Dans un futur lointain, les insectes pollinisateurs ont disparu à la suite de grands bouleversements climatiques, poussant les humains à arpenter des paysages stériles à bord de "monades" ; des vaisseaux-villages motorisés. C'est dans l'une d'elle que vit Jenny, déterminée à récupérer les dernières traces ADN d'abeilles dans l'espoir de retrouver le monde d'avant...
Une pépite. Graphisme magnifique, un univers hyper travaillé, une vraie réflexion sur le temps qui passe et ce que nous faisons du temps qu'il nous reste. Je ne sais pas comment Bablet arrive a sortir autant de banger en aussi peu de temps vu le travail fourni. Faîtes vous plaisir et lisez cette BD
LA PERFECTION omg Vic avait raison c'est l'apogée du travail de Mathieu Bablet sa meilleure BD !!!! Tellement de ref a des oeuvres incroyables mixées sur un bouquin tout est parfait parfait parfait j'attends une adaptation en film !! (petite gay panic pour la cartographe ceux qui savent savent) (Jenny ma queen je t'aime)
"Si on ne peut que vivre dans la peur du pire, qu'est ce qu'il reste sinon aller de l'avant avec le sourire? "
Des dessins toujours sublimes, une histoire prenante, un questionnement autour de temps, de la mort, de la vie et de la nécessité d'être en perpétuel mouvement. Je crois que c'est mon préféré de Bablet.
Dans un futur glauque sans insecte pollinisateur, la vie se retrouve dans des communautés motorisées, les monades toujours en mouvement sous peine d'anéantissement. Au sein de la monade Le cherche-midi, Jenny, un électron libre, idéaliste et à fleur de peau n'a qu'un but : retrouver la trace d'abeilles dans des paysages dévastés. A cette fin, elle est missionnée par Pyrrhocorp, une société dont les objectifs restent mystérieux. C'est la vie du Cherche-midi, où chacun a un rôle, que l'on suit en général et celle de Jenny l'hypersensible en particulier. Grâce à des planches très détaillées et assez époustouflantes, Mathieu Bablet crée un environnement grandiose et angoissant. Le scénario à l'instar de ces planches est fouillé et sans concession. Une lecture profonde, exigeante et truffée de thématiques diverses. Une bd que je relirai sûrement, tant je suis sûre d'avoir raté quelques détails.
Through the silent, deadly quest of Jenny – a woman suffering from depression and ‘the drunkenness of the deep’ – who searches for bee DNA in a depressing, ecologically devastated world, Bablet delivers a powerful narrative that makes us reflect on the world of today and the world to come: how should we approach it? In what frame of mind? A quest in isolated monads? Rebuilding society? But what kind of society? And what next?
Once again, Bablet demonstrates his immense talent as a storyteller. The narrative is flawless – 300 pages that flow with extraordinary fluidity – the architecture, the overall design and the settings are impressive, and the colouring is so beautiful it brings tears to the eyes.
An intelligent plot, worthy of the great sci-fi novels, and flawless storytelling. Bablet is undoubtedly one of the most influential authors in contemporary French comics. Don’t miss out.
Holy fucking shit.. Maybe it's just been too long since his last book, and I forgot how hard hitting he can be. Or maybe he's still honing his craft with every new work. But I think this might very well be my favorite of his by a margin, and I was already a fan.
I have a feeling this might be one that convinces those who were still reticent. It's a lot more subtle in its approach to its themes then his previous books were. He's not shoving it in your face quite as much, which I know has been used as criticism against him. His characters are still butt ugly but that's just his style at this point lmao
While Shangri-La tackled consumerism and megacorps, and Carbon&Silicon looked to our impending future, Silent Jenny looks forward. While it might be his darkest in many way, I think it's also his most hopeful.
He imagines an earth post collapse of society, where the world is ruled by a single corporation, and nomadic cities roam the lands to break away from their rule. These "monads" follow only one common rule: never stop, perpetual motion being key to not being caught by Pyrrhocorp. Other than that, every city is its own self sufficient society where everyone contributes and now one own anything. Sound familiar ?
Among this fallen world, we follow Jenny, a microid, meaning she freelances for Pyrrhocorp, shrinking herself Ant-Man style to look for bee samples to be able to clone them and bring back pollination. Jenny has always struggled to accept the world she was born in, and has lived with a dark presence over her shoulder her whole adult life.
Among many things, Bablet tackles eco-anxiety and the crippling depression that can come with looking at world crumble. But, while the ending leaves things up to interpretation, I think his message is a hopeful one in the end
Post apo contemplatif et mélancolique qui s’attarde sur des destins de personnages dont principalement Jenny. On ressent un vrai mal-être émanant d’elle en une fuite vers l’avant sans relâche. Sa quête pour trouver une abeille afin de pouvoir cloner le spécimen et relancer la biodiversité sur terre est rendu passionnante par un procédé de rapetissement. On ne trouve pas beaucoup d’action mais j’étais quand même absorbé par ma lecture, j’ai trouvé que la façon de l’auteur de disperser les petites info sur le worldbuilding était très bien fait (rien de trop expliqué mais on devine petit à petit)
Toujours excellent <3 Politiquement parlant je le trouve encore plus mature que les productions précédentes de l'auteur, même si je pense que C&S reste au dessus dans mon coeur. Le worldbuilding est aussi super bien pensé, une vraie réussite.
Amazing graphic novel with an interesting world and a touching story about people making the best of a post apocalyptic world aboard a romaing town. Great drawings as well.
Une superbe trouvaille cette bd. Bien en vue sur le présentoir de la librairie dans le temps de Noël, elle attire mon attention. Je me dis que ça fera un beau cadeau pour mon ami, et que ce ne sera pas difficile de le convaincre de me la prêter par la suite. Je la lis finalement quelques mois plus tard et wow!
Je lis peu de bd, et je ne connaissais pas l'auteur Mathieu Bablet. Auteur français spécialisé dans la science fiction, il approche tout comme moi les 40 ans. Ce qui me frappe avant tout c'est à quel point son oeuvre me parle. Le livre aborde tant de sujets brûlants d'actualité, et dans une perspective qui se rapproche beaucoup de la mienne.
Il y a l'écologie d'abord. Le monde de Silent Jenny est post-apocalyptique, en crise éco0logique. Avec la disparition des insectes pollinisateurs, la Terre devient complètement désertique et hostile. Le reste de la population humaine vit désormais dans quelques villes isolées, en nomades dans le désert, ou comme Jenny dans des «Monades» motorisées, sortes de mini-villes mobiles qui vivent en autarcie selon leurs propres règles. Le contexte fait penser à Nausicaa, grande épopée écologique de Miyazaki. À la différence près que l'héroïne Jenny n'en est justement pas une. Aux prises avec un grand mal-être, elle se cherche, elle est en quête de sens. À l'environnement aride et hostile vient s'ajouter un mal intérieur qui la ronge. Solitaire, mal à l'aise en société, elle voit la mort à ses côtés. Comme je le disais, une perspective qui reflète bien notre époque.
C'est impressionnant le nombre de thèmes que l'auteur réussit à aborder en à peine 300 pages. D'une courte scène à l'autre, on apprend à connaître une foule de personnages différents, qui s'adaptent tous à leur manière au monde hostile qui les entoure. Il y a les fonctionnaires qui vivent aux crochets de la grande corporation qui possède tout ce qui reste du monde, dans de grandes tours à bureaux isolées. Il y a les anarchistes des Monades qui vivent selon leurs propres règles, reniant la société passée qui a littéralement mené à la fin du monde. Il y a les nomades du désert, qui survivent de leur mieux dans l'ombre des villes, rejetés par la société. À travers tous ces gens, on aborde des sujets aussi variés que la politique, la pauvreté, le fossé générationnel et l'éducation des jeunes, les dérives de la science et du capitalisme, la violence étatique, la dépression, la religion, l'espoir et le désespoir. Le monde que bâtit Bablet est très, très riche, et parle des enjeux d'aujourd'hui.
Et parce que c'est une bd, à ce riche propos s'ajoute tout l'aspect visuel. Les teintes sont chaudes, jaunes et orangées, comme le désert. Puis plus froides et grises en ville, et soudainement très vives dans les nouveaux mondes qu'explore Jenny. Le dessin est à la fois très cru pour les visages, et magnifiquement détaillé pour les grands paysages, comme de grandes aquarelles.
Une grande oeuvre donc, que je recommande à tous. J'ai très hâte d'aller lire les autres bds de l'auteur.
sur une trame de fond post-apocalyptique (il n'y a plus d'abeilles donc c'est un peu la merde pour faire pousser des trucs à bouffer) on va suivre la trajectoire de plusieurs habitants d'une monade, une sorte de communauté roulant dans un bâtiment-camion fait de bric et de broc qui s'est émancipé des quelques villes restantes, qui sont gérées par une méga corporation bureaucratisée jusqu'à la moelle.
j'ai l'impression que Mathieu Bablet a finalement trouvé le bon équilibre entre le world building très riche de ses univers et la bonne échelle narrative pour les raconter. les personnages sont assez creusés, et ne sont pas que des prétextes pour nous expliquer comment le monde fonctionne
j'ai pas non plus été complètement transportée comme j'avais pu l'être par carbone & sillicium, mais c'est vraiment une excellente bd de sf
(bon et évidemment c'est absolument magnifique, les ambiances colorée sont folles et le dessin incroyable)
Nouvelle tentative de lecture de l'auteur à la mode du moment. Je n'avais pas du tout aimé son précédent opus, Carbone et Silicium, que j'avais trouvé très prétentieux. On retrouve ici son style caractéristique, à la fois précis mais difficile d'accès tant la représentation des personnages est très stylisée. Cette fois, j'ai trouvé l'histoire plus agréable, dans un monde post apocalyptique à la fois original et baignant dans de nombreuses influences. Mais je n'ai rien compris à la conclusion, ce qui m'empêche de réellement apprécier l'ensemble. À titre tout à fait personnel, j'ai vraiment du mal à comprendre la hype qui entoure l'auteur.
Cette lecture tombe à pic car je lis Fantastic Voyage d’Asimov en même temps, qui traite aussi de la miniaturisation humaine. Les deux ouvrages prennent des directions vraiment différentes: intérêt de se miniaturiser, avantage et coût sur le corps humain, époque, etc.
On a ici une technologie établie depuis beaucoup plus longtemps et un risque physique (légèrement expliqué) mais surtout physiologique qui était très intéressant. Fantastic Voyage traite beaucoup plus de l’aspect chimique et physique de cette miniaturisation: impact sur les fréquences d’ondes, du bombardement de molécules, etc.
J’aurai bien aimé avoir un peu plus d’histoires sur les différentes factions (mangeurs de cailloux, les fonctionnaires) mais la lecture était très agréable et je recommanderai fortement.
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Wahou, c’était vraiment bien. J’ai eu parfois un peu de mal à suivre le fil narratif mais c’était ça aussi qui était bien et qui faisait sens. Pas énormément fan des dessins des personnages, le seul bémol, mais le reste est magnifique. J’adore le world building, un genre de SF que j’adore tout particulièrement. J’adore le principe des monades. L’univers est parfaitement écrit. C’était super.
« On peut parfaitement s’enchanter du monde dans lequel on cit, tout en étant terrifié de la direction dans laquelle il va ».
De très jolis moments de poésie, et un travail graphique impressionnant. En revanche, un peu trop hard core SF pour moi, et un récit en fragment pas super facile à suivre. Un truc de fan je pense.