Pierre est un enfant sensible, amoureux de la nature, de l’art et bientôt des garçons. Son père, plutôt conservateur, l’emmène régulièrement camper au grand air. Il aimerait initier son fils à la chasse et très tôt, n’hésite pas à mettre un fusil entre les mains du jeune garçon. Mais Pierre ne se sent pas à sa place. Rêveur, il ne se reconnaît guère dans les valeurs virilistes. Il préfère observer, dessiner, sculpter… Avec le temps, il commence à se rendre compte qu’il est à l’opposé du fils que son père aurait aimé avoir. Et à mesure qu’il se découvre et refoule sa véritable nature, les relations entre les deux hommes se dégradent. Aujourd’hui ces souvenirs sont loin derrière lui. Pierre a la trentaine et peine à trouver sa place tant sur le plan sentimental qu’artistique. Confronté à l’errance professionnelle et au doute, sa carrière ne décolle pas. Il enchaîne les jobs alimentaires et reste spectateur de sa vie. Car pour pouvoir se révéler aux autres et à lui-même, il va lui falloir ouvrir la boîte de Pandore - se souvenir pour déconstruire son éducation et accepter son histoire. C’est seulement en faisant ce chemin escarpé, sans peur, qu’il pourra trouver un nouvel épanouissement personnel et artistique… Comment grandir aux côtés d’un père déconnecté de ses émotions ? Comment s’aimer et se faire une place dans le monde en laissant derrière soi l’héritage familial qui nous entrave ? David Combet déconstruit la masculinité toxique à travers le récit intime d’un fils qui se révolte pour s’accomplir. Avec ce one shot remarquable de 280 pages réalisé à la peinture acrylique, il explore la psyché de son personnage de manière profonde et interroge le rapport au corps et à la virilité. En même temps qu’une introspection, qui aborde l’intimité et le détachement, il nous donne à voir les différences sociales des années 1990 à nos jours et révèle son grand potentiel en intégrant le catalogue Glénat avec une œuvre sensible et subtile.
Euh PARDON mais quelle énorme DINGUERIE que cette bd ???
Il est 1h du mat’ et je n’ai pas pu la lâcher. J’ai l’impression d’avoir passé ma soirée dans une galerie d’art tellement les planches m’ont émerveillé.
C’est un vrai (gros) bijou, tant pour l’aspect graphique et visuel qui me laisse sur le cul que pour l’histoire que j’ai trouvé très juste et touchante !
Un bon pavé bien queer, sur l’art, la création, le désir, l’identité, les liens familiaux et encore bien plus mais je vais m’arrêter là faute de place.
(+ ça se passe à Lyon et c’est bien retranscrit puisque le métro C est en panne et le T1 passe toutes les 20 minutes) (#1 hater de TCL)
Je l'avais jamais vu avant, je l'ai juste aperçue dans une librairie et elle m'a fait de l'oeil.. Je suis super contente de l'avoir pris parce que tant l'histoire que les dessins j'ai adoré, ça représente de façon que je trouve très juste les tourments et les remises en questions que l'on a à propos de nous même. Les planches sont magnifiques et j'aurais pu me perdre dans cette montagnes encore 200 pages avec trèèèss grand plaisir ! Foncez y les yeux fermés, je vous conseille ce roman graphique à 100% !
Pierre, artiste sculpteur, tente de vivre sa vie du mieux qu'il peut, en portant sur ses épaules le poids d'une enfance marquée par un père viriliste et d'une adolescence signée par la rupture après la révélation de son homosexualité.
Des dessins magnifiques, qui se passent de mots pour exprimer les émotions du personnage, sensible à la nature, à la beauté et à la méchanceté des autres.
J’ai adoré la narration qui fait des allers-retours temporels et la façon dont l’image en dit plus que les mots, souvent. Beaucoup d’implicite et de non-dits, qui restent évocateurs.
La question de la masculinité est traitée de manière interessante.
Petit bonus totalement subjectif : ça se passe à moitié en Savoie et à moitié à Lyon.
Je suis tombée par hasard sur cette BD dans les coups de cœur de ma petite bibliothèque. J’ai trouvé le récit touchant avec le back and forth entre l’enfance et la vie de jeune adulte. Le thème d’une figure paternelle virile et de son fils quelque peu différent était très intéressant, j’ai apprécié ma lecture ! En plus de l’histoire, les illustrations sont magnifiques.
La pulvérisation implicite de la figure du domtop... Il m'a été très difficile de fermer la BD pour faire des pauses ou autre, tellement elle est incroyable. Les planches sont tout simplement sublimes.
« We accept the love we think we deserve. » Cette citation n’est pas dans ce roman graphique, of course. Or, elle met parfaitement en relief le goût acre qui me reste en bouche après cette lecture, ma foi, extrêmement touchante.
Un récit queer bouleversant qui entre en résonance avec de nombreux parcours, porté par de belles illustrations et une représentation de la nature magnifique.