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Synder

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Det börjar med ett till synes meningslöst mord: en ung man mördar en äldre kvinna för en mindre summa pengar. Han har en skuld att betala, och hennes liv var ju ändå inte mycket till liv. Men sanningen om vems liv som egentligen tog slut den dagen är inte så enkel.

Som en samtida och koncis version av Brott och straff där den tidigare juristen Debré vänder spegeln från sig själv mot oss alla och ställer frågan: vad är vi kapabla till, vad är förutbestämt? Och vad är mest perverst, våra synder eller vårt samhälle?

70 pages, Unknown Binding

First published November 1, 2023

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About the author

Constance Debré

10 books278 followers
Constance Debré is the daughter of journalist François Debré (1942-2020) and former model Maylis Ybarnégaray (1942-1988), granddaughter of Michel Debré (1912-1996), former Prime Minister of General de Gaulle, and of Jean Ybarnégaray (1883-1956), minister of the Vichy regime and resistance fighter. She is also the niece of the statesman Jean-Louis Debré.

She was 16 when her mother died. She studied at Lycée Henri-IV, then law at Panthéon-Assas University. She is a graduate of class 99 (E99) of the ESSEC Business School. Married in 1993, she had a son in 2008. A lawyer by profession in 2010, she accompanied her father in 2011, charged in the case of fictitious jobs at the town hall of Paris. Recognized for her eloquence, she was elected second secretary of the Conference of Lawyers of the Paris Bar in 2013.

In 2015, she finally left her husband and her job to live with a woman and pursue a full-time career as a writer.

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37 (11%)
1 star
8 (2%)
Displaying 1 - 30 of 33 reviews
138 reviews3 followers
February 21, 2023
L’éloge des grandeurs négatives.

Le mot est de Constance Debré qui se fait l’avocate du coupable d’un meurtre. Un coupable qui appartient au monde du dessous où se retrouvent tous les coupables ou qui sont destinés à l’être. Et c’est bien l’immense talent de Constance qui nous ébranlent.
Profile Image for Trine.
63 reviews
May 9, 2025
Lest på norsk, misgjerninger. «Forbrytelse og straff» for vår tid. «Det er en felle klart det er en felle dere tror ikke jeg ser det klart jeg ser det jeg ser bare det noen ganger er det ikke noe annet å gjøre enn å gå rett i fella.»
Profile Image for Alizée Ce.
209 reviews1 follower
February 27, 2023
Une leçon d'humanité qui parlera évidemment à tout.es celle.ux qui ont mis un pied dans un prétoire pénal. La farce de la justice, la farce de la prison, le déterminisme social.

Comme à son habitude Debré dénonce "nos" privilèges dans une opposition du vous et du nous.

L'écriture passe d'ailleurs de la 3eme à la 1ère personne.

C'est le livre que j'attendais, celui de l'avocate. Et elle y fait ce qui a été son travail, celui de porter la voix et l'histoire d'un autre.

Le problème c'est que justement, se faire faire la leçon pendant 120 pages c'est rébarbatif. Peut-être est-ce mon cynisme des prétoires ou mon privilège (conscient et inébranlable) mais rien de bien nouveau sous le soleil.
242 reviews3 followers
June 2, 2025
Dette var både meditativt og langsom lesing med poetisk språk, men også vondt å lese ut fra voldsutøvers perspektiv - jeg drepte, men hun ville dødd snart uansett, så hvorfor gjøre en så stor sak ut av det.
118 reviews5 followers
March 13, 2024
bien aimé mais sans plus. Il y a quelques phrases percutantes, notamment le très beau "grandeurs négatives" mais je préfère ses récits autobiographiques, que j'ai trouvé plus percutants.
Profile Image for Issi.
686 reviews5 followers
December 11, 2024
Short and sweet. I love her writing style. So very different. And she passages a powerful message with this book. Gives food for thought.
Profile Image for Jongorenard.
254 reviews22 followers
April 25, 2023
"Offenses" commence avec une sordide histoire de meurtre dans un modeste appartement de banlieue parisienne. Le logement est celui d’une vieille femme aigrie par la vie, délaissée par sa famille, rejetée par les habitants de son quartier. Le seul personnage qui lui parle ou l’aide est paradoxalement son assassin, un jeune homme de 19 ans qui vit au-dessus de chez elle et qui la tue en raison d’une dette dérisoire qu’il avait auprès d’un dealer. La misère se nourrit de la misère avec ce crime qui est le premier temps du roman.
Le deuxième est celui du procès, une autre narration, celle de l’appareil judiciaire, celle du jugement d’un homme seul face à la société. Nouveau paradoxe, alors que le jeune homme est au centre du procès, qu’il en est le personnage principal, l’expert psychiatrique « spécialisé dans l’âme humaine » dit de lui qu’il est insignifiant, comme s’il n’avait pas de valeur, ni pour le procès ni pour la société. D’ailleurs, les juges eux-mêmes ne semblent guère considérer l’humanité de l’accusé pour s’intéresser surtout à son côté monstrueux. La condamnation suit, sans surprise.
Ce jeune homme m’a immédiatement fait penser au Raskolnikov de Dostoïevski qui tue une vieille dame pour de l’argent. Évidemment, la forme littéraire n’est pas la même. Ici, le propos est resserré sur une centaine de pages pour aller au cœur du sujet, au cœur des ténèbres. Et même si Constance Debré utilise le « il » d’un narrateur omniscient, elle revient par moment à la puissance du « je » pour « crache[r] à la figure du monde, dénonce[r] ses mensonges, pleure[r] ses promesses. » L’écriture est épurée et va à l’essentiel.
Ici, la hache de Raskolnikov est remplacée par un gros couteau de cuisine. Les victimes se ressemblent et leur mort n’émeut personne. Les deux assassins ont des points communs également. Ils partagent la pauvreté, l’exclusion sociale. Leurs actes criminels semblent même arranger tout le monde et avoir un but politique, humanitaire ou sacrificiel. Dans "Offenses", le narrateur déclare : « Je l’ai tuée mais je l’ai tuée à votre place. Je tue mais je tue par vous, pour vous et avec vous. Je tue parce que vous vous nourrissez de mon crime, parce que vous vous nourrissez des assassins, pour vous permettre de nous punir, parce que ainsi va le monde qui a besoin de victimes sans fin, le monde qui est fait de bourreaux partout. »
Le texte peut gêner, déranger, embarrasser, plus en raison des questions qu’il soulève que d’un éventuel sentiment de culpabilité. "Offenses" n’est pour moi ni un roman à thèse ni un pamphlet. Constance Debré décrit des souffrances psychiques, des dysfonctionnements administratifs, mais elle ne donne ni solutions ni leçons de morale et ne cherche pas à régler ses comptes avec l’institution judiciaire. Elle n’analyse pas les mécanismes psychologiques ou institutionnels générateurs de douleur, mais nous plonge dans l’âme humaine, dans nos peurs, dans notre humanité confrontée à la violence, une humanité déclassée qui survit à l’écart des centres-villes proprets. C’est un univers social peu exploré que l’autrice décrit sans artifice en délivrant une vérité âpre.
Ancienne avocate pénaliste, elle n’a pas oublié les clients qu’elle a défendus, les prisons qu’elle a visitées, les procès auxquels elle a participés. Elle puise dans cette expérience la matière pour nous rappeler des vérités simples et factuelles sur l’origine sociale pauvre ou modeste des accusés, sur la posture froide et insensible de l’institution judiciaire plus dans la sanction que dans la réparation. Constance Debré nous pose des questions morales ou politiques sur la frontière mouvante entre le bien ou le mal. Le monde est-il séparé entre victimes et coupable ? Pourquoi se sent-on concerné lorsqu’un crime est commis alors qu’on veut proscrire celui ou celle qui l’a perpétré ? En plaçant le lecteur dans la peau de l’accusé, ce récit m’a touché par son universalité comme s’il racontait notre histoire, celle de la grandeur et la misère de l’humanité. À aucun moment, Constance Debré n’excuse l’acte criminel ce qui, il me semble, lui permet de mieux sonder l’âme humaine et d’aider le lecteur à mieux se connaitre en s’interrogeant sur des notions philosophiques. N’est-ce pas le rôle et la force de la littérature ?
Profile Image for Max Arnaud.
30 reviews
November 2, 2023
Un roman qui ne vaut que par l'idée qu'il porte. L'écriture, tantôt relâchée, tantôt stylisée, donne un sentiment tantôt de rien à foutre tantôt d'artificialité. L’histoire est banale (à supposer qu'il y en ait une) et les personnages n’en sont pas. En revanche une idée intéressante traverse le texte : les criminels seraient nos victimes expiatoires. Leur culpabilité est si lourde qu'elle allègerait le sentiment de la nôtre.
Profile Image for Fred.
16 reviews4 followers
October 11, 2023
Franchement, elle commence à faire chier la Debré avec sa misanthropie de petite bourgeoise révoltée. L’existence de ce livre est d’une ironie et d’une hypocrisie sans pareil, et clairement, elle n’a rien compris à la complexité de la pauvreté. Son regard sur ces pauvres gens victimes de leurs circonstances est méprisant sans même qu’elle s’en rende compte. Si tout est si atroce et inutile, si la vie est aussi pourrie, qu’elle cesse de publier chez Flammarion et qu’elle se taise, ou encore mieux, qu’elle aille au bout de sa révolte nihiliste misanthrope et qu’elle se flingue.
Profile Image for Pierre-Alexandre Buisson.
255 reviews152 followers
March 3, 2023
Pour son quatrième roman, Debré laisse de côté l'autofiction qui lui réussit tant pour s'adonner à un drôle d'exercice, à mi-chemin entre pamphlet et «true crime».

C'est l'histoire d'un jeune qui n'a rien pour lui, qui commet un crime, et qui est jugé. On est confrontés au dépouillement de son existence et au manque d'espoir et d'opportunités pour sa famille et lui, et l'autrice ne rate pas une occasion de souligner que les gens qui lisent ce livre ne savent pas ce que c'est que l'injustice, et ne sont pas conscients de leurs privilèges.

Et comme avec n'importe quelle oeuvre qui manque de nuance, malgré l'aspect plutôt bref du récit, ça devient un peu lourd.

Debré semble encore fâchée d'être née dans une famille riche, et ça semble - pour l'instant, malheureusement - définir son oeuvre.
Profile Image for Sarah.
202 reviews21 followers
August 2, 2023
Certes, c'est puissant, c'est super bien écrit mais je me pose quand même la question de la légitimité de l'autrice par rapport à son protagoniste...
Profile Image for Clara.
100 reviews3 followers
July 13, 2024
« Votre richesse tout entière tournée vers vous-mêmes, tout entière utilisée à vous maintenir, n'est plus seulement un pêché elle est devenue une maladie. Vos psys payés cash à blanchir vos consciences ne blanchissent rien. Votre nourriture toujours plus saine ne nettoie rien. Vous êtes la noirceur. Ce que nous sommes c'est vous en moins gras, c'est vous en moins lâches, en moins hypocrites, en moins obscènes, c'est l'existence au plus près de ce que c'est qu'être un homme. L'humanité, est-ce qu'il vous arrive d'y penser encore? Ce que c'est, ce à quoi ça oblige? L'humanité, tout ce qu'il y a de perdu et qui désespère d'être sauvé, est-ce que ça existe encore pour vous, est-ce que ça a jamais existé? Nos limbes sont le centre du monde. L'humanité est là maintenant. C'est nous les damnés et nous les saints. Et peut-être qu'il est trop tard pour vous comme il est trop tard pour moi. »




« Pour tout paradis un enfer. Pour que votre paradis existe il faut un enfer derrière, notre enfer. C'est comme ça que les choses marchent.
Vous vivez de notre damnation. La loi c'est ça.
La loi c'est la limite entre le paradis et l'enfer, mettez le purgatoire où vous voulez. Nos histoires de deals, et nos enfances placées, et l'école qui ne sert à rien, et nos appartements en F, et nos villes laides, et toute la dureté, et les gardes à vue, et la prison, et nos vies pathétiques, ça doit se calculer combien de pauvres il faut pour un riche. Pour une vie normale, combien de pri-sonniers, combien de types sous médocs et sous allocs. Combien en dessous du seuil de pauvreté pour combien au-dessus. Combien de types en hôpital psychiatrique. Combien d'éternités comme les nôtres pour une heure de vos vies.
Une heure avec une femme qui vous aime. Une heure avec vos enfants bien élevés. Une heure dans une ville qui ne soit pas laide. À la terrasse d'un café. Une heure avec vos livres.»
1,544 reviews11 followers
October 14, 2023
Rating 2.5. French. Mme Debré, a lawyer and writer, comes from a grand French family, a political
dynasty often referred to as the "French Kennedys". This book, based on real events, tells the story
of a 19 yr. old young man living in the "Cité" of Paris, who murders his elderly downstairs neighbor for 450€ to pay off a drug debt. He is born into poverty to horrible parents in a society that considers his life insignificant without any hope of getting out. Debré's writing style is so minimalist there is very little punctuation, or grammar, which may be off-putting to some.
Profile Image for Macqueron.
1,035 reviews17 followers
March 24, 2023
Une écriture incisive, sans concession, comme un coup de couteau dans le ventre mou du contrat social. Qu’on soit d’accord ou non, voilà un livre qui va donner mauvaise conscience, et nous interroge tous sur le fait d’être collectivement touchés (responsables?) du crime d’une personne et de son procès. Une charge politique féroce qui fait réfléchir, portée par une intransigeance fascinante (mais peut-être un peu aussi agaçante)
Profile Image for Madelyn.
766 reviews8 followers
December 12, 2023
"Ce monde d’égalité et de justice, ce monde de délicatesse et de bon goût, ce monde d’intelligence et de livres, votre monde qui ne sera jamais le nôtre, celui en dessous duquel nous vivons, celui qui se nourrit de nous. Vous avez bien fait de récuser Dieu, d’annuler le jugement dernier, de ne plus craindre l’heure où vous pourriez être jugés de tout le mal dont est fait votre bien"
Profile Image for scylla ☾.
150 reviews14 followers
June 8, 2024
depuis longtemps je voulais lire constance mais je ne voulais pas commencer par ses récits, son autofiction
lire offenses a été une révélation à un tout nouveau style d’écriture que j’ai vraiment aimé, c’est tellement brut, tu rentres dans le vif du sujet
(j’ai bien reconnu le fait qu’elle avait travaillé en tant qu’avocate)
Profile Image for Jo.
1,218 reviews226 followers
March 15, 2023
Une lecture qui tape, qui hache, qui cogne.

Constance Debré supprime le superflu et vise directement l’intensité. Elle interroge la Justice, le Bien, le Mal et notre société avec une précision chirurgicale.

C’est un roman marquant, engagé et implacable à la plume incroyable.
20 reviews
April 21, 2023
L'anatomie sociale et économique d'un meurtre. Ou encore une enquête qui nous emmène au-delà du simple mobile aux circonstances et dynamiques desquelles naît un crime, et qui enfin dénonce le système pénal comme garant d'un ordre social qui perpétue l'injustice.
Profile Image for Luna Macken.
11 reviews1 follower
August 7, 2023
"Ce que je vous raconte, c'est ce que vous ne désirez pas voir de vous-même."
Constance Debré nous tend un miroir dans lequel nous apercevons les travers de la justice, de notre société et surtout, nos responsabilités. On préférait s'en détourner et pourtant, impossible de lâcher ce livre. Un uppercut désagréable mais enrichissant
219 reviews4 followers
February 7, 2023
Dans son nouveau roman Constance Debré ne nous raconte pas sa vie mais un meurtre.
Ecriture sciselée, percutante sur notre société et le système judiciaire.
Profile Image for Paola.
50 reviews2 followers
October 20, 2023
Quelqu’un qui n’a pas peur de dire la vérité. Bravo.
Profile Image for Zoé.
82 reviews3 followers
March 25, 2024
Moins convaincue que par les précédents
23 reviews
December 22, 2024
très bon livre, j'ai beaucoup aimé la façon dont l'histoire a pu être racontée et la morale qui en ressort.
c'est un livre qui remet en question pas mal de choses et qui ne laisse pas indemne.
7 reviews
June 21, 2025
En intens liten sak. Om urettferdighet, klasseskille, hvem du kommer fra, hva du kommer fra. En bok som stiller spørsmål ved rettsvesenet, og som med få ord forteller en stor fortelling.
Profile Image for Julie.
37 reviews2 followers
October 7, 2025
kort og med en knallstart. ville rive ut de siste 30 sidene, da de virkelig forringer kvaliteten på hele greia
Profile Image for Ur4genderbxtch.
4 reviews
October 8, 2025
Pas sûr de comment je me sens par rapport au fait que c’est comme si la personne dont il est question et non l’auteure avait écrit le livre tho
Displaying 1 - 30 of 33 reviews

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