Jacques, veuf et retraité de l’armée, coule une vie paisible et solitaire à Maintenant, un petit village sarthois. Jusqu’au jour où sa fille Joanna, aux abonnés absents depuis vingt ans, débarque chez lui à l’improviste. Prétextant des questions délicates à gérer, elle abandonne ses trois enfants et leurs valises pour deux semaines. Dès les premiers jours, la cohabitation s’annonce difficile. Mais c’est compter sans Madeleine, Chloé et d’autres habitants du village qui ne manquent pas d’animer, à leur manière, cette aventure déjà mouvementée…
Un roman doux et revigorant comme le printemps Une ode à l’amitié et à cette magie qui pousse certains autour de nous à sortir de leur chrysalide pour devenir de magnifiques papillons…
Quel plaisir de retrouver Joanna et sa clique ! Bon, pour être tout à fait exacte, Joanna ne fait qu’une brève apparition dans ce roman, le temps de mettre sa progéniture à l’abri (de quoi ? et puis quoi encore !) : elle emmène ses trois enfants, Valentin, Victoire et Arthur, chez leur grand-père, avec lequel elle a coupé les ponts depuis une vingtaine d’années.
Jacques, veuf et retraité, aime que les choses soient bien carrées. Alors, quand ses trois petits-enfants débarquent à la maison, le quotidien ô combien structuré de cet ancien militaire va être mis sens dessus dessous. Lui, qui en a vu des vertes et des pas mûres au cours de sa carrière, va avoir bien du mal à faire régner la discipline à la maison. D’autant plus que le combat est perdu d’avance : faire croire qu’il n’a ni la télévision ni Internet à deux adolescents ultra connectés qui n’ont vu la campagne qu’à travers « L’amour est dans le pré », c’est se lancer dans un champ de mines les yeux bandés et sans gilet pare-balles ! Heureusement, ce vieux bougon incapable d’exprimer ses émotions peut compter sur de drôles de soldats pour ramener la paix : Madeleine, Chloé, Bébert, et même le curé, vont user de leur intelligence et créativité pour faire taire les conflits et montrer à ces quatre êtres meurtris qu’il vaut mieux apprendre à (s’)aimer que perdre son temps à s’en vouloir ou à en vouloir aux autres.
Comme dans ℙ𝕖𝕥𝕚𝕥𝕤 𝕓𝕠𝕟𝕙𝕖𝕦𝕣𝕤 à 𝕥𝕠𝕦𝕤 𝕝𝕖𝕤 é𝕥𝕒𝕘𝕖𝕤, Sandra Martineau nous embarque une nouvelle fois dans un roman tout doux, ponctué de mots d’esprit et de répartie qui vous arracheront, j’en suis sûre, quelques sourires.
Bref, un roman qu’on ne peut lâcher avant de l’avoir fini et des personnages qui, une fois la dernière page tournée, restent encore un peu avec nous, tels des papillons virevoltants. Alors, prêt(e)s à parcourir ce chemin ?
Tout commence par comme dans un polar, avec une mère, qui prend la route, pour mettre ces enfants à l'abri, chez son père, qu'elle n'a plus revu depuis très longtemps. Pour quelle raison ? On n'en sait rien, mais l'essentiel n'est pas là au début de l'histoire. Car c'est la rencontre entre ce grand-père bourru et solitaire et ces 3 enfants, déboussolés, qui est au coeur du roman. C'est 2 mondes qui se télescopent, qui vont s'apprivoiser et vivre ensemble pendant quelques jours. Les débuts ne sont pas faciles, mais on apprend à découvrir chacun de ces personnages, du plus jeune au plus vieux, avec ces fragilités, ces blessures. Ils apprennent à vivre ensemble, dans cette maison isolée, dans ce village particulier, où chacun connaît l'autre et où chacun s'entraide. J'ai beaucoup, mais beaucoup apprécié cette lecture toute douce, aux beaux et doux sentiments. Cette ode à l'ouverture vers l'autre, à la famille, à l'amour, aux secondes chances. Chaque personnage ramène un plus à l'intrigue et on suit leurs aventures et péripéties. J'ai adoré observer leurs évolutions, leurs remises en question. Et souvent, j'ai eu l'impression de voir des petits papillons sortir de leurs chrysalides et déployer leurs magnifiques ailes. C'est un très joli roman, qui nous mettra, assurément, du baume au coeur, qui vous fera sourire et qui rend le quotidien plus léger et gai. Une très douce parenthèse idéale pour se poser le soir.
Jacques et ses petits-enfants vont devoir apprendre à se connaître et à s'apprivoiser. Ce n'est pas facile pour ce solitaire à l'apparence un peu bourrue et pour les enfants privés des technologies modernes et confort qu'offre la ville. Mais c'est sans compter sur les habitants du village et leur bienveillance. Jacques se révèle être une coque de noix au cœur en chamallow, doucement il lâche prise. Les enfants vont se trouver et s'affirmer dans leur voie Les thèmes abordés tels que le pardon, la crise de l'adolescence, les rapports intergénérationnels sont traités avec beaucoup de sensibilité. L'humour et les personnages secondaires hauts en couleurs apportent du dynamisme au récit. Une belle découverte d'auteure.