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Du sexisme en amour

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128 pages

Published August 27, 2025

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About the author

bell hooks

174 books15.2k followers
bell hooks (deliberately in lower-case; born Gloria Jean Watkins) was an African-American author, feminist, and social activist. Her writing focused on the interconnectivity of race, class, and gender and their ability to produce and perpetuate systems of oppression and domination. She published over thirty books and numerous scholarly and mainstream articles, appeared in several documentary films and participated in various public lectures. Primarily through a postmodern female perspective, she addressed race, class, and gender in education, art, history, sexuality, mass media and feminism.

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Displaying 1 - 14 of 14 reviews
Profile Image for Sarah Wz.
28 reviews1 follower
May 6, 2026
J’aime bien bell hooks mais ce livre me laisse un peu perplexe. Beaucoup d’arguments très intéressants et qui sont + que légitimes, malheureusement ça manque de sources ou de résultats d’études.

Dans un chapitre, elle parle des femmes qui ne se sentent pas légitimes de dénoncer des violences subies car leur partenaire a levé la main sur elle « seulement » une fois ou le font rarement. Sujet hyper important mais pourquoi ne pas avoir aussi parlé des femmes qui subissent des violences psychologiques et pas forcément physique ? Je pensais qu’elle allait aborder ce point à un moment, mais non. Je trouve que c’est une occasion manquée de parler de ce sujet, la réflexion aurait pu aller + loin.
Profile Image for M-AY.
324 reviews13 followers
May 13, 2026
Ça a été une lecture assez bouleversante pour moi tant j’y ai retrouvé des schémas familiaux (y compris le mien) qui me parlent profondément.

Alors certes, le livre s’inscrit dans un cadre afro-américain, et certains aspects sont difficilement transposables tels quels au contexte français. Notamment parce que les politiques d’assimilation françaises, la diabolisation de toute forme de communautarisme lorsqu’il s’agit de personnes noires, ou encore le rapport particulier de la France à la race, ont produit des dynamiques différentes de celles vécues par les Afro-Américains. Là où les lois Jim Crow et la ségrégation ont contraint les populations noires américaines à se rassembler pour survivre, les mécanismes français ont souvent été plus intériorisés et nuancés.

Mais malgré ces différences de contexte, beaucoup d’éléments parleront aux populations francophones afro-descendantes.

Mon principal bémol vient du fait que, comme il s’agit d’essais rassemblés dans un recueil, certaines pistes ne sont qu’en partie explorées.
Notamment le lien entre la violence éducative exercée dans certaines familles noires et l’angoisse permanente de parents ne pouvant élever « un garçon comme les autres » dans une société où l’homme noir est perçu comme un danger potentiel et où la moindre déviation des normes imposées peut entraîner violences et criminalisation (prisme du « violeur noir » ou de « l’homme noir dangereux »).
Et cette angoisse qui pèse sur les foyers noirs semble parfois encore plus exacerbée lorsque le père est absent ou peu présent, parce qu’elle se retrouve alors presque entièrement portée par la mère (surtout dans des sociétés où celle-ci reste encore souvent tenue responsable de l’équilibre du foyer).
Et en France particulièrement, cette justification des maltraitances ou des rapports dysfonctionnels maternels (dont hooks remet en cause le cliché de la mère douce, ce qui est paradoxal car la nounou noire est plutôt associée à la sévérité et à la discipline) a tendance à nourrir un modèle essentialisé de la femme noire, où chaque comportement viendra ensuite confirmer la légitimité de son exclusion comme partenaire de vie.

Et dans un essai où on parle de sexisme, je trouve dommage que ce focus sur l’éducation du garçon noir n’ait pas été mis en parallèle avec la question de l’adultification des petites filles noires, souvent perçues comme plus matures et responsables ou moins "innocentes" que leurs homologues blanches, et les conséquences que cela peut avoir sur leur rapport à l'amour.

Le livre insiste en effet (à juste titre) beaucoup sur les maltraitances subies durant l’enfance par les garçons noirs, les foyers dysfonctionnels ou la violence des parents, mais y explore moins ce que produit psychologiquement, chez ces mêmes parents, le fait de voir leurs enfants constamment exposés à la violence sociale, au soupçon ou à l’hostilité. Car dans un environnement perçu comme hostile, l’injonction permanente à devoir être « le meilleur » ou irréprochable constitue déjà en elle-même une forme de violence psychologique que beaucoup de parents noirs (et globalement racisés) ont intériorisée.

De même certaines particularités françaises nécessitent de nuancer l’analyse. Notamment l’injonction au métissage (enfin uniquement lorsqu’il s’agit de s’associer à une personne racialisée blanche, le reste c’est du « communautarisme »), qui est souvent tu tant cette logique va à l’encontre des mécanismes visant à lutter contre le racisme tout en passant sous silence l’objectification, la fétichisation, le complexe du/de la sauveur.se blanc.he, ou la figure du « blanc performatif » (aka ces personnes qui surfent sur les discours antiracistes et s’autoproclament « alliés » principalement pour obtenir proximité et légitimité auprès des personnes noires (et plus largement racisées), avec parfois cette impression qu’elles finissent par prendre plus de place que les personnes concernées elles-mêmes, sans jamais remettre réellement en question le fait qu’elles restent les principales bénéficiaires d’un système historiquement construit à leur avantage).

Le chapitre « Un truc de mec » m’a d’ailleurs beaucoup fait penser au livre "La légende du sexe surdimensionné des Noirs", qui s’attache à expliquer historiquement cette représentation là où bell hooks en développe surtout les conséquences psychologiques (à mettre en parallèle avec l’image du « doudou antillais », à la fois objectifié, fantasmé et honni).

Je n’ai pas encore totalement fini le livre car le dernier chapitre propose une analyse du film Girl 6 de Spike Lee que je n’ai pas (encore) vu. Je réactualiserai donc probablement cette critique plus tard.

En bref, même si je trouve que certains axes auraient mérité d’être davantage développés ou contextualisés, ça reste une lecture extrêmement riche, parfois inconfortable, mais qui pousse à s’interroger et remettre en cause certains schémas et pensées intériorisés.

Mention spéciale à la traduction, on sent une volonté d’adapter le langage aux personnes concernées.
Profile Image for Léa.
192 reviews9 followers
February 24, 2026
J'aime bien bell hooks mais là je sais pas, c'est super redondant, et il y beaucoup de généralisations qui se basent sur pas grand chose. J'ai rien contre le "all men", au contraire, mais là l'un des postulats c'est quand même que "la plupart des hommes noirs ne cherchent pas une femme qui soit leur égal". On a aussi "la plupart des femmes noires ne sont pas féministes". Ok ? Bref, la source étant "le plus souvent", "la plupart", etc.

Je ne parle même pas de la partie sur les violences conjugales... Elle critique notamment l'étiquette de "femme battue" (jusque là tout va bien), mais son argumentaire c'est qu'on ne doit pas utiliser ce terme parce qu'il n'y a pas uniquement des violences physiques répétées et "extrêmes", mais aussi des violences physiques qui sont occasionnelles et moins extrêmes... L'occasion ratée de parler des violences psychologiques...
Profile Image for Clara.
39 reviews2 followers
December 2, 2025
j'ai essayé de redonner une chance mais vrmt je comprends pas l'engouement ? h24 on a droit à des "généralement" "le plus souvent" "il arrive que" suivi d'affirmations fondées sur rien d'autre que du ressenti. ya pleins de choses intéressantes mais je lis pas un essai pour avoir des tartines de théories appuyées sur un feeling + parfois ca flirte avec la réaction sans le dire
pas ma came je suppose
Profile Image for Mielou!!.
403 reviews4 followers
April 22, 2026
Jsp... C'est peut-être pas pour moi
Profile Image for Lisa Mat.
13 reviews
January 21, 2026
Essays about patriarchal relationships and race are def some of my faves. This one was okay, I liked the analysis about dysfunctional family ties, how it affects young black men and how that translates in patriarchal, namely heterosexual, relationships. However I did find this a bit repetitive at times and sometimes hard to follow. I really liked the psychoanalytical part of the book where she talked about trauma and specifically shame. I don’t necessarily agree with some reviews that say that she doesn’t back up her theories well enough. She does bring in a good amount of sources and examples, and I actually kind of like the affective and sometimes anecdotal parts she brought in, I think grounding theories in experience and culture is valuable in its own way and shouldn’t be undermined.
Profile Image for Loleeta F.
84 reviews
October 28, 2025
Petit livre qui offre une belle porte d’entrée dans la conception de l’amour selon bell hooks. Après avoir lu "À propos d’amour" (1999), j’ai toutefois trouvé cet essai assez redondant, notamment dans la deuxième partie (“Violence dans l'intimité), où l’autrice aborde les violences conjugales et intrafamiliales.
J’ai davantage apprécié la quatrième partie (“Les gentilles filles détournent le regard”), dans laquelle bell hooks analyse le film "Girl 6" de Spike Lee. Cette lecture m’a d’ailleurs donné envie de découvrir le film — même s’il demeure difficile à trouver en France.
Cependant, ma lecture a été perturbée par les mêmes réserves que j’avais déjà formulées à propos de À propos d’amour : l’impression que l’écrivaine s’appuie surtout sur ses impressions personnelles et des généralisations souvent non sourcées, en particulier dans la première partie (“Œuvrer pour l’amour”).
Je conseille tout de même "Du sexisme en amour" plutôt que "À propos d’amour", qui, à mes yeux, contient davantage d’inepties spirituelles et de passages confus. Ce court essai me semble plus concis, mieux construit et plus accessible pour découvrir la pensée de bell hooks sur les rapports entre amour et patriarcat.
Profile Image for Laure.
64 reviews1 follower
Read
December 7, 2025
Je ne comprends pas l’engouement autour de cette autrice. Tout est écrit à partir d’impressions et de récit autocentré qu’elle étire en généralités. Les hétéros (les hommes) devraient plutôt voir un psy plutôt que de lire ce genre de livres qui n’apportent pas grand chose au féminisme. Dommage car la perspective d’un afro féminisme est intéressante mais écrire à partir de « la plupart des femmes noires » ou « la plupart des hommes » ne peut pas former une pensée théoriquement solide.
Profile Image for Colin.
95 reviews1 follower
November 19, 2025
Jss dsl mais en vrai she just be saying stutf genre elle est pertinente et je ldr je dis pas le contraire mais juste le livre c comme si qqn te tunnelisait et que le tunnel etait interessant mais genre bcp trop long et que toi tu veux juste partir
Profile Image for Anaïs.
15 reviews
December 25, 2025
Une lecture faite en quelques heures, à la fois plaisante et percutante. Un essai complet sur les dynamiques et les biais subconscients qui affaiblissent le couple moderne. En d’autres termes…on est tous un peu fuckés !
Profile Image for Jenn.
25 reviews
January 5, 2026
J'ai trouvé ça très redondant et archi pas sourcé, ce qui m'a bcp posé problème
la thématique est hyper importante, mais combien de fois on peut lire "en general", "bcp d'hommes" ??
des sources, des chiffres, des études pour étayer le tout et ce livre aurait eu bien plus d'impact à mon sens
Profile Image for Isabelle.
1,379 reviews16 followers
May 19, 2026
Un livre très mature sur le sexisme en passant par le racisme et le patriarcat. tout le monde est analysé, du noir ou blanc, de l'homme à la femme. et je n'ai rencontré aucune nuisance pour aucune des personnes.
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