Les petites filles aiment les poupées, pas les cadavres. Rubis aime prendre soin de ses poupées. Découper. Rapiécer. Recoudre. Articuler. Désarticuler. Donner vie. Redonner vie. Benjamin aime Rubis. Mais Rubis préfère jouer.
Un récit plus troublant que mes lectures habituelles, mais fascinant. Comme une poupée de porcelaine au regard vide : à la fois magnifique et profondément dérangeant. Impossible de détourner les yeux.
TW. Ce roman est pour un public averti, puisque certaines scènes peuvent être dérangeantes pour certaines personnes. Âge : 14 + Rubis, alias La jeune fille aux cadavres, est rousse avec la peau parsemée de taches de rousseur et sent l’eau de Javel. Elle est pétillante, lumineuse et chaque jour, elle porte des robes de poupées de différentes couleurs, le tout accompagné de rubans dans les cheveux. Elle habite également un manoir tout au bout de la ville, que tout le monde croit hanté. Ben son amoureux est beaucoup plus grand qu’elle et il vient d’une famille dysfonctionnelle. Il vit dans une maison insalubre avec sa sœur qui fait la pute et une grand-mère qui passe ses journées écrasée dans un fauteuil. Ils rêvent de partir. Chacun cache des secrets sur sa famille. « Le plus important, c’est la famille. C’est nous. On protège la famille. » « Les petites filles aiment les poupées, ma princesse. Elles ne jouent pas avec les cadavres. » La plume de l’auteur est fluide et addictive. J’ai aimé que les chapitres s’alternent entre Rubis et Ben, puisque leurs pensées nous étaient partagées tout au long de l’histoire. Lorsque tu commences à lire, il est difficile de s’arrêter. Je dois avouer que je me suis pris d’affection pour Rubis et Ben. Leur amour malsain pour le jeu et hors du commun m’a touché. J’ai adoré ma lecture et vous la recommande. Bonne lecture. Vanessa