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La Nuit des treize plumes

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368 pages, Paperback

Published August 20, 2025

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Isabelle Pandazopoulos

26 books9 followers

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Displaying 1 - 12 of 12 reviews
Profile Image for Benjamin - Les Mots Magiques.
406 reviews112 followers
August 20, 2025
Ondine est une princesse, fille du roi Igor-le-Terrible. Elle a grandi dans un genre de couvent où on lui a appris à rester à sa place, et où on a tout fait pour limiter son éducation pour qu’elle reste facile à contrôler. Mais lorsque son père lui lui présente l’homme qu’il a choisi pour devenir son mari, Ondine commence à prendre conscience de sa situation et décide de s’enfuir.

J’étais plutôt très curieux de ce roman qu’on nous vend comme un contre cruel et féministe mais ça n’a malheureusement pas été à la hauteur de mes attentes.

J’ai pourtant bien aimé la première partie, lorsqu’Ondine est encore au couvent et qu’on découvre petit à petit la société dans laquelle elle évolue. Entre la misogynie ambiante, les actes de violences sexistes plus ou moins ordinaires, et la façon dont les femmes sont contrôlées jusqu’au moment où elles sont données en pâture à leur mari (sans aucun avertissement sur ce qui va leur arriver), on se dit que le roman va envoyer du lourd. Malheureusement ça ne dure pas.

Déjà, j’ai trouvé beaucoup de choses incohérentes dans cette histoire qui m’ont pas mal sorti de ma lecture. J’avais reçu des Épreuves non corrigées du roman donc il est possible que certaines aient été corrigées dans la version finale mais je n’en ai pas la certitude. C’est probablement le cas pour les incohérences dues à des erreurs de relecture (comme les 13 plumes qu’Ondine surnomme d’une manière différente, 14 noms pour 13 plumes) mais certaines choses illogiques me semblent bien trop centrales à l’histoire pour avoir pu être corrigées à ce stade du processus.

D’une manière générale, je pense que j’ai surtout été très frustré par la promesse qu’on nous fait qui n’est pas du tout respectée. On nous vend un conte féministe pour au final nous offrir une romance cliché, précipitée et vraiment insipide. Les mots peuvent sembler durs, et ils le sont sûrement, mais ils sont aussi très justes.

Tous les hommes sont horribles SAUF le premier mec de son âge qu’elle croise par hasard, qui a le cœur le plus pur qui soit tout en venant d’un milieu défavorisé. Évidemment ce jeune homme est prêt à mettre sa vie et celle de sa famille en danger pour protéger cette princesse qu’il aime éperdument après l’avoir rencontrée il y a 2 jours. Je pense quand même qu’on peut faire mieux que ça aujourd’hui.

Après je ne dis pas qu’il n’y a pas de dimension féministe dans le roman, il y a même quelques réflexions intéressantes et même impactantes, mais elles sont noyées derrière cette romance (dont on ne nous parle d’ailleurs pas dans le résumé alors qu’elle est TRÈS présente).

Et pour le côté cruel vendu, c’est un peu pareil. Il y a des aspects cruels, parfois même trop compte tenu du ton du reste du roman, mais ça semble tomber comme un cheveu sur la soupe et être là juste pour avoir un petit facteur choc. Je pense notamment à ce qui se passe autour des personnages de Bouchka et Myla qui est très cruel, ça il n’y a pas de doute, mais qu’on nous lâche un peu comme ça, comme si ça n’était pas très important, juste pour dire que cette part du contrat a été respectée.

Autre défaut du roman (désolé, j’ai vraiment du mal à trouver autre chose à en dire…), j’ai trouvé le rythme assez mauvais, surtout sur la dernière partie où on ressent vraiment qu’on nous énumère des événements sans vraiment de liant entre eux. « Tiens il s’est passé ça à un moment. Et puis ça, un peu plus tard ».

Oh, et un autre truc qui m’a vraiment agacé, c’est qu’on passe tout le roman à faire des commentaires sur les cheveux d’Ondine qui sont dorés et beaux et très longs et qu’elle ne doit surtout pas couper parce qu’ils sont si spéciaux. Spoiler : ses cheveux n’ont rien de spécial et on nous a juste fait miroiter un truc un peu magique qui n’est juste jamais arrivé. Quel intérêt ?

Enfin bref, j’étais parti pour essayer de faire un avis mesuré mais il semblerait que je n’ai pas réussi. En soi ce n’était pas non plus horrible, c’était surtout très générique, mais je pense qu’il faut que les maisons d’édition fassent attention à la manière dont elles markettent les romans qu’elles sortent. Si la communication avait été différente avec ce titre, je n’aurais sûrement pas été aussi incisif (et je ne l’aurais surtout pas lu).
Profile Image for Camille.
607 reviews41 followers
November 27, 2025
sympa, un joli conte, la romance prend pas mal de place (et c'est quand même basiquement tomber amoureux au premier regard), malheureusement j'ai lu ce livre après avoir découvert et dévoré "Peau d'âme" qui était un peu dans les mêmes thèmes et qui était beaucoup plus profond et inoubliable
Profile Image for Enairolf.
2,455 reviews21 followers
August 20, 2025
La nuit des treize plumes est un roman d’Isabelle Pandazopoulos qui mêle conte, quête et réflexion sur la liberté. À travers le destin d’Ondine, princesse promise à un mariage forcé, l’auteure revisite les codes du conte traditionnel pour en faire un récit féministe et initiatique. Ce livre m’a laissé un sentiment partagé : l’écriture m’a happé, l’univers m’a intrigué, mais j’ai ressenti un léger détachement émotionnel, comme si le cœur du récit restait à distance.

Isabelle Pandazopoulos possède une écriture reconnaissable : élégante, poétique, mais capable de fulgurances sombres. Elle joue sur la musicalité des phrases, la richesse du vocabulaire et des images pour donner à l’histoire une atmosphère feutrée, presque onirique. Les dialogues sont rares, souvent pesés, ce qui renforce l’impression de lire un conte ancien, mais cela peut aussi ralentir le rythme. Sa plume sait peindre les émotions intérieures d’Ondine par petites touches, mais elle ne s’attarde pas toujours assez longtemps pour que l’on ressente pleinement chaque bouleversement. On oscille entre admiration pour la beauté de l’écriture et frustration de ne pas être complètement happé dans la vie intérieure de l’héroïne.

Le monde dans lequel évolue Ondine est construit comme un décor de conte classique : un royaume gouverné par un roi autoritaire, des frères mystérieusement disparus, un couvent sévère, des paysages qui oscillent entre douceur et rudesse. Mais derrière ce cadre traditionnel se cache un propos plus moderne : critique du patriarcat, importance de la sororité, et idée que l’on peut s’extraire d’un destin imposé. L’univers est riche en symboles (plumes, oiseaux, enfermement, fuite) et offre des scènes visuellement fortes. Pourtant, il reste parfois en arrière-plan : on aimerait le voir s’épanouir davantage pour se sentir complètement immergé.

Ondine, élevée pour être une princesse docile, se retrouve promise à un homme qu’elle ne connaît pas. Refusant ce destin, elle s’enfuit pour partir à la recherche de ses frères, que la rumeur dit transformés en oiseaux. Ce voyage la mène vers des lieux inattendus, des rencontres qui vont changer sa perception d’elle-même et du monde. L’intrigue mélange quête familiale, apprentissage de la liberté et touches de magie. Cependant, le fil narratif principal, la recherche des frères, avance lentement et semble parfois éclipsé par la romance ou par des moments plus contemplatifs. Cela donne un rythme inégal : certains passages sont intenses, d’autres s’étirent un peu trop. On sent que l’auteure privilégie le cheminement intérieur d’Ondine à l’action pure, ce qui plaira à certains mais frustrera ceux qui attendaient un récit plus haletant.

Ondine est une héroïne intéressante dans sa dualité : à la fois fragile et obstinée, naïve et courageuse. Son évolution est au cœur du récit, mais elle se fait par petites étapes, parfois de façon subtile au point de sembler lente. On peut admirer sa force silencieuse, tout en regrettant qu’elle reste parfois trop passive face à ce qui lui arrive. Après je dois quand même avouer qu’elle m’a agacé par moments et que je ne me suis pas vraiment attachée à elle. Les frères, bien qu’absents physiquement, sont une présence constante dans son esprit. Leur disparition et leur transformation symbolisent l’oppression et la perte, mais ils manquent d’épaisseur en tant qu’individus. Les figures féminines croisées en chemin apportent chaleur et solidarité — elles incarnent la sororité, le soutien entre femmes dans un monde hostile. Le roi, figure paternelle autoritaire, est l’incarnation de l’ordre patriarcal, dur, inflexible. C’est clairement un personnage tout simplement horrible et abject!
Enfin, la romance qui se développe apporte une touche de lumière, mais reste rapide et parfois un peu superficielle, comme si elle servait plus à marquer une étape dans la libération d’Ondine qu’à devenir un axe central.

La nuit des treize plumes est un roman fort dans ses intentions et ses symboles, servi par une plume élégante et un propos engagé. Il réussit à revisiter le conte avec un prisme féministe et à poser des questions importantes : jusqu’où peut-on aller pour s’émanciper ? Comment retrouver sa voix quand on a été réduit au silence ?
Cependant, malgré ses qualités indéniables, le livre laisse une impression en demi-teinte. L’univers aurait pu être encore plus développé, les personnages secondaires plus étoffés, et le rythme plus régulier. C’est une lecture qui se savoure pour son atmosphère et son message, mais qui peut laisser certains lecteurs à distance émotionnellement. En refermant le livre, je me suis senti à la fois un peu touché par la force de l’héroïne et un peu frustré par cette sensation de ne pas avoir plongé totalement dans son monde. C’est une œuvre qui marque par ses images et son propos, mais qui ne m’a pas totalement conquis.
Profile Image for esther!.
171 reviews9 followers
September 10, 2025
2/5
j’ai pas trouvé ça renversant, on nous le vend comme un conte féministe alors que le premier rebondissement c’est un mec qui la sauve?? ; c’était presque une romance aussi à ce point vu toute la place que ça prenait dans l’histoire alors que rien est dit à propos de ça dans le résumé
j’ai trouvé que la timeline faisait vraiment pas sens dans quelques chapitres, je sais pas si c’est moi qui ai mal compris ou si c’était juste comme ça, enfin bref ça m’a vraiment pas convaincue!!
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333 reviews
August 21, 2025
Une intrigue pleine de rebondissements et d'émotions : condition féminine, amour, amitié, pouvoir, merveilleux.

Le récit mêlant plusieurs voix narratives s’ouvre avec des pages en italique recelant un mystère : la jeune princesse Ondine, à la longue chevelure blonde et soyeuse, reçoit un cadeau énigmatique qu'elle cache soigneusement à son entourage. "Cette chose était là (...) d'un bleu nuit si intense qu'il semblait irradier de la lumière. (...) L’enfant cacha son trésor dans une fente du mur au pied de son lit. N’en parla à personne. (...) C’était comme si soudain elle avait une raison d'exister. Car elle en était sûre. Cette chose qui n’avait pas de nom la sauverait du silence et de la solitude."
Ensuite, nous voilà plongés dans un univers merveilleux, inspiré des contes de l'Europe de l’Est où le froid, la cruauté du despotique roi Igor et la froideur de la reine isolent la magnifique princesse Ondine. Celle-ci vit recluse au Terem, en compagnie d'autres jeunes filles et surtout surveillée par des soeurs, gardiennes plus que cruelles. Enfant idolâtrée par son père pour sa beaute magnétique, elle se soumet docilement aux règles du Terem : isolement, interdiction d’apprendre à lire, intimidation de ses gardiennes...
Mais le jour où le roi Igor lui choisit un mari et décide de son avenir, Ondine fait le choix de l’indépendance et elle assouvit sa secrète soif de liberté, jusque-là jugulée par l’ignorance dans laquelle on la maintenait à dessein. S’ensuit un récit plein de rebondissements et d'aventures qui réjouissent autant le lecteur que l'héroïne : la troupe de cirque ambulante et la jolie relation avec des personnages attachants comme Zlatko et sa soeur, la rencontre avec une sorcière aussi effrayante et puissante que Baba Yaga...
Conte empreint d’une atmosphère médiévale plaisante, La nuit des treize plumes est un récit initiatique où Ondine trouve sa voie pour exister en tenant compte de ses aspirations, de ses racines et de ceux qui comptent le plus pour elle.

Ce récit est militant et j’en ai apprécié plusieurs aspects. Tout d’abord, sa qualité littéraire et les nombreuses références à la littérature classique.
Le sujet abordé : un combat féministe très judicieux. La princesse recluse et le despotisme du roi Igor font très justement écho à la condition actuelle de certaines jeunes femmes, privées d'instruction et de libre arbitre, d'où l'intérêt de cette lecture pour de jeunes adolescents.
Cependant, j'ai trouvé certains passages trop militants, ce qui m'a gênée lors de la lecture. Les échos aux combats de notre société m'ont semblé trop en décalage avec l'univers du conte pourtant très bien mis en place. J'aurais aimé plus d’implicite et des développements moins appuyés. Je relève en particulier le personnage de Iel et son monologue intérieur qui m'a parfois vraiment donné l'impression d'une histoire prétexte pour placer des enseignements plaqués... C'est mon regret dans une lecture que j'ai plutôt appréciée globalement.
Je remercie les éditions Rageot et Babelio pour l'envoi de cette lecture dans le cadre d'une masse critique privilégiée.
#La nuit des treize plumes
#Rageot
271 reviews2 followers
August 28, 2025
Sous ses allures de conte, La nuit des treize plumes est un joli pamphlet féministe sans être moralisateur.

Par le biais des (més)aventures d’Ondine, qui a décidé de partir à la rencontre de ses frères transformés en oiseaux, c’est toute notre civilisation qui est décortiquée.

Elle découvre les disparités entre les riches et les pauvres mais également la soif de pouvoir et la cruauté des Hommes. Cependant, ce qui rend le roman puissant, c’est la niaque, la rage de vivre des victimes. Leurs victimes subissent les sorts les plus cruels mais s’en relèvent avec une résilience qui force l’admiration. On reste baba.

L’action est mêlée de magie et d’un ton presque irréel. On a l’impression d’assister à un Tim Burton avec notre bol de pop corn. La violence y est décrite sans fard mais avec un recul qui fait que tout nous paraît lointain. Nous sommes dans un conte cruel mais dont la lumière réside dans les sentiments les plus purs. Je suis fan!
Profile Image for Mag.
500 reviews26 followers
July 19, 2025
Un super départ. L’écriture est au rdv mais peu à peu j’ai décroché pour finir par m’ennuyer. Je préfère cette autrice sur des textes réalistes, ses romans sont sublimes !
Profile Image for Alys_bookaddict .
393 reviews1 follower
August 20, 2025
J’ai été déçue par ce roman, et c’est d’autant plus frustrant que la couverture est superbe et que le résumé promettait une histoire vraiment alléchante. Malheureusement, l’intrigue comme les personnages ne m’ont pas convaincue.

J’aime beaucoup les contes revisités, mais à condition qu’ils évitent les personnages trop naïfs et les intrigues survolées. Ici, c’est exactement le problème. L’héroïne, Ondine, m’a agacée du début à la fin. Certes, elle a été enfermée, contrôlée et conditionnée toute sa vie, mais certaines de ses décisions m’ont semblé irréfléchies, voire absurdes. À part sur la toute fin, lorsqu’elle va voir la sorcière (et encore…), elle ne prend aucune réelle initiative pour changer les choses. Son évolution est beaucoup trop lente : on passe un temps considérable au couvent, puis au château, sans que l’intrigue n’avance vraiment.

J’attendais plus d’action, un mystère captivant autour de la transformation de ses frères et, surtout, une véritable quête pour les retrouver. Or, rien de tout cela : l’intrigue se focalise surtout sur une romance avec un jeune homme rencontré lors de son évasion. Une romance qui aurait pu être mignonne… mais qui, pour moi, manque de développement et se déroule bien trop vite. Le roman est par ailleurs assez sexualisé, et la façon dont ce point est traité m’a mise mal à l’aise.

En résumé, je n’ai pas apprécié ma lecture. Le rythme est trop rapide, le personnage principal m’a exaspérée et j’aurais voulu plus de fantasy et d’aventure. Dommage, car la plume de l’autrice est agrèable, même si j’ai eu du mal à vraiment entrer dans l’histoire au départ.
Profile Image for de_plumes_parchemins_et_dencre.
149 reviews
September 22, 2025
Une réécriture de conte intéressante dans sa construction et par les sujets abordés.

- Nous suivons Odile, jeune princesse élevée dans des conditions assez austères et oppressives dans une institution religieuse. Élevée sans amour et dans le but de succéder à son père, elle comprend que son destin ne lui permettra jamais d'être libre : le roi souhaite qu'elle épouse un homme qu'il aura choisi pour elle et à qui elle devra se soumettre. Incapable de s'y conformer, elle s'enfuit, rencontre un mystérieux jeune homme et se lance dans une quête pour retrouver des personnes disparues.

- le récit nous plonge directement dans l'enfance difficile d'Ondine qui n'a rien d'un conte de fée au premier abord. On l'a suit rapidement dans son enfance jusqu'à arriver au moment où elle doit épouser un homme qui lui aura été imposé. On se rend rapidement compte que les femmes sont considérées comme des objets dont le seul but est de satisfaire les désirs masculins. On assiste à des scènes difficiles tant elles sont humiliantes comme par exemple une vérification de la virginité. Les jeunes filles sont élevées dans l'ignorance totale en ce qui concerne la sexualité. Ce qui aura son importance dans l'intrigue.

- J'ai entamé ce récit en sachant qu'il s'agit d'une réécriture du conte « Les douze frères » des frères Grimm. Et j'ai trouvé que le coeur du conte original est très bien respecté le tout en apportant une vision plus féministe. Ondine est une jeune fille très naïve du fait de son éducation. Mais elle gagne rapidement en profondeur, en nuance et n'est plus la petite fille fragile qu'elle a été. Même si tout ce qu'elle entreprend dans sa quête bénéficie de l'aide importante de plusieurs autres personnes. Zlatko est un jeune homme extrêmement bienveillant et loyal. Il va devenir un véritable allié de la princesse et leur évolution va avoir une incidence sur la suite de sa destinée. Lavinia est celle qui m'a plus plus marqué. Magicienne recluse dans la forêt, elle incarne la puissance féminine et est la voix des anciennes. Prise dans un dilemme douloureux et mortel, c'est un personnage non manichéen et dont la conscience est torturée par des choix qui ne lui appartiennent pas.

- Même si l'ensemble du récit m'a beaucoup plu, j'aurais aimé plus d'approfondissements pour certains personnages qui gravitent autour d'Ondine et dont la présence et les actions lui sont bénéfiques. Notamment au sujet des treize jeunes hommes dont la destinée a pris un détour complément inattendu. Leur destin est lié à celui d'Ondine de manière irréversible. On en sait très peu sur eux et j'aurais pensé qu'ils aient un rôle plus important et qu'ils seraient plus présent. J'aurais aimé en savoir plus leur histoire et comment leur expérience particulière va les définir en tant qu'hommes.

- La plume est très fluide, à la fois poétique et percutante. le style adopté est bien adapté à ce genre. le rythme peut paraître inégal mais il marque bien le temps qui passe sans que ce soit trop développé. le tout se lit assez rapidement, certains événements auraient pu être accéléré. La fin peut paraître abrupte mais correspond parfaitement aux codes du genre des contes.

En conclusion, ce fut une lecture plaisante qui aura su me faire voyager, me révolter et me donner une lueur d'espoir quant au destin d'Ondine. le récit n'est pas exempt de cruauté et certains passages sont durs à lire. Toutefois, il pourra ravir les plus jeunes ✨
729 reviews3 followers
August 20, 2025
< Les princesses existent pour être heureuses et faire rêver. Pour le reste, on préfère pas savoir. >

Aimez-vous les réécritures de contes moins connus ? Moi j'adore.

Je connais l'autrice grâce à deux de ses romans La Décision et Demandez-leur la lune. Si je n'avais pas accroché ni à l'un ni à l'autre, là dans ce dernier roman l'autrice m'a emportée si loin avec elle. Dans une révolte pure, simple, unique et merveilleuse.

Quand j'étais petite, Les douze frères de Grimm était un conte que j'aimais particulièrement - de manière honnête je le lisais et le relisais sans cesse -. Je pense que la dualité parentale me choquait beaucoup. Comment imaginer des parents bourreaux et aimants à la fois...

Et c'est exactement ce que l'autrice a repris dans La nuit des treize plumes. On découvre page après page une famille royale qui n'a de famille que le statut. Un roi médiocre et terrible. Dont le courroux fait trembler tout un chacun, même ses proches.

Une princesse aux cheveux de lune enfermée, esseulée, diminuée à son statut reproductif, isolée pour mieux la contrôler. C'est dur et intense de lire sa détresse, ses rêves d'ailleurs. De découvrir jusqu'où peut aller la cruauté lorsque le pouvoir est en jeu.

Bien-entendu avec autant de pages on ne se limite absolument pas à la version des frères Grimm. L'autrice mêle histoire, sorcellerie, quêtes, conquêtes et Amour. Ce roman devient une longue balade/ballade (puisque les deux termes conviennent parfaitement) aux côtés d'Ondine.

Elle va de découvertes en rejets, de prises de position en choix impossibles. Elle casse les codes en devenant peu à peu une personne, elle qui n'était qu'objet. Il y a des passages très difficiles à lire, où l'on parle d'agressions, de violence inouïe, ... Mais tout est embelli par cette plume intriguante.

En bref, j'ai adoré. Allez-vous vous laissez tenter vous aussi ?

< Le chagrin rend malade. C'est comme ça. Mais tu verras, un jour, il devient moins violent. Et s'il ne disparait jamais, il ne t'empêchera plus de désirer le soleil chaque matin >

Merci à Babelio pour l'envoi.
Profile Image for Marion.
70 reviews2 followers
January 7, 2026
Ondine, fuyant un mariage forcé, affronte un monde de cruauté, de pouvoir et d'inégalités. Derrière ses airs de conte, un roman féministe qui pulse de courage et de rage de vivre.
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