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Le mode avion

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L’épopée tragicomique d’Étienne Choulier et de Stefán Meinhof – soit la vie et l’œuvre de deux linguistes anachorètes guettant l’éclair de génie et se jalousant jusqu’à un duel funeste. Deux aventuriers modernes de la langue française, qui se font la promesse d’en révéler les trésors insoupçonnés, et d’offrir à la postérité de nouvelles théories du langage, aussi inattendues qu’inoubliables.

224 pages

Published August 20, 2025

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Laurent Nunez

11 books1 follower

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Community Reviews

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4 (12%)
1 star
1 (3%)
Displaying 1 - 7 of 7 reviews
Profile Image for Thomas Roth.
47 reviews
October 19, 2025
Le mode avion est un livre qui donne envie de l’activer. C’est l’histoire de deux linguistes qui décident de se couper du monde à la recherche de LA découverte qui fera leur carrière. Roman très intelligent, drôle et surprenant qui m’a fait sourire et réfléchir, douter et même ne plus rien comprendre. Laurent Nunez est très malin et m’a même fait chercher le nom de ses professeurs sur internet. J’irai lire ses autres livres !
Un livre qui fait aussi réfléchir au rapport à l’information, à l’amitié, aux buts d’une vie. Un vrai plaisir !
Profile Image for NoID.
1,582 reviews14 followers
March 21, 2022
Quelle merveille, quel cadeau !



Laurent Nunez m’avait ébloui avec ses mots nouveaux et voilà qu’il s’est mis en tête de nous faire une double biographie en partant d’une statue quelconque dans un bled perdu… Deux linguistes obscurs dont nul ne parle plus aujourd’hui, Étienne Choulier et Stefán Meinhof… D’ailleurs, à bien y regarder… Où donc peuvent bien se trouver leurs pages Wikipédia ?



Un bijou, une pépite d’humour et de tendresse à lire d’urgence ou à réserver pour les froides nuits auprès du feu.



Merci !



https://www.noid.ch/le-mode-avion/
189 reviews
January 9, 2022
Deux presque vieux garçons décident que leur vie ne pourra être réussie que s'ils découvrent un nouveau concept en linguistique. Ce qu'ils n'ont pas compris c'est qu'une langue, cela se parle, s'articule, s'incarne .... Ils cherchent donc longtemps, un peu trop pour moi, d'où les 2 étoiles. L'intérêt et le charme pointent vers le dernier tiers du livre avec les découvertes, habilement amenées.
L'amie qui m'a prêté ce livre affirme avoir beaucoup ri, mais moi, pas ...
Profile Image for Etienne Mahieux.
541 reviews
February 20, 2022
Premier roman à proprement parler de Laurent Nunez, jusqu'ici essayiste et ex-rédacteur en chef du "Magazine littéraire", "Le Mode avion" est séduisant et plus intrigant qu'il ne semblait le promettre. Il s'agit de deux sympathiques grammairiens sorbonicoles, Etienne Choulier et Stefán Meinhof, également désabusés par leurs collègues, qui ne sont pas intéressants, et par leurs étudiants, qui ne sont pas intéressés. Dans ces années 1930 où la linguistique prend son essor sous l'impulsion géniale de Ferdinand de Saussure (Saussure comme Choulier, quoi), Émile Benveniste et quelques autres, Meinhof et Choulier voudraient laisser, eux aussi, une trace ineffaçable, et l'alme université de Paris ne leur semble pas le cadre favorable à de véritables découvertes. Tels Bouvard et Pécuchet, ils plaquent tout, se dégottent une petite maison rustique à l'écart du village de Fontan, dans la vallée de la Roya, s'y installent avec leurs livres, et invoquent l'inspiration. En d'autres termes ils se mettent en "mode avion", écartés de toute actualité. Or se tenir écarté de l'actualité, à la fin des années 30, ce n'est pas forcément une si bonne idée qu'il y paraît.
Les élucubrations de deux linguistes n'étaient pas forcément une matière évidemment romanesque. Je dois donc me dire bluffé par le parti qu'en tire Laurent Nunez, dont j'ai littéralement dévoré le roman, certes pas très long, mais tout de même pas immatériel. Il faut rendre hommage à sa capacité à évoquer de la façon la plus simple des problématiques linguistiques — mais aussi à attribuer à ses personnages des théories qui, non sans pertinence, se consacrent à des questions doucement extravagantes. Et surtout il faut aimer sa façon de nous raconter dans tout son développement une histoire d'amitié, et de faire exister, mieux encore que la Sorbonne, cette vallée de la Roya où les deux personnages trouvent leur refuge. Il ne fait pas du Giono, cela l'éloignerait de son sujet, mais les pierres, les plantes et les humains existent fortement sous sa plume, et ce n'est pas sans importance. Curieusement, la fantaisie de l'intrigue principale semble contaminer le milieu, et j'ai cru sincèrement au cours de ma lecture que le village de Fontan, caractérisé de manière incongrue dans la toute première page, était une localité fictive insérée par Laurent Nunez entre deux plissements alpins. J'avais tort. À part l'incongruité initiale, tout est vrai dans ce qu'il en dit, y compris le sort très curieux de la commune pendant la guerre. Elégance du romancier qui fait passer des faits historiques pour des galéjades de fantaisie, et qui nous place nous-mêmes, par conséquent, dans l'état d'indifférence au monde social où ses deux personnages se sont placés délibérément. Une élégance qui n'est donc pas sans provoquer un subtil malaise, le récit nous invitant à danser, insouciants, sur les rebords du cratère d'un volcan, comme le font avec d'autres drames historiques certains personnages de Kundera.
Toute l'histoire est racontée par un jeune homme de notre époque, originaire de Fontan, et dont le récit est au départ motivé par les questions qu'il se pose au sujet de la statue monumentale de Choulier (de Choulier seul) qui orne un des ronds-points de la localité : il expose tout bonnement, semble-t-il, les résultats de sa recherche, un peu à la manière des premiers romans de François-Henri Désérable, avec une sorte de gouaille insolente, mais qui ne l'est ici qu'à force de fraîcheur : apparemment ce narrateur, qui s'appelle Laurent mais qui n'est peut-être pas, sans doute pas, Laurent Nunez, est mal dégrossi. C'est à ce jeune homme que sont dus les anachronismes déstabilisants qui parsèment le roman dès le titre. Il est en effet curieux que "Le Mode avion" nous présente une intrigue principale située dans les années 1930 et 1940, qui plus est découpée en trois parties ainsi conçues : "les gestes barrière", "le confinement" et "la propagation" ! Ainsi l'annonce une table des matières qui figure fièrement en tête de volume. Dans le détail du style, l'anachronisme affleure partout de façon allègrement potache, et jusqu'au point de contaminer, semble-t-il, les faits eux-mêmes — ainsi nos deux linguistes discutent d'expressions qui, selon toute vraisemblance, n'existaient pas à leur époque. J'ai failli un temps blâmer l'auteur de ces négligences, mais ces anachronismes jamais vraiment déterminants sont plus sûrement attribuables au narrateur, si j'en crois les dernières pages.
Ce n'est pas divulgâcher le roman, je pense — et si vous pensez autrement, fuyez, pauvres fous — que d'annoncer qu'il se conclut par un joli twist, et que même le sujet du twist est un twist, de sorte qu'on ne l'avait vraiment pas vu venir, parce que ce n'est pas là qu'on regardait. Dans les dernières pages, que dis-je, dans les dernières lignes, dans les tout derniers mots, le narrateur, pas si naïf qu'il n'y paraissait, annonce que "pour que les gens s'intéressent à votre récit, il faut […] leur cacher jusqu'à la fin, jusqu'à la toute fin, le véritable centre de votre histoire". Autrement dit il nous annonce que nous avons lu un roman en croyant en lire un autre, et qu'il ne nous reste plus qu'à le relire, comme on était contraint de revoir "Usual suspects", à la recherche du véritable enjeu du récit.
515 reviews2 followers
December 20, 2021
Un roman très plaisant mettant en scène deux linguistes en quête de théorie géniale
Displaying 1 - 7 of 7 reviews

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