Par une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L'enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d'argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l'oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l'ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady.
Voici venu le temps d'écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d'une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires.
Magnifique portrait d'une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d'hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat – jusqu'à la transgression ultime – pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.
Certains personnages de littérature résistent au temps, traversent les siècles et les mémoires et contribuent à ce cri, « Je voulais vivre », eux qui ne sont que personnages de papier. Parmi ceux-là, « Les trois Mousquetaires » ont envahi l’imaginaire collectif par les nombreuses adaptations dont ils ont fait l’objet. Qu’en est-il de Milady de Winter, cette femme étrange et mystérieuse qui traverse le roman d’Alexandre Dumas ? Forte d’incarner la femme fatale par excellence, dangereuse, manipulatrice, espionne au service d’un certain cardinal de Richelieu, que savons-nous réellement d’elle ? Condamnée par d’Artagnan, exécutée tel un monstre, la voix de Milady s’est tue, étouffée par les trop nombreuses voix masculines chargées de conter son histoire. Adélaïde de Clermont-Tonnerre lui redonne la parole dans « Je voulais vivre », un texte vibrant et romanesque de cette rentrée littéraire.
Voici l’histoire d’une femme sans passé qui devient une femme de pouvoir. Son existence commence véritablement par cette nuit glaciale où elle apparaît, transie de froid, devant le Père Lamandre. À peine âgée de six ans, les pieds en sang, affamée, elle est prise en charge par ce prêtre qui l’appellera Anne. Pour comprendre la femme, il convient de remonter à l’enfance. Enfant abandonnée, privée de famille, Anne doit se construire une armure.
Les années passent, Anne se marie avec Olivier. Ce mariage lui promet un rang, un nom, une assise sociale. Elle ne laisse entrevoir que ce qu’Olivier désire d’elle. Elle n’oublie pas la nuit où, un autre homme l’a marquée au fer en apposant sur son épaule le sceau de l’infamie. Ainsi, cette « étiquette » indélébile lui assigne une faute visible par tous. C’est précisément là qu’Anne devient Milady.
La première partie de « Je voulais vivre » invite le lecteur à connaitre cette femme dont les blessures d’enfance, le fer rouge de l’âge adulte, lui redonnent chair et sang. Adélaïde de Clermont-Tonnerre déplace le projecteur du roman de Dumas sur Milady. Et c’est désormais sur elle que toute l’attention se porte. C’est tout le génie de cette histoire : l’autrice ne nie pas le récit de Dumas, elle le contourne pour laisser voir la figure oubliée et honnie. On trouve dans « Je voulais vivre », les mêmes lieux, les mêmes personnages, les mêmes intrigues de cour, les mêmes complots que dans « Les trois mousquetaires ». Seule la lumière d’une femme dévie le centre de gravité d’origine.
Contrairement à l’œuvre de Dumas où le monde appartient aux hommes, qui défendent l’honneur et font vœu de fidélité, et où les femmes sont souvent objet de désir ou d’intrigues, « Je voulais vivre » met en lumière une femme, aussi intelligente, que séduisante. C’est Milady qui se retrouve face à un monde d’hommes. Ce changement de perspective est tout à fait réjouissant.
Mais, « Je voulais vivre » narre aussi l’histoire de plusieurs injustices percées à jour. De la femme qui n’a le droit d’exister que par son époux, à celle qui refuse les injonctions de la société, le chemin du récit est long. Et vous verrez que, malgré les crimes dont on l’accuse, il n’est pas difficile de développer des émotions à son égard. L’histoire de cette femme est celle d’une féministe avant l’heure quand exister socialement, politiquement et symboliquement n’était que pure chimère.
Les manipulations, les empoisonnements, les trahisons de Milady n’absolvent pas la femme. Ils prennent seulement une autre couleur alors que Adélaïde de Clermont-Tonnerre décline toutes sortes de nuances dans ces zones grises. Cette diffraction permet de réinterroger un « mythe » et de redonner la parole à une femme condamnée dans le roman de Dumas.
Comme dans tous les romans de cape et d’épée, « Je voulais vivre » met l’accent sur les complotismes liés à la politique. De tout temps, celle-ci a fabriqué des monstres. Milady a été l’instrument de Richelieu, ce stratège redoutable. Évidemment qu’il a trouvé en elle un relai idéal pour se débarrasser de ses opposants, elle qui avait déjà le désir de vengeance en elle. Même dans ce domaine précis, Adélaïde de Clermont-Tonnerre montre à quel point Milady est autant victime que bourreau. Son prix est la liberté.
En toute honnêteté, je ne pensais pas pouvoir me passionner autant pour la révision d’un mythe. Il faut dire que l’idée de départ est assez épatante. L’écrivaine s’est servie des quelques indices laissés par Dumas pour déployer une trame narrative tout à fait cohérente (et passionnante). Ne cherchez pas ici une trahison des trois mousquetaires, mais plutôt une relecture respectueuse. Adélaïde de Clermont-Tonnerre a trouvé comment combler les blancs de l’histoire d’origine, et a redonné une voix à celle qui n’avait que des mots d’hommes pour la décrire. Je trouve réjouissante l’idée que la littérature rende cette perspective de réécriture possible !
Enfin, j’ai vraiment adoré la modernité du style d’écriture pour faire le récit d’une légende d’hier. L’écriture de Adélaïde de Clermont-Tonnerre est contemporaine tout en gardant le souffle romanesque nécessaire à ce type de roman. Car, il faut le dire « Je voulais vivre » est profondément romanesque. Et que cela fait du bien dans cette rentrée littéraire où l’autofiction règne en maître ! Cette voix contemporaine autorise la proximité avec le lecteur qui se passionne intensément pour cette femme et son destin. Quant aux scènes de cour, aux dialogues aiguisés, ils apportent au texte une densité qui n’a rien à envier au feuilleton de Dumas. La trajectoire intime de Milady nous suspend littéralement au récit tant elle fascine par sa volonté de survie, et son audace. Entrer dans ses pensées, ses colères, et ses failles est un cadeau littéraire inestimable.
J’ajoute que la version audio lue par Claire Cahen amplifie la profondeur et de l’intensité du récit de Adélaïde de Clermont-Tonnerre. Si vous en avez l’occasion, je vous recommande chaudement de la tenter.
Pour conclure, j’ai passé un moment hors du temps avec « Je voulais vivre ». Je n’avais pas envie de quitter les personnages ni cette histoire pour laquelle j’ai eu une fascination inattendue. La littérature me réserve encore bien des surprises…
Prosegue nei primi 3 commenti :-), non sono riuscita a tagliare ....
Disclaimer 1. Il libro è fatto da brevi capitoletti. Che vanno avanti e indietro nel tempo. Alcuni ricalcano la narrazione di Dumas. Agganciandosi alla sua descrizione. Altri integrano i pensieri di Milady. Altri vanno al passato. A come si è costruita la sua volontà. *Scusate se scrivo in questo modo. Punto. E’ che dopo un po’ di lettura di questo stile, ti si appiccica come un chewingum sotto alle scarpe. Punto. Capisco che vuole (non “voglia”, Milady è sempre indicativa, mai congiuntiva - con un bel po’ di problemi sulla consecutio temporum) essere incisivo, suggestivo, dettagliato ma ispirazionale. Invece a me sembra un vecchio telegramma scritto male. Disclaimer 2. Il libro è brutto, sciatto, con ammiccamenti al sesso da liceale, gretto e volgare, pieno di trivialità inutili, (quei culi non ce li dimenticheremo facilmente, neanche la verga o la daga), che riduce Milady a una sfigata che cerca vendetta e muore malissimo. Un libro scritto male e pensato peggio. Ci si chiede come abbia fatto a trovare un editore. L’idea in sé non era male, il retelling di una vilain per eccellenza, la grandissima Milady, poteva avere diversi aspetti di interesse (che ne so, una Nikita spregiudicata plasmata dal Cardinale che si ribelle alla ragion di stato), e invece è finito nelle mani di Mme Tonnerre* che ne ha tratto una commediola di buoni sentimenti e cliché a non finire. Oltre a insulti sottotraccia al nostro eroe Dumas (il meticcio della letteratura francese …. l’orco scrittore, …. sensuale e al tempo stesso infantile, il suo carattere insaziabile …. Divorato dalla golosità, trasformato …. in un tiranno che traboccava nel suo gilet di velluto nero immortalato da Nadar. Disclaimer 3. Quindi, perché l’ho letto e ho proseguito nella lettura? Ma per il fantastico gruppo Guasconi si nasce, capitanato da Savasandir e popolato da dumafist* fantastic*! Qualcuno si doveva sacrificare, e mi sono offerta, e sono stata sostenuta nella lettura. Vi adoro, era uno sporco lavoro ma andava fatto :-) E cari i miei 5 lettori, di seguito vi cuccate il recap completo (quindi se non volete spoiler non leggete) e un bel po’ della prosa di Mme Tonnerre.
La storia parte ad Armentiere nel 1628 poi si va avanti e indietro nel tempo (con Milady bambina, quindi Miladina) - e nel senso complessivo, con D’Artagnan (per semplicità D’A a Maastricht nel 1673, e altre amenità inutili. dove tutto ha inizio …. o fine? Milady attende la sua fine. E l’incipit contiene già tutto. Urla, o almeno vorrebbe, ma dalla bocca non le esce alcun suono. Nella notte ha appena visto, incollato al vetro, un volto di una bellezza sinistra, il volto di un uomo che ha amato alla follia prima di averne paura con tutta se stessa. Quel volto di bellezza sinistra chi sarà? Io sto ancora sperando che in un fantastico plot-twist sia Richelieu!
Poi segue tutta una descrizione della sua prigionia dove la cosa più notevole è l’uso di una parola che non conoscevo: cremonese, riferita a una maniglia. Ma è un attimo, sta per arrivare LUI!!!!! Fronte spaziosa, begli occhi cerchiati, capelli castani che gli scendono sulle spalle, Olivier de La Fère la domina con tutta la sua forza. E poi LORO!!!!! Arriva Charles D’Artagnan, Isaac gigantesco, Henri raffinato, Percy odioso, e uno con la faccia nascosta, il BOIA!!!!! E poi i valletti!!!! Vorrei riportarvi tutto il capitolo, perchè merita, sono tutto un sussulto, un fremito, ho paiuraaaaaa ma …. Andiamo avanti, scopriamo chi è Charlotte Backson. Chi?????? Il petto le si solleva a un ritmo spezzato. Ciuffi di capelli biondi sfuggono da uno chignon che fa risaltare la delicatezza dei suoi lineamenti. È bella da morire. Non ha la bellezza del diavolo, benché la accusino di essere demoniaca, no, ha una bellezza squisita, quella di Isotta prima del filtro d’amore, quella delle fate e delle madonne. Capite cosa intendo quando parlo di sciatteria? “E’ bella da morire”- wow, che descrizione. Segue grosso modo la scena di Dumas: tutti dichiarano che Milady è una schifezza e ha da morì. A quel verdetto Milady si volta, …. Lei, che sa sedurre e convincere gli esseri più ostici Quegli esseri ostici, confesso, mi hanno perseguitato lungamente :-) come l’ha presa D’Artagna, Maastricht, 1673 Nel retelling è fondamentale l’agnizione dei cattivi, cioè che il rimorso perseguiti chi le ha voluto male. Questa non è una novità, ne I tre moschettieri, i 4 amici dopo l’esecuzione si salutano e vanno ognuno per la loro strada, ma il bravo Dumas non sta a menar il can per l’aia, usa il metodo che Manzoni ha sublimato (la sventurata rispose). E invece no, Mme Tonnerre non ci risparmia nessuno dei rivoltamenti di D’A nel suo letto da campo, il rimorso per l’innocente che ha ucciso lo attanaglia e si dibatte nel sonno. Tempie brizzolate, barba grigia, occhio vivo e mano salda. Il suo attendente, il 21enne Philippe de Saint-Chamas lo soccorre premurosamente, ci viene propinato un profluvio di descrizione di questo tipo Nemmeno un’ombra offusca i riflessi dorati degli occhi castani del giovane che, benché basso di statura, di fronte all’avversario è di un’agilità sorprendente. In compenso è suscettibile. , del tutto inutile, Philippe avrà un ruolo del tutto marginale. Poi D’A si lascia andare ai ricordi e ai rimorsi, Vedete, Philippe, mi vergogno. Milady era bella da morire, e gli racconta tutti i segreti d’alcova, voleva captare il suo sguardo (captare? sic), e via di confidenze sui trombamenti con la bella Milady e sui tentativi di scoprire chi fosse. scopriamo perchè Milady odia gli uomini, cioè non tutti, ma solo quelli cattivi Entra in scena un personaggio centrale nello sviluppo di Milady, Padre Lamandre con il suo gatto Grisou. A tutta prima pensavo fosse un vecchio prete pedofilo (insomma, la cronaca, il retelling, il contesto) e invece sembra che sia una anima candida e buona (a cui non difettano le stravaganze che raccoglie …. …. una piccola innocente bambina lacera inzaccherata insanguinata in fuga da un pericolo senza nome!!!!! La bimbetta ha 6 anni ma fascino da vendere il prete fu colpito dagli occhi della bambina. L’iride, di un azzurro puro intorno alla pupilla, era sottolineata all’esterno da un cerchio quasi blu. L’ovale del viso, l’arco elegante delle sopracciglia, la linea raffinata del mento e le labbra come petali che teneva chiuse con un’espressione un po’ severa emanavano un che di angelico, eppure percepiva in lei un’agitazione che ancora non riusciva a definire oltre a delle strane mani Lei lo accarezzò [Grisou] dietro le orecchie con una mano dalle dita sottili e dal palmo ancora paffutello. Miladina chiede di lavarsi e di dormire, Seguono un po’ di storie, il prete le dà un unguento fatto da lui con varie erbe che Miladina riconosce alla prima annusata: caspiterina! Quanto sapere in una bambina di soli 6 anni! Padre Lamandre si sveglia e scopre che Miladina è sparita, con le bende, la pomata e il gatto. COLPO DI SCENA. ORRORE. RACCAPRICCIO. Compare un carro trainato da due buoi, con sopra i corpi straziati di due donne accoltellate. Chisarannomai!? Miladina va in chiesa, con forza erculea mette quello della giovane sul fianco, esamina le cosce straziate e martoriate, prende un coltello e scuce una decina di sacchetti di iuta cuciti nell’orlo della gonna. Poi si sdraia tra i due cadaveri aspettando la morte …. …. che non arriva, arrivano al suo posto il gatto e il prete. E con uno sforzo congiunto la strappano alla morte (vi risparmio tutti i cliché sparsi, la febbre, le lacrime, etc.) non senza aver pensato a tutti i bambini morti per malattie e incidenti. La povera piccola però non ha pace nel cervello e si riposa solo in una delle due grosse poltrone della biblioteca, …. cullata dallo sfregamento della penna d’oca del religioso sulla carta. (lo sfregamento della penna d’oca del religioso per un attimo mi ha fatto pensare: Alè, ci siamo, mo’ arriva l’orrore, e invece sta semplicemente scrivendo). Arrivano due bravacci, inizia l’interrogatorio al prete, che se la cava benissimo, depistandoli e dicendo loro che una bambina era arrivata ma sembrava pazza e l’ha mollata alle suore. Che le due donne boh chissà chi erano (ma nel controinterrogatorio riesce a estorcere il nome delle due). Poi se ne vanno. Miladina cresce e si rasserena Miladina cresce e prospera, si impratichisce nel gestire le erbe officinali (ha 6 anni). Ma padre Lamandre ha altre idee, vuole che vada in collegio per diventare la giovane signora che sicuramente è. Ma neanche per sogno!!!! Rossa in viso, con gli occhi che sprizzavano collera, rifiutò categoricamente. Essere nata femmina le sembrava la peggiore delle disgrazie. Non sarebbe mai stata una moglie e neppure alla mercé di chissà chi . Nonostante tutte le sue buone intenzioni - non fare la fine di una povera femmina - il buon padre Lamandre la manda in convento, dove la fanciullina seienne è un mezzo genio, anzi intero. Le benedettine ….ri masero scioccate dai testi di scienze alle quali la bambina aveva avuto accesso, in particolare quelli che descrivevano l’anatomia umana. Ci vengono propinate un po’ di storielle, ma finalmente abbiamo un momento edificante, Miladina trova la massima che plasmerà la sua vita “Bacia la mano che non puoi mozzare”. Quindi la badessa la prende come segretaria (a 6 anni). come Miladina impara il fioretto e ad andare a cavallo Seguono capitoli del tutto insensati. Arriva al convento Suor Mary, una nobildonna scozzese cieca di 2 metri, scontrosa e acida (fate voi da dama di compagnia di Maria Stuarda, e scampate la morte), che porta un cambiamento nella vita di Miladina. La fanciulla entra nelle grazie di Suor Mary e diventa la sua lettrice, ottiene in cambio lezioni di scherma, impara a cavalcare, e studia l’inglese (prima dei 13 anni legge tutte le opere di Shakespeare). Il buon padre Lamandre tira le cuoia e per Miladina sono di nuovo guai, visto che porta iella peggio di un gatto nero. Muoiono in sequenza Grisou (il gatto) e la buona badessa, e quella nuova è una iena. - ma questo in un successivo capitolo) Arriva Sanson Alto, ben fatto e di bell’aspetto, padre Sanson, figlio di mercanti di lino di Béthune, era stato ordinato sacerdote sei anni prima e aveva appena compiuto ventinove anni. Eccallà, appare in scena padre Sanson! Da padre Lamandre eredita soldi, casa, mobili e pure la piccola Miladina. Che insidia poichè Anne era cresciuta molto. …. gli occhi sembravano ancora più grandi e le labbra che si mordeva nervosamente si coloravano di un rosso da frutto estivo. Anche il corpo era cambiato. Sul suo petto si disegnavano ormai le prime forme da donna, rese ancora più affascinanti dalla vita sottile e snella. Dalle sue amicizie feline aveva mutuato la capacità di spostarsi senza rumore. Sembrava apparire dal nulla, al punto che le sue visite potevano cogliere di sorpresa. sottolineiamo che si morde il labbro come quella di 50 sfumature di grigio, mentre sulle amicizie feline io stenderei un velo pietoso di peli di gatto…. La nuova badessa è una vera autentica strnz e si accanisce sulla povera piccina (ormai adolescente adorabile) con vessazioni continue a cui lei risponde con alterigia, tentando di togliersi la vita. Padre Sanson la circuisce, Miladina prima resiste poi cede. ogni tanto si torna a Maastricht da D’A D’A continua a raccontare a Philippe la SUA versione, ma ovviamente i tempi sono cambiati siamo nel 1670! Signora mia! La cultura woke sta già prendendo il sopravvento, certe cose non sono scusabili! D’A in preda al rimorso parla con Soline, la figlia della sacrestana, che è stata tutto il tempo in corrispondenza epistolare con Milady, che le ha raccontato TUTTO (alla faccia della rete di spie di Richelieu). Soline difende Milady (e ci mancherebbe, grazie a due pietre preziose che le ha donato ha comperato due pecore ha venduto la lana ne ha comperate 4 ha venduto la lana etc. e adesso è la Madama Benetton del contado). E ristabilisce la verità. Padre Sanson l’ha sedotta, si è giocato tutti la sua eredità, e poi l’ha mollata. SOLO PER STOMACI FORTI Perdonatemi, non posso parafrasare e sottrarvi il piacere di questa lettura È nudo, sta dormendo. Anne lo trova sempre bello, ma non può impedirsi di essere delusa. È dunque quello, l’amore? Ha scoperto poco prima quell’animale dritto e rubizzo per il quale lui le ha chiesto di avere delle attenzioni. L’ha pregata di metterci le mani sopra e si è stupita di vederlo inarcare. Poi ha voluto che lo baciasse e lei ha respirato per la prima volta il suo profumo dolciastro di fluido oleoso e urina. Non le è piaciuto il modo in cui lui cercava di spingerglielo nella gola, ha detto di no, poi l’ha lasciato fare, sorpresa dell’entusiasmo che quella manovra gli suscitava. Ma facciamo un passo indietro. Come siamo qui? La perfida abadessa la vessa, il mellifluo Sanson la circuisce e la convince a fuggire, arrivano alla canonica, e si compie il congiungimento carnale (un capolavoro di raffinatezza, in cui Mme Tonnerre piazza dettagli senza senso). iniziano i morti La badessa legge a Suor Mary la lettera di Miladina, a povera scozzese non regge, e tira le cuoia. È la prima morta che può essere imputata a colei che diventerà Milady. Arriva Athos Nonostante la giovinezza Olivier de La Fère si distingue per la figura, …. la fronte alta incorniciata da rigogliosi riccioli castano scuro, il naso dritto e una corta barba che gli mette in risalto la finezza degli zigomi, mentre nel suo sguardo affiora la liquidità scintillante di un’anima esigente. La liquidità scintillante è indimenticabile. Il ragazzo è tornato dalla guerra, vede Anne lontano e di spalle e si innamora senza scampo. Sanson praticamente la smolla ad Athos, e poi se ne scappa via (Detto a chiare lettere, non hanno il becco di un quattrino, devono far finta di essere fratello e sorella, Miladina non gliela vuol dare, e quindi cosa c’è di meglio che smollarla al visconte come se fosse un pacco?!)
Olivier è orfano di madre da quando ha 7 anni, il padre Charles è un tale misantropo che ha impedito alla sorella Helene di sposarsi, e non gradisce che sorella e figlio abbiano una vita social. Quando finalemnte si incontrano Sono entrambi sorpresi dal brivido che li percorre a quel primo contatto.. Ça va sans dire che Miladina aveva già conquistato Helene: amano la botanica, il clavicembalo, i libri e i gatti. ogni tanto si torna a Maastricht da D’A Charles e Philippe sono nel mezzo di una situazione suicida, che non ho capito e che non voglio capire, fatto sta che Philippe rimane ferito e Charles se lo carica in spalla e lo salva. D’A continua a raccontare e rievoca il primo incontro con Milady, a Meung. Eh, il buon D’A confessa di essere stato uno sciupafemmine. Seguono un po’ di ricordi di D’A, volti a mettere in buona luce Milady. in attesa che l’amore trionfi …. Adesso arriva una quintalata di melassa (ma tranquilli, si trasformerà a breve in fiele). La nostra Anne ammira il bel Olivier che cavalca Tonnerre (si, Mme Tonnerre non ha rinunciato ad apparire nella sua opera) e le porta mirtilli e lillà. Ma lei è restia a credere nell’amore, il perfido prete fuggito con i suoi soldi l’ha lasciata amareggiata nei confronti della vita. Comunque, si vedono tutti i giorni, il loro amore cresce mischiando gentilezza, pietà, purezza e sottomissione. [Anne] si limita a glissare su certi episodi recenti, certe scene… Gauthier ansimante, fluidi, culi, sesso, lingue, tutte cose che rapidamente non ha più voluto, ma che lui le ha imposto più e più volte fino a che lei si è difesa con le unghie e coi denti. Scusate, quei culi piazzati lì mi hanno un po’ fatto trasalire …. (torneranno ancora, i culi). Olivier è diviso tra l’amore per il padre e quello per Anne, sospetta che il padre sia un uxoricida ma non vuole dargli il dolore di fargli capire che ha capito (spoiler: è stato il padre a uccidere la moglie, folle di gelosia). Anne sarà anche innamorata ma non perde di vista l’obiettivo: tenere sulla corda Olivier per farsi sposare. Fanno lunghe cavalcate (ehi, non sogghignate, si danno proprio all’ippica) Fanno le corse….. Accarezzano i destrieri schiumanti. Sembrano percorsi da una colata di lava.
Fatto sta che la nostra Anne passe le giornate a fare filtri e pozioni, legge, ma si sente inquieta. Si sente spiata. Va a letto e si addormenta con una daga in mano. Si sveglia tutta contenta, ma incontra la sua nemesi nelle vesti del Boia di Lille, fratello di Sanson che vuole vendicarsi, perchè fratete gli ha raccontato che se è diventato spretato ladro baro e puttaniere è stato per soddisfare la lussuria insaziabile di Miladina (confesso che la storia del prete anche a me aveva sempre lasciato un po’ scettica, ma qua viene un po’ tagliata con l’accetta, anzi con lo spiedo). Le strappa la camicia, le denuda la spalla e la marchia col giglio incandescente. Un odore di carne alla griglia si diffonde nella stanza.
Anne si cura da sola come i gatti, non esce di casa, deperisce, non parla con nessuno, Olivier va a trovarla ma lei non esce, Helene va a trovarla ma lei non esce, le portano da mangiare, ma lei non esce. Questa tattica aiuta il piano di Anne, Olivier impazzisce dal desiderio, le promette quello che lei desidera: due cani d’Artois, Gredin e Coquin
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Olivier fa questa bella pensata: visto che il padre non cede, si sposeranno in segreto e solo dopo la sua morte lei potrà uscire allo scoperto. Anne pensa che sia una vigliaccata (in effetti eh….) ma piuttosto che niente, meglio piuttosto. Si confidano con Helene che li aiuta e sostiene, e regala ad Anne un anello con zaffiro di famiglia. Finalmente potranno amarsi. …. Ma dura poco E’ arrivato il giorno del matrimonio, dettagli mielosi a iosa. Gli unici testimoni oltre al prete e alla zia, sono i due cani. La prima notte di nozze la passano avvinghiati e vestiti, a parlare del più e del meno. Seguono dettagli noiosi della prima giornata, per la seconda notte Anne opta per una casta camicia che impone anche a Olivier. Lasciamo la parola a Mme Tonnerre e ritraiamoci pudicamente. Vengono travolti dalla febbrilità, si esplorano con aria seria, concentrati, come se stessero facendo la cosa più important
Milady est l'un de mes personnages de fiction préféré. Sans aucun doute mon crush littéraire et ma méchante préférée. J'ai donc beaucoup aimé cette réécriture de son personnage, cette vision féministe/relecture de sa vie de Milady. L'autrice s'insère dans les vides du roman de Dumas (elle a le droit, c'est exactement ce que Dumas fait tout le temps), roman que j'adore, soit dit en passant. Et cette histoire permet de réaliser à quel point le regard de Dumas est teinté par son époque... et comment ce personnage est vu par le regard des hommes.
Et si l’on rendait justice à Milady ? Dans ce roman, Adélaïde de Clermont-Tonnerre propose de rendre justice au personnage de Milady des Trois Mousquetaires, trop souvent réduite au simple rôle de méchante. Elle ouvre son récit sur l’exécution de Milady, après avoir été jugée de manière expéditive et condamnée sans avoir pu se défendre face à dix hommes. Quarante ans après les faits, d’Artagnan cherche à savoir s’il a été du bon côté de l’histoire. En suivant l’enquête du mousquetaire, l’autrice met en scène une femme qui dérange car trop moderne pour son époque. Sans pour autant réviser l'histoire de Dumas, Adélaïde de Clermont-Tonnerre restitue à Milady sa voix et dévoile les différentes facettes de sa personnalité. Elle nous invite à réouvrir un « cold case » captivant avec témoins à la barre, poursuivant la démarche de Dumas.
Quel beau roman ! Depuis plusieurs années, on peut découvrir les "méchantes" de grands classiques sous un autre angle. Souvent ce sont des femmes puissantes, pleines de caractères mais qui s'opposent au héros. Je pense à Morgane (celle d'Arthur et Merlin) entre autre, mais aussi Circé ou Médée. Agnès Maupré avait déjà dessiné un extraordinaire dyptique sur Milady il y a quelques années (une BD donc). Mais ce roman est d'une sensibilité, d'un féminisme tout en délicatesse et d'une finesse psychologique qu'on le termine en aimant et pleurant Milady. Je n'ai qu'une envie : me replonger dans les Trois Mousquetaires. Et probablement maudire un peu Alexandre Dumas d'avoir eu si peu d'amour et si peu rendu justice à une femme aussi extraordinaire.
Titres que j'ai lu dans la même veine, à propos de "méchantes" réhabilitées : Agnès Maupré : Milady de Winter Milady de Winter - L'intégrale Simon Kansara et Stéphane Fert : Morgane Morgane Blandine Le Callet : Médée Médée Madeline Miller : Circé Circe Natalie Haynes : Les Invaincues Les Invaincues
Un libro non solo inutile, ma anche brutto. *Spoiler a seguire* Il romanzo è una rilettura in chiave femminile/femminista della storia di Milady, la cattiva de I Tre Moschettieri. Il racconto si apre con la cattura della donna da parte dei moschettieri e poi procede con capitoli brevi attraverso una serie di punti di vista che ricostruiscono la sua vita: ci sono la stessa Milady, un D'Artagnan anziano che racconta la sua storia a un sottoposto durante l'assedio che lo porterà alla morte, poi vari personaggi tra cui Rochefort, una fantomatica zia di Athos, persino LO STALLIERE DEL CASTELLO DE LA FÉRE. Mancano solo la macellaia che una volta ha incontrato Milady al supermercato e il postino. Inutile dire che tutti pensano e parlano allo stesso modo, quindi il libro risulta piatto e i personaggi non emergono. La vita di Milady è un susseguirsi di tragedie e sventure: bambina di nobili origini, rimane presto orfana e assiste impotente all'omicidio della madre per mano di zii cattivi che vogliono impadronirsi dei beni del padre. Viene recuperata da un prete gentile che la manderà in un convento, ma la giovane Anne NON È UNA BAMBINA COME LE ALTRE, a lei piacciono i cavalli e le armi!!! (Arya Stark sei tu?) Dopo la morte del prete dal cuore buono viene affidata a un giovane prete che se ne invaghisce e la costringe ad avere una relazione; quando si stanca di lei la abbandona, e lei poco dopo sposerà il Conte de La Fére, ovvero Athos, che si rivela essere un marito geloso e ossessivo, cresciuto in un ambiente domestico violento e condannato a ripetere le gesta del padre, che uccise la moglie. Milady, salva per miracolo, sbarca quindi in Inghilterra, dove scopre di essere incinta DI ATHOS e sposa Lord Clarick, omosessuale che deve nascondere le sue preferenze considerate contronatura e accetta di crescere il bambino come suo per salvare le apparenze e avere un erede. La famigliola felice ha ben poco tempo per godersi questa serenità, perché il fratello minore di Lord Clarick, segretamente innamorato di Milady ma mortalmente offeso dal fatto che lei l'abbia rifiutato, lo uccide per avere accesso all'eredità. A questo punto Milady torna in Francia, dove viene reclutata da Richelieu. Arrivati qui l'autrice evidentemente si è accorta di aver già scritto troppo, perché la storia si chiude nell'arco di una cinquantina di pagine in cui vediamo Milady che uccide lo zio cattivo e infine viene catturata dai moschettieri. L'ultimo capitolo sono due paginette di pensieri di Milady che dichiara fieramente che voleva solo vivere (da qui il titolo francese, Je voulais vivre) ed essere libera, e non ingabbiata dagli uomini. Tutti i crimini che le vengono imputati ne I Tre Moschettieri sono quindi inventati da uomini che volevano sottometterla, e lei è una vittima innocente del suo tempo. Avevo delle aspettative molto basse per questo libro, e incredibilmente è stato peggiore di quanto mi aspettassi. Milady è l'archetipo stesso della femme fatale, una donna bellissima e seducente ma anche implacabile, feroce: la sua potenza e la sua originalità risiedono proprio nella dissonanza tra la sua bellezza angelica e il suo animo malvagio, nell'imprevedibilità delle sue azioni. Ricordo ancora vividamente quando lessi per la prima volta i capitoli in cui Milady seduce Felton, il suo carceriere; ero incantata, impaziente, sapevo perfettamente che stava mentendo eppure volevo essere convinta da lei. Qui Milady è solo una donna vittima incolpevole, incompresa, totalmente depotenziata. Quanto sarebbe stato più onesto e liberatorio il ritratto di una donna cattiva, astuta, che rivendica con orgoglio i suoi crimini? Una donna che usa le armi a sua disposizione e distrugge tutto quello che si trova sul suo cammino, senza rimpianti, senza scusanti. Invece abbiamo solo una storia inutilmente tragica di una bimba di origini nobili (che noia. Troppo difficile fare qualcosa di diverso e inserirla in un'altra classe sociale?). Un libro piatto, senz'anima e senza idee. L'unica cosa buona è che mi ha fatto venire voglia di rileggere per l'ennesima volta I Tre Moschettieri.
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Ce roman, qui se glisse dans les blancs des récits de Dumas, réhabilite Charlotte Backson, alias Anne de Breuil, alias Milady de Winter.
Je ne connaissais pas le texte original de Dumas (je suis en ce moment dans La Comédie Humaine), j’ai donc découvert ce personnage de Milady qui a été trompée par un prêtre défroqué ; a été follement amoureuse d’Athos-Olivier de La Fère dont elle a eu un fils sans qu’il le sache, ayant préféré la pendre à un arbre ; s’est réfugiée en Angleterre où elle épousera un paire du royaume homosexuel.
J’ai aimé que parfois l’auteure reprenne des phrases célèbres de la Littérature : La première fois qu’Anne vit le père Sanson, elle le trouva franchement falot. (p.69)
J’ai eu de la peine pour cette jeune femme (elle meurt à 25 ans) obligée de jouer la partition qu’on lui demande : douceur, piété, pureté et soumission, sans que cela lui serve à quelque chose, bien au contraire.
J’ai détesté Olivier de La Fère, devenu possessif, ogre de sa femme.
J’ai découvert les préceptes du Capitulaire DeVillis, édit de Charlemagne, ses articles 43, 62 et, surtout, 70, contiennent la liste d’une centaine de plantes, arbres, arbustes ou simples herbes dont la culture est préconisée, ordonnée dans les jardins du domaine royal.
J’ai aimé la présence des animaux : les chats, mais aussi ses chiens Gredin et Coquin, son cheval Satin.
J’ai découvert une femme qui ne trouve jamais le repos, toujours obligée de se défendre.
Une femme dans un monde d’hommes, par les hommes et pour les hommes. Des hommes qui ont projetés sur elle le contenu de leurs rêves, de leurs caprices, de leurs blessures pour lesquelles ils demandaient réparation, se moquant bien, au fond, de qui elle était (p.313)
J’ai aimé que l’auteure, en fin d’ouvrage, explique que ce personnage de Milady l’a appelé pour parler d’elle.
Un bémol : je n’ai pas aimé les chapitres dans lesquels D’Artagnan se confie à son second en train de mourir.
L’image que je retiendrai :
Celle de l’amour de Milady pour son fils Mordaut, né en Italie puis élevé en Angleterre.
"I tre moschettieri" è il mio libro preferito. Amo visceralmente i suoi personaggi: Athos, Porthos, soprattutto Aramis; d'Artagnan per qualche motivo lo dimentico sempre, ma voglio un mondo di bene pure a lui. Sono la found family per eccellenza e io li adoro.
Eppure.
La macchia di Milady, amori miei, non ve la leverà mai nessuno. Ho adorato l'arringa che l'autrice fa in favore di questa personaggia perché l'ha capita davvero. Non è un'apologia né una giustificazione, è un attestato di presenza, la testimonianza di una vita perché Milady è viva. Trascende la carta e l'inchiostro, è presente nella vita di ciascuna di noi. E' vero tutto e non è vero niente di ciò che si sa su di lei, e qui questa contraddizione in termini viene raccontata con arguzia, sagacia, sottigliezza. Puoi condannare Milady, ma non puoi non comprenderla.
Per me la parte migliore del romanzo è stato il riuscire a credere nella cecità e nella spregevolezza dei miei amati moschettieri. Io non ci ho visto niente di forzato: Athos è controllante e a tratti violento, d'Artagnan è ipocrita. Aramis e Porthos sono complici silenziosi ma ugualmente brutali.
La voce di Adelaide de Clermont-Tonnerre oscilla senza stonature tra il sentire antico e il sentire moderno, il suo stile si amalgama bene con quello iconico di Dumas. I salti temporali nella narrazione danno l'idea di leggere dei documenti reali e di ascoltare testimonianze ufficiali che ricostruiscono in toto lo scheletro di Milady.
Non era per niente semplice uscire vittoriosa da un'operazione del genere ma l'autrice ce l'ha fatta alla grande.
meilleure lecture de l'année. j'ai eu une réelle impression de replonger dans les Trois Mousquetaires. la lecture est fluide. un classique a en devenir.
J’étais partagée entre crier au génie et vouer ce livre aux gémonies mais je reste sur mon premier sentiment Il est donc loisible d’en conclure que je suis une féminazie woke.
Mais quelle excellente idée que de donner voix à Milady et de comprendre ce qu’elle a été, au-delà de l’apparence de l’être légendaire que lui donne le roman. Le sujet est pourtant casse-gueule, car pour mener à bien ce projet, il fallait se confronter à rien de moins que le père du roman feuilletonesque, Dumas. Grand fan des Mousquetaires depuis l’adolescence, je me suis donc plongé avec curiosité dans ce livre d’une auteure qui m’avait conquis avec son premier roman et dont je n’avais pas apprécié le second (j’ai ensuite boudé le suivant). La plume est très agréable, classique, belle langue, parfaitement adaptée à l’histoire qu’elle raconte, puisqu’il s’agit de faire à la manière de. L’histoire reprend parfaitement la trame des Trois mousquetaires et ce que le livre nous dévoile de la vie de Milady, et va même au-delà, s’appuyant sur ses suites, Vingt ans après et Le Vicomte de Bragelonne (attention à ceux qui voudraient ne pas se faire divulgacher la trilogie). C’est très crédible et le livre s’attelle à créer un personnage attachant, non exempt de défauts, mais avant tout malmené par les hommes à une époque où ceux-ci s’étaient arrogés tous les droits et où les sentiments d’une femme ne valaient pas grand chose. Le pamphlet féministe n’est pas loin, mais reste toujours juste. Pourtant un point m’a dérangé et qui est la narration: d’abord servi par un narrateur omniscient racontant à la troisième personne, le livre part ensuite suivre D’Artagnan au funeste siège de Maastricht (sans qu’on comprenne bien ce qu’il savait à ce moment-là), puis revient avec des personnages point de vue, puis une narration à la première personne. Ca m’a un peu sorti de l’histoire par moments car j’étais agacé. Il aurait fallu soit une vision entièrement en portrait brossé par d’autres, soit première personne (avec éventuellement un miroir sur la culpabilité de D’Artagnan). Mais ce mélange de tous les genres de narration pèse un peu. Pour autant je n’arrivais pas à lâcher le livre et j’ai trouvé l’idée excellente et plutôt bien menée. Enfin justice pour Milady, un personnage dont l’exécution finale m’a toujours choqué (vision d’un homme né au moment de l’abolition de la peine de mort)
Je tiens à dire que ma revue n’est aucunement dirigée vers la qualité de ce livre. J’ai absolument rien à redire sur l’écriture, le style, l’histoire… Le fait que ma note ait un peu baissé est seulement dû à mes goûts perso. Je m’explique. Je ne connais rien de l’histoire des Mousquetaires, j’ai acquis ce livre un peu « à l’aveugle ». Je n’ai jamais été intéressée par cette époque de l’histoire, si bien que le contexte dans lequel l’autrice l’a si bien ancré me perdait. La structure est un choix que j’apprécie, mais elle m’a souvent sortie du récit.
J’ai adoré le personnage de Milady, les scènes avec ses amants et son enfant. Je garde un magnifique souvenir de cette femme si inspirante et je suis très heureuse d’avoir pu la connaître à travers ces lignes. J’ai même pu être profondément déçue de son destin si tragique, si injuste. Encore une fois je suis révoltée par la manière dont Dumas l’a amenée au monde et l’en a retiré si injustement. Bref, on ne refera pas l’histoire des hommes.
Mais merci à l’autrice d’avoir redonné justice à la fiction.
Le travail est remarquable, j’ai adoré le dernier chapitre que je relirai.
En somme : foncez si le contexte vous intéresse. Si vous êtes rebutés par les histoires chevaleresques, prudence haha
3,5/5 J’ai tjs été fascinée par le personnage de Milady : forte, mystérieuse, prête à tout, espiègle, séductrice, prête à se défendre bec et ongles. Mais pourquoi ce destin tragique? « les Trois Mousquetaires » a été écrit certes par un auteur exceptionnel mais par un homme dans une société éminemment patriarcale. aujourd’hui nous sommes davantage prêt•es à écouter la voix de Mylady, et l’aimer à sa juste valeur. L’autrice a eu raison de vouloir nous y confronter de nouveau. Non, ce personnage n’est juste « méchant » sans raison, et non les héros de Dumas ont bien des defaults ! J’avais déjà bcp aimé la BD d’Agnès Maupré qui montrait un autre visage de cette figure emblématique de la littérature, cet ouvrage lui rend encore hommage. Quelques longueurs et une écriture malheureusement pas à la hauteur de Dumas - difficile de s’y confronter
J’ai adoré ce livre, Je trouve cette idée de donner du « contenu » à Milady très originale et surtout très bien ficelée. L’autrice reproche justement à Dumas d’être rester en surface sans avoir réellement raconté toute l’histoire de ce personnage: « Milady n’a pas eu la parole. Elle a rugi, gémi, imploré, mais elle ne s’est pas défendue. Alexandre tu es rester au seuil de cette femme, comme si elle te faisait peur, comme si tu tremblais de céder à des sentiments plus doux. Je vois bien que tu l’admires mais tu résistes ». Milady c’est la voix de femmes au temps des hommes…et c’est pour ça que je trouve ce livre si intéressant!
Milady, une héroïne mythique qui a suscité la haine et a éveillé tous les fantasmes... L'auteure nous conte une autre histoire, relève les preuves de l'injustice qui lui a été faite... Milady ou la traîtrise des hommes !
On va suivre la vie de Milady, sa naissance, sa famille, son histoire. On se replonge avec délectation dans les histoires de Mousquetaires et de manigances royales. Un vrai bon moment de lecture, et puis avouons-le, qui n'a pas rêvé de connaître l'histoire vraie de la fleur de Lys mystérieuse sur l'épaule de Milady...
Fabuleux! Gros coup de coeur pour ce roman qui comble les blancs sur l’histoire de Milady, connue dans les Trois mousquetaires. C’est brillant, extrêmement bien fait. En somme, c’est tellement bon, lisez-le!!!
J’ai eu beaucoup de plaisir à lire Je voulais vivre d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre. Milady y apparaît comme une femme volontaire et résolument moderne, qui se bat pour ce en quoi elle croit juste. J’ai particulièrement apprécié l’angle choisi par l’autrice, sa plume moderne et élégante, ainsi que le travail de recherche autour de l’univers de Dumas, qui enrichit le récit sans jamais l’alourdir.
Grosse déception. Je mets 2 étoiles quand même pour la sympathie qui se dégage de l’ensemble. Mais c’est, au mieux, selon moi évidemment, de la littérature pour jeunes ados…
Ce roman m'a vraiment passionné. Il est important de préciser que si la lecture préalable des Trois Mousquetaires n'est pas indispensable, à titre personnel, je regrette de ne pas l'avoir relu juste avant car l'autrice apporte du nouveau sur le personnage de Milady mais ne revient finalement que très peu sur les épisodes où Dumas la mettait en scène.
Tout lecteur se souvient de Milady comme la méchante du roman, ou bien du secret qui la lie au mousquetaire Athos, et bien entendu de son exécution, mais pas forcément de ses autres apparitions dans l'histoire (les scènes où Milady retrouve Constance au couvent de Béthune ou celles de sa captivité en Angleterre où elle corrompt Felton).
Adélaïde de Clermont-Tonnerre va en faire une véritable héroïne romanesque en essayant à la fois de combler tous les vides de son passé et d'autre part en la réhabilitant et en faisant d'elle une victime des hommes tout au long de sa courte existence. La note de l'autrice à l'issue du livre, explicite très bien le cheminement qu'elle a menée pour finalement offrir une relecture assez féministe des Trois Mousquetaires.
Elle excelle à nous narrer une enfance brisée suivie d'une adolescence au milieu de religieuses, puis montre l'attirance qu'elle provoque, jeune femme, chez un prêtre, avant sa fuite du couvent où elle résidait. Elle développe très largement la relation avec Athos, saisissant notamment les élans romantiques de leur relation, facette non entrevue dans les Trois Mousquetaires où Athos ne voit plus en elle que le démon.
Cette relation se termine mal pour des raisons qui sont développées ici, l'obligeant à un nouveau changement de vie et de pays, avec l'Angleterre où elle sera mêlée à un nouvel arc narratif, où se révéleront ses talents d'espionne, la faisant graviter dans de hautes sphères aristocratiques autour du comte de Winter, du frère de celui-ci et du Duc de Buckingham.
Avant l'épilogue, elle revient en France ou l'autrice développe cette fois la relation de Milady avec le comte de Rochefort et la manière dont elle va se mettre au service du Cardinal de Richelieu qui lui offrira la possibilité de venger la perte de sa mère.
Pour achever son histoire, Adélaïde de Clermont-Tonnerre choisit une sorte de confrontation finale avec le héros des Trois Mousquetaires, d'Artagnan, qui durant une grande partie de "Je voulais vivre", plus de 40 ans après l'intrigue initiale, se remémore sa relation à Milady, et il y a une forme de logique à retrouver ces 2 personnages pour essayer de comprendre si la culpabilité de Milady était aussi évidente que Dumas l'a laissé penser en la laissant périr sans procès.
Elle narre aussi la mort de d'Artagnan, et use beaucoup des confidences de celui-ci à un jeune soldat lors du siège de Maastricht en 1673, pour revenir sur la jeunesse du mousquetaire et sa rencontre avec Milady.
Enfin, elle accorde aussi une place au fils de Milady.
Soulignons enfin que le roman est très bien écrit, rythmé et sensuel, notamment lors des scènes intimes où Milady est avec ses amants (Sa quête la rend ardente, parfois désordonnée. Le jeune homme l'aide à se trouver, lui apprend aussi les caresses qu'il désire. Ils mettent à cette union tout leur corps, tout leur cœur, et l'harmonie qui se dégage de leur plaisir pourrait faire croire en dieu.)
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✍️ ADÉLAÏDE DE CLERMONT TONNERRE 💬 JE VOULAIS VIVRE 🏠 ÉDITIONS GRASSET 📚 480 Pages 📆 2025 📈 5/5
🌚 Spin off: est une œuvre dérivée de fiction centrée sur un ou plusieurs personnages (généralement secondaires) d'une œuvre préexistante, ayant pour cadre le même univers de fiction.
🌚 Rares sont les spin-off réussi: et là j’adore!! J’adore quand on part d’une peinture, d’un meuble, d’un personnage et qu’on en invente l’histoire, qu’on brode autour. J’adore cette capacité d’imagination.
🌚 Je suis ravie, c’est réussi, ça colle à l’histoire. Et il y en a des rebondissements dans les 3 mousquetaires. Tout est réfléchi, l’auteur a la solution à tout. C’est pas Dumas mais c’est dans le ton, dans la veine, dans l’intrigue, c’est passionnant.
🌚 Les personnages de ce roman, secondaires chez Dumas , et si importants ici sont vraiment très réussis, très attachants ou très repoussants. Aucun n’est fade ou inintéressant. Je les ai tous imaginés très précisément.
🌚 Et si le fond m’a plu, j’ai aussi beaucoup aimé la forme. Chapitres alternant le récit de la vie de Anne de Breuil ( Milady pour les intimes) et les témoignages des personnes que Dartagnan a interrogées quand il s’est aperçu qu’il avait peut être fait une grosse boulette en jugeant et tuant cette femme.
🌚 D’ailleurs dans mon avis sur la lecture des trois mousquetaires, j’avais précisé ne pas aimer Dartagnan. Je ne le sentais pas ce type. Et ça m’ennuie qu’on le réhabilite un petit peu vers la fin. Un pour tous, tous contre elle…
🌚 C’est mon premier livre de cette auteure et je ne compte pas arrêter là. Un titre à me conseiller?
Peut-être même 4,5! C’est drôle, moi qui d’habitude évite soigneusement les prix littéraires quand ils viennent de paraître et attends plusieurs années pour voir leur devenir , je viens de lire coup sur coup le prix Goncourt (la maison vide) et le prix Renaudot (je voulais vivre) et j’avoue ne pas avoir été déçue. Comme quoi…! J’ai beaucoup aimé ce roman qui invente la vie supposée de Milady et la réhabilite mais pas tout à fait. J’ai pleuré sur ses début dans la vie, j’ai aimé son enfance auprès d’un curé grande âme. J’ai trouvé le personnage de sœur Mary extraordinaire. Il mériterait à lui seul un roman ! J’ai détesté le père Sanson. Mais surtout j’ai haï le comte de la Fere autrement dit Athos. Quel homme ignoble! Je ne suis pas sûre que de donner la parole à d’Artagnan sous les remparts de Maastricht soit l’idée la plus heureuse du livre. Cela m’a dérangée plutôt que convaincue. J’ai combattu avec elle les préjugés de genre et j’ai explosé plusieurs fois à propos des opinions sans nuances des hommes qu’elle côtoie. Finalement les seuls supportables sont Rochefort le capitaine des mousquetaires de Richelieu, l’image même du méchant ! Et son mari Lord Clarick.
Bref un roman qui se lit d’une traite servi par une écriture élégante. J’avais un peu l’impression d’être une midinette en appréciant ce livre mais je n’ai pas boudé mon plaisir. Allez y sans problème !
Mylène Demongeot, Faye Dunaway, Arielle Dombasle, Milla Jovovich... et dernièrement Eva Green ont toutes prêté leur visage à la Milady imaginée par le grand Alexandre, (mais non, pas le roi de l’Antiquité !) le grand Dumas, notre prolifique écrivain. Que ce soit dans l’œuvre originelle ou dans les versions cinématographiques, Anne de Breuil, puisque tel était son nom, nous a toujours été décrite comme très belle, mais manipulatrice, intrigante, sulfureuse, guerrière, sorcière… jamais un brin d’indulgence, de bonté, de sensibilité à son égard … une vraie diablesse. Dans cette société machiste du XVII, les hommes ne semblaient pas se sentir responsables de ses comportements ni de sa soif de vengeance. Elle était forcément la fautive et l’instigatrice de ses propres malheurs. Pas d’avocat pour plaider sa cause. Il a fallu attendre Adélaïde de Clermont-Tonnerre pour chercher à connaître cette femme et fouiller la personnalité, la psychologie de Mme de Winter, comtesse de La Fère (épouse d’Athos). Quelle idée géniale et quel travail ! Elle a réussi à combler les vides du texte des 3 mousquetaires. Elle a imaginé les non-dits concernant la vie de cette célèbre héroïne, bafouée par tous ces mecs et elle s’est avèrée être aimante, audacieuse, battante, humaine... En lisant ce livre, j’en oubliais presque que Milady n’était qu’un personnage de fiction. Ce récit est brillant et méritait vraiment le prix Renaudot. C’est bien écrit, finement mené, palpitant et c’est romanesque comme l’étaient les histoires de cape et d’épée de ma jeunesse. Si dorénavant Milady m’est beaucoup plus sympathique, d’Artagnan et ses compères ont chuté dans mon estime, ils ont été bien égratignés par la plume de l’auteure, ça les change de l’épée.
Adolescente j'ai lu Dumas et croisé Milady dans ses romans, mais Dumas jamais ne nous a permis à nous lecteurs de la rencontrer vraiment, il l'a toujours paré d'un voile de mystère ne laissant voir d'elle que ses côtés les plus sombres. Milady est donc dans l'imaginaire collectif une tueuse, manipulatrice, séductrice et marquée du sceau de l'infamie. Aujourd'hui c'est son histoire qui est racontée dans ce roman, son histoire de fille, de femme dans un siècle ou seule l'histoire et la parole des hommes à de l'importance. Comment cette enfant née dans une famille heureuse a dû se débattre pour simplement avoir le droit d'exister, de grandir, d'aimer et simplement de vivre. J'ai adoré ce roman qui sans nul doute fait partie de mon top 10 des lectures de cette année, alors je vous recommande d'aller à la rencontre de Charlotte, d'Anne, de Milady de Winter.
Milady de Winter, Anne de Breuil, Charlotte Backson selon la période de sa vie courte est probablement la femme la plus détestée de la littérature française. Adélaïde de Clermont-Tonnerre, de la manière la plus noble et captivante, nous emmène à découvrir la vie de ce personnage romanesque de Alexandre Dumas, de sa fuite des assassins de sa mère et sa nounou jusqu'au féminicide. Même un personnage fictif mérite d'être défendu. Adelaïde de Clermont-Tonnerre nie pas les actes de Milady mais les positionnent dans la vie de la femme du Comte de Fère marquée par la misogynie des hommes, qui condamne Charlotte dés ses sept ans à s’en sortir du nid de guêpes.
Je ne pensais pas me passionner autant pour ce roman. L'autrice a su exploiter les blancs des romans de cape et d'épée d'Alexandre Dumas pour réécrire l'histoire de Milady, une femme séduisante et dangereuse, jugée par des hommes eux-aussi soumis à leurs passions. J'ai retrouvé l'atmosphère de Dumas mais modernisée par un style contemporain et enlevé. A la manière de Dumas, Adélaïde Clermont de Tonnerre signe un roman mouvementé mais empreint d'un féminisme qui nous invite à revoir le sort de Milady pour y lire les préjugés d'une époque.