Le silence sur la situation génocidaire à Gaza interpelle. Comment expliquer le deux poids deux mesures lorsque l’on compare les indignations – légitimes – provoquées par les bombardements russes sur l’Ukraine et l’omerta sur ceux qui visent la population palestinienne civile soumise à un blocus ? Le drame se noue autour d’un cocktail de sentiments de culpabilité, de solidarité culturelle, de peur de l’islam voire d’hostilité contre cette religion, présentée comme un danger sociétal et sécuritaire, de mémoires coloniales mal digérées et d’adhésion au concept de « choc des civilisations ». Dans les médias et la classe politique, un tel mélange suscite un soutien quasi généralisé à l’action du gouvernement israélien. Permis de tuer analyse les motifs et les conséquences de la négation du risque génocidaire. Ceux qui le dénoncent sont qualifiés d’antisémites ou de complices du terrorisme. Pourtant, la réalité est que nous sommes face à une faillite morale ; et nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas…
Pascal Boniface, est un géopolitologue français, fondateur et directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques. Il a notamment traité de l'arme nucléaire et du conflit israélo-palestinien avant de développer un intérêt croissant pour la géopolitique du sport, notamment du football.
D’utilité publique dans le contexte. Très bien documenté sur Elnet. Le point noir est le moment où M.Boniface règle ses comptes avec le maire de saint ouen, je comprends sa démarche mais le livre aurait gagné en clarete et en légitimité sans ce passage. En effet, il peut donner une impression que tout ce qui a été dit avant (et ce brillamment) ne l’est que par calcul personnel. Or le cas Boniface s’inscrit dans un contexte politique global qui très bien détaillé