains sujets plus circonscrits. Quoiqu’il en soit Pauline Marois a réalisé de grandes choses notamment le système de garderie à 5$ , son élection comme « première , » première ministre du Québec et la gestion de son attentat. C’est incontestablement une grande femme !
Biographie en surface, un peu autopromotionnelle. C’est toutefois inspirant de découvrir tous les rôles qu’elle a occupés et la ténacité de cette pionnière.
Je ne lis pratiquement jamais de biographies, mais vu la montée de l’ambition souverainiste (que je ne partage pas), je trouve opportun de m’intéresser au parcours de la première Première ministre du Québec. Lecture intéressante, mais qui n’a pas vraiment fait avancer ma réflexion. C’est tout de même une belle revue des événements marquants de la politique d’ici!
Quel récit empreint d’empathie, ambition et authenticité. À lire pour découvrir la femme courageuse derrière la personnalité politique ayant eu une grande influence sur le mouvement souverainiste.
"Dans tout ce tumulte, je me sentais prise entre deux feux. D'une part, comme tous les autres ministres, j'avais une responsabilité à l'égard des citoyens qui nous avaient élus. Le boulot quotidien ne ralentissait pas et il fallait tenir la barre, même en période de crise. D'autre part, je ne pouvais pas rester sur le bas-côté; je devais me compromettre. [...]
Tout le monde était sur ses gardes. Le parti était complètement intoxiqué.
Si la 'Lettre des Douze' se voulait une affirmation claire de notre position, c'était aussi une invitation à dialoguer que nous envoyions à notre chef. Cependant, monsieur Lévesque ne l'a pas vue comme une tentative de rapprochement; il l'a vue comme une fronde. Il a fermé la porte à toute discussion. Le 19 novembre [1984], il adressait aux militants une lettre dans laquelle il annonçait que l'indépendance ne figurerait pas à l'ordre du jour de la prochaine campagne électorale. Il venait de clore le débat en imposant la mise en veilleuse de l'option souverainiste.
Les démissions ont commencé dès le lendemain, et elles ne se sont pas limitées qu'à notre groupe. Pierre de Bellefeuille, député de Deux-Montagnes, a été le premier à quitter le parti. Deux jours plus tard, Jacques Parizeau, Camille Laurin, Gilbert Paquette et Denise Leblanc-Bantey claquaient la porte. Jacques Léonard également, qui était alors ministre des Transports; quand il a annoncé son départ, je me souviens qu'il avait des sanglots dans la voix. De son côté, Louise Harel a renoncé à ses fonctions de ministre le 27 novembre. [...]
Au lendemain de la tempête, René Lévesque est vite apparu comme un homme usé par le pouvoir. L'accumulation des épreuves avait fait son oeuvre. L'échec référendaire, la trahison de ses collègues pancanadiens, la crise économique... Après huit ans à la tête du Québec, il montrait de grands signes de fatigue et, après les événements de novembre 1984, sa santé s'est mise à se détériorer. Il avait été touché personnellement par les démissions, et s'il était demeuré campé sur ses positions, il n'en restait pas moins que le départ de ses vieux camarades l'avait profondément blessé. Lui qui avait toujours montré une excellente maîtrise des dossiers et qui s'était toujours investi dans ses fonctions, lui, l'homme passionné, n'apparassait plus comme un dirigeant en pleine possession de ses moyens. [...]
Le 20 juin 1985, René Lévesque a annoncé qu'il démissionnait de la direction du parti et, du même coup, de sa fonction de premier ministre. Il assurerait l'intérim jusqu'à ce que les délégués péquistes lui aient trouvé un successeur. Ensuite, il quitterait définitivement la politique. René Lévesque avait tenté jusqu'à la toute dernière minute de reprendre l'initiative. La volonté était bien là, mais le coeur n'y était plus. Il ne voyait plus d'issue. Il se sentait piégé... Il n'y croyait plus. Il savait que le pouvoir lui échapperait incessamment, si ce n'était déjà fait."
Issue d’une famille modeste de quatre enfants, l’ainée grandit à la campagne. Puisque ses parents valorisent beaucoup l’éducation, la jeune Pauline est envoyée dans un collègue réputé. Fréquenté par des filles issues de riches familles, elle prend conscience des différences de classes sociales. En se comparant aux autres, elle réalise notamment que son uniforme, cousu de la main de sa mère, trahit ses origines.
Pour s’élever, Pauline s’applique et redouble d’efforts afin de se distinguer par d’excellents résultats scolaires. Elle termine ses études universitaires en travail social en complétant un premier stage en Outaouais. Elle se dépeint comme une femme entière, travaillante, qui se consacre entièrement à ce qu’elle entreprend. Ses aptitudes à s’investir dans le travail la mènent rapidement à occuper un poste de directrice dans un CLSC. Mal à l’aise avec ses lacunes de gestionnaire, elle s’inscrit aux HEC MTL pour parfaire ses connaissances financières. Elle y rencontre un prof qui a une influence particulière sur elle. Jacques Parizeau l’impressionne. C’est lui qui lui fera faire ses premiers pas dans le para-politique. Entrée au Parti Québécois en 1981 avec l’appui de René Lévesque, elle sera la première femme de l’histoire du Québec à occuper la plus haute fonction, en exerçant pendant 18 mois le rôle de Première ministre du Québec.
En plus de retracer l’historique du Parti Québécois, la biographie de cette femme fière et orgueilleuse s’emploie à dresser la liste des multiples réalisations de la dame. On y perçoit toutefois que cette « femme de béton » a lutté contre un certain sentiment d’infériorité qui semble l’avoir pousser à douter d’elle-même tout au long de sa vie. Bref, une femme qui a cherché constamment à repousser ses limites pour prouver aux autres qu’elle avait de la valeur. Pauline Marois serait-elle au fond une femme sensible qui se cache sous l’armure d’une femme forte ?
(4/5, I really liked it) Dans AU-DELÀ DU POUVOIR, Pauline Marois propose une biographie très linéaire dans laquelle les évènements, exposés chronologiquement, sont mis en relief par ce que seul le recul peut efficacement apporter à un récit : cet amalgame de rationalité, d’émotions, de candeur et de laisser-aller, soustrait d’amertume, de fatalisme ainsi que de futile rancœur.
L’itinéraire de l’ex-première Première Ministre du Québec calque évidemment celui de la Province. Son histoire, c’est l’histoire d’un peuple sur quatre décennies. Elle a été de tous les combats depuis 1977. Chaque épisode y est relaté, précédé d’une habile mise en contexte. Le lecteur n’est jamais égaré dans les souvenirs de l’auteure. Lorsqu’elle le juge nécessaire, elle fera un bon dans le temps, vers l’avant ou vers le passé, question de boucler une boucle ou d’ajouter du combustible à la matière.
Fort bien écrite, vécue, documentée et racontée de l’intérieur, cette biographie se lit d’elle-même tant elle est intéressante, éclairante et instructive. Certains points auraient pu (dû?) être davantage élaborés, mais, tout y est pour que le portait soit suffisamment complet pour comprendre ce qui a motivé son cheminement au fil des ans. Elle a travaillé fort. Elle est fière de ses accomplissements, de sa famille, de son parcours. On ne peut que l’admirer.
J'ai été surpris par ce livre et le parcours de madame Marois. Si nous ne sommes pas du tout d'accord sur le point de l'indépendance du Québec j'ai maintenant une appréciation pour elle et ce qu'elle a pu accomplir lors de sa longue carrière en politique. J'ai écouté le livre, qui est lu par elle même, et je dois dire qu'elle est très agréable à écouter. Avec son livre j'ai aussi beaucoup appris sur l'histoire contemporaine du Québec et j'ai maintenant une plus grande compréhension du point de vue souverainiste, même si je suis en désaccord. Tout ce que je "savais" de madame Marois je l'ai appris dans les médias, et ce livre à aidé à l'humaniser et laisser voir la personne derrière la politicienne. Je recommande ce livre pour une point de vue intéressant sur la politique contemporaine, pour apprendre plus sur le parcours intéressant de madame Marois, et pour avoir une compréhension sur la question de la souveraineté.
J’ai malheureusement eu l’impression de lire le CV de madame Marois. De lire une énumération, des choses qu’elle a faites sans aucune emotion. C’est une femme que j’admire énormément, une femme qui en a fait beaucoup en politique, plus qu’une majorité d’homme qui évolue dans ce milieu, mais toutes ces informations, je peux les trouver sur Wikipédia. Comment peut-on raconter un attentat sur sa personne, une catastrophe comme Mégantic, une première victoire en tant que première ministre, la première femme au pouvoir au Québec, sans transmettre d’émotion au lecteur?
J’ai aussi eu l’impression de me faire sermonner pour les décisions qu’elle a prise et qui ne cadraient pas avec mes valeurs. Nous n’avons rien compris, semble-t-il. Ces decisions ne peuvent pas avoir été maladroitement appliquées, ou expliquées.
Je n’en ressens pas moins d’admiration pour cette femme, mais je trouve vraiment dommage que ce livre sur cette femme important de l’histoire québécoise m’ait si peu touché.
Voilà un portrait étonnant de notre première Première ministre du Québec. Je sous-estimais honteusement son apport significatif à notre histoire politique et sociale, mais ce livre m'a sérieusement remis les pendules à l'heure. En plus d'apporter de juteux potins, cet écrit m'ouvre les yeux sur le parcours de cette femme, qui est incroyable, bien honnêtement : une travailleuse sociale provenant d'un milieu modeste, qui arrive par simple concours de circonstances en politique, passe par pratiquement tous les ministères et prend tranquillement le pouvoir de l'État québécois. Son combat pour les femmes, les CPE, les politiques sociales généreuses, la souveraineté et la langue française font d'elle une figure politique d'exception, à mes yeux du moins.
Le livre audio est lu par Pauline elle-même, ce qui prête le texte la familiarité d’une voie humaine lorsqu’elle parle des sujets lourds qui touchent le Québec. Elle a consacré une grande partie du livre aux détailles précises/impertinentes (des dates, des noms complets des personnes avec qui elle travaillait) des événements qui ont eu lieu avant qu’elle a accédé au poste de premier ministre. Elle accède, enfin, au poste dans le 19e chapitre (il y en a juste 25 dans le livre). Toutefois, le livre donne un aperçu des enjeux politiques de haut niveau et sa gestion de sa vie personnelle / professionnelle.
J’ai beaucoup aimé le livre. C’est une femme inspirante qui croit en ses idées. Elle est déterminée tout en étant bienveillante!! Elle respecte les gens. J’ai aimé le 3/4 du livre, la fin était plutôt une énumération d’actions qu’elle a faite, je sentais moins son cœur.. mais malgré tout, je le recommande assurément ☺️
I listened to this book, narrated by Pauline Marois herself. What a life she had and still having.
I am grateful for her dedication to the improvement of Quebecers life and today my family is benefiting from some of her implementation such as the affordable daycare
Also a good dive into the recent Quebec history through the life of Pauline Marois
Quelle femme inspirante qui a une vie remplie d’accomplissement! Ce livre nous permet un retour en arrière, nous rappelant tout le travail se cachant derrière les acquis que nous avons maintenant. Très belle lecture, le style n’est pas lourd et le livre se lit très bien!
Femme inspirante ce qui fait que la lecture de sa biographie est très intéressante. Il n’est pas nécessaire d’être de son allégeance politique pour l’apprécier.