Je suis mitigé face à la note à donner à ce livre.
D'un côté, j'ai apprécié les "Mot de Régis" et le choix des sujets abordés. Ça me rappelait ses interventions à "Je viens vers toi". Je suis aussi un lecteur assidu de ses chroniques dans La Presse.
D'un autre côté, la prose de l'auteure me donnait parfois l'impression de lire le texte narratif d'un devoir du secondaire. C'est comme s'il y avait un objectif de mots à atteindre qui rendait trop souvent la lecture ennuyante ou redondante. Et nous ne sommes pas dans le Trône de Fer ou dans une fresque historique de Ken Follett! C'est à se demander à quel moment l'ordre des chapitres fut déterminé. Combien de fois ai-je besoin de me faire rappeler que Mme Giguère est la "directrice générale adjointe à la sécurité publique et à la qualité de vie urbaine" pour comprendre son rôle dans les évènements?!? Ou que M. Nolin est attaché de presse?!? Au pire, ces informations auraient pu se retrouver dans l'index.
À part la contrariété causée par la redondance, j'ai bien aimé ce Code Labeaume.
Quel homme ce Labeaume! J’ai toujours grandement apprécié ce personnage politique, parce que oui, c’est un personnage comme il en existe peu! Son franc-parler est certainement légendaire, mais c’est son authenticité et sa sincérité qui font de lui un grand homme politique. Cet ouvrage m’a remémoré des événements que j’ai vécus lorsque j’habitais à Québec, mais que j’avais expérimentés sous un tout autre angle, n’étant pas réellement consciente des impacts de la politique à ce moment. Je constate aujourd’hui que l’héritage de Labeaume en est tout un pour la ville de Québec. J’ai moins aimé le format. M. Labeaume a tellement une belle plume que c’est lui qui aurait dû écrire son histoire, mais c’est le format qu’il désirait alors on lui pardonne aisément. Je recommande aux amateurs de politique bien entendu, mais aussi à tout ceux qui aiment la magnifique ville de Québec.