Et si la magie avait réussi là où Napoléon a échoué ?
1815. Napoléon Ier a conquis l'Europe grâce aux pouvoirs d'Élégast, un sorcier dont nul ne sait rien et qui est le seul capable de pratiquer l'Art Obscur : une forme de magie aussi puissante que terrifiante.
Antique confrérie de mages, espions à la solde de l'étranger, mystérieuses entités ésotériques, comploteurs travaillant à la chute de l'Empereur, secte russe d'adorateurs d'un dieu sanguinaire... Chacun joue son rôle dans ce récit épique, les uns pour empêcher le monde de sombrer dans les ténèbres, les autres pour l'y plonger.
Né en 1970, François Baranger est un artiste aux multiples talents. Illustrateur pour le cinéma (Harry Potter 7 ou encore La Belle et la Bête de Christophe Gans), réalisateur de quelques courts-métrages d'animation, il est aussi concept artist dans le domaine du jeu vidéo (Heavy Rain, Beyond : Two Souls). On lui doit également de nombreuses couvertures de roman, et Freaks Agency, une série de BD chez Albin Michel.
Alors que l'avant-dernier tome est sur le point de sortir, je referme le deuxième tome avec une seule envie : y retourner. Après un premier tome plutôt introductif, qui pose les bases de l'intrigue et des personnages, la suite nous entraîne dans un maelström d'action et pas le temps de souffler !
Nous suivons toujours différents points de vue. Alors qu'Ethelinde et Mathurin sont prisonnier du sadique Hélade, Ludwig s'associe avec un mercenaire afin de les sortir de là. Pendant ce temps, les cristaux orangés sont ramenés au château de Vincennes, dans l'attente qu'Elegast, alors à Waterloo aux côtés de Napoléon, mette la main dessus. La célèbre grande bataille est sur le point de commencer, mais avec quelques différences néanmoins avec la réalité. Car la magie est présente dans ce tome, bien plus que dans le premier. Et pas seulement de la part d'Elegast : les Russes jouent également avec les forces obscures, des forces qui effraient bien le lecteur, je peux vous l'assurer !
Mais outre de l'action à foison Second sorcier nous fait aussi de belles révélations, notamment sur Ludwig. Tous les personnages prennent un peu plus d'ampleur, de profondeur, l'intrigue se complexifie tout en restant solide, bref tout est absolument délicieux. J'ai beaucoup aimé comment la route de certains personnages se croisait, tout est vraiment très fluide, bien pensé. La plume de François Baranger, toujours aussi efficace, nous promet encore de belles heures de lecture à l'avenir !
Un deuxième tome au rythme plus rapide que le premier, qui permet à plusieurs intrigues de converger et à certains personnages de voir leur histoire se terminer. J'ai bien aimé toutes les révélations, bien que certaines étaient faciles à prédire. On a également droit à plusieurs bonnes scènes d'action, qui sont les bienvenues. J'ai encore un peu de difficulté avec le style d'écriture de l'auteur, dépendamment des chapitres.
Maintenant que la série est terminée, je reprends celle-ci dans l'optique de la terminer, car connaissant les capacités de François Baranger à surprendre son lectorat, je me connais, je n'aurais jamais tenu entre les tomes.
A la croisée entre Dumas et Tolstoï, ce nouveau tome nous invite en pleines Guerres Napoléoniennes, tandis que son Sorcier monte en puissance, mais ce n'est pas le seul. Je salue le travail de l'auteur et de l'éditeur de nous proposer désormais à chaque début de tome un résumé des précédents. Merci ! C'est parfait pour se resituer au milieu de cette vaste fresque où François Baranger n'est pas avare en personnages et destinées. Ma mémoire défaillante a ainsi pu se remettre les grandes lignes en tête.
Et c'était nécessaire tant ce deuxième volet prend son temps pour replacer ses pions et les avancer sur toute la première moitié. Cela aurait donné de longues pages où j'aurais peut-être été perdue sans cela, car l'auteur ne nous prend pas par la main et nous plonge direct en plein coeur des menées des différents personnages, et il y en a. C'est peut-être d'ailleurs le défaut à mes yeux, trop de personnages et certaines lignes scénaristiques à l'intérêt discutable, comme la jeune héritière américaine.
D'ailleurs, dans cette lecture se sont affronter mon plaisir de lecture, en lien avec des goûts et attentes, et les qualités propres de l'oeuvre. Mon plaisir fut moindre que ce que j'attendais. Il y a eu trop de passages à vide où ça parlait beaucoup mais n'agissait pas trop. Il y a eu des POV trop courts, rendant presque cette lecture épileptique, là où je fais partie des vieux de la vieille qui aiment les longs développements. Il y a eu une remise en place trop longue et un rythme inégal où l'on sent que l'auteur place, place, ralentit, ralentit, pour poser la bonne scène qui claque au bon moment, et tant pis si c'est un peu ennuyeux autour. Je ne suis pas le genre de lecture qui apprécie. J'aime les longues montées en puissance, pas les trépignements.
En revanche, je peux dire que la construction de l'univers est hyper intéressante à l'inverse et très bien pensée. Baranger continue de jouer sur les zones d'ombre de l'Histoire pour bâtir son uchronie magique où des failles dans l'espace temps permettent de passer d'une époque et d'un univers à l'autre. On fait ainsi une grosse révélation sur les personnages de Ludwig et d'Elégast dans ce tome, où l'auteur joue sur les flous de l'Histoire mais aussi la culture populaire. J'ai beaucoup aimé cette idée. De même, je trouve qu'il exploite très bien l'Histoire de Napoléon et notamment ses grandes batailles. Il nous offre ainsi une incroyable uchronie de la Bataille de Waterloo à coup de pluie de feu et autre bataille entre Sorcier où celui de Napoléon se retrouve vite débordé, ce qui est jouissif, en plus de totalement changer la donne. On adore ! C'est pour ce genre de moment, ce genre de scène et de retournement que je lis cette histoire.
Un peu partagée entre mes attentes et la qualité propre de cette aventure qui doit beaucoup à Dumas et Tolstoï, j'ai eu une lecture plus compliquée. Je me suis un temps ennuyée en attendant que l'auteur replace et rebouge ses pions pour les amener là où en avait besoin pour son grand climax. Pourtant le lore me plaît toujours autant mais il y a également trop de personnages et chaque destinée n'est pas intéressante à suivre à mes yeux. Cependant ce tome se clôt sur un tel renversement des puissances que je ne peux que me jeter sur la suite pour voir comment chacun va s'en sortir et quelle surprise nous attendent encore !
Alors. J'avais beaucoup aimé l'intrigue du tome 1, même si le style d'écriture ne m'avait pas transcendé plus que ça. Je trouvais les personnages de Ludwig et Ethelinde intéressants, et il me tardait de lire la suite pour en savoir plus sur ces énigmatiques bulles de résurgences ainsi que les obscures événements qui se tramaient en Russie. Et bien malheureusement c'est une déception pour ce deuxième volet...
Déjà, les personnages sont terriblement fades à mes yeux. J'ai besoin d'en savoir plus sur eux quand je lis un livre, j'ai besoin de les connaître, de m'identifier à eux, ou d'être repoussée par eux. Là, rien. Autant Ethelinde et Ludwig étaient prometteurs dans le tome 1, autant ici, on ne voit quasiment pas Ethelinde. Quand à Ludwig, il me fait toujours l'impression d'un étranger que je viens juste de rencontrer. Et je ne parle même pas de toute la tripotee de personnages qui gravitent autour qui sont tous aussi inintéressant qu'attachants. Flop de casting
Ensuite, pour ce qui est de l'histoire en elle même, j'avoue que le coup des demis frères jumeaux semi elfes/fée, l'amourette avec la magnifique reine des fées et tout ça dans une ambiance Napoléonienne mêlée de dieux anciens Égyptiens... Nope. Les fairies ne sont pas compatibles avec ce lorre selon mes critères persos. J'arrive pas à imaginer la combinaison de tous ces éléments, ça provoque des glitches dans mon cerveau ! Je suis paaaaaaas du tout sensible au personnage de Merovée, il efface tout ce qui pouvait être intéressant dans le personnage de Ludwig.
Pour ce qui est des intrigues politiques et coups d'états, ils ne m'ont pas transportée, je n'ai rien senti d'épique, même pas un petit frisson... Sauf peut être avec la pluie de flammes provoquée par le sorcier Russe creepy... J'avoue ça c'était stylé.
Évidement ce n'est que mon avis, mais pour moi ce deuxième volet est un beau flop. Dommage... Car le tome 1 m'avait laissé un très bon souvenir.
Ps: c'est qui le sorcier dessiné sur la couv ? Elegast ?... J'ai pas su comprendre.
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Je n'ai pas vraiment apprécié ce second tome et c'est probablement parce que je ne suis plus le coeur de cible pour ce genre de livres...
En tout cas, certaines facilités scénaristiques et des choix peu crédibles m'ont largement fait perdre l'intérêt pour cette histoire, car il m'est difficile de m'investir dans un récit où tout peut arriver au mépris de la moindre logique.
C'est d'autant plus dommage, d'une part parce que l'uchronie est un genre que j'apprécie beaucoup en général, et qu'il y a quand même un certain nombre de sujets intéressants disséminés au long de l'aventure.
C'est donc sans réelles attentes que je vais lire le suivant, et peut-être que ça me permettra de mieux l'apprécier !
Le concept est plutôt fun (l'introduction de la magie et de la nécromancie dans les guerres Napoléoniennes) mais un peu sous-exploité (mention spéciale à Napoléon qui s'efface totalement de l'histoire - sans spoiler) et l'écriture des personnages assez inégale et stéréotypée sur les bords (le mercenaire taiseux qui a perdu sa femme et sa fille, le jeune voyant candide etc) - surtout pour les personnages féminins. Il y a l'effort louable d'en inclure beaucoup, encore faudrait-il pouvoir les développer et leur donner une agentivité autre que celle de construire leur personnalité par rapport aux hommes.
Toujours un bon moment de lecture même si je suis moins convaincue par la tournure que prennent certains événements. Certains personnages secondaires mériteraient d'être mieux de développés à mon goût (Pavel, Azra, Joachim...) N'étant pas férue d'Histoire, j'imagine que je passe à côté de certaines choses, mais globalement c'est bien ficelé et l'absence de connaissance ne semble pas péjorer le plaisir.
On se retrouve aujourd’hui avec le second tome d’Ars Obscura, la tétralogie napoléonienne de François Baranger. Après un passionnant premier tome d’introduction, que j’avais eu bien du mal à lâcher, nos héros vont, cette fois, devoir se confronter au sorcier d’empire, et ce ne sera pas de tout repos. C’est aussi l’heure de réécrire la bataille de Waterloo : l’épopée de Napoléon prendra-t-elle fin le 18 juin 1815 ou François Baranger aura-t-il complètement réécrit l’histoire ? Découvrez-le dans la France impériale du début du XIXe siècle.
L’intrigue de Second sorcier reprend là où la précédente s’était arrêtée. C’est à nouveau un roman choral où l’alternance des points de vue de personnages qui nous sont désormais bien connus, nous facilite l’immersion. Tandis que Ludwig et Ethelinde poursuivent leur quête de vérité quant aux mystérieuses origines de notre mercenaire chasseur de monstres -et ils ne sont pas au bout de leurs surprises-, les deux armées fourbissent leurs armes. Elles ne sont pas toutes de métal et d’acier. Il y a aussi de la magie, et nos amis russes réservent une petite surprise à ce bon vieil Elégast. Le ton est donné, au rythme des tambours, et sans aucun temps mort. Cela parle de guerre, mais aussi d'espionnage, de voyages entre des mondes parallèles, de destins réunis, d’esprit maléfique réincarné…
Un joyeux mélange qui a le bon goût de tenir parfaitement debout, et ce pour notre plus grand plaisir. J’adore les uchronies, et François Baranger mêle habilement éléments historiques et fantastiques dans un récit à la fois réaliste et baigné de mystère. La période est parfaitement propice à cette ambiance sombre et même un peu glauque, par moment. Soldats, paysans, bohémiens, on y rencontre de tout. Les scènes de bataille sont spectaculaires mais surtout, le scénario est ingénieux, il nous tient en haleine. Bien malin serait celui qui saurait deviner comment tout cela va se terminer !
Un excellent second tome, parfaitement à la hauteur du premier. L’intrigue, prenante, addictive, prend de l’ampleur, avec de nombreuses ramifications dont certaines plutôt inattendues. Elle est plaisante à suivre. De leur côté, les personnages sont bien campés et attachants, même si on se demande encore à quoi certains -deux nouveaux venus notamment- vont bien pouvoir servir dans la suite de l’histoire. Je fais confiance à l’auteur pour nous réserver quelques surprises. La plume et les dialogues sont efficaces. Une lecture divertissante, en somme, dont j’ai vraiment hâte de découvrir la suite.