UNE ENQUÊTE DE FRÉDÉRIQUE SANTINELLI ET GUILLAUME VOLTA
Qui se lance dans un labyrinthe doit s'attendre à y croiser le Minotaure… En exil au Nunavut, là où tout a débuté pour elle, Frédérique Santinelli essaie de se faire oublier… jusqu'à ce qu'une veuve éplorée lui demande son aide, depuis Québec, pour concevoir un hommage littéraire à son défunt mari. Par bonté d'âme, et poussée par une curiosité dangereuse, Santinelli plonge dans l'univers labyrinthique du grand écrivain Jorge Luis Borges.
Mais elle constate rapidement, avec la complicité du lieutenant-détective Guillaume Volta, qu'elle ne participe pas à un hommage : elle prend plutôt part à une traque visant à limiter les dommages et à rendre à la famille d'un mort ce qu'on a enlevé au cadavre. Parce que l'intensité du deuil peut occasionner de terribles dérives.
Steve Laflamme est né à Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean. Il enseigne la littérature (policière, entre autres) au Cégep de Sainte-Foy et il écrit, toujours dans les tons de noir sur noir. Le Chercheur d'âme est son premier roman. Et il a bien l'intention qu'il y en ait d'autres.
Un gros wow! Je suis fan de l’écriture de Steve et des histoires qu’il développe. En plus d’avoir du noir, il y a de la profondeur et juste assez d’humour et de sarcasme. J’ai adoré ce 3e tome, qui se déroule dans un univers qui m’était complètement inconnu. C’est un véritable page turner, et j’ai déjà hâte au 4e tome :)
J'étais tellement impatiente de retrouver Volta et Santinelli pour la 3e fois. Et le moins que je puisse dire c'est que je n'ai pas été déçue! Quel plaisir de les retrouver tous les deux. Encore une fois, l'écriture de Steve Laflamme est tellement efficace. Une écriture intelligente avec, comme toujours une touche d'humour et de sarcasme qui me rejoint beaucoup. L'histoire est intriguante et incroyablement bien ficelée. Je me suis creusé les méninges tout au long des 400 pages et j'ai dû, je l'avoue, utiliser le dictionnaire à quelques reprises. Excellent roman ! J'ai adoré!
J'avais tellement hâte de retrouver le duo Volta et Santinelli !!! J'ai adoré les deux premiers tomes. Et celui-ci fut excellent en tout point !
Dans ce troisième tome, l'auteur nous plonge dans l'univers labyrinthique du grand écrivain Jorge Luis Borges. J'ai adoré le découvrir. C'est profond, complexe et fascinant! L'auteur fait en sorte de rendre le tout très facile à lire et très compréhensible. J'ai été captivée du début à la fin!
J'ai tout aimé de ce roman! Le tout est bien pensé, réfléchi, très structuré. Une enquête bien ficelée et aucun temps mort. L'auteur nous donne l'occasion de trouver le sens de certaines phrases et de trouver les indices pouvant résoudre l'enquête. J'aime qu'il fasse ainsi appel à notre intelligence ! À la fin de son roman, il nous met au défi de trouver le sujet du prochain tome dans le dernier chapitre. J'ai lu et relu et j'ai peut-être trouvé...ou pas!
Et les personnages!!! Ce cher Volta, qui m'a fait rire, qui m'a émue. Ses répliques avec Baes furent du bonbon!!! On apprend plus à connaître son épouse Josée que je trouve courageuse. Et Frédérique.... ouf.... je l'ai accompagné autant dans l'enquête que les révélations sur son passé. J'en ai pleuré et ragée. J'ai aimé la belle amitié entre elle et Nina.
J'adore la plume de Steve. Il réussit à se surpasser à chaque roman. Sa plume est fluide, recherchée, détaillée, efficace, intelligente, avec une touche d'humour et de sarcasmes comme j'aime. Il aborde des sujets comme le deuil, la difficulté de se détacher des gens qu'on aime et l'intelligence artificielle.
Tu aimes les enquêtes bien ficelées qui te fait travailler les méninges? Tu aimes les thrillers haletant, les intrigues mystérieuses et les rebondissements ? Fonce! Une belle lecture t'attendra!
Je n’ai pas la puissance des mots pour exprimer correctement mon ressenti après ma lecture.
Fidèle à lui-même, l’auteur fait preuve d’une intelligence linguistique dans le choix de ses mots, dans ses phrases, dans son texte tout entier.
Je me suis initiée à Borges pendant ma lecture pour davantage comprendre et apprécier les subtilités des phrases, des réflexions et des citations borgesiennes.
Un bel hommage à cet auteur Argentin.
Ma lecture fut donc ponctuée de questionnements et de recherches.
Que dire de l’intrigue qui se passe en deux temps, deux endroits. La traque de Santinelli se poursuit. Elle se cache au fin fond du Nunavut, là où tout a commencé pour elle.
Au Québec, Volta traque Véronique Morel et cherche ce qu’elle a subtilisé à un homme. La découverte de la fameuse Maison Rouge sera toute une aventure pour notre enquêteur.
Assurément, qu’on en veut encore et encore des enquêtes avec Santinelli et Volta.
Reste à patienter la sortie d’un prochain roman de l’auteur. 🤷♀️
Encore un sans faute pour Steve Laflamme. j'avais si hâte de retrouver Santinelli et Volta et je n'ai pas été déçue. 400 pages bien ficelés ou les temps morts n'existent pas. Une écriture intelligente et diablement efficace. Le tout saupoudrer d'une bonne dose d'humour noir, une des signatures de Steve, et de sarcasmes bien dosé. J'ai adoré me plonger dans cet univers, parfois troublant. j'ai trouvé Véronique Morel assez étrange au début mais plus l'histoire avance et plus on comprends pourquoi elle agit comme elle le fait. Quand j'ai compris, j'ai eu envie de la serrer dans mes bras.
Vivement la suite, qui ne viendra certainement pas assez vite à mon goût.
Wow ! L’auteur sait captivé ses lecteurs du début à la fin ! Malgré une enquête complexe ,les faits sont très bien expliqué donc les lecteurs ne sont pas « perdus ». J’ai bien aimé en connaître davantage sur le passé de Frédérique . Je dois avoué que la fin m’a donné quelques frissons.
« Que l’histoire copie la littérature, c’est inconcevable » p. 197 Une phrase tirée de l’œuvre de Borges qui m’a particulièrement touché et qui m’accompagnera dans un autre projet ! Merci Steve !
Avant d’écrire, cette chronique, j’ai pris une semaine de pause pour bien décanter ma lecture du plus récent roman de Steve Laflamme, La mémoire du labyrinthe.
Avant même d’écrire ces premières phrases, j’ai relu mes chroniques antérieures sur Les agneaux de l’aube et Vingt-trois jours de haine, les deux premiers romans de cette série mettant en scène l’enquêteur Guillaume Volta et la professeure de littérature, Frédérique Santinelli.
Avant même de penser à comment j’amorcerais cette chronique, j’ai eu une crainte d’avoir épuisé tous les qualificatifs dithyrambiques pour parler du talent de cet auteur !
Et puis je me suis à penser à Dany Laferrière, grand amateur de Jorge Luis Borges. Après ma lecture de L’exil vaut le voyage, notre académicien disait qu’il adorait Borges pour son humour, pour les jeux qu’il intègre dans son œuvre et aussi, parce qu’il fait une place spéciale à l’intelligence de ses lecteurs.
J’ai alors compris pourquoi cette troisième enquête du duo improbable Volta et Santinelli m’a tellement plus. Humour, jeux énigmatiques et intelligence ! Et même intelligence artificielle ! Laferrière, Borges et Laflamme se retrouvent autour de la même table !
« L’homme que lui avait envoyé Santinelli paraissait assez bien pour qu’on le présente à papa et trop pour qu’on le présente à maman. » p. 139
Une maison labyrinthique
Frédérique Santinelli se cache de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) au nord du Québec dans une communauté inuite. Elle essaie de se faire oublier tout en étant plongée dans des souvenirs et des réminiscences qui hantent son esprit. Puis une demande vient bouleverser sa relative tranquillité. Véronique Morel lui demande de créer un hommage littéraire à son mari qui avait une admiration sans limites pour l’écrivain argentin Jorge Luis Borges. Malgré son besoin de calme et de sérénité, Santinelli trouve le défi intéressant et s’y plonge avec intérêt.
Pendant ce temps, Guillaume Volta amorce une enquête sur une mort suspecte, non pas tant par la cause de la mort (possiblement un infarctus), mais par la disparition des deux yeux du mort. Quelqu’un aurait profané le cadavre ! Et cette personne pourrait être Véronique Morel, la femme ayant demandé un hommage à Santinelli.
Commence alors une enquête complexe qui a pour point central une certaine maison rouge où serait dissimulé le secret de la disparition des yeux. Volta, avec l’aide mitigée d’un professeur d’université connaissant l’œuvre de Borges, devra résoudre l’énigme de cette maison labyrinthique. Des mots, des phrases, des énigmes, des clés secrètes, des ambiguïtés et des mystères à résoudre vont jouer sur les nerfs de l’enquêteur. En contact constant avec Santinelli, il devra, en plus, sauvegarder le lieu où se cache sa collègue.
Frédérique Santinelli, à quelques milliers de kilomètres de l’action met toutes ses connaissances et son esprit de synthèse au service de l’enquête de Volta. Mais elle n’oublie pas que certaines personnes haut placées ne veulent pas qu’elle se rappelle ce qui s’est passé durant son enfance. Bien entourée dans cette petite communauté inuite, elle devra se protéger des attaques possibles. Depuis la première enquête, nous savons qu’elle subit un traitement spécial qui efface de sa mémoire toute son enfance et son adolescence.
Une enquête labyrinthique
Steve Laflamme offre à ses lecteurs et lectrices, des romans qui offrent une certaine résistance et qui, comme un certain Borges, font appel à l’intelligence de la personne qui ouvre leurs livres. Comme Volta et Santinelli, le lecteur devra construire du sens, trouver dans les mots et les phrases qui lui sont offerts les indices qui lui permettront d’avancer dans cette quête de la vérité et d’atteindre la fin de ce drôle de labyrinthe.
L’enquête est complexe et passionnante, on « joue » avec Volta à trouver les réponses aux énigmes que lui pose cette fameuse maison rouge. Habituellement très proche de sa collègue littéraire, Volta accepte assez mal la présence et la personnalité du professeur qui la remplace ; ce qui donne quelques scènes où le caractère légèrement « à cran » de Volta s’exprime avec vigueur. L’auteur nous plonge dans le monde de l’écriture de Borges en rendant le contexte et le contenu accessibles. Pas besoin d’être un lecteur de l’écrivain argentin pour apprécier ce roman, mais attention, il y a un risque d’avoir le goût de s’y lancer.
À Qamani’tuajk, Frédérique Santinelli essaie avec les moyens du bord, d’aider Volta, à distance. Elle doit aussi assumer que l’endroit où elle s’est retirée est hanté par ses propres démons qui la poursuivent ; ces démons qui ont peuplé son passé, mais aussi certains personnages démoniaques qui cherchent à le lui cacher.
Profitant du lieu où se situe Santinelli, l’auteur nous trace un portrait tragique de l’histoire de cette nation qui, comme toutes les Premières Nations de l’Amérique du Nord, a subi les préjudices et les violences morales et psychologiques de la part des gouvernements et des hautes instances religieuses. Cet aspect du récit nous permet de découvrir des personnages extraordinaires qui vivent une spiritualité d’exception et qui ont un rapport à la nature… que l’on devrait copier. Rencontrer et mieux connaitre Attuat Okpik, sa fille Eva et aussi, son amie Nina Kunuk fait partie des petits plaisirs de lecture de ce roman.
Un roman labyrinthique qu’il faut lire
La mémoire du labyrinthe est un excellent roman de Steve Laflamme. Une histoire très bien construite, des atmosphères variées, une écriture fluide, des images et des allégories justes et ingénieuses et un sens de l’humour pertinent. Lire La mémoire du labyrinthe demande au lecteur et de la lectrice de s’investir dans sa lecture, de prendre part littérairement à la recherche de ce qui se cache dans la mémoire de ce labyrinthe ; cet effort sera largement récompensé par un roman qui satisfait notre soif de bonnes histoires intelligentes, structurées et bien racontées. Comme il le dit lui-même, Steve Laflamme aime jouer avec ses lecteurs et ses lectrices… et nous adorons ces jeux littéraires… jusqu’à la toute fin du livre. Même dans les remerciements !
La mémoire du labyrinthe confirme l’immense talent de Steve Laflamme. La profondeur et la complexité de ce roman, la présence de la littérature et du plaisir de lire qui transcendent les lignes de cette histoire en font un roman incontournable… qui devrait voyager vers les autres pays de la francophonie (à mon humble avis !!)
Lecteurs et lectrices qui n’ont pas encore rencontré Volta et Santinelli, lancez-vous vers ces trois « polars littéraires » ! La littérature québécoise possède est riche d’une relève extraordinaire dans le domaine des romans policiers et des romans noirs. Et Steve Laflamme en fait partie à part entière ! ! Bonne nouvelle, l’auteur nous annonce à la fin du livre que la quatrième enquête est en préparation. Et fidèle à sa réputation de joueur, il nous met au défi de trouver le thème dans le dernier chapitre de ce roman. En bon lecteur de polar, je crois bien avoir trouvé ! Mais je peux me tromper !!
Bonne lecture !
La mémoire du labyrinthe Steve Laflamme Éditions Libre Expression 2025 405 pages
Je ne met pas de note parce que c'était exactement ce à quoi je m'attendais. Je savais que je risquais de ne pas aimer. Au moins, l'auteur est resté fidèle à son histoire du début à la fin, mais ce n'était pas pour moi.
J'ai dévoré ce livre en cadeau de Noël ! J'étais captivé par les personnages attachants et les intrigues bien ficelées. La recherche est impressionnante, avec des liens astucieux entre la littérature réelle et la fiction. Les énigmes sont stimulantes et le travail de précision est remarquable. Je vais probablement devoir le relire pour tout saisir ! 😮