Après "Viendra le temps du feu", Wendy Delorme bâtit un roman polyphonique, dans lequel elle donne autant la voix aux humain. es qu'aux éléments, à commencer par les fleuves, pour questionner réchauffement climatique et montée du fascisme, tout en donnant de la puissance pour agir. Entre dystopie, utopie, fable politique, chronique de l'actualité, enquête sur l'origine d'un ruisseau, conte et réflexion sur le pouvoir de l'écriture, ce roman confirme le talent de Wendy Delorme pour la narration et pour questionner les grands enjeux contemporains avec autant de sérieux que d'humour.
J'ai mis beaucoup de temps à écrire une review parce qu'il y avait un peu le stress d'être la première à popper sur goodreads. J'ai mis cinq étoiles immédiatement mais en vrai j'ai mis du temps à savoir ce que j'en ai pensé. Au début j'ai eu peur que ça soit un ego trip bizarre, puis je me suis laissée emporter par l'histoire dans l'histoire dans l'histoire. C'était fort, doux et j'ai vraiment grave accroché, sauf peut-être la (les ?) fin(s) que j'ai trouvé beaucoup trop rapide et en décalage avec toute l'anxiété qui se dégageait du livre. Peut-être que je suis trop anxieuse désormais et que l'optimisme ne marche plus sur moi, j'espère pas, mais en tout cas c'était vraiment super, je le recommanderai à tous les queers dégénérés autour de moi (et je leur proposerai de leur prêter parce que en grand format c'est un peu cher quand même).
WOW j’arrive pas à croire que je l’ai ENFIN terminé ! J’y suis depuis septembre ! Une lecture anormalement longue mais vu le récit c’est un peu normal… un livre avec 3 histoires à l’intérieur très très dense, certains passages m’ont un peu ennuyer et d’autres que j’ai adoré ! Je sais pas vraiment comment le noter… peut-être plus 3.75 L’eco-anxiété et le sujet principal du livre, et c’est la première fois que je lis quelque chose dans cette thématique. J’aime beaucoup les livres de Wendy Delorme mais j’avoue que celui-là a été particulièrement compliqué… « Car c'est cela, le pouvoir de la littérature sur le réel : changer la météo. » « Mais elle a toujours pensé que faire des enfants c'est autant de l'inconscience qu'un cri d'espoir en l'à-venir. Voilà, elle en est certaine maintenant : elle ne prendra pas les thymorégulateurs ni les anxiolytiques, elle va plutôt continuer d'écrire. Si les gens pouvaient se projeter dans un futur moins anxiogène, si les jeunes avaient un minimum d'espoir dans un monde vivable, il y aurait peut-être moins de problèmes de santé mentale. » « L'humain parfois oublie qu'il est seulement de passage. Ni propriétaire, ni même locataire, il est l'une des espèces temporaires de la planète, celle qui aura œuvré à sa propre destruction. » « Tout cela prend du temps, mais l'à-venir s'écrit. » « Car, pour imaginer l'à-venir et tous ses mondes pos-sibles, il faut savoir d'où l'on vient, d'où l'on parle, et ce qui a eu lieu avant. »
ce livre est très très dense mais parce qu’en réalité il en contient 3. des livres. j’aime beaucoup le postulat de départ et l’idée de la triple narration est intéressante mais à mon sens la lecture est vraiment trop complexe. certes les choses étant intriquées les unes dans les autres ça semble difficile de faire l’impasse sur certaines mais j’ai vraiment été perdue par toute la géographie et la cartographie du livre. or quand vous venez d’essayer de comprendre pendant 5/10 minutes comment se présentent tel ou tel corps/cours d’eau et bien c’est difficile d’avoir encore toute la concentration nécessaire pour intégrer les éléments scientifiques et militants qui sont pourtant si importants dans ce livre, peut-être y aurait-il fallu des cartes? un essai à part entière? je ne sais pas mais en revanche tout le travail narratif des entités est pour moi une très grande réussite et j’ai beaucoup aimé qu’on ait des aperçus de l’autrice via leurs voix, et enfin pour la dernière partie narrative avec lucie, ses enfants etc arghh c’était vraiment trop bien et j’aimerais en avoir un roman entier!
L’eco anxiété qui émane de ces pages m’a créé une bonne panne de lecture pendant un mois, mais le livre est super, très riche, hyper inspirant. Il faut s’y confronter, je trouve, mais il n’y a pas déception !
Un livre extrêmement complexe de par son incroyable travail d'écriture qui implique 3 histoires en une (qui brisent le 4e mur, de plus) qui n'aident pas toujours le lecteur à raccrocher les wagons. On notera un travail de fond intense de recherche autour de la source perdue recherchée par l'autrice (pour ma part, être originaire de la région lyonnaise m'a aidé à m'y retrouver, ce qui peu être un peu délicat au fil de l'aventure), un propos écologique et politique bien à propos entouré d'un chant lexical autour de l'eau absolument riche et superbe.
La magie Delorme a encore frappé ! Tant de beauté de puissance et de poésie dans ce roman à trois narrations ! L’autrice y insuffle ce besoin de révolution profonde de nos sociétés. Malgré l’anxiété du futur qui nous guette autant que la narratrice principale, on en sort optimiste et conscient de notre pouvoir d’agir. Le parlement de l’eau nous invite à comprendre que nous humains sommes un tout avec notre environnement
Enfin fini apres des mois de pause. Les differentes trames narratives etaient trop denses pour moi par moment je me perdais dans lintention du texte. mais lenergie et lespoir qui sen degage, les representations, tout cela ma fait un bien fou. bravo pour le gouincourt et je lirais les autres textes de lautrice avec plaisir.
C’est le livre le plus surprenant que j’ai lu cette année. Il y a plusieurs fils narratifs, une grande sensibilité et une belle atmosphère qu’on n’a pas envie de quitter.
Le seul bémol est peut être la longueur du livre. J’ai lâché le récit à certains moments, mais tout en restant curieuse pour connaître la fin.
Je découvre Wendy Delorme à travers ce roman qui, je l'avoue avec un poil de déception, ne m'a pas tout à fait convaincue ni accrochée du début à la fin. Les trois fils narratifs/espace-temps sont intéressants en termes de construction et entrelacements mais m'ont vraiment laissée sur ma faim : à force de jongler entre la fiction et une pseudo non-fiction, l'autrice m'a perdue en route.
Je dirais que ce qui m'a le plus perturbée est l'ultra réalisme dans lequel s'inscrit tout le roman. Que ce soit l'environnement d'Esprit ou celui de son alter ego littéraire Lucie (qui semblent tous.tes deux inspirées de la vie de l'autrice ?), tout prend place au fil du Rhône et principalement dans les alentours de Lyon, tant et si bien que mon imaginaire était pollué par la réalité de cette zone géographique que je connais bien. Si vous ne connaissez pas du tout la région, vous pourriez être assommés par un niveau de détails descriptifs frôlant le documentaire.
À choisir, ce Parlement de l'Eau aurait pu facilement se baser sur des fleuves, étangs, lacs, rivières, marais etc totalement imaginaires ; cela m'aurait davantage permis de m'immerger à 100% dedans.
Aussi, le monde de 2050 tel qu'il est mentionné à travers les péripéties de Lucie et ses proches est clairement anxiogène et flippant... Bien que le Parlement des Eaux porte des messages d'espoir qui donnent envie de faire bouger les choses pour cesser de compromettre notre futur sur cette planète, ces descriptions ont rendu ma lecture moins fluide et agréable (sans parler des mentions aux élections législatives de 2024 😭)...
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Laissez-vous porter par l'écriture comme par les méandres d'un fleuve pour imaginer unE autre monde plus juste et qui laisserait une place à chaque être vivant...
Ce roman m'en a fait voir de toutes les couleurs, et m'a fait passer par toutes les émotions. Il est magnifique, bien documenté et vraiment très bien écrit, mais j'ai eu du mal à passer certains passages en raison de l'anxiété qu'ils me provoquaient. Le livre se termine cependant sur une belle note d'espoir. Une lecture qui, si elle n'a pas été bonne tout le temps, reste pour autant très marquante, et un livre important.