« Pendant presque quarante ans, il aura été là sans plus vraiment être là. Lui, mais plus lui. Un autre. »
David Thomas raconte le combat de son frère contre cette tyrannie intérieure qu’est la schizophrénie. Sa dureté, sa noirceur, ses ravages. Depuis la mort brutale d’Édouard jusqu’aux années heureuses, il remonte à la source du lien qu’il a eu avec son aîné et grâce auquel il s’est construit. Lors de ce cheminement, il s’interroge : comment écrire cette histoire sans trahir, sans enjoliver ? Écrire pour rejoindre Édouard. Le retrouver.
Librarian Note: There is more than one author in the Goodreads database with this name. Please see:David Thomas
Ancien journaliste, David Thomas se consacre aujourd'hui à l'écriture. Il est l’auteur de plusieurs pièces de théâtre et d’un recueil de nouvelles, La Patience des buffles sous la pluie qui a reçu le prix de la Découverte 2009 de la Fondation Prince Pierre de Monaco. Il vient également de publier Un silence de clairière aux éditions Albin Michel.
L'auteur écrit sur la mort de son frère. Loin d'être voyeur, il interroge tout au long du texte ce besoin d'écrire et raconter et convoque des images fraternelles qui resteront longtemps gravées en moi.
J'accepte tout à fait l'idée, très bien rendue dans ce récit, qu'on ne peut pas se rendre compte de ce qu'est la vie d'une personne atteinte de schizophrénie, mais je remercie David Thomas, que je ne connaissais pas, d'avoir essayé de nous en parler avec tant de justesse. C'est aussi un très beau texte sur les aînés et les fratries.
4.5 C'était vraiment très beau, l'auteur est désarmant de sincérité et de justesse. Un regard sans pathos ni glorification sur la schizophrénie et le personnage du frère.
J'ai eu la chance de recevoir ce livre dans le Calendrier de l'Avent. Je ne l'ai donc pas choisi mais il m'a tout de suite intriguée. Comment allait s'y prendre David Thomas pour nous parler de son frère, de sa maladie (la schizophrénie). Allait-il nous partager ô combien son quotidien pouvait être difficile ? Ce n'était pas lui, le malade, il ne pourrait donc pas nous partager ses pensées depuis l'intérieur. Comment donc allait-il s'y prendre ? Qu'allait-il raconter ?
De manière générale, j'ai trouvé ce livre beau. On voit dès le début que David Thomas a ce besoin, cette envie de parler de son frère. C'est comme viscéral. Mais comment s'y prendre ? On le suit dans son cheminement de pensées, comment il va essayer de chercher des réponses dans la poésie, se décourager, abandonner, reprendre, continuer. Tantôt poétique, tantôt plus prosaïque, j'ai bien accroché à la plume de l'auteur. Ce que j'ai trouvé difficile, parfois, c'est de me dire que ce n'était pas un roman, que "tout était faux". Au contraire, cette histoire est inspirée du vécu, de la perception, des ressentis de David Thomas vis-à-vis de son frère, Edouard, avec qui il a passé sa vie.
La vie n'a pas été facile, ni pour ce frère atteint de schizophrénie, ni pour son entourage qui le soutenait du mieux qu'ils le pouvaient. Ce que David Thomas dépeint, ce sont ses souvenirs parfois durs, parfois heureux. Un bel hommage fait à son frère. Cet homme qui est mort deux fois : la première lors de sa maladie et la deuxième, lorsque son coeur a cessé de battre pour toujours.
Mêlé de réflexions, de son processus d'écriture, de ses inspirations de poésies, de sa prose bien à lui, des souvenirs des moments partagés – tristes, bons, heureux, difficiles.
"Ce que j'ai écrit ne serait donc qu'affabulation ? [...] Ceci est un roman, ou un récit, peu importe, il n'a pas d'autre objet que d'ordonner un réel éparpillé et de le recomposer pour le rendre supportable. Personne n'est dupe. Je ne suis pas dupe. Ce qui compte, c'est l'image, celle qu'on se fabrique et qu'on garde, qu'elle soit fausse ou vraie importe peu. On ne peut pas faire autrement." Ce qui reste, ce sont les souvenirs ainsi que l'amour ressenti et donné.
Un frère, un hermano, que se consume lentamente por la esquizofrenia ante los ojos del escritor. En este relato de autoficción, el autor trata de rendir homenaje a su hermano tras su muerte, revisitando los momentos tanto buenos como malos a lo largo de sus vidas.
Lo lei por su nominación al Prix Goncourt. En este contexto, he de decir que no aporta nada nuevo. Es autoficción metaliteraria más sobre una situación familiar trágica. En numerosas ocasiones da la sensación de que el autor se pone a escribir sin tener realmente nada que decir, por llenar las páginas. Aunque, quizás, ese sea su objetivo. Dejar que la pluma fluya y revele los sentimientos cohibidos por la reflexión.
A pesar de las pegas que se puede encontrar al libro, he disfrutado leerlo. De hecho, me ha enganchado y lo he acabado en menos de una semana. Dejando de lado el valor literario, su lectura ha sido como una conversación íntima con el autor, en la que revela sus experiencias, sus preocupaciones, sus sufrimientos y también sus triunfos respecto a la salud mental de su hermano. En cierta manera, siento que le estoy prestando una oreja, y es un tema que me resulta realmente interesante escuchar por identificación con mi propia vida.
Uma descrição sem firulas de como é ter um irmão com esquizofrenia - diria, porém que é bem mais do que isso: o leitor não somente vê a experiência mas a vive (inclusive um dos capítulos destaca a diferença entre essas duas possibilidades). Trouxe sentimentos parecidos com os que traz a música "quando sarai piccola" (que concorreu em San Remo esse ano) e também com algumas experiências pessoais minhas. Os capítulos são curtos e escritos de maneira gentil, respeitando a memória do irmão porém sem esconder nada.
Les 2 premières parties du livres était vraiment bien, je voulais de plus en plus savoir comment le personnage principal a du gérer sa vie avec son frère malade. Mais la troisième partie du livre était une tortue à lire. Je pense que c’est parce que l’auteur faisait que raconter des flashbacks de son frère et à ce moment la j’ai réalisé que j’en ai rien à foutre de son frère. Se qui rendait ce livre bien c’était comment les autres étaient affecté par quelqu’un qui était malade. Et non comment une personne malade traverse ça vie.
This books talks about a guy who lost his brother to schizophrenia. (Not a spoiler its the first page) and the book talks about his relationship with his brother and his life. It was an excellent beginning, read 50 pages like that, but the longer the author wrote the worse it got. The beginning was really good and in general could’ve been a really good book, but not the best. Had to force myself to read at the end. 3 ⭐️⭐️⭐️
4,5. Récit poignant d’un homme qui admirait son grand frère très malade. Avec intensité et justesse, il retrace les bons et moins bon moments passés à ses côtés alors que sa schizophrènie le dévorait petit à petit.avec lui. Un seul tout petit bémol concernant les paragraphes à mon sens inutiles où l’auteur explique qu’il a du mal à écrire ce livre.
Superbe hommage à un frère qui n'est plus là. J'ai aimé que l'auteur montre la maladie telle qu'elle est, rien n'est romantique dans la folie bien au contraire. Ce n'est pas un très portrait de l'état de la psychiatrie en France et malheureusement je ne peux pas lui donner tort.
J'ai été foudroyée par ce récit sur la maladie mentale, la souffrance de celui qui est malade, celle de ses proches. C'est un livre dur et tendre à la fois. Deuil, enfance, fraternité, c'est d'une bouleversante sincérité.