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Les Flibustiers de la mer chimique

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Une folle odyssée sous des cieux aveuglants, sur des mers acides qui empruntent leurs couleurs à une délicieuse poignée de bonbons chimiques.

Tout commence par un naufrage. Ismaël, naturaliste de Rome, agonise sur un radeau de fortune quand il est repêché par le Player Killer, un sous-marin capable de naviguer dans les courants acides. Maintenant prisonnier des flibustiers de la mer chimique et de leur excentrique capitaine, Ismaël se demande comment réussir sa mission.

Sur la terre ferme, la solitude n’a pas réussi à la graffeuse Alba - omnisciente ou presque. Bien qu’elle ait tendance à confondre les dates et les noms, elle est choisie pour incarner la mémoire des survivants. Dans une Rome assiégée par les flots toxiques de la Méditerranée, la jeune femme va apprendre à ses dépens que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.

Et si, séparés par des milliers de kilomètres, ignorant tout l’un de l’autre, Ismaël et Alba cherchaient à percer la même énigme ?

528 pages, Mass Market Paperback

First published September 1, 2022

7 people are currently reading
148 people want to read

About the author

Née en 1994 en Guadeloupe, aux Abymes, Marguerite Imbert a passé 16 ans de sa vie dans les Caraïbes. Elle a fait ses études au Celsa et beaucoup voyagé. Elle a notamment vécu au Vietnam et au Japon et travaillé dans une maison de geisha, en échange du gîte et du couvert. Entre deux voyages et deux petits boulots, elle se consacre à l’écriture.

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1 (<1%)
Displaying 1 - 27 of 27 reviews
Profile Image for L'ours inculte.
465 reviews9 followers
December 3, 2022
En Septembre est sorti Les flibustiers de la mer chimique chez Albin Michel Imaginaire, et il faut avouer que je savais pas trop à quoi m’attendre. On parle de post-apocalypse, de piraterie, mais il fallait vraiment plonger pour se faire un avis. Voilà qui est fait, je remonte à la surface pour vous donner mon ressenti après ma petite douche désinfectante.

Ismaël est un naturaliste pour Rome, mais il est échoué sur un radeau et ne doit son salut qu’à l’intervention du Player Killer, un sous-marin qui peut braver les mers et les océans acides et pollués qui rongeraient tout autre navire. Mais Ismaël est maintenant prisonnier de l’équipage du PK, et va devoir accompagner leur capitaine un peu barré vers son mystérieux commanditaire. Sur la terre ferme, Alba est une grapheuse, dernière de son clan qui incarne la mémoire collective des humains, elle va être enlevée par les étoilés pour être ramenée à la Métareine de Rome, qui a un projet pour elle.


Il faut un peu de temps pour rentrer dans Les flibustiers de la mer chimique. Ses deux points de vue, Ismaël et Alba, sont narrés à la première personne et nous immergent directement dans cet univers post-apocalyptique où l’humain ne peut plus mettre un orteil dans l’eau sans le regretter amèrement. Les eaux sont acides et empoisonnées, les animaux ont muté pour s’adapter et les plus grosses bestioles sont remontées pour s’amuser un peu à nous défoncer la gueule. Sur Terre c’est pas mieux, la plus grosse menace c’est les meutes de chiens mutants qui se regroupent et attaquent à la moindre occasion, y’a des guerres entre plusieurs clans, et toute une histoire qui se cache derrière. Et tout ça on le découvre sur le tas, à travers les parcours de nos deux protagonistes qui vont nous faire visiter progressivement ce petit paradis. On va y parler bien évidemment d’écologie, de nos responsabilités et de la place de l’humain dans ce gros foutoir qu’est le vivant sur Terre, de survie, de transhumanisme, de croyances.

Pendant une grosse partie du roman, Ismaël et Alba restent dans deux trames séparées, et sont finalement assez passifs, c’est peut-être le seul vrai défaut que j’ai trouvé à ma lecture, les deux se laissent un peu balader par les évènements sans trop prendre l’initiative, je préfère souvent avoir des protagonistes qui prennent les choses en main. Là on se laisse promener, et c’est souvent Jonathan, le capitaine du Player Killer, qui semble mener la barque dans tous les sens de l’expression. Mais heureusement pour nous, la découverte de cet univers est assez riche et foldingue pour tenir lectrices et lecteurs accrochés à ses pages. Le monde mis en place par Marguerite Imbert est par beaucoup d’aspects un univers post-apo classique avec ses clans aux idéologies très marquées, ses conflits entre survivants pour les ressources, etc… Mais y’a quelque-chose dans le ton, dans les détails, qui rend tout ça frais, piquant et fun.

Tout ça passe surtout par les personnages complètement barrés, entre Alba qui arrête pas de partir dans tous les sens en parlant toute seule et Jonathan qui gère son sous-marin comme un ado devenu le capitaine Crochet de ses fantasmes (ce qui est le cas, techniquement), on s’amuse beaucoup dans ce roman. J’ai souvent eu un feeling façon Karim Berrouka (avec moins de crètes sur la tête mais quand même un côté punk dans l’âme) en lisant Marguerite Imbert, y’a ce même art du délire, du contre-pied et du langage fleuri qui a l’air de raconter n’importe quoi mais nous en dit beaucoup, ces personnages qui foncent dans le tas par conviction et par désir de pas se laisser faire par le destin. Les flibustiers de la mer chimique a ce côté fun rafraichissant, on prend beaucoup de plaisir à explorer tout ça même si on a un peu de mal à voir où ça va.

Et puis, à un moment, on voit où ça va. Les 50 dernières pages recentrent l’intrigue de manière admirable pour décanter ce bouillon de n’importe quoi, et on s’aperçoit que finalement, c’était pas si n’importe quoi que ça. Dans tout ce délire, l’autrice a réussi à placer suffisamment d’information dans les coins pour nous donner petit à petit une compréhension de l’univers, des forces en présence et de leur passé. Elle a donné du sens à son bouquin derrière son air déconneur et farfelu. Donc quand elle rassemble tout ça pour donner un dénouement à son aventure, on comprend, on resitue, et on ne peut que saluer la minutie avec laquelle tout ça a été construit et disséminé. On s’est laissé embarqué dans cet univers et si, pendant longtemps, on a l’impression de pas saisir tous les détails, que beaucoup de choses nous échappent, on comprend qu’on a tout ce qu’il faut pour mener ce voyage au bout. Il y aurait encore beaucoup à explorer et on espère que Marguerite Imbert reviendra à cet univers, mais en soi on a déjà vécu une belle aventure et on s’est bien amusés.

https://ours-inculte.fr/les-flibustie...
Profile Image for Samuel.
38 reviews1 follower
June 27, 2023
Je ne savais pas trop quoi penser de ce roman pendant une grosse partie de ma lecture, ne sachant pas vraiment où l'histoire s'en allait. J'aimais bien le style d'écriture de l'auteure, rempli de sarcasme et d'humour. Le monde post-apocalyptique était très intriguant, bien qu'il était difficile de comprendre les differents clans impliqués dans l'histoire. Les chapitres alternent entre deux points de vue différents et l'un de ces points de vue était plutôt ennuyeux à mon avis. J'ai cependant tenu le coup jusqu'à la fin, conquis par l'originalité du monde créé par l'auteure, et j'ai bien apprécié la résolution de l'histoire, alors qu'une révélation ultime a finalement fait la lumière sur bien des aspects encore nébuleux du livre. 3.5/5
Profile Image for Jean-Pascal.
Author 9 books28 followers
August 10, 2023
Ça commence bien, des idées, de la fantaisie, un ton original. mais la langue légèrement artificielle et les plaisanteries convenues lassent. Un côté donneur de leçons et des personnages peu crédibles (fonctionnant en plus comme des copier-coller). Puis on attaque un grand ventre mou où, en fait, il ne se passe plus rien.
Profile Image for Marie Labrousse.
354 reviews16 followers
March 31, 2023
Une bonne lecture, pas autant que je l’aurais espérée au vu des avis élogieux.

On y suit, en point de vue alterné, les trajectoires d’Ismaël et d’Alba, dans un monde post-apocalyptique aussi coloré que désespérant. Ismaël, naturaliste pour la Métareine de Rome qui l’a mandaté d’une importante mission, est capturé par les flibustiers de la mer chimique et leur extravagant capitaine Jonathan. Pendant ce temps, Alba, dernière rescapée d’un clan (les Graffeurs) voué à entretenir la mémoire du monde d’avant, doit quitter sa grotte pour rejoindre Rome où la Métareine vient de la convoquer.

Le ton irrévérencieux permet une critique sociale à l’acide bien concentré qui tape là où ça fait mal, en particulier concernant l’inaction climatique générale. Côté personnages, Alba et Jonathan volent complètement la vedette avec leurs folies respectives : à défaut d’être sympathiques, ils sont fascinants à suivre et une bonne partie de l’intérêt du roman réside dans leurs délires – délires dont les causes ne sont pas moins grinçantes pour autant. J’ai aimé les nombreuses références à l’Histoire et à la pop culture qu’Alba glisse à la moindre occasion en mélangeant toutes ses connaissances. C’est assez savoureux et cela interroge notre propre rapport à l’Histoire. Aussi, le glissement des normes morales soulève certaines questions : a-t-on sombré dans le nihilisme, dans l’obscurantisme ou assiste-t-on à une évolution qui paraît choquante à nos yeux du passé?

Bref, c’est un cocktail détonnant mais quelque peu mis à mal par la construction de l’intrigue. Tout repose sur une certaine révélation finale que les deux personnages points de vue connaissent mais ne révèlent que très tard. Cela rend flou leurs buts et leurs motivations et donne une impression de passivité – en particulier pour Ismaël : les tours de passe-passe narratifs utilisés pour ne pas révéler la teneur de sa mission m’ont paru très artificiels. Peut-être aurait-il fallu jouer sur le suspense plutôt que sur la surprise, ou utiliser d’autres personnages points de vue qui ignorent cette information capitale. Le pay-off final est bon et les 50 dernières pages relient le tout de manière habile, mais il faut pour cela traverser les 400 premières pages à se laisser ballotter par les événements sans trop savoir où l’on va. Je suis honnêtement curieuse de voir ce que cela donne à la relecture.
Profile Image for Mathilde Corvin.
22 reviews3 followers
Read
April 9, 2023
❧ 𝐎𝐧 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐢𝐦𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞 𝐞𝐭 𝐜'𝐞𝐬𝐭 𝐥'𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐫𝐨𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐡𝐞𝐛𝐝𝐨 ! 𝐄𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐧𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐢𝐜𝐢 :
https://mathildecorvin.fr/index.php/2...

Comme vous le savez, la littérature dont je me nourrie est en grande majorité d’origine anglo-saxonne. Non pas que je boude spécifiquement la langue française. Je dirais plutôt qu’elle souffre de l’effet inverse – l’anglais sonne à mes oreilles, roule sur ma langue et peu à peu, le français s’en est trouvé délaissé. Cette année, j’ai décidé que cela devait changer. Il est temps de réinvestir le français. Alors, lorsque le jury du Grand Prix de l’Imaginaire a dévoilé sa première sélection de romans francophones, je me suis donnée pour objectif de la lire.

Un peu par hasard, j’ai décidé de débuter par Les Flibustiers de la mer chimique de Marguerite Imbert. La couverture me plaisait, le titre plus encore et la SF est toujours une mise sûre me concernant. Je n’ai pas été déçue du voyage – ce fut même un sacré coup de cœur !

Dans ce second roman, Marguerite Imbert nous raconte une planète Terre recouverte d’eaux toxiques, avec lesquelles il ne faut surtout pas rentrer en contact. Un drame a eu lieu et le·a lecteur·ice n’en connait pas l’essence. Les humains, quant à eux, ne sont plus qu’au nombre de quelques milliers, semés aux quatre coins des continents. La plupart tente de s’allier entre clans, de former de grands groupes, tandis que certain·es choisissent la piraterie et de créer leur propre famille. Mais tous·tes sont animé·es par le désir de ne pas voir l’Histoire se répéter ; il faut survivre, oui, mais pas à n’importe quel prix.

« Moi, j’ai toujours été jalouse de la facilité avec laquelle nos ancêtres accédaient à l’information. Profuse, contradictoire, assourdissante, merveilleuse information ! Il suffisait de se pencher pour cueillir de la data. Nous savions tout. Nous avons lus les étiquettes et les journaux, nous avons surfé des années durant. Et pourtant, cela ne vous a pas empêchés de manger, de boire, d’acheter, de voter et d’inventer les podcasts. Ce n’est pas la première fois que je le dis et certainement pas la dernière, mais nous avons bien mérité de nous éteindre. »

La plume de l’autrice est habile et pleine de savoir-faire. Marguerite Imbert s’amuse avec la langue française, tout comme elle se joue de ses propres personnages. Entre énoncés philosophiques et répliques percutantes menant à réflexion chez son·a lecteur·ice, l’autrice mêle un lexique démodé à celui typique de sa génération née dans les années 1990s. Le vocabulaire est très fourni, les expressions abondantes et quand tout s’emballe et se mêle, Marguerite Imbert réussit son tour et fait rire son·a lecteur·ice. C’est un équilibre fin, et sans aucun doute maîtrisé avec grâce dans les Flibustiers de la mer chimique. En point final de ce style plein d’intelligence, Marguerite Imbert nous fait le bonheur d’une chasse aux références, disséminées dans son récit. Là encore, ce n’est pas rappeler les « easter eggs » dans les jeux vidéo – ces fonctions cachées qu’il faut s’amuser à découvrir. Par exemple :

« Les avait-on bannis de la ville ? Si la misère est moins pénible au soleil, elle n’offre pas un spectacle beaucoup plus ragoûtant. »

Ou bien :

« Non, je rejoins Jack et Mercutio. »

Et si vous avez les deux réf’s, un gros poutou à vous. Sinon, donnez votre langue au chat dans les commentaires !

En plus d’un style impeccable, Les Flibustiers de la mer chimique relate des personnages complexes et plus profonds qu’ils ne donnent à croire au premier coup d’œil. Marguerite Imbert nous parle d’humains qui sont le pur produit de leur génération : un cataclysme sans nom, une solitude sans fin, et le regard qui ne porte pas bien loin. Que ce soit par la volonté de se fermer au reste du monde, à l’Histoire, au savoir, ou bien à un avenir (im)possible, tous·tes n’ont à l’esprit que de vivre l’instant présent. Et ce, quitte à justifier et se pardonner les actes les plus vils plutôt que de se remettre en question et de sonder sa conscience. Bien sûr, il existe 2-3 personnages non concernés par ces aspects. Cependant, l’autrice les refuse à nos yeux et les éloigne. Et ce, à juste titre : notre expérience de lecteur·ice en serait profondément changée. Car là encore, Marguerite Imbert fait preuve malice : puisque nous sommes en échange constant avec des êtres confrontés à leur seule conscience, et puisque nous baignons dans cet environnement sans cesser… Alors, nous aussi, nous en venons à accepter bien plus que nous ne l’aurions fait dans notre vie quotidienne. Nous aussi, nous pardonnons, regardons ailleurs, évitons les sujets qui fâchent. Et ainsi, l’autrice place notre regard extérieur et supposément objectif, à la même position que celui des personnages narrés. Dans ces conditions, impossible de se croire plus compétent que la troupe observée. Par ce même biais, l’autrice nous interroge : et nous, témoins, quel est le prix de notre déni ? Et ça, c’est vraiment très fort de sa part.

« Je sais ce que vous pensez des Flibustiers. Des truands qui dégueulassent les océans sans compassion, inféodés au marché noir. Mais réfléchissez-y : l’Histoire nous a donné naissance. Nous sommes si différents, vous et moi, et pourtant issus de la même sélection drastique, de la même coïncidence cosmique. Si vous avez raison, j’ai raison moi aussi. Tous les jugements derniers ont déjà eu lieu, toutes les épreuves. Si j’étais du mauvais côté de l’Histoire, je serais mort. Qu’est-ce que vous voulez de plus ? »

Les Flibustiers de la mer chimique est un roman épique et l’autrice nous fait profiter d’une ambiance chaleureuse, accueillante. A la moitié du roman, le rythme s’emballe, les pièces du puzzle s’assemblent et Marguerite Imbert nous emmène vers un dénouement satisfaisant. J’ai aussi beaucoup apprécié le traitement du pan écologique du roman. Il apparait clair que la planète est profondément changée, et pourtant, elle perdure, sans faire grand cas des Humains présents. Alors, avec Ismaël et Alba, nous découvrons cette vie neuve et l’originalité des conditions auxquelles ils doivent faire face. Néanmoins, ce sont des faits acquis pour eux – rien de plus que leur quotidien. De cette façon, l’autrice tisse avec naturel et simplicité le message écologique de son récit, tout en l’imprimant avec clarté dans notre esprit. Chapeau l’artiste.

« Mais la punition venait de nous. La fin du monde était en nous. Nous trimballons la défaite comme un héritage glorieux. Tous ces arbres, partout, qui se miraient dans les canaux ! Leurs racines finissaient par avoir raison du béton. Elles se jetaient dans le vide des studios et des bureaux sinistrés. Il y avait de quoi devenir fou. Moi, je n’étais pas folle, et je tenais le bon bout. Très fermement. »

Vous l’aurez compris les ami·es, j’ai adoré suivre ces grands gamins (dont la mentalité est à revoir sur pas mal d’aspects, hum) et j’espère sincèrement que l’autrice nous fera le plaisir de futurs romans. En tout cas, je garderai un œil averti sur le sujet.

Allez, la bise les ami·es, et bonne chasse aux œufs.
Profile Image for Maureen.
212 reviews
August 7, 2023
Il m'a fallu un peu de temps avant de rentrer dans l'histoire. Le ton sarcastique de l'autrice et le côté insaisissable des personnages m'ont d'abord refroidie. Mais j'ai bien fait de continuer, puisque j'ai davantage apprécié ma lecture au fil des pages. L'humour incisif correspond bien à cet univers sans pitié, où les survivants tentent de donner un sens à leur vie. Les enjeux sont intéressants, les questions soulevées aussi. Marguerite Imbert a une conception bien à elle du "post-apo", et en donne une vision fraîche, à la fois grave et légère.
Profile Image for Kiatoulu.
406 reviews6 followers
April 4, 2023
Je pense que je n'ai pas compris toutes les blagues de l'autrice et je ne suis pas sûre qu'elles étaient nécessaires. Le reste de l'histoire est intelligente et bien pensée. Un bon roman post apocalyptique.
Profile Image for Bookosausus Rex.
118 reviews
July 21, 2023
Si je devais résumer ce livre en quelques lignes ce serait "ce n'ai pas la destination qui compte mais le voyage".

En effet, j'ai trouvé la plume de l'autrice j'ai trouvé excellente, bourrée de références littéraires, à la pop culture et chargée en expressions fleuries.

L'univers est post-apocalyptique, chacun doit faire preuve d'astuce et d'égoïsme dans un monde où les denrées sont rares et les perspectives d'avenir plus rares encore.

J'ai pourtant été mitigée concernant les personnages, notamment leurs caractères respectifs.

Mais j'ai tout de même lu avec délice les dialogues et joutes verbales entre Jonathan, Capitaine du PK et féru des jeux vidéos, et Ismaël, naturaliste pris en otage par le premier, tout comme les monologues internes d'Alba, grapheuse et puits d'un savoir oublié très convoité.

Je les ai trouvés tour à tour trop extrêmes ou trop passifs face à certaines situations.

Vous me direz, dans un monde de ce type, chacun fait ce qu'il peut pour sauver sa peau, mais certains points m'ont parfois fait mettre ma lecture de côté avant d'y retourner (Coucou Gaston).

Si j'ai beaucoup aimé l'atmosphère chimique dans laquelle se place l'histoire, j'ai eu plus de mal avec le déroulé de celle-ci, ne sachant pas vers quoi elle devait nous mener, même si l'on comprend sans mal que des enjeux importants se jouent.

J'ai trouvé quelques longueurs et un peu laborieuse l'avancée du récit.

Si j'ai passé un bon moment à lire les péripéties de chacun, la fin et la résolution n'étaient pas celles que j'attendais, ayant eu pour moi les réminiscences d'un film de Night Shyamalan dont je tairais le nom ici.

Mais tout ceci est aussi un prétexte pour poser et mettre en avant des tonnes de problématiques écologiques que j'ai trouvées très bien amenées avec en fond des réflexions intelligentes.

En Bref: Cette lecture a été une super Road Trip, mais j'ai été déçue par le logement de vacance à l'arrivée.
Donc si une bonne balade vous tente, n'hésitez pas à monter à bord du PK pour un tour dans les profondeurs!
Profile Image for Les lectures de Mystic.
252 reviews10 followers
April 26, 2023
Coucou mes Mystigris 😉

J'ai lu Les flibustiers de la mer chimique de @margueriteimbert merci encore à @albinmichelimaginaire pour cette découverte ☺️

🅲🅷🆁🅾🅽🅸🆀🆄🅴 Sur la terre il y a eu l'Apocalypse. Ismaël naturaliste de Rome se retrouve agonisant sur un radeau à la merci d'une mer mortelle et chimique. Mais les flibustiers du Player Killer, un sous-marin capable de naviguer dans les courants acides le sauvent du naufrage en le faisant prisonnier. Tandis que sur la terre ferme, Alba une graffeuse omnisciente est choisie pour incarner la mémoire des survivants. Alba est la gardienne des légendes et de l'histoire de l'humanité. Alba et Ismaël, séparés par des milliers de kilomètres ne se connaissent pas mais cherchent à résoudre la même énigme.

🄼🄾🄽 🄰🅅🄸🅂 C'est un roman post-apocalyptique à l'environnement corrosif dans un gigantisme abyssal. J'ai adoré l'équipage éclectique et déjanté du Player Killer ainsi que les dialogues crus et bien sentis. C'est aussi un roman de science-fiction sur le naturalisme et sa survie et la destruction de la population et ses bouleversements par le réchauffement climatique de la terre.

🄲🄾🄽🄲🄻🅄🅂🄸🄾🄽 Un roman SF très original, des personnages loufoques et attachants. Une aventure palpitante de pirates et d'un sous-marin capable de pourfendre une mer chimique et mortelle.
Profile Image for Nicolas.
1,405 reviews77 followers
November 18, 2025
Ce roman raconte deux histoires en parallèle, qui vont évidement se rejoindre avant la conclusion. Tout a se passe dans un monde post-apocalyptique, où la majorité de de l'humanité a disparu, et où l'océan est devenu toxique (je n'ai pas compris comment, mais ça n'est pas un enjeu de ce livre).
On a d'un côté Ismaël, naturaliste de la reine de Rome, envoyé a la recherche d'un secret qui est censé permettre ... des trucs à sa reine, et qui se fait recueillir/enlever par les dits flibustiers qui écument cette mer chimique à bord du dernier sous-marin nucléaire . Et d'un autre côté Alba descendante d'un clan censé détenir toutes les connaissances, qui est elle aussi enlevée pour être emmenée à Rome. Rassurez-vous, ces deux enlèvements ayant lieu dans les deux premiers chapitres du roman, je ne trahis pas beaucoup de secrets narratifs.
Il arrivera à chacun de ces personnages des aventures étonnantes, dans un environnement où la description laisse toute sa place à l'action (autrement dit, le monde est plutôt esquissé, ça n'est pas très grave, mais force est de reconnaître qu'on est plutôt dans le décor de théâtre que dans quoi que ce soit d'autre). Et évidement, on voit certaines influences apparaître de façon aussi subtile que le personnage du capitaine (digne d'un Belmondo dans ses rôles les plus cabotins - la référence est datée, mais le roman fait ressortir certaines références qui le sont aussi) ... Pour en revenir auxx références, l'ombre du capitaine Nemo plane de façon très insistante sur toute la partie sous-marine du récit. Du nom du naturaliste aux calmars géants, des portes du sous-marin à l'absence de pitié de cet équipage, on est dans l'hommage appuyé au personnage de Jules Verne. Et je pense que le voyage d'Alba vers Rome et sa découverte de cette ville submergée est elle aussi un hommage, mais je ne sais pas à quoi.
Cette dimension d'hommage tient aussi à la forme du double récit, très rythmé - malgré des chapitres un peu longs pour cette forme - avec des alternances d'action et de réflexion, des moments d'interrogation sur les relations qu'entretiennent les personnages que rencontrent nos narrateurs, le tout présenté avec beaucoup de subtilité.
Alors bien sûr, il y a des défauts, comme par exemple des personnages qui, tous, sont plus près de l'insupportable que de tout autre sentiment pour moi. Ou le fait que je ne sois pas capable de me représenter quelque personnage que ce soit (pas plus que les lieux). Mais malgré ces défauts assez clairs, j'ai bien aimé ce récit de science-fiction qui n'avait pas beaucoup de prétention autre que de me distraire dans un monde en bout de course.
Profile Image for Marie-Laure Junier.
Author 33 books
September 19, 2022
Nous sommes ici dans le futur de la Terre, après une énorme catastrophe qui a détruit le monde et fait muter la faune et la flore. Bien après, les descendants des survivants tentent de se reconstruire au milieu des monstres et de leurs congénères. L'écriture de Marguerite Imbert est graphique et précise - il lui en faut peu pour décrire son monde (pourtant complexe), mais aussi poétique et savante, de celles qui posent les idées et font réfléchir.

Des thèmes très intéressants sont abordés vis-à-vis de la survie, de la technologie ou de la place de l'humanité (et aussi de la femme) entre autres , dont le principal (évidemment) est la Nature et notre rapport au monde (qui me touche beaucoup personnellement). Les conversations et questions entre personnages poussent à y réfléchir pour y répondre nous-même.

J'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, à l'exception d'Alba, à laquelle j'ai tout de suite accroché (son côté cinglé aidant surement 😅) et d'Ismaël, pour lequel ça m'a pris plus de temps (à cause de son côté romantique / mélancolique). Par contre Jonathan, je ne suis pas très fan. Peut-être que ma première impression de lui est restée trop ancrée... Pour les autres, je les ai trouvés bien construits et utiles. Mais, bien sûr, ce n'est que mon ressenti personnel.

J'avoue que j'ai très vite eu l'impression de me retrouver dans un mélange de Moby Dick et de Vingt mille lieues sous les mers en compagnie d'Ismaël (les références des prénoms ne sont pas anodins dans ce roman 🥰) dans le PK. Thalassophobes s'abstenir ! (Seulement si ça vous touche à travers les mots 😉, ce qui n'est pas mon cas). En tout cas, j'ai adoré suivre leurs aventures, tout comme celles se déroulant à terre.

Le monde est complexe, plein de détails pour tout et, franchement, c'est agréable de le découvrir au gré de l'intrigue. Marguerite Imbert nous présente un univers complet, avec de multiples facettes, une société post-apocalyptique réaliste et fascinante, dans lequel j'ai aimé me plonger.

J'espère pouvoir découvrir de nouvelles aventures dans cet univers exceptionnel. Je recommande cette lecture à tous ceux qui aiment les voyages, la science-fiction et la réflexion dans leurs lectures. Vous ne serez pas déçus !
October 23, 2022

J’ai adoré ce livre du début à la fin. Je pense clairement que l’élément que j’ai préféré c’est l’humour sarcastique et omniprésent dans le bouquin. Je ne compte plus le nombre de sourires qu’il m’a arrachés. Étant donné que l’histoire se passe dans le futur, sur terre, on s’en prend aussi pas mal dans la gueule, nous qui habitons actuellement la terre.

Un autre truc incroyable : le world building. Vous me direz : c’est facile, c’est notre planète, qu’on connait déjà. Mais justement, l’histoire se déroule dans le futur, quelques générations après la fin du monde, donc y’a plein de choses qui ont changé et j’ai adoré cette version post-apocalyptique de la terre.

Je me suis attachée aux personnages, je les ai trouvés touchants malgré leurs défauts et, pour certains, leur excentricité. Il y en a pour tous les gouts, l’autrice nous offrant une large palette de personnages, qui sont pour certains haut en couleurs !

Enfin, je trouve que l’écriture de l’autrice est vraiment super agréable et fluide, j’ai passé un très bon moment et j’ai pas vu les pages défiler.

Je trouve que ce livre est à mettre dans toutes les mains, que ce soit pour ceux qui veulent découvrir la SF ou pour observer une critique pince-sans-rire de la société (on retrouve pas mal de chouettes petites leçons de morale à travers l’histoire).
Profile Image for Lucas.
113 reviews3 followers
November 22, 2023
Après près d'un mois de lecture, j'ai terminé Les Flibustiers de la mer chimique, un roman de science-fiction complètement déjanté. Non pas que je ne l'ai pas apprécié, bien au contraire, mais il m'aura nécessité tout de même une certaine concentration, que je n'étais pas en capacité de mettre en place, car très accaparé par la rédaction de mon rapport de stage.

Dès les premières pages, les chapitres alternent entre deux points de vue : Ismaël, jeune naturaliste repêché par un sous-marin et Alba, graffeuse enlevée de sa grotte pour devenir une sorte de gardienne de la mémoire. Ce sont les bases d'une oeuvre ô combien ambitieuse qui emprunte à la langue française son vocabulaire le plus riche pour construire une histoire qui fourmille de détails. L'univers de Marguerite Imbert est inflexible, flirtant entre les différents sous-genres de la sf, allant du cyberpunk, au post-apo et à la science-fiction climatique bien évidemment. L'écriture de l'auteure, très originale, m'aura fait tout autant rire que réfléchir. Et pour ne pas trop en dévoiler sur le reste de l'intrigue très atypique, je vous laisse avec le résumé d'Albin Michel Imaginaire...

"Une folle odyssée sous des cieux aveuglants, sur des mers acides qui empruntent leurs couleurs à une délicieuse poignée de bonbons chimiques." Albin Michel Imaginaire
Profile Image for Ehryx.
48 reviews1 follower
May 9, 2023
Ce post-apo au titre plein de promesses (tenues) se situe dans un avenir relativement proche, baigné par l'angoisse du changement climatique et truffé de références à notre monde, souvent amusantes, parfois malheureuses (je retire une étoile pour l'allégorie "je suis Merkel tenant l'Europe à bouts de bras", et me retiens à grand-peine d'entamer une diatribe sur les dégâts infligés à l'Europe par l'Allemagne).
Le style riche et grinçant donne une forte personnalité à l'ensemble, indéniablement, c'est un roman brillant, extrêmement travaillé et réfléchi.
Néanmoins, le récit tarde beaucoup trop à nous révéler ses enjeux et tout se résout dans un final réussi, mais qui aurait vraiment gagné à être dilué dans le reste du roman.
110 reviews3 followers
August 19, 2024
Les flibustiers de la mer chimique est un roman qui marie à la perfection un univers riche et crédible avec un rythme d'action effréné. Marguerite Imbert nous entraîne dans une aventure captivante où le lecteur ne peut s'empêcher de se laisser emporter. Ce livre est une réussite sur tous les plans, offrant à la fois une immersion totale dans un monde fascinant et une narration dynamique qui ne laisse aucun répit. Une lecture incontournable pour les amateurs d'aventure et de mondes imaginaires parfaitement construits.
Profile Image for Maurice Fontaine.
219 reviews5 followers
January 3, 2023
Globalement décevant, je pense en avoir attendu trop, j’en attendais des qualités (par exemple l’humour) qui sont certes présentes, mais de manière parcimonieuse et pas assez fortement pour cacher les points (qui me sont apparus comme) faibles.

Deux personnages hauts en couleur, mais une moitié de livre qui m’est complètement passé à côté, et globalement une résolution qui ne me satisfait pas du tout.

Dommage.
36 reviews
December 18, 2025
Un roman surprenant avec 2 points de vue très différents. J'ai eu beaucoup de mal à apprécier l'un des deux points de vue proposé mais je reconnais que la folie de ce personnage est extrêmement bien écrite ! Les chapitres sont longs, j'ai eu du mal à accrocher au début mais une fois lancée j'avais envie de continuer ma lecture. Attention à un TW non précisé et dont je n'ai pas compris la portée...
Profile Image for Antonomase.
95 reviews
April 28, 2023
Après un début un peu mitigé dans lequel le changement de narrateur en première personne sans aucune indication que la voix très spécifique de chacun des deux narrateurs, je me suis laissée emmener avec grand plaisir dans cette histoire de pirates et de machinations. Et ce, en grande partie grâce à la plume de l'auteur, qui a un sens du rythme très agréable, et qui a réussi à me faire rire à voix haute avec des petites phrases comme : "Tu vois, Claude-Henri de Saint-Simon avait raison : ça va bien plus vite quand on exploite les riches."
D'ailleurs, le fait d'avoir un récit post-apocalyptique et le personnage de la Graffeuse, mémoire de l'humanité permet des mélanges de références assez hétéroclites et très comiques.
Au niveau de l'intrigue, j'ai trouvé quelques longueurs, notamment parce que les chapitres sont extrêmement longs, et c'était un peu dommage de cacher les motivations réelles des personnages par des ressorts plus ou moins grossiers.
Cependant, je répète ce que j'ai dit en refermant le roman : "c'était rigolo, j'ai été divertie".
Profile Image for Mary.
116 reviews7 followers
July 19, 2024
Ressenti de l’expérience : 3 étoiles.
Mais la quatrième pour la qualité du style et la maîtrise de la plume, ainsi que la cohérence et la légitimité du message sous-jacent.
61 reviews
Read
September 12, 2024
Distopie tout à fait crédible. La nature se venge et n'en a-t-elle pas le droit? L'être humain s'est longtemps cru le maître de la Terre et un maître avide.
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