Imaginez une technologie capable de restituer des sons à partir des objets du passé...
Le papyrus Jarf dévoilerait des pistes audios millénaires : entre Tourah et Gizeh, on entendrait les voix des Égyptiens chargés d’alimenter en pierres la future pyramide de Kheops... Les céramiques mycéniennes nous ouvriraient les portes dérobées de la Grèce antique... Des pans entiers de l’histoire romaine jailliraient des innombrables poteries samiennes... Quel latin parlaient les Romains du I siècle avant notre ère ? Que chantait le petit peuple au sujet d’Antoine et Cléopâtre ? Qu’ont murmuré les potiers de Pompéi juste avant l’éruption du Vésuve ?
Où qu’on se penche, les possibilités seraient prodigieuses...
En 2090, cette technologie existe. Elle se nomme POSEIDON®... Et elle cache un terrible secret.
2090. Grâce a la technologie POSEIDON®, il est maintenant possible d’extraire des pistes audio de n’importe quelle œuvre d’art. Une superbe opportunité pour en savoir plus sur la vie à l’époque à laquelle ces œuvres ont été créées mais à un prix : la peinture, la glaise ou l’encre utilisées pour créer l’œuvre sont entièrement consommées par le processus. Sans parler du terrible secret autour de cette technologie qui pourrait bien être révélé suite à l’attentat dans un centre POSEIDON® de Paris… ⠀ Ça faisait bien longtemps que j’attendais un nouveau roman de Yann Becu, auteur que j’apprécie énormément pour ses histoires pleines d’imagination et d’humour insolent, un peu noir et grinçant. Et cette toute dernière sortie prouve une fois de plus son talent, dans un roman peut-être un peu moins décalé que les précédents mais absolument excellent. ⠀ J’avais été séduit par le pitch qui nous parle de cette technologie révolutionnaire qui permet de faire parler les objets de notre passé mais qui les détruit au passage. D’une certaine manière, ça me faisait un peu penser au pitch de L’homme qui mit fin à l’histoire de Ken Liu dans lequel on peut voyager à n’importe quel moment de l’histoire mais en détruisant la possibilité de revisiter ce moment une seconde fois. Je m’attendais donc un peu à retrouver des thématiques similaires, et notamment à ce qu’on nous parle de l’éthique du processus. Mais surprise, ce n’est pas du tout là où l’auteur a décidé de nous emmener ! ⠀ Je ne vais évidemment pas vous dévoiler tout ce qu’il se passe dans ce roman mais j’ai vraiment été surpris par la direction qu’a pris l’auteur. L’aspect éthique est un peu abordé, ainsi que la thématique de la mémoire, mais ce livre est surtout une enquête passionnante dont le but va être de découvrir la raison d’être de POSEIDON®. Une raison d’être à la fois surprenante, glaçante et en même temps assez noble. Et qui va nous faire réfléchir ! ⠀ J’ai vraiment tout aimé dans ce roman. Les personnages sont attachants et intéressants à suivre, l’intrigue est bien menée, et on sent tout le travail qu’a demandé ce roman à l’auteur. Je pense notamment à l’aspect très cosmopolite du livre dans lequel beaucoup de cultures et de langues coexistent. Mais ça n’a rien de surprenant, on ressent toujours une certaine érudition de l’auteur dans ses romans. ⠀ J’ai aussi trouvé passionnantes toutes les explications autour de la technologie inventée par l’auteur et autour de la « plongée en fosse » que j’ai trouvé vraiment imaginatives et bien pensées. ⠀ Mon seul bémol dans ce roman c’est le travail de relecture qui a été vraiment insuffisant. Ça n’est pas dramatique non plus mais ça m’a quand même sorti un peu de ma lecture à plusieurs reprises, et ça c’est bien dommage, surtout vu la qualité du texte. ⠀ Ça n’empêche cependant pas que ce roman a été un vrai coup de cœur et confirme mon amour pour les textes de cet auteur. Découvrez le si ça n’est pas encore fait !
C’est un nouveau coup de cœur pour ce roman de Yann Bécu qui constitue, pour moi, le meilleur qu’il ait écrit à ce jour. Tout y est : un univers d’anticipation dense proposant de formidables réflexions sur notre monde, une enquête passionnante qui surprend par son audace, des personnages aux histoires touchantes et la plume joyeusement sarcastique de l’auteur qui dénonce notre rapport aux technologies. Le tout dans un récit qui évoque beaucoup l’importance de l’art, de la culture mais aussi du souvenir.
Je savais que lire du Yann Bécu serait particulier, ça j’étais prévenue. Mais je ne m’attendais pas à ce que l’histoire trahisse pour moi le concept et que je me retrouve avec une lecture au format inadapté au propos. Zut, je suis passée à côté T.T
J’avais déjà lu de l’auteur, l’Effet Coccinelle, une lecture surprenante qui m’avait amusée, séduite mais un peu perdue également malgré un rythme fou à la Dupontel et une douce absurdité autour des thèmes des religions et de la pop culture qui m’avait beaucoup plu. J’ai retrouvé cela.
Cette fois, l’auteur nous propose un concept des plus original : un monde futuriste où une grande entreprise, POSEIDON, a trouvé le moyen d’enregistrer les sons des oeuvres et objets du passé, que ce soit des tableaux, des livres, des sculptures, ou des objets du quotidien. Le revers étant que les oeuvres sont ensuite détruites après cet enregistrement et qu’il nécessite aussi la plongée dangereuse de certains élus. Pourquoi accepter cela ? Surtout quand on découvre que la société loin d’être excédentaire et en fait un gouffre financier…
Portée par ces mystères, j’avais très envie de découvrir les réponses de Yann Bécu et si celles-ci sont loin de m’avoir déçue, au contraire ! Le chemin pour en arriver là, lui, fut long et laborieux pour ne pas dire ennuyeux… En effet, en appâtant le lecteur dans son résumé en parlant d’une technologie capable de repêcher des sons dans les Objets du passé comme les emblématiques papyrus Jarf, céramiques mycéniennes ou les potieries de Pompéi juste avant l’éruption du Vésuve, forcément on s’attend à vivre et expérimenter ces plongées dans des objets du passé. Or, c’est terriblement peu exploité et ce fut une immense déception pour moi. Je pensais assister à des enregistrements cultes, ce ne fut pas le cas. Côté plongée, ayant déjà lu le manga Le roi des limbes avec un peu le même procédé je n’ai eu aucune surprise, au contraire, j’ai trouvé ça plat et avec un fort clin d’oeil aux quêtes dans les Donjons des amateurs de D&D, re-déception…
Il me restait l’univers de ce monde futuriste pas si loin de nous où l’auteur s’amuse à donner le nom de Sarkozy à un aéroport, celui des Kardashian à une avenue ou encore ploient l’humanité sous de terribles émissions solaires, tout en critiquant notre rapport à la mémoire, aux objets jetables, à une société de l’instantané sans penser au futur. Un regard critique, cynique et grinçant qui me parle. J’étais prête à me retrouver happée mais encore une fois, il pose mais ne plante rien, et cela donne un sentiment de survol complet des plus frustrants T.T C’est d’autant plus dommage que l’auteur tente de faire un scénario d’anticipation façon thriller où l’on suit des personnages en mode enquête qui aurait pu être prenant mais sans lien plus profond, sans connexion à ce monde, sans enquête poussée, ça ne peut pas aboutir à quelque chose d’haletant malgré les tentatives en ce sens. Et je sais que là, je suis en désaccord avec nombre d’autres lecteurs, qui n’ont pas ressenti les choses comme moi, au contraire.
Je le regrette d’autant plus que le propos final, lui, que je ne peux divulgâcher ici, mais qui se tient dans les 10-20 dernières pages, est des plus intéressants en terme de concept et d’aboutissement de cette enquête, me faisant ainsi penser, que c’est peut-être le format de l’oeuvre qui ne convient pas. Si celle-ci avait été une novella, expurgée de toutes les longueurs inutiles et autres superficialités qu’on y trouve, je pense que cela aurait été génial de découvrir ce monde, ses défis, ses questionnements et les réponses apportées. Je n’aurais alors pas eu le même sentiment de trop peu et surtout d’ennui entre les deux.
Je suis donc vraiment vraiment déçue de la déception ressentie à cette lecture que je pensais adorer vu les promesses du résumé. L’auteur a pour moi raté le coche en voulant faire d’une idée qui aurait parfaitement tenue au format nouvelle, un roman bien trop long pour ce qu’il a à dire et en plus sans développer ce qui aurait dû en être la toile de fond sur laquelle on se serait accroché. L’idée de départ est bonne, la réponse finale renversante également, mais tout le reste est vain et superficiel pour moi. Zut.
Découvre la surprise que le passé te réserve. Cueille la voix : Carpe Vocem Oui, ils ont même osé le latin.
Ils ? Poséidon bien sûr. Ce petit poucet crevard, Ce géant multimilliardaire, Vrai conte de fées pour enfants cupides.
Bienvenue dans un futur Où le passé se fait entendre Dans un souffle de brume synthétique. Où Huile, glaise, encre, Ces matériaux morts, Fossilisent les sons Telle une sirène prise au piège Parmi les lignes de suie.
Au clair de la Lune… Patrimoine inaliénable de l'humanité.
On échange ses échos d’autrefois Et autant de fragments d’âmes, Comme des bonbons rares Au goût de survie.
Arthur Pivert, Lui, Y croyait En son tableau délabré Né du bon côté de la Lune, Son Médor sous la pluie, 24x39 centimètres d'espoir défraîchi Devenue son unique prière : Faites que le passé mord.
Ban-ban-banco ! Ou plutôt bom-bom-bombe !
Une planque, Un terrier Et voilà le grand plongeon, La grande plongée Tête la première.
Et la Brume qui l’accueille Comme un enfant, Naturel, Et fait danser les souvenirs Comme un auteur fait revivre les mots.
Exténuants, Flamboyants, Chuchotants, Jubilants, Hurlants… Que ces vents et ces pages Sont poétiques Mais mortelles.
Il plonge Et nous plongeons avec lui, Taupe de son état, Accompagné d’une sirène à l’oreille d’or, D’une baleine bleue, Et de patience, Vertu des ombres. L’opération Thésée est en marche, Bonne chance de courage à vous !
Les vents sont durs, Mais la barre est sûre.
Nous voici au fond de la fosse, Les doigts pris dans l’engrenage, Dansant en rythme autour de cette histoire, Qui nous raconte la douleur. Et l’infime beauté D’un monde Qui refuse De disparaître en silence.
Tel le soupir d’un gamin dans la glaise, La larme sur un parchemin, Ou bien le rire oublié dans un sillage de couleur, L’auteur nous invite à explorer cette brume Et parcourir ce bruit de fond Qu’est l’humanité, Cette Shéhérazade préservée dans les pénombres.
Suspendus au cœur De cette étrange brume au bonnet blanc, L’impossible devient possible. Des choses bien étranges Se produisent d’ailleurs au 1-2.
Mais allez, Tant que tu respires, Tant que vous respirez tous, La partie continue, non ?
Ce roman fait partie de la sélection du Prix Utopiales 2025, donc avant de le lire je l'avais classé en SF, et c'est vrai que c'est un roman d'anticipation. Mais à la fin de ma lecture, je me suis décidée à le classer en roman policier (avec la mention « Polar futuriste »), car il se trouve que ce sont bel et bien les codes du polar qu'on retrouve dans ce roman, avec toute la gouaille qu'on peut retrouver dans les bons vieux polars. Ça se déroule certes en 2090 où une technologie permet de décoder et enregistrer les sons émis alentour lors de la création d'objets en glaise, de peintures ou écrits à l'encre, grâce à un produit appelé Brume™. Certain·es peuvent faire fortune grâce à de très anciens bibelots ou autres œuvres, surtout ceux fabriqués avant 1860, des Objets. Mais la police suspecte un trafic de Brume™ dans l'entourage de l'entreprise qui gère tout ça, Poseidon®. Alors il y a enquête, et parallèlement nous suivons aussi le parcours justement d'un homme qui détient apparemment un Objet, ainsi qu'un groupe spécialisé dans la pré-écoute d'objets dans la Brume™ détournée. L'auteur a été inspiré par le Quart Livre de Rabelais, et moi ça m'a un peu fait penser à un épisode (humoristique) de The X-Files, « Hollywood A. D. ») C'est donc un roman d'anticipation car ça se passe en 2090 et que cette technologie n'existe pas (encore), mais ce monde-ci n'est en fin de compte pas si différent du nôtre ; la fin du roman par contre fait effectivement très SF. Pour le reste, cependant, c'est clairement, dans la forme, plutôt un polar. Il y a énormément de dialogues, on se croirait souvent dans une pièce de théâtre ou dans un « Tontons flingueurs » du futur. Mac voilà, si ça marche bien au théâtre ou au cinéma, ce genre de dialogues super répétitifs, dans un roman, je trouve ça un peu lourd. J'ai aussi détecté pas mal d'erreurs et de coquilles (et sachez que quand je le signale, c'est qu'il y en a plus que 2 ou 3...) Ce roman pourra donc plaire à celles et ceux qui aiment l'anticipation et/ou les polars gouailleur.
Un peu de science fiction pour changer. Je dois dire que j’ai été très emballée par le résumé, moi qui adore l’histoire, c’était une lecture évidente. sauf que je suis totalement passée à côté…
Toute la partie technologique est un point fort du récit à n’en pas douter. J’ai beaucoup aimé l’articulation de ce pan de l’histoire, découvrir comment cela fonctionne, d'où… En revanche j’espérais être confrontée à des audios tirées d’artefacts, que l’histoire tourne réellement autour de cela mais non. Je me suis finalement vu plongée au cœur d’une enquête de police face à du détournement de brume. La est ma plus grosse déception.
Les personnages sont tous bien travaillés, avec quelque chose d'attachant ou de détestable, quoiqu’il en soit ils ne nous laissent pas indifférents. Ce qui en soit est déjà un excellent point pour une lecture.
La plume est incisive, tranchante. Le genre qui passe ou casse. Pour ma part j'apprécie cela parfois, cela sort des habitudes, du confort et un peu de mordant ne fait jamais de mal et permet parfois de faire réfléchir. J’ai tout de même noté des longueurs, des ralentissement de rythme par moment. De nombreux sujets sont abordés ici comme l'éthique, l’argent, les classes sociales… largement de quoi interroger et faire écho à notre monde moderne.
Finalement je ne peux pas dire que je n’ai vraiment pas aimé, je crois surtout être déçue, ne pas avoir compris la 4eme dans laquelle j’ai vue une tout autre histoire.
Malheureusement il s'agit d'une grande déception !
Je m'attendais à un récit autour de cette technologie incroyable créé dans cet univers et je me suis retrouvée avec une banale enquête.
L'idée de base était vraiment incroyable et c'est ce qui m'a poussé à acheter ce livre, rangé dans la catégorie science-fiction (à tort). Tout semblait me promettre une bonne lecture.
La déception fut rapide quand, au bout de deux chapitres, j'ai senti venir l'intrigue tourner autour d'une enquête. Mais j'y croyais encore à une amélioration.
Malheureusement plus l'intrigue défile et moins le concept est développé. De plus, l'enquête suit tellement de facilités scenaristiques. Il n'y a aucun obstacle et tout avance. Je sentais venir que l'histoire finirait bâclée et j'espérais que ce ne soit pas le cas.... mais ce le fut.
Beaucoup d'éléments sont balancés soit dans de longs paragraphes interminables, soit de longs dialogues répétitifs ou encore, soit dans des flashbacks.
Sans compter une super facilité scenaristique proche du "ta gueule c'est magique". Ici, c'est [masquer] les extraterrestres. Et ils sont juste généreux et curieux en filant des informations et une super technologie. sans contreparties. Juste cadeau. [/masquer]
Le dernier chapitre va juste résumer l'accomplissement de tout le bouquin. Il y a vraiment un gros problème de rythme pour balancer des révélations.
J'ai failli mettre une note supérieure mais les deux derniers chapitres ont achevé ma note.
Ce roman est un chef-d'œuvre, l'auteur signe une histoire digne de plus grands blockbusters américains avec "Sous La Brume". Un vrai page-turner pour les fans de science fiction. J'ai adoré cet ouvrage. Tout y est fin, beaucoup d'humour, les personnages sont d'une justesse absolue. Pour définir ce roman, j'utiliserai un titre de Raphaëlle Giordano "Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière"
Bonsoir bonsoir mes petits fromages chéris ! J'espère que vous profitez du beau temps chez vous (parce qu'ici je fonds 😅). Aujourd'hui, je viens vous parler de Sous la brume, de Yann Bécu, publié chez L'Homme sans nom. D'ailleurs je les remercie de tout cœur pour ce service presse 💙
💚 C'est un livre qui a beaucoup de qualités ! Déjà, j'aime beaucoup la plume de l'auteur (j'avais déjà lu ces 2 autres romans publiés chez le même éditeur). J'aime le ton un peu pince-sans-rire de son écriture, et qu'il raconte l'histoire de personnes lambda, qui se retrouvent bien malgré elles embarquées dans des histoires rocambolesques.
🌍 Même si on se retrouve sur notre planète dans quelques années (c'est proche), l'auteur a quand même développé un monde et une société qui doit vivre avec les nombreuses catastrophes écologiques qu'a subit (et continue de subir) la terre. C'est, je crois, ce que j'ai préféré : une société qui s'est adaptée à une terre qu'on connaît mais qui n'est pas la même, une humanité qui survit.
🔎 L'histoire est aussi portée par une enquêtrice, qui tente de découvrir le secret de POSÉIDON® et j'ai beaucoup aimé son personnage.
🌫️ J'adore l'originalité du concept de base : une Brume qui permet de faire parler les objets du passé !
🩷 J'ai vraiment passé un très bon moment avec ce livre et j'ai déjà hâte de lire les futurs écrits de l'auteur !
Sur ce, j'vous embrasse 👅 Votre humble et dévouée petite 🐭