Dans ce roman, Baz Kalet est une île bretonne ; en vrai, elle n'existe pas, mais il y a bien un endroit au large de la Bretagne qui s'appelle comme ça (j'ai vérifié sur Google Map), c'est un récif.
Sur cette île, un manoir dont le propriétaire, Robert Armstrong, a été accusé du meurtre de sa femme. Comme son précédent avocat n'a pas réussi à le faire innocenter, Armstrong engage un jeune avocat lyonnais aux plaidoiries assez particulières. Cet avocat, Adrien Karll, n'est pas particulièrement assidu et préfère largement les jeux vidéos à son métier. Il est d'ailleurs très étonné qu'un riche industriel américain vivant en Bretagne tienne tant (un millions d'euros) à ce qu'il le représente... Mais il y va. Malgré tous les signes qui pourraient l'inciter à décliner, il se rend à Baz Kalet. Et là, l'atmosphère change, et on se retrouve un peu dans une ambiance à la fois style Dracula, Rosemary's Baby et Le Club Dumas (« La Neuvième porte »).
Et plutôt que de faire son métier : assurer la défense de son client, Adrien va se mettre à enquêter pour savoir si oui ou non il est coupable. Il va aussi sortir avec une habitante de l'île et se droguer avec elle.
Autant vous dire que le personnage d'Adrien m'a un peu énervée ; il n'était pas très crédible, mais une fois qu'on a terminé le livre, on peut éventuellement trouver une explication à ça. Il était surtout très irrationnel et on se demande comment il a réussi le Barreau. Certaines scènes (surtout les scènes où il dit s'échapper sans être vu) manquaient de précision (en gros je n'arrivais pas à comprendre comment il pouvait partir sans qu'on le voie ou l'entende) et ça m'a un peu gênée dans ma lecture.
Voici donc un thriller horrifique breton à l'ambiance bien sombre et malaisante, mais avec quelques touches d'humour (dans les personnages d'Adrien et surtout de la gendarme Mireille Vartan) qui contre balancent l'effet d'oppression et de huis-clos.