Avec « L’impasse des rêves », Didier van Cauwelaert livre un roman à la fois intime et haletant où la frontière entre fiction et réalité est sans cesse brouillée. Tout débute avec une erreur d’envoi de manuscrits qui engendre une rencontre foudroyante et dangereuse.
Très vite, l’histoire bascule : ce qui semblait être une aventure amoureuse se transforme en jeu de miroirs vertigineux où le roman d’Anaïs reflète trop fidèlement la réalité, comme si la fiction annonçait un drame inévitable.
J’ai énormément apprécié ma lecture de ce texte à l’atmosphère floue et entêtante. L’auteur joue habilement avec l’autobiographie et la fictionnalisation de sa propre vie, instillant une tension digne d’un polar. On ressent la confusion du narrateur, son éblouissement sentimental, sa fascination pour cette femme insaisissable mais aussi l’inquiétude croissante qui s’installe à mesure que les zones d’ombre se dévoilent.
Didier van Cauwelaert signe ici une œuvre élégante et troublante, pleine de fièvre et d’échos, qui s’avère être difficile à lâcher avant d’en avoir atteint la dernière page.