Juillet 2018, soir de la finale de la Coupe du Monde de football. Un jeune homme se cache dans les WC d’un centre commercial, les mains couvertes de sang. Il se fait appeler Tom. Ce fils unique de 29 ans, de son vrai nom Romain Marais, est étudiant en pharmacie et depuis l’enfance l’objet de brimades, de rejets et de frustrations qui l’ont mué en homme largué et érotomane, aux prises avec d’étranges désirs de dévoration. Jeune actrice noire en pleine ascension, Lame se livre à des séances d’hypnose pour soigner un eczéma qui la ronge. Plongée dans un état second, elle revisite son enfance en banlieue, sa rencontre décisive avec son amie Génia, ses rêves de cinéma… et tente ainsi d’échapper à un sentiment de menace qui la hante. L’un est un monstre en puissance ; l’autre une comédienne en devenir qui réalise que ce corps, qu’elle veut offrir et voir vibrer au contact du monde, lui échappe et la met en danger. Les deux trajectoires vont se juxtaposer jusqu’à leur collision… Avale est un livre de genre (à entendre dans sa polysémie), à l’écriture éclatante et sensuelle. Un premier roman qui ne laisse pas indemne, à l’image de son autrice dont le talent déjà connu sur scène s’exprime ici avec une force impressionnante.
J’ai détesté ce roman. Il explore la noirceur des corps et des âmes, à travers deux personnages brisés par la vie. Trop dur, trop sombre, trop dérangeant. Une lecture que je n’ai pas aimée mais qui m’a marquée malgré moi. Violent, cru, nauséeux — Avale est une épreuve plus qu’un plaisir de lecture.
En beaucoup plus de mots :
Compliqué, dur, saisissant d’effroi. Un livre dont on ne ressort pas indemne.
Est-ce que j’ai aimé ma lecture ? Non, clairement pas. Mais pourtant, je sais qu’elle va me marquer longtemps, très longtemps. Ce n’est pas une lecture qu’on apprécie, c’est une lecture qu’on encaisse. On en prend plein la gueule, plein le corps, plein l’estomac.
On suit deux personnages principaux, un homme Tom et une femme Lame, tout deux écorchés, perdus, cabossés par des enfances et des adolescences sans repères, malgré quelques phares autour d’eux. Une construction en miroir : chacun regarde son passé, chacun avance vers l’autre sans le voir. Et quand ils se rencontrent, c’est pour le pire.
Le roman alterne entre passé et présent, avec de nombreuses analepses qui remontent à l’enfance, l’adolescence, jusqu’à l’âge adulte. Une structure que je n’affectionne pas particulièrement, chaque chapitre revenant sur un événement marquant. J’ai vite laissé tomber les chapitres sur Tom. Trop sombres, trop dégoûtants. Je me suis accrochée à la femme d’aujourd’hui. Lame tente de comprendre, d’avancer, de survivre.
Franchement, ce roman peut te dégoûter d’avoir des enfants. L’auteur y traite le côté le plus sombre de l’addiction : au sexe, au corps, à la nourriture. Par moments, j’ai vraiment eu envie de vomir. C’est une surenchère de mal-être, une boulimie psychique et physique. C’est sale, dérangeant, malsain. Et pourtant… c’est cohérent.
Il y a des passages que j’ai trouvés très puissants, notamment ceux où la femme parle de son métier d’actrice. Elle évoque la mise en abîme, la pression de devoir cacher ses émotions, ses envies de pleurer, l’obligation de jouer un rôle. Elle dit : « rester un corps souffrant ». Et c’est exactement ça. Le lecteur devient spectateur, impuissant, face à une image qui hurle sans bruit.
L’auteur pousse loin l’humiliation du corps féminin : son poids, son odeur, sa sexualité, sa couleur. Le corps est un objet de désir, un trophée, puis un rebut. Il est utilisé, violenté, abandonné. Certains passages m’ont littéralement mise en silence. Brutaux, mais vrais.
L’écriture est à l’image de ce qu’elle raconte : sauvage, nue, brutale, acide. Je n’ai pas aimé, mais ça colle parfaitement avec l’histoire. C’était peut-être nécessaire, en fait.
Et puis, au milieu de tout ça, il y a la relation entre la femme et sa sœur de cœur Genia. Celle qui l’a choisie, soutenue, accompagnée, disputée, retrouvée. Une vraie amitié, avec ses douleurs, ses espoirs déçus, ses maladresses. Une lumière dans le chaos.
Ce roman aborde énormément de sujets : qui est la proie ? qui est le chasseur ? Jusqu’où une obsession peut-elle aller ? Comment expliquer l’horreur ? Avale est un titre parfaitement choisi. Parce que c’est ce qu’on doit faire en tant que lecteur : avaler cette histoire, l’ingurgiter, s’en remplir le gosier jusqu’à la nausée.
Un livre réservé à un public averti. Il trouvera son lectorat, mais dans une niche, sans doute ces élitistes, cette intelligentsia parisienne moderne (donnant le ton de la ligne de pensée du moment, un petit groupe, décidant de tout pour tous.). En ce qui me concerne, je n’ai pas aimé. Mais je ne suis pas prête de l’oublier.
la construction d’un pervers obsessionnel et son jeu avec sa prochaine victime. les destins des deux protagonistes sont entremêlés au fur et à mesure pour former un tiut qui fait sens à la fin. angoissant comme un thriller et bien écrit comme un bon roman. possiblement difficile à vendre mais l’intrigue est vraiment très bien construite et on aborde les milieux pervertis du cinéma et de la célébrité. je recommande !
⚠️ (Roman lu dans le cadre du Prix du Roman des Étudiants France Culture 2025-2026)
Ce roman de Séphora Pondi s'ouvre sur un double arc narratif, introduisant d'emblée une tension thématique et structurelle. D'une part, nous suivons Lame, une comédienne prometteuse qui consulte une thérapeute spécialisée dans l'hypnose afin de se défaire de crises de démangeaisons cutanées. Cette quête de soulagement s'amorce paradoxalement au lendemain du succès de l'équipe de France à la Coupe du Monde 2018. D'autre part, le récit bascule vers l'histoire de Tom (dont le prénom réel est Romain), un étudiant interpellé par la police pour des chefs d'accusation graves, notamment d'anthropophagie et d'actes de barbarie.
La dimension autofictionnelle du roman apparaît comme une composante structurante, mais problématique de l'œuvre. Les similarités marquées entre le personnage de Lame — comédienne noire, passionnée de tragédie antique, mentionnant explicitement la pièce Trois Fois Ulysse dans laquelle l'autrice elle-même, Séphora Pondi, a joué Calypso — soulèvent la question d'une confusion entre l'expérience de l'autrice et la substance narrative. Cette superposition est perçue non pas comme une richesse, mais comme une ingérence directe et ostentatoire de la persona publique au détriment de l'autonomie du personnage, notamment parce que Lame se base sur l'autrice et cherche à copier d'autres actrices qu'elle admire. De plus, l'exploration des thèmes liés au « wokisme » et au « body positivisme » à travers Lame, notamment la mention explicite de sa sélection basée sur un « quotat » (« femme, noire et grasse »), tend à réduire ces enjeux sociaux à des stéréotypes didactiques. Le personnage se trouve enfermé dans une dynamique de victimisation stéréotypée, où ses troubles (eczéma, relation père-fille entre admiration et imputation de la misère) semblent plus illustrer des tropes narratifs que s'inscrire dans une profondeur psychologique complexe.
Le roman aborde frontalement les questions du corps, de la matérialité, de la sexualité et des traumatismes (boulimie, inceste, anthropophagie). Si ces thèmes sont légitimes en littérature, leur traitement manque ici de finesse et de distance critique. Le parcours de Tom, centré sur une « fixation orale » pathologique, sur une enfance tourmentée par un père castrateur et une adolescence entre délinquance et découverte de la pornographie, s'accumule sans atteindre la richesse d'analyse psychologique. L'autrice fait le choix de l'accumulation d'éléments choquants ou tabous (masturbation féminine, menstruation, voyeurisme parental, fantasmes sexuels impliquant les forces de l'ordre) qui, au lieu de provoquer une réflexion, aboutissent à une esthétique du dégoût qui frôle le sensationnalisme. Quant à la représentation des dynamiques raciales et genrées, elle est jugée réductrice : les femmes blanches sont schématisées comme des « enthousiastes du social » ou des envieuses des courbes noires, tandis que Tom fantasme des stéréotypes de « trad wives ». Le personnage de Tom lui-même est dépeint sous un jour extrêmement dégradant (y compris par la consommation de sa propre morve), ce qui, plutôt que de questionner la masculinité toxique, paraît n'être qu'une charge caricaturale et humiliante.
Le choix d'une narration au présent alternant entre la première personne pour Lame et la troisième pour Tom est un dispositif formel courant, mais son exécution est irrégulière. La critique porte principalement sur la qualité stylistique, que je juge peu travaillée et alignée sur une tendance d'écriture contemporaine orale et déstructurée. Le style est perçu comme négligé, émaillé d'expressions qui cherchent à masquer une faiblesse d'élaboration stylistique par une affectation de génie. L'impression finale est celle d'un manque de maîtrise littéraire qui dilue la force potentielle des thèmes abordés.
Avale de Séphora Pondi s'inscrit dans une tendance littéraire contemporaine qui, en privilégiant l'autofiction crue et la thématique subversive, en arrive à sacrifier l'exigence stylistique et la profondeur psychologique. La critique majeure réside dans la déficience de la qualité d'écriture, dont le manque de travail semble flagrant, privilégiant un phrasé oralisé et des artifices ostentatoires qui ne parviennent pas à masquer une structure lâche. L'impression dominante est celle d'une œuvre programmatique, conçue non pour l'exploration littéraire, mais pour la mise en scène des préoccupations personnelles de l'autrice, insérant un personnage victimisé et des intrigues qui semblent servir de tribune à l'expression de fantasmes privés et à la répétition de thèmes déjà lus. Avale rejoint les romans superflu, à faible ambition littéraire fondés sur une tendance à l'autopromotion thématique, tout comme ceux de Marlène Schiappa. En citant le personnage même de Lame, ce livre se révèle être un « spectacle de mauvais goût ». En définitive, et comme le souligne Donna Tartt, « l'art du story-telling est un don » ; or, Séphora Pondi semble en avoir été épargnée. Si la lecture n'avait pas été imposée par le Prix du Roman des Étudiants (PDRE), je ne me serais ni forcée à le lire ni même à en considérer sa lecture, laissant l'amère sensation d'un gaspillage d'attention.
J’ai refermé Avale avec le cœur serré. Ce roman m’a profondément touchée par la justesse de sa voix et la beauté de sa sororité. Sephora Pondi y peint le quotidien d’une jeune fille de banlieue pour qui rien n’était gagné d’avance: une héroïne qui se fraye un chemin dans un monde où la représentation des minorités était, à son époque, encore plus taboue qu’aujourd’hui.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la façon dont l’auteure mêle poésie et douleur, fragilité et force. Son écriture est incroyablement sensorielle : chaque mot semble respirer, chaque phrase nous plonge dans le corps et les émotions de Lame. On sent, on touche, on goûte presque ses blessures et ses élans d’espérance.
J’ai aussi trouvé très intéressant le choix de narration. Le point de vue de Lame, à la première personne, nous rend sa voix intime et directe, tandis que celui de Tom/Romain, à la troisième personne, instaure une distance bienvenue. Comme si Pondi cherchait à protéger Lame du regard masculin, à éviter que celui-ci ne s’impose au centre du récit. Cette structure souligne avec finesse que c’est Lame qui détient le pouvoir de raconter, que son « je » n’est pas à confisquer.
Tout au long de son parcours, Lame traverse des épreuves souvent infligées par des hommes, trop tôt, trop fort. Mais jamais l’auteure ne tombe dans le pathos. Elle laisse la douleur exister, mais toujours dans la dignité et la poésie. Les séances de thérapie qui rythment le roman sont parmi les passages les plus émouvants : j’ai eu parfois l’impression d’être une voyeuse face à une intimité presque sacrée, et pourtant, c’est justement ce sentiment qui rend la lecture si puissante. On se retrouve si près de Lame qu’on voudrait lui tendre la main, la rassurer, la soutenir dans ses moments les plus sombres.
En refermant Avale, on garde en soi la voix de Lame…une voix qui raconte la survie, la résilience et la beauté de celles qu’on a trop longtemps voulu taire.
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Lu pour le Prix Roman des Étudiants France Culture 2025. Sans avoir détesté ma lecture à 100%, je ne peux clairement pas dire que j’ai passé un bon moment, mais je pense que c’était le but de l’auteur. Très bien écrit et très poignant mais aussi très cliché, et d’une violence tellement brutale que je ne pense pas que je recommanderais ce livre à des gens. Je comprends le pourquoi de l’écriture de cette histoire mais ça s’arrête là.
Lu dans le cadre du prix du roman étudiant de France Culture. DNF. L’écriture est dérangeante mais on comprend bien que c’est volontaire. Néanmoins, j’ai pas accroché, je m’ennuyais en lisant. La personnalité malsaine de romain aka Tom est une horreur à lire. Elle décrit tout, la façon dont il mange la bouche ouverte jusqu’à sa masturbation devant ses copains… Je me suis parfois demandée si ça servait vraiment l’histoire, ou si c’était juste du trash pour du trash. J’ai pas accroché du tout, je me forcerai pas à continuer, c’est d’une lenteur épouvantable.
3,5⭐️ [première lecture pour le prix du roman de l’étudiant] ce roman se construit comme un bon thriller dégoutant et oppressant. assez perturbant pour me donner envie de me stopper dans ma lecture, ainsi assez perturbant pour montrer que le message de l’autrice est bien transmis.
on y suit la construction d’un pervers narcissique, obsessionnel et son jeu avec sa victime. l’écriture de l’autrice est crue et dérangeante, exactement comme elle se veut l’être, et traite avec une assez grande justesse la noirceur de l’addiction : au sexe, au corps, à la nourriture. ce récit prend vie dans un environnement particulièrement propice qui est celui du cinéma et de la célébrité où le regard sur les corps des femmes est constant et insistant.
ce qui est d’autant plus violent est le développement en miroir des deux protagonistes : tous deux évoluent fragilisés, amochés par une enfance sans repères suffisants pour les protéger. ce rapprochement, nous le refusons car l’un grandit prédateur volontaire et l’autre proie imposée. pourtant, ces passés sont bien faits pour s’entremêler et se relier, pour le pire. mais lame se reconstruit, elle fait un travail sur elle-même et c’est bien cela qui triomphe.
bref, ce roman est troublant et agressif justement car cette réalité est troublante et agressive.
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lu dans le cadre du prix du roman étudiant de France Culture. franchement pas mal, un peu dérangé quand même mais j'ai beaucoup aimé la plume de l'auteure
romain, un homme tourmenté, développe des pulsions violentes. lame, une actrice noire, tente de soigner son mal-être profond. leurs vies abîmées finissent par se croiser. la plume de l’autrice est simple à suivre et agréable à lire !
Un début de lecture assez prometteur avec les deux points de vue de la victime et de l'agresseur coupable d'anthropophagie. En point de vue interne les chapitres s'alternent explorant le passé des deux personnages. Sans jugement imposé on est plongé dans les enfances et adolescences problématiques des deux jeunes. Romain surnommé Tom harcelé et isolé dès le collège souffre d'hyperphagie, d'apathie et développe des attirances sexuelles pour certaines personnes qui tournent à l'obsession. Lame double de l'autrice Sephora Pondi parle de son mal être dans la peau, de la difficulté à devenir une femme et plus encore une comédienne qui se traduit par des allergies de peau handicapantes. Selon moi l'autrice n'a pas su faire de choix véritable entre deux histoires : la question du trauma de l'enfance et de la culpabilité, de l'autre l'autobiographie affleurante de l'autrice et notamment la question de tout accepter pour réaliser ses ambitions de carrières. J'ai trouvé la scène de viol sur plateau un peu gratuite, sa place n'est pas justifiée dans l'économie du récit. J'ai trouvé la fin très déceptive presque avorté (après 224 pages) puisque le procès est évacué - Tom est presque soulagé d'être emprisonné - et il n'y a pas d'avenir dessiné pour Lame. Néanmoins, j'ai trouvé que l'autrice avait un style fluide assez poétique et le début était plutôt léché.
J’ai ressenti du malaise, c’était désagréable à lire, l’effet est réussi. La relation que développent Génia et Lame est vraiment ressourçante #c’estbeaul’amitié et il fallait un peu de quoi souffler pour affronter le reste.
J’ai surtout apprécié les histoires de fond, en fait, le récit de la banlieue, le collège, l’adolescence, les enjeux de la #société, le tout formait un super échappatoire à la rencontre et la violence annoncée en début de roman (non pas que je la redoutais mais que je ne saisissais pas où elle pouvait mener, ça semblait un peu gratuit — mais c’était finalement un super moyen de faire avancer l’intrigue au détour de la vie des personnages !! Comme un thriller finalement)
Aussi, Tom n’est pas déshumanisé, et je crois que c’est assez essentiel, il est présenté comme banal, je n’ai pas eu l’impression que son enfance ait servi à le dédouaner de ses actes (ça m’aurait franchement déplu)
Ce qui m’a le plus déplu, c’est le « roman fait-divers », et l’absence de critique/discours/réaction vis-à-vis dudit fait-divers : il est là, il amène la narration, il donne l’occasion de déployer des récits de vie interessants, mais il n’est pas commenté (ou très peu, à travers la voix de la juge notamment)
Une lecture très dérangeante que ce soit en terme de thèmes ou de style. Celui-ci est remarquable, très charnel au sens strict du terme : il nous fait ressentir ce qu’il décrit. Les scènes abordant le rapport à la nourriture sont proprement écœurantes, j’en garde une impression de nausée assez marquante. Quand au rapport au corps féminin, que ce soit un rapport masculin pervers, ou un rapport féminin ambivalent, il est très présent. Le point de vue de Lame notamment est assez intéressant, se plaçant dans la perspective d’une femme ayant déjà subi des agressions qui marquent son rapport dérangé à son propre corps, renforcé par une enfance qui le cache. Si je n’ai pas forcément apprécié en tant que telle la lecture de ce livre (qui mériterait quelque TW), il fait partie de ces œuvres nécessaires qui dérangent, questionnent et explorent certaines noirceurs de l’humanité.
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J'aurais moins aimé ce livre si je n'avais pas assisté à sa lecture par l'autrice au Théâtre Ouvert. Pendant toute la lecture j'ai eu la chance d'avoir sa voix et son interprétation de comédienne en tête et donc d'accéder aux subtilités du texte, de comprendre son oralité et même son humour à certains endroits malgré toute la violence de ce récit.
J'ai trouvé les personnages plutôt justes. Oui c'est violent mais c'est une violence qui existe et qui nécessite d'être racontée. Il y a une force dans les descriptions des sensations, de la matérialité des corps et des lieux.
En revanche, je partage les avis de certain.e.s ici concernant la dernière partie. Elle m'a semblé effectivement bâclée car pas assez commentée ni réaliste. Cela laisse sur une sensation d'inachevé. La psychologie des personnages n'est pas explorée jusqu'au bout.
Je ne m’attendais pas du tout à ça en le lisant et j’ai été agréablement surprise. C’est un livre réel et cru qui ne mâche pas ses mots, assez addictif d’ailleurs. J’ai bien aimé qu’on ait le background de chaque personne à travers des retours en arrière dans le temps, comme pour nous montrer, nous permettre de comprendre l’origine de leurs comportements destructeurs. Je ne m’attendais pas à cette anthropophagie même si après, ce titre très énigmatique prend tout son sens. Je pense que c’est le premier livre que je lis avec un tel personnage et je suis assez fascinée par le fait qu’elle ait réussi à raconter ça dans un livre qui de prime abord raconte des choses banales de la vie. C’est ce côté très psychologique, très creusé chez les personnages que j’aime lire. Une superbe découverte.
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Un peu particulier. Facile à lire, ça on peut pas dire mais il y a, a mon sens des passages vraiment trop perturbant. Des scènes de sexes ou de violences très crues qui sortent un peu de nulle part. Ça m'a parfois un peu sorti de ma lecture. Je suis d'avis que parfois on a l'impression que l'autrice a voulu écrire du trash pour du trash.
Du reste pas inintéressant de voir la construction du personnage de Tom. Le personnage de Lame en revanche est pas aussi réussi je trouve. La scène de la dispute avec Génia est à mon sens longue d'autant plus qu'elle tombe dans tous les lieux commun de a littérature en nous sortant en un chapitre un thème hyper récurrent sans qu'on l'ai vraiment vu arriver.
Lu dans le cadre du Prix Étudiant de France Culture
J’en attendais tellement je suis si déçue, c’est censé être gore et bah j’ai pas trouvé que ça l’était tant que ça, du côté de Lame on pouvait encore plus pousser cet aspect là avec la description de ses problèmes de peau, un peu à la Julia Ducourneau. L’hypnotherapie pour tenter de résoudre ses problèmes faisait un peu penser au film « Vie privée ». Je trouve que l’autrice tries so hard d’avoir un style, ça se ressent et ça a gêné ma lecture, ça se ressent surtout dans les dialogues avec Génia. Encore un duo amical féminin rempli de clichés. J’ai pas matché avec ce livre
Je suis trop énervée de ce roman. J'ai franchement passé un moment très déplaisant, avec l'impression d'avoir lu des paroles de slam bourrées de paraphrases. Je n'ai trouvé aucune profondeur dans les personnages, ni dans leurs relations. La plume de l'autrice est insupportable, et n'a aucune substance malgré la plâtrée de mots soutenus qui pourraient être jolis mais qui rendent la lecture juste indigeste et lourde, où tous les protagonistes parlent de la même manière, pensent de la même manière, dans un décalage théâtralisé très peu crédible.
L‘histoire elle même est bien écrite et aspire assez le lecteur pour le forcer à continuer, presque à en devenir une lecture boulimique.
La fin cependant était vraiment décevante. La chute trop abrupte et pas du tout à la hauteur de la tensions créer dans le reste du livre.
Vers la fin il y a un grand dialogue avec tirade que je trouve déplacé et pas en lien avec les personnages et le reste de l’histoire. J’étais perdue à ce moment là, puis l’histoire a repris normalement.
Une lecture très difficile et dérangeante, des mots crus, de la violence, beaucoup de violence. Ce n'est pas facile à lire, ce n'est pas léger. Les thèmes abordés sont tellement importants. La plume fait son effet, j'ai trouvé les personnages bien écrits, et c'est un récit difficile à lâcher. J'aurais aimé une fin moins floue, plus de précision, mais l'idée de la fin presque ouverte fait sens...
Et sinon, je trouve ça dommage qu'il n'y ait pas de liste de TW au début parce que bon...
Hyper dérangeant, j’étais pas emballée au départ mais j’ai lu avec plaisir à partir de la 2nd moitié. Le personnage de Glenn était super important apportait du contraste & le débat sur les différences de classes étaient bien mené! par contre jsp j’ai trouvé le pdv du mec pas aussi creusé qu’il n’y paraît et en même temps je m’en fou de la vision des hommes SOOO :D
Je trouve ça vraiment difficile d’écrire un personnage monstrueux et malsain aussi intimement, je pense que c’est ce que j’ai préféré, essayer de comprendre un personnage aussi horrible et de voir son développement. Ajouter à ça toute la lecture sur le corps le rapport à soi etc que j’ai vraiment adoré, c’était une très bonne lecture, mais les mentions d’Aya Nakamura ou de tous les éléments réels m’ont un peu fait tiquer.
J'ai aimé le style très direct et cru de l'autrice. Il m'a carrément emportée, j'avais du mal à lâcher le livre, tant je voulais connaître la fin, le drame, le moment où les trajectoires des deux protagonistes allaient enfin se télescoper. Malgré tout, c'est un livre noir, dur, et pas forcément agréable à lire ou à ressentir. D'où les 3 étoiles. Mais c'est en tout cas une œuvre qui restera marquante pour moi.
Un roman difficile à appréhender au tout début, à mon avis. Mais qui s'éclaircit au fur et à mesure de la lecture. La narration est pas mal, assez intéressante, pas toujours à la première personne mais relativement souvent. On voit ce passé qui n'excuse rien mais qui, par son étrangeté, permet peut-être de comprendre. C'était intéressant et le style est facile à suivre, agréable à lire.
Un roman intéressant, facile à lire, mélangeant des sujets lointains pourtant correctement reliés par l’autrice par le biais du corps, de son usage, de son rejet. Un peu déçue quand même par la fin qui arrive d’un coup, on a l’impression qu’il nous manque plein d’éléments autant sur les personnages que sur les événements.
2,5/5 parce que j’arrive pas à savoir si j’ai aimé ou pas. j’ai pas détesté, j’avais envie de le finir, mais en même temps c’est perturbant comme lecture, j’arrive pas à former mon avis dessus en dehors du ressenti. (note qui peut être amenée à changer donc) *Lu dans le cadre du Prix Littéraire des Étudiants de France Culture*