C’est le scandale de l’heure. Sébastien, le fils aimé, l’ami fidèle et l’amoureux chéri est visé par plusieurs témoignages de femmes : une véritable onde de choc.. Katlyn connaît son fils mieux que personne. Est-il possible qu’il soit coupable des faits qui lui sont reprochés ? Pour Charles, très proche de Sébastien, les accusations paraissent invraisemblables. Clémence, qui forme avec le talentueux joueur de tennis un couple dynamique, ambitieux et fusionnel, ne comprend pas ce qui se passe.. Ce roman polyphonique à fleur de peau raconte un présent dans lequel les certitudes menacent de voler en éclats. Un présent où les évidences se réfractent et se fissurent à l’intérieur de zones tantôt grises, tantôt surexposées..
Née en 1997, Laurence Florisca Rivard a grandi à l’Île-aux-Chats, dans les Basses- Laurentides. Elle a planté des arbres en Abitibi durant plusieurs saisons, a été gardienne de territoire pour la Sépaq (le plus grand réseau de plein air du Québec), a travaillé en restauration, a fait une maîtrise en création littéraire et a voyagé aux quatre coins du monde. Implosion est son premier roman.
Le problème est que je suis une grande fan de tennis et que je ne pouvais donc m’empêcher de voir plusieurs erreurs/invraisemblances reliées au statut de joueur professionnel de Seb. Ça me gossait un peu.
Sinon, j’aurais aimé revoir la mère un peu plus tard dans la narration! Son point de vue était, selon moi, l’un des plus percutants.
J'ai bien aimé cette lecture troublante nous présentant le point de vue de trois proches d'une personne accusée d'agression sexuelle. J'ai aimé qu'on ne donne pas la parole à l'agresseur, mais bien aux victimes collatérales de son geste.
On plonge en plein cœur de l’onde de choc qui survient après une accusation d’agression.
Un effet domino effrayant..
On voit les répercussions des gestes qui ont été posés.
L’impuissance des proches.. les regards qu’ils doivent affronter, les jugements.. mais surtout, la version qu’ils ne connaissent pas de la personne qu’il croyait bien connaître.
C’est une lecture qui rend inconfortable..
La réalité entre ce qu’on croit savoir d’une personne versus qui elle est vraiment à l’abri des regards est brutale !
J’ai eu le coeur lourd tout au long de ma lecture.
Beaucoup pour les femmes qui ont croisé le chemin de Sébastien et qui ont été marqué par sa brutalité.
Mais aussi, pour sa mère.. qui cherche à comprendre.. qui se sent coupable des agissements de son fils, qui lui en veut mais qui continue de l’aimer inconditionnellement..
Pour Clem, qui est coincée dans l’illusion de sa vie d’avant.. dans la peur d’abandonner son chum et d’admettre qu’elle a tort.
Pour son meilleur ami qui se dit qu’il aurait pu faire mieux.. qu’il aurait dû intervenir..
« Je voudrais qu'il devienne invisible, à la fois pour le protéger du monde et protéger le monde de lui. Je voudrais lui donner toute ma lumière pour qu'il ne l'arrache plus à d'autres. Mon fils. Mon clair-obscur. »
J’ai beaucoup aimé !
Une histoire qu’on a trop souvent entendu mais qu’on doit malgré tout continuer de raconter haut et fort.. Dans l’espoir qu’un jour, ça cesse !
Un livre très représentatif de ce que les femmes d’aujourd’hui vivent.
Implosion tire sa force d’un dispositif original : donner la parole aux victimes collatérales de l’entourage de l’agresseur : la mère, l’ami, la conjointe. Chacun.e doit naviguer entre ce qu’il sait ou pressent, et ce que sa communauté attend de lui/elle.
La perspective de la mère est pour moi la grande réussite du roman. Rares sont les fictions qui s’attaquent au sentiment de culpabilité des parents d’auteurs de crimes, et l’autrice parvient à articuler la tension entre culpabilité, honte et amour. J’ai apprécié que ces liens soient tissés sans les surligner, notamment avec des pistes sur la violence conjugale, la pornographie et le masculinisme intériorisé.
C’est surtout la conclusion qui m’a déçu. Le choix de taire la voix de l’agresseur aurait eu plus de force dans un récit qui maintient le doute jusqu’au bout. Le flottement final m’a semblé davantage inabouti que voulu.
Mmmm c’est un livre qui se lit extrêmement vite! Le sujet abordé est très d’actualité, l’idée est bonne. C’est accrocheur et on a hâte de savoir la suite. Le hic? Je n’arrive pas à mettre le doigt dessus mais c’est comme s’il manquait un petit quelque chose. Soit une réflexion un brin plus profonde ou inattendue ou peut-être qu’il manquait un style d’écriture un peu plus recherché?
Je vais être plate dans ma critique, mais j’ai envie de dire que c’est un livre auquel je ne repenserai plus jamais.
Quel roman fracassant! Ça saisit les tripes et ça dissèque les malaises que l’entourage peut vivre lorsqu’on connaît un agresseur sexuel.
Ici, on parle de sa mère, son meilleur chum ainsi que de sa blonde. On rencontre l’accusé qu’à travers leurs yeux. En commençant par l’onde de choc, la dénonciation publique et ensuite par tout ce que ça crée chez les autres, le déni, le dégoût, les questionnements et les dommages collatéraux.
Un sujet pas souvent abordé malgré le nombre d’agresseurs dénoncés. Ça l’ébranle fort, mais c’est nécessaire. Et vous comment réagiriez-vous si c’était votre fils, votre conjoint, votre meilleur ami, votre frère?
J’aurais aimé avoir plus de point de vue masculin, juste parce que c’est la perception qui m’intéressait le plus. À lire, à parler, à cogiter.
Divers points de vue sur la chute d’un jeune joueur de tennis accusé d’agressions sexuelles. Un premier roman déjà bien maîtrisé, qui se dévore à belles dents. On découvre les multiples facettes du personnage à travers les yeux de son entourage, et certains choix sont positivement audacieux.
Le roman se lit rapidement et on a hâte de connaître le sort de Sébastien. En termes de réflexion personnelle, je me prenais parfois à ressentir de l’empathie pour Sébastien, ce qui témoigne de la profondeur de la culture du viol dans laquelle j’évolue.
Mention honorable à l’utilisation multipliée du verbe fuck et ses conjugaisons. Ça ne m’a pas plu.
J'ai bien aimé, c'est pas un roman qui est très léger, mais facile à lire. J'ai été intriguée par le point de vue des différents personnages qui côtoient l'agresseur, sans jamais réellement entendre son point de vue, puisqu'il est non nécessaire au dénouement de l'histoire. La fin n'est ni exaltante, ni décevante, elle est juste mouais.
J’ai dévoré ce livre en une seule soirée. Il montre les ravages d’accusations de viol sur la famille et amis de l’accusé. Je m’imaginais à la place de Clémence… oufff !
Seul bémol: l’autrice ne connaissait pas vraiment l’univers du tennis et c’est rempli d’incohérences.
overall, j’ai bien aimé ma lecture! pour une première oeuvre de l’autrice, je trouve que c’était un super livre. j’ai trouvé que le milieu avait quelques longueurs, j’aurais aimé avoir une plus longue fin avec plus de détails (je voulais tout savoir tsé)
J’ai bien aimé les points de vue présentés. Ça amène à une vision plus nuancée de la situation. Petit bémol au niveau de la recherche, il y avait plusieurs erreurs sur l’univers du tennis professionnel qui m’ont dérangées.
Un livre qui amène à réfléchir, beaucoup! L’écriture de l’autrice fait en sorte qu’on s’attache aux personnages. Merci pour cette lecture automnale qui choque et qui parle de la vraie vie.
"J'ai envie d'effacer toutes les traces que Sébastien laisse derrière lui. Je voudrais qu'il devienne invisible, à la fois pour le protéger du monde et protéger le monde de lui. Je voudrais lui donner toute ma lumière pour qu'il ne l'arrache plus à d'autres."
Je suis très mélangée par cette lecture… Le sujet me touche droit au cœur. Je ne suis toutefois pas satisfaite de la manière dont il a été traité. Il aurait nécessiter qu’on s’y attarde avec une plus grande attention et conscience. L’autrice a une belle plume et a choisi des bons personnages pour appuyer son récit. Certes, il manque une certaine finalité, mais surtout une grande profondeur dans le traitement de ces thèmes que j’aurais voulu retrouver. Le texte aurait gagné beaucoup en ayant un retour sur la perspective de la mère (que les lecteurices ont perdu environ au milieu du livre après un geste de sa part tellement difficile mais si important dans le geste de dénonciation d’une personne que l’on aime ?!?) ainsi qu’un approfondissement sur les passés respectifs de celle-ci avec le père du protagoniste ainsi que celui d’Ines, l’amie de la copine de celui-ci. Ce sont des points de vue de la part de victimes qui auraient pu apporter beaucoup de balance au sein du traitement des violences sexuelles (bien que je salue le fait que l’autrice a décidé d’exploiter des perceptions narratives « différentes » et non habituelles). J’aurais aussi préféré une écriture un peu moins simpliste.
Ce livre m’a tellement déstabilisée. Oui, le mot « implosion » est le bon terme pour décrire le vécu des personnes qui gravitent autour d’une personne accusée. Il y a tellement de victimes collatérales : « La douleur de mon ventre ne me quittera plus. Je le sens. Il n’y a pas de pardon pour ce genre de chose. Ni pour lui. Ni pour moi. »
Cependant, dans le contexte actuel, je demeure mi-figue, mi-raisin quant à la fin. Soutenir publiquement n’est pas une position à glisser impulsivement, ni à prendre à la légère……. En soi, cela aurait nécessité beaucoup plus de finesse et de développement.
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J’étais curieuse de voir comment l’autrice allait traiter du sujet de la cancellation; intéressant que de mettre en trame le point de vue de la mère, l’ami et l’amoureuse de l’agresseur. On ne sort pas transformé.e de cette lecture mais elle reste tout de même intéressante et bien ficelée. La finale tombe un peu à plat à mon sens.
Dès les premières pages, l’autrice installe une tension palpable. Des allégations de violence sexuelle ont été faites par trois femmes qui dénoncent un jeune joueur de tennis qui les a violées. La mère et la blonde de Sébastien réagissent complètement différemment, mais sont toutes deux soufflées par ces informations. On le comprend. Que son fils soit accusé d’agression sexuelle (ou de violence), je crois que c’est le pire cauchemar d’une mère. Et idem pour une conjointe.
L’écriture, bien que simple, offre des descriptions des émotions et des situations qui sont claires, même si le style fait en sorte que l’on reste un peu au premier niveau, que c’est moins immersif que je l’aurais souhaité. Toutefois, ça demeure suffisamment efficace.
Florisca Rivard excelle néanmoins dans sa capacité à susciter des réflexions sur les effets collatéraux des agressions sexuelles. Implosion est une lecture qui dérange, questionne et, surtout, ne laisse pas indifférent. Je te le recommande!
Quelle lecture destabilisante, percutante, intense. La note sur Goodreads me donnait peu le goût de m'embarquer dedans (3.75 à l'heure de cette critique), mais je suis contente d'avoir plongé et de m'être fait ma propre idée.
Trois points de vue: la mère, le meilleur ami et la blonde. Tous ont une voix différente, des questionnements, des doutes, des raisonnements différents. C'est intéressant à lire, mais aussi à confronter à notre propre point de vue de lecteur. Le point de vue de la mère était vraiment intéressant, mais j'ai aussi bien apprécié celui de Clém.
J'ai absolument dévoré ce livre en quelques heures. C'est un sujet tellement actuel et on parle très peu de la répercussion qu'il y a sur l'entourage de l'aggresseur. À découvrir, for sure.
Le sujet et les points de vue des différents protagonistes sont intéressants. Le ton assez neutre est un bon choix pour rendre bien réels la fine ligne entre les parts d’ombre et de lumière que l’on porte tous. La position du meilleur ami est particulièrement fascinante car ce qui le distingue du violeur tient à assez peu de choses, le parallèle fait entre deux relations sexuelles exécutées de la même façon est fort. Les retombées sur la mère sont poignantes et j’en aurais pris encore plus. Bref, un premier livre que j’ai bien apprécié.
« La douleur dans mon ventre ne me quittera plus. Je le sens. Il n’y a pas de pardon pour ce genre de chose. Ni pour lui. Ni pour moi. Je porterai le poids de ces accusations le restant de me jours, comme une ombre qui me suis partout, qui ne me lâchera plus. Je n’ai pas fait un enfant pour qu’il détruise la vie des autres. » (Rivard, Laurence Florisca. Implosion, p.14)
J’ai beaucoup aimé l’angle par lequel ce sujet est abordé. Celui des victimes indirectes et leur regard sur l’agresseur. Regard humain et nuancé. Le livre, sans le faire de façon frontale, pose plusieurs questions pertinentes qui nous laissent à nos réflexions. J’ai beaucoup aimé. Félicitations à l’autrice!
Livre coup de point, le titre est extrêmement bien choisi!
Si la prémisse est semblable au livre Le feu et la brindille qué j'ai lu il y a quelques semaines, le déroulement de l'histoire est tout autre.
On suit la mère, le meilleur ami et la blonde de Sébastien, futur grand joueur de tennis alors que 3 femmes l'accusent de viol. Des réflexions comme comment j'ai pu élever un violeur, est-ce que moi aussi chu aller trop loin avec des filles et c'est pas vrai que mon chum pourrait être un violeur.
Le drame vu de l'entourage amène une autre perspective et OMG la fin!