« Tant mieux : la version joyeuse du sang-froid » Amélie Nothomb Pour la première fois, après son père dans Premier sang (2021) et Psychopompe (2023), Amélie Nothomb évoque sa mère, et le lien singulier qui les unissait.
Amélie Nothomb, born Fabienne Claire Nothomb, was born in Etterbeek, Belgium on 9 July 1966, to Belgian diplomats. Although Nothomb claims to have been born in Japan, she actually began living in Japan at the age of two until she was five years old. Subsequently, she lived in China, New York, Bangladesh, Burma, the United Kingdom (Coventry) and Laos. She is from a distinguished Belgian political family; she is notably the grand-niece of Charles-Ferdinand Nothomb, a Belgian foreign minister (1980-1981). Her first novel, Hygiène de l'assassin, was published in 1992. Since then, she has published approximately one novel per year with a.o. Les Catilinaires (1995), Stupeur Et Tremblements (1999) and Métaphysique des tubes (2000).
She has been awarded numerous prizes, including the 1999 Grand Prix du roman de l'Académie française; the Prix René-Fallet; and twice the Prix Alain-Fournier. While in Japan, she attended a local school and learned Japanese. When she was five the family moved to China. "Quitter le Japon fut pour moi un arrachement" ("Leaving Japan was a wrenching separation for me") she writes in Fear and Trembling. Nothomb moved often, and did not live in Europe until she was 17, when she moved to Brussels. There, she reportedly felt as much a stranger as everywhere else. She studied philology at the Université Libre de Bruxelles. After some family tensions, she returned to Japan to work in a big Japanese company in Tokyo. Her experience of this time is told in Fear and Trembling. She has written a romanticized biography (Robert des noms propres) for the French female singer RoBERT in 2002 and during the period 2000-2002 she wrote the lyrics for nine tracks of the same artist. Many ideas inserted in her books come from the conversations she had with an Italian man, from late eighties and during the nineties. She used the French Minitel, while he used the Italian Videotel system, connected with the French one. They never met personally.
Je crois que « Tant mieux » fait déjà partie de mes livres préférés d’Amélie Nothomb. Dans ce texte aussi hypnotisant que bouleversant, l’autrice rend hommage à sa mère avec une grâce infinie.
Le début du récit a des allures de conte étrange, à la fois inquiétant et délicieux, comme si l’enfance y chuchotait encore ses peurs et ses éclats de rire. On entre dans ce monde avec curiosité, happé par cette écriture toujours vive, espiègle et élégante. Mais, très vite, sous l’humour et la fantaisie, perce une gravité sourde, délicate et émouvante.
Car ce livre est bien plus qu’un portrait : c’est une déclaration d’amour vibrante, un chant lumineux dédié à une femme exceptionnelle et inclassable qui choisit face à l’adversité une devise déroutante et magnifique : « tant mieux ». « Tant mieux », comme un cri de vie. « Tant mieux », comme une réponse désarmante au tragique.
Puis, dans la deuxième partie du roman qui arrive quasiment à la toute fin, l’émotion devient palpable, presque douloureuse, et nous cueille avec une précision qui coupe pratiquement le souffle. L’autrice s’y dévoile avec une sincérité rare, une pudeur désarmante et des mots d’une justesse implacable. On sent l’intensité du lien, la violence de la perte et, pourtant, jamais le texte ne cède à une tristesse anéantissante. Au contraire, il tente d’élever, de consoler et de réparer. C’est un crève-cœur sublime.
« Tant mieux » est un livre précieux. Il dit la force de l’amour, la puissance de la mémoire et cette étrange lumière qui persiste dans les ténèbres quand un amour d’une telle force se disperse dans l’invisible. Admirable et renversant : un gros coup de cœur !
Amelie nous raconte l'histoire de vie de sa maman, décédée il y a 2 ans, grande oubliée de la famille contrairement à son père diplomate, qui a sa mort, suscita l'émotion même d'un roi.
Dans un récit où se mêle toujours autant d'humour que de sincérité, Amélie nous dresse le portrait de cette femme si incroyable que fut sa maman, apte à stopper des cycles de maltraitance, de souffrance et de traumatismes transmises jusqu'à elle de mère en filles depuis des générations (et où les hommes ont une grande part de responsabilité aussi bien évidemment).
Le choix de l'amour face à la transmission de la colère et de la haine est aussi belle que complexe, Surtout lorsqu'il s'agit de la famille.
Inspirant comme toujours, j'ai dévoré le bouquin en à peine 1h30
s'il n'y avait pas les 10 dernières pages au l'autrice prend la parole, je ne vois rien de consistant dans ce texte. une flemme ou un flegme énervant. si c'était écrit par quelqu'un d'autre qu'Amélie Nothomb est ce que le texte serait publié?
“Meglio così”, come un mantra. Come un’àncora di salvezza. Come una speranza a cui aggrapparsi.
Amélie Nothomb torna in libreria con un nuovo romanzo autobiografico, dopo il successo di “Primo sangue” sul padre: un omaggio alla madre, finora quasi assente nei suoi libri, deceduta la domenica 11 febbraio 2024.
Un romanzo breve, affilato e ironico che trasforma un’estate di guerra in una lezione universale di sopravvivenza emotiva.
Ambientato nell’estate 1942, il libro segue la piccola Adrienne, quattro anni, mandata dalla nonna bisbetica e ripugnante a Gand per sfuggire ai bombardamenti di Bruxelles: la vecchina odia tutti, comprese le figlie, e adora solo il gatto obeso e sprezzante Pneu, creando un’atmosfera soffocante di tormenti e assurdità.
La bambina sopravvive grazie all’intelligenza, all’immaginazione e soprattutto al mantra magico “Meglio così”, che diventa arma di resistenza contro ciò che ferisce o spaventa, paradossalmente infondendo speranza.
Amélie Nothomb mescola fiaba e biografia, distanza narrativa e coinvolgimento emotivo, esplorando temi come l’odio familiare, la resilienza infantile e il potere delle parole come scudo contro il dolore.
Un’opera che diverte con il suo umorismo nero e commuove per la sua profondità. Bravissima come sempre la Nothomb a trasformare una storia personale in una universale.
“Condivido la sorte di tanti: sono orfana. Sento ogni giorno e ogni notte quanto devo ai miei genitori e li ringrazio. Ciò non toglie che resterà sempre quello scarto. Quando ho saputo della morte di mio padre, mi è stato possibile sprofondare subito nell’indispensabile sofferenza, essere immediatamente una figlia in lutto. Con mia madre c’è stata quell’ora indicibile, inconcepibile. Un’ora in cui sono stata qualcosa che mi fa paura. È stata l’unica volta in vita mia, credo, in cui sono stata simile a mia madre.”
Avec Tant mieux, Amélie Nothomb livre sans doute l’un de ses romans les plus intimes et les plus déstabilisants. L’ouvrage oscille entre le récit autofictionnel et le témoignage familial, mais il dépasse rapidement le cadre du simple hommage pour devenir une méditation troublante sur l’amour filial, la duplicité maternelle et la survie psychique face à la cruauté.
Le roman s’ouvre sur Adrienne, une fillette envoyée chez sa grand-mère pendant la guerre. Dès les premières pages, le lecteur plonge dans une atmosphère suffocante : un petit-déjeuner de harengs au vinaigre et de café au lait se transforme en torture quand la grand-mère oblige l’enfant à remanger son propre vomi. Cette scène fondatrice introduit la formule magique du titre — tant mieux —, un mantra de survie qui deviendra le fil rouge du récit. Derrière cette expression anodine, Nothomb érige une philosophie brutale mais nécessaire : continuer à vivre malgré l’absurde, malgré la douleur, malgré l’horreur.
Adrienne, personnage qui porte les résonances autobiographiques de l’autrice, apprend à composer avec une mère, Astrid, tour à tour lumineuse et monstrueuse. Cette figure maternelle, capable de gestes d’amour tendres comme de cruautés inqualifiables — notamment l’assassinat de chats, scènes glaçantes qui rappellent les contes les plus noirs — incarne le paradoxe de l’amour filial : comment continuer d’aimer celle dont on découvre le mal radical ? Le « tant mieux » devient alors une arme psychique, un outil de déni assumé, mais aussi une clé de résilience.
Certaines phrases résonnent comme des éclats de vérité universelle. « L’amour, ça ne se commande pas », dit un personnage. Cette sentence, à la fois désarmante et implacable, m’a bouleversé. Elle m’a rappelé mon propre grand-père qui, un jour, a répondu exactement cela à ma grand-mère, lorsqu’elle cherchait à comprendre pourquoi il l’avait trompée avec une femme plus jeune. Dans la bouche d’Amélie Nothomb, cette phrase devient le constat d’un amour filial qu’on poursuit malgré ses blessures. Dans la bouche de mon grand-père, elle sonnait comme une condamnation sans appel. Ce télescopage de ma mémoire familiale et de la fiction a fait vibrer le roman d’une intensité particulière.
Nothomb cite aussi une phrase qu’elle avait déjà formulée dans Biographie de la faim : « Ça n’existe pas, le devoir d’aimer. Personne n’est obligé d’aimer. » Une affirmation qui, à l’époque, avait choqué de nombreux lecteurs, persuadés que l’amour d’une mère — ou d’un parent — allait de soi, comme un acquis indiscutable. Je soutiens au contraire Nothomb : il n’existe pas d’obligation d’aimer, pas même envers son enfant. L’amour peut naître, s’éteindre, se transformer, se dérober. Cette idée dérange, mais elle est partout une vérité. Mon grand-père, d’une certaine façon, l’a incarnée dans son propre mariage. On ne peut forcer personne à aimer, pas même une mère, pas même un père, pas même un enfant. La réciproque est également vraie. Personne ne peut empêcher un enfant d’aimer sa mère, peut importe ce dont il a pu être témoin.
Le texte ne se limite pas à l’enfance : il se déploie sur plusieurs décennies, depuis les traumatismes fondateurs jusqu’à la vieillesse et la mort du personnage central. La dernière partie, plus réflexive, voit Amélie Nothomb s’adresser directement au lecteur pour explorer la mémoire familiale, les silences, et la manière dont la philosophie du « tant mieux » a façonné son existence. Les portraits croisés de ses parents se révèlent bouleversants : un père mystique, pudique, protecteur, et une mère solaire, drôle, mais aussi marquée par une indéniable part d’ombre. Les dernières pages, consacrées à la démence sénile de la mère, à son déclin brutal et à son ultime « je t’aime », résonnent comme un coup de grâce.
Sur le plan littéraire, on retrouve la marque de fabrique de Nothomb : des phrases incisives, une narration directe qui alterne violence et légèreté, un mélange singulier de cruauté crue et d’humour grinçant. Mais Tant mieux va plus loin : il s’agit d’un texte d’exorcisme, où l’écriture devient une manière de sauver l’amour au cœur de la douleur. La frontière entre l’autobiographie et la fiction reste volontairement poreuse, donnant au récit une force universelle : chacun peut y reconnaître la difficulté d’aimer ses parents, de composer avec leurs failles, et de survivre à leur disparition.
En refermant Tant mieux, je reste hanté par cette formule paradoxale qui donne son titre au livre. À la fois cri de désespoir et affirmation vitale, elle résume l’art de Nothomb : transformer l’horreur en littérature, la douleur en beauté, l’invivable en survivance. Et, comme la phrase de mon grand-père que le roman a réveillée en moi, elle rappelle que l’amour n’obéit à aucune loi, si ce n’est celle, mystérieuse et violente, de l’humain.
Tout comme l'an dernier, le Nothomb 2025 ne parvient qu'à être convaincant que dans une seule partie de son corps. Les vingt dernières pages, brillantes et somptueuses de pudeur, sauvent le reste, réchauffé au possible.
Ça m’est passé dessus comme un courant d’air chaud. J’ai aimé tout ce qu’a fait Amélie Nothomb les 10 premières années. Je n’ai plus jamais retrouvé son génie.
intelligemment construit, scrupuleux et maléfique, mais également lumineux et personnel; du grand Nothomb, comme d’habitude, mais avec cette fois en ajout une sensibilité réelle de l’autrice.
Bon, sachez-le, j'aime bien Amélie Nothomb. Ce n'est pas mon auteure favorite, mais je lis chacun de ses ouvrages avec beaucoup de plaisir. Celui-ci m'a particulièrement frappé parce qu'à ce moment-là, j'ai plus ou moins lu 3 livres coup sur coup avec un thème récurrent : face aux difficultés, aux tragédies de la vie, on fait "comme si". On accumule le tout dans une partie de sa mémoire dont on verrouille soigneusement la porte et on prétend très fort que tout cela n'existe pas, que la vie est belle. "Tant mieux !" L'écriture du début est assez primesautière, mais la narratrice est très petite (4 ans) et cela correspond bien au personnage même si parfois, je trouve qu'elle fait remarquablement preuve de maturité. On pourrait être tentée de penser que c'est l'auteure qui a du mal à écrire le personnage d'un enfant, mais je me rappelle aussi que ce genre de personnalités a tendance à grandir plus vite que les autres. Donc ça se tient, c'est une façon de survivre. Le reste de ce court roman est à l'avenant : des situations horribles mais une écriture qui est un peu décalée, légère, comme la façon du personnage de traiter ce qui la perturbe. Du coup, je trouve que ça fonctionne très bien. Cette famille était totalement, absolument, dysfonctionnelle, un cauchemar ! La dernière partie, où Amélie parle de son lien avec sa mère, est bouleversant, elle touche droit au coeur et m'a profondément émue.
PS : ne faites pas comme moi, ne commencez pas à lire le début après le petit déjeuner, attendez un peu d'avoir digéré avant de vous y attaquer !
Je suis très embêtée car j’ai vraiment aimé la partie romancée, avec son écriture qui glisse, qui se déguste comme un conte dans une réalité vu avec des yeux d’enfants. En revanche, je ne comprends pas l’intérêt de la partie « témoignage » / explication de l’autrice, qui ressent le besoin d’expliquer pourquoi elle a mis du temps pour écrire sur sa mère. Ça me dérange un peu, car ça m’a extrait de mon ressenti premier de lectrice, de comment je m’étais approprié l’histoire et les personnages. En les ramenant de force dans SA réalité, elle m’enlève le roman, dommage selon moi.
"Meglio così" La piccola Adrienne è una bambina che si "adatta" ad ogni situazione ed è capace di creare legàmi dove sarebbe quasi impossibile, una figura protettiva e curiosa che scopre aspetti nascosti di una madre bellissima ma misteriosa. Assiste ai contrasti, alle violenze quotidiane. Nonostante ciò Adrienne riesce a trovare positività in ogni cosa, é quasi il collante della sua famiglia. Ma quali sono gli effetti dell'anaffettività genitoriale sui figli? Quali sono le conseguenze? Poca stima in se stessi? Chiusura verso gli altri? Possono essere effetti devastanti. Con uno stile elegante, introspettivo, malinconico, la voce narrante ( che non rivelo ) esprime con ammirazione incondizionata, la forza di un amore totalizzante e comprensivo nei confronti di entrambi i genitori e Il vuoto dell'assenza quando vengono a mancare. É l'osservatrice di un passato che semina, nelle dinamiche familiari, qualcosa che inevitabilmente resta. Adrienne é una bambina che diventa donna, cercando di smorzare gli effetti negativi di una madre che non sa amare in egual modo tutti i suoi figli poiché, a sua volta, è il frutto di dinamiche problematiche della sua famiglia. Ma come sarà lei madre? Lei che ha amato tantissimo le sue sorelle? La voce narrante lo svelerà! Consigliato
Sans doute un de mes romans préférés de Nothomb qui rend un bel hommage à sa mère sous la forme d’un conte mêlant fiction et réalité. On retrouve son style toujours aussi percutant, avec le bon mot à la bonne place. Autrice fidèle à son humour, elle retrace la vie de sa mère avec tendresse, et en dresse un portrait attachant, qui contraste avec celui de sa grand-mère et arrière-grand-mère. Elle y relate les traumas de sa mère qu'elle doit à une famille toxique, et on réalise qu'Adrienne s'en sort finalement sans trop de dommage grâce à son caractère. L'ensemble est sublimé par une conclusion émouvante et un épilogue tout aussi poignant.
Cette fois-ci, Amélie se concentre sur la vie de sa mère, de ses deux arrière-grands-mères et de ses deux grands-parents. Je pense qu'il y a peu de choses qu'elle n'ait pas racontées sur sa vie, mais je suis contente qu'elle continue à le faire.
Stavolta Amelie si concentra sulla vita della sua mamma, sulle sue due bisnonne e su i due nonni. Credo che ci siano poche cose che lei non abbia raccontato della sua vita, ma sono contenta che non smetta di farlo.
Audiobook geluisterd, begin was precies een kinderboekje maar lollig, einde was zeer goed. Laatste hoofdstuk waarin A.N. zelf aan het woord is. Beetje Ernaux-ish, zelfs. Maar daarvoor moet je het niet doen. Na mijn matige ervaring met S&T denk ik dat dit mijn laatste was
4 ⭐️ Hommage à sa défunte mère, Amélie Nothomb décrit - à sa manière, un quotidien loin des idéaux familiaux mais toujours plein d’humour et d’une naïveté attachante.
On retrouve le style identifiable d'Amélie Nothomb qui nous narre cette fois la vie de sa mère, Adrienne. Il y est question d'harengs au petit déjeuner, de cuiller en bois, de beau monsieur, de chats, de vélo. .. Un livre très agréable.
"- Quand mens-tu ? - Une menteuse qui signale son mensonge n'est plus une menteuse."
"Elle accompagna sa mère à l'église. En chemin, elle lui demanda si elle croyait en Dieu. - Quelle idée ! répondit Astrid. - Alors pourquoi vas-tu à la messe ? - On ne sait jamais."
Une autre année veut dire une nouvelle sortie pour Amelie Nothomb. Et combien je l’attends chaque année! Je suis encore plus excité qu’un enfant la vielle de Noël, mais il y avait une méga file à la bibliothèque donc j’ai dû patienter un peu… Mais l’attente en a valut la peine, une sortie très forte comme le livre des sœurs l’avait été pour moi.
Pour la première fois, Nothomb se penche sur sa mère elle qui avait surtout aborder son père dans ses ouvrages et développe le lien avec sa famille maternel. On ressent les mêmes thèmes qui m’ont plu durant le livre des sœurs, cette famille effondrée où des sœurs se retrouvent prit au milieu et j’ai beaucoup aimé voir leurs liens. J’aime la manière que Nothomb explique le liens sororel, elle qui est elle-même très proche de sa grande sœur et la décrit souvent comme sa meilleure amie. C’est un sujet qui me touche particulièrement et dès la naissance de la petite Charlotte je savais que ce nouveau roman allait gagner une place spéciale pour moi dans le palmarès de mes Nothomb préféré. Je ne pense pas qu’il peut détrôner mon top, mais il était franchement excellement.
Le livre s’ouvre sur sans doute le personnage le plus intéressant du bouquin, la bonne-maman sadique qui déteste tout le monde à l’exception des chats, les satané chats qui vont devenir si importants dans le livre. On rentre en scène directement avec quelque chose de très fort, une grand-mère sadique a qui on confie sa petite fille de quatre ans qui part sa résilience va finir par se faire apprécier de cet étrange personnage et que bien qu’elle n’ait pas une bonne manière de montrer son appréciation, va lui montrer au travers de pneu son chat. Bien que je fusse très déçu de ne pas revoir ce personnage emblématique dans la suite du roman, j’ai trouvé que ça ouvrait super bien un livre. Non seulement c’était à la fois coquasse et choquant, mais cela permettait de bien comprendre Adrienne. Cela nous introduisait rapidement sa mentalité du tant mieux, mais également sa force optimiste face aux difficultés.
Tout ce qui concernait la mère était également super intéressant, déjà l’aspect tueuse de chat que personnellement je ne savais pas vraiment si c’était vrai ou seulement un délire d’une enfant de 5 ans qui s’imagine parce que sa mère déteste les chats et qu’en temps de guerre des chats disparaisse ou si c’était vraiment le cas. Dans tous les cas, elle se montrait cruelle, notamment avec Jeanne qui m’a brisé le cœur et on voyait que bien qu’Adrienne s’en rendait compte, elle ne le comprenait pas vraiment, ou du moins ne comprenait pas l’impact de se rejet maternelle sur sa grande sœur, comme elle sa mère lui donnait tendresse et affection. Ce paradoxe de la mère qui reprochait à sa propre mère de l’avoir rejeter tout en lui prouvant qu’elle était capable d’aimer en aimant les chats, mais en faisant la même chose à Jeanne et Charlotte avec Adrienne. Somme tout, même si la mère n’était pas une bonne personne, elle était un personnage super intéressant et intriguant avec une mentalité qui nous donnait envie d’en savoir plus sur elle. Elle créait un ambiance familiale malsain, mais duquel on n’était pas capable se détaché non plus.
Par son écriture envoutante, Amelie Nothomb, nous protège durant la deuxième guerre mondiale, du point de vue d’une enfant qui ne comprend ni ne s’intéresse vraiment à la guerre, mais qui la subit quand même. Elle se déroule donc en second plan ou les bombardements semblent être plus un obstacle à la normalité de la fillette qu’une réelle peur. Comme à s’y attendre, c’était un livre très bien écrit avec des dialogue très fort qui apportait beaucoup à l’histoire et au développement des personnages. Un autre succès à ajouter à sa collection et même je dirais, un de ses meilleurs sortie depuis un moment. Le problème majeur de ses livres, c’est qu’ils se lisent trop vite.
Bref, courez l’achetez, il en vaut la peine et si vous n’avez jamais lu de Nothomb, je pense que c’est un bon pour commencer celui-ci, il démontre bien son style tout en était accessible à tous.
Meglio così”. Nella cecità del male: meglio così. Un’affermazione, un invito, un mantra. Ripeterselo per crederci. Per non odiare. Per non restituire male al male. Crudeltà alla crudeltà. Per mettere al riparo l’innocenza dell’anima.
“ È complicato appartenere ad un gruppo, e a maggior ragione a una famiglia. Nell’affrontare un problema del genere, bisogna scegliere tra amore e odio. L’odio non fa per me. Ci ho provato con tutto il cuore. Non ci sono mai riuscita e non lo rimpiango. Odiare la propria famiglia non risolve niente e può solo danneggiare sé stessi: chi odia la propria famiglia, anche con le motivazioni migliori del mondo, finirà per odiarsi.”
Pur non abbandonando la scrittura tagliente e affilata che da sempre ha contraddistinto lo stile nothombiano, la “nuova” Amelie, che traspare dalle sue ultime pubblicazioni, lascia spazio ad una dolce e malinconica nostalgia, piegandosi e soffermandosi al ricordo degli affetti familiari. Resta vivo il paradosso utilizzato sulla “cattiveria” verso le asperità familiari, ma si respira un’aria più indulgebte In questo racconto Amelie si dedica alla storia della madre. Siamo nell’estate del 1942, nel conflitto mondiale che ancora non accenna a finire. Bruxelles è sotto bombardamento e le due sorelle, Jacqueline e Adrienne( futura madre della scrittrice), vengono affidate alle nonne. Ad avere la peggio è Adrienne, affidata alla burbera nonna materna in una cupa e diroccata casa. Già l’appellativo di “nonnina” stride con la perfidia dell’anziana donna che si diverte a torturare la bambina con aringhe salate e caffellatte a colazione. E con molto altro. La bambina capisce che per sopravvivere deve usare la sua immaginazione: elegge ad amica personale e a sua consolazione un cucchiaio di legno che chiamerà Maizena. È in questo momento che la bambina elabora il mantra della sua sopravvivenza: “meglio così”. Che non è accettazione, ma resistenza. La svolta accade allorquando per un puro caso la bambina scopre dove e a chi la crudele nonnina riversa il proprio amore. Pneu, un gatto maestoso a cui riserva la migliore parte di sé. E sull’amore felino si giocano antichi campi di battaglia familiari, abusi e negazioni, rifiuti e traumi, prevaricazioni, violenza. La storia familiare materna si dipana sotto il segno della sopravvivenza tra una madre ancora imbrigliata nei meccanismi crudeli familiari e un padre che non è in grado di contenere. “Meglio così” diventa il mantra della salvezza tra litigi e violenze anche fisiche familiari. Fino all’incontro con un uomo capace di porre un argine a questa catena di rabbia e dolore. A questo punto il racconto lascia spazio alla voce dell’autrice che condivide con il lettore la sua nostalgia familiare. L’amore per il padre e per la madre, la diversità di questi amori e la loro essenzialità. Come dicevo una Amelie diversa, che dopo aver affondato il colpo, presta il fianco alla dolcezza, donandosi pienamente al lettore e superando per certi versi la sua innata riservatezza che ha da sempre caratterizzato la sua aura di scrittrice
En ouvrant Tant mieux, je ne m’attendais pas à être autant bouleversée. Ce roman m’a touchée droit au cœur par la force de son histoire et la délicatesse de son écriture. L’histoire commence en 1942, quand Adrienne, quatre ans, est envoyée passer ses vacances chez sa grand-mère de Gand. Ce séjour, loin d’être joyeux, tourne rapidement au cauchemar : humiliations, privations, enfermements… rien ne lui est épargné. Sa grand-mère malveillante se comporte comme une véritable sorcière, transformant chaque journée en épreuve. Pour résister, Adrienne s’accroche à une petite phrase entendue chez elle, sans vraiment en comprendre le sens : « tant mieux ». Ce mot devient pour elle une arme invisible, un bouclier contre la souffrance. J’ai trouvé ce détail magnifique : un enfant qui invente sa propre philosophie pour tenir debout. Au fil des pages, on suit Adrienne dans sa jeunesse chaotique, marquée par des parents singuliers et souvent cruels. On comprend que l'auteure nous raconte en réalité la vie de sa propre mère, ce qui rend l’histoire encore plus intime et émouvante. Malgré tout, elle conserve une force incroyable : elle avance, se construit, tombe amoureuse et se marie. Ce qui m’a touchée, c’est la manière dont Amélie Nothomb raconte cette histoire dure sans jamais l’alourdir. Les blessures et les manques sont évoqués avec tendresse, parfois même avec humour et une pointe d’ironie. La fin m’a profondément émue par l’intensité et l’amour qui s’en dégagent. En refermant le livre, j’ai eu l’impression d’avoir partagé une confidence précieuse, une histoire qui résonne en chacun de nous. Tant mieux est un roman qui rappelle que les mots peuvent aider à traverser la douleur et qu’il est toujours possible de trouver une lumière, même dans les moments les plus sombres. Une lecture sincère, émouvante et profondément humaine. Un vrai coup de cœur.
This is the unmissable event I never miss: every year, at the end of August, a new novel by Amelie Nothomb is published. I must confess that there are some I didn't like, or even hated, but this one is fantastic.
Amélie Nothomb recounts her mother's childhood up until her marriage to her father. And what a childhood: with a grandmother who killed cats! Put like that, it might make you smile, but it's also completely crazy.
It's an autobiographical story, truly well-written, romantic, and eccentric; in short, an excellent Amélie Nothomb. The last part is very different, more personal, but just as successful. She explores the connection between herself and how her mother, and her parents in general, helped her build her character. A sort of assessment that I really enjoyed. It's disconcerting because it creates a break in the narrative's rhythm, but it's a lovely conclusion.
Quando un libro che non pensavi ti avrebbe commosso arriva a tanto, forse era la storia giusta al momento giusto. Nothomb qui racconta la storia di sua madre, scomparsa l’11 febbraio 2024, mentre era immersa nelle quattro ore giornaliere di scrittura. E se del padre, venuto a mancare nel 2020, ha spesso parlato (e gli ha dedicato in particolare Primo sangue) in vari modi nei suoi libri autobiografici, la madre sembrava un argomento tabù. In “Meglio così” riesce però a rendere giustizia alla vita complessa e incredibile di questa donna, che per sopravvivere ad angherie e situazioni che non capiva fin da piccola ha fatto proprio il motto “meglio così”. A partire dal 1942 e arrivando ai giorni nostri, Nothomb rivela non solo la storia della donna che l’ha messa al mondo ma anche la sua indole e la sua doppiezza, che l’hanno resa fino a questo momento impossibile da riprodurre in nessuna delle sue storie.
En este nuevo libro autobiográfico, Amelie Nothomb nos cuenta la vida de su madre fallecida en 2024. La primera parte del libro, narrada en forma de cuento, está dedicada a la infancia y a los primeros años de juventud de su madre.
Sin embargo, hacia el final del libro, la narración cambia y es Amelie quien toma la palabra para explicar qué fue lo que la motivó a escribir este libro, cómo era el vínculo con su madre y sobre todo como vivió su pérdida.
En mi opinión, esta segunda parte es la más interesante y la que le da mayor valor al libro porque Amelie no solo revela sus sentimientos más profundos tras la pérdida de sus padres, sino que también narra detalles de su vida privada con una franqueza deslumbrante y emotiva.
Recomiendo este libro a los fans que quieren seguir leyendo a la autora.
La démarche est touchante, la narration est efficace, l’hommage est clair et les émotions sont là. Nothomb s’éparpille beaucoup parmi tous ses ressentis et toutes ses névroses et ça peut parfois rendre la lecture deconcertante, voir même soulever la question de la légitimité du roman à exister par lui-même vu à quel point c’est une écriture personnelle et intime. Mais son génie se cache dans des petites phrases, des conclusions tranchantes et claires, toujours pertinentes. Même dans le dernier dixième du livre où le registre change, elle offre des analyses qui percutent vraiment très fort, avec une honnêteté qui se retrouve dans tous ses livres. Même quand je croyais que je n’allais plus m’y retrouver, son texte m’a amené à réfléchir et à etre fasciné par son recul et sa perception. Sa technique est implacable et ça a vraiment marché sur moi, j’ai ressenti un coup de poing.