« Tu m'apprends comment prendre soin de toi à mesure que j'apprends la vie dans la forêt boréale, la neige, le silence : fendre le bois, tenir tête aux éléments, dormir parmi les craquements de toutes parts, en dedans comme au-dehors, domptant mes peurs une à la fois : la pénombre peuplée d'esprits, les maladresses qui tuent, la glace mince, les bruits de moteur qui se rapprochent de notre refuge, la bêtise humaine, mourir gelée, te perdre, me perdre. ».
Récit explorant la complicité entre une femme et sa chienne-louve, Séquoia. A travers des épisodes de survie, de fuite et de résilience, le texte se déploie dans les paysages sauvages du Québec, mêlant poésie et introspection. L'autrice y aborde des thèmes universels tels que la maternité, la violence et la quête d'indépendance, tout en dénonçant les oppressions systémiques.
Gabrielle Filteau-Chiba est traductrice et auteure. Gabrielle a quitté Montréal à la mi-vingtaine, il y a déjà cinq ans, tombant en amour avec la région du Kamouraska. La traductrice s’est installée alors dans un petit refuge sur le bord de la rivière Kamouraska à Saint-Bruno. Lors d’une vague de froid à son premier hiver, elle a dû demeurer dans son petit logis pendant 10 jours, sans cesser d’alimenter le poêle à bois. Inspirée, elle a écrit le récit de ce qui devient aujourd’hui son premier livre publié, intitulé « Encabanée ».
« On ne supporte pas la sauvagerie innée, on a une peur bleue de l’inconnu, de tout ce qui est indomptable, impétueux, plus libre que nous, on a peur d’une vieille chienne grise partie humer une piste odorante sous les pommiers. »
À peine 100 pages, mais j'en ai pleuré, c'était vraiment touchant. Une lecture qui se lit d'un seul trait, on y retrouve un peu de "Encabanée" et "sauvagines". Super bien écrit 🤍
Petit bijoux, encore une fois, je savais que c’était une ode à son chien, Séquoia. Mais je pensais pas que j’allais autant aimé ce livre 💌 Encore une fois, un nouveau regard plein d’amour sur la nature, cette fois-ci les animaux, à travers Sequoia!
⭐️⭐️⭐️⭐️1/2 Un livre où les émotions puissantes se révèlent dans une poésie sensible, toute proche de la nature. Filteau-Chiba nous livre un texte sans retenue, dévoilant vulnérabilité et force en nous partageant sa relation si totale et touchante avec son chien.
À lire d'une traite, et à relire! Réussir à intégrer autant de beauté en à peine 100 pages relève de l'exploit. Je viens de me trouver un nouveau préféré de GFC. Merci, là!
Séquoia, encore cela, je l'ai appris de toi, comment ralentir la vie : aménager du temps pour les promenades et le repos. Tu fais la sieste au soleil, et moi à l'ombre., après notre long bain dans la forêt quotidien. Tu as neuf ans, puis dix, le vétérinaire dit de me préparer à l'avenir sans toi. Je ne peux pas. Nous avons déjoué la mort ensemble trop de fois.
j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps et je les ai essayées dans la fourrure de ma chienne. 🐺
Une lecture courte mais puissante. Autant par les thèmes évoqués, notamment la difficulté d'être femme, que par ce lien avec ce coyote, Séquoia, si attachante, si présente au fil des années qui passent. En quelques pages, voire en quelques lignes à peine, j'ai été embarquées. Et l'émotion était présente, prégnante, j'ai même pleuré. Un livre qui se glisse dans la poche, la sienne ou celle des autres !
L’autrice écrit une émouvante lettre à sa chienne-louve Séquoia. C’est leur histoire, de leur rencontre à leur dernier instant ensemble. J’ai eu les larmes aux yeux.
Magnifique et bouleversant. Écriture "organique", ode à sa chienne-louve qui a guéri l'auteure et lui a insufflé une grande force. D'une immense douceur aussi. Joyau que ce livre.