Quoi de pire qu'une belle-mère toxique ? Le fantôme d'une belle-mère toxique. Un suspense domestique, noir et décalé, à propos d'une femme qui doit prendre des mesures drastiques pour se sauver et sauver son mari du fantôme de sa belle-mère. Abby Lamb est une femme accomplie. Elle a un mari parfait – Ralph, drôle et attentionné –, un travail satisfaisant, et un projet de bébé. Cerise sur le gâteau : l'horrible mère de Ralph, qui faisait du chantage au suicide à son fils depuis son enfance, a fini par passer à l'acte. Exit l'affreuse belle-mère, retrouvée morte au pied de l'escalier de leur cave. Mais alors qu'Abby pense que Ralph et elle sont enfin libérés de cette présence toxique, voilà que d'étranges phénomènes commencent à se produire chez eux, rideaux qui bougent seuls, couteaux qui se déplacent, chuchotements dans la cave. Et Ralph, que deuil et sentiment de culpabilité ont plongé dans une dépression sévère, finit par avouer à sa femme qu'il en est persuadé : sa mère est revenue. Abby doit alors établir un plan pour sauver Ralph de ses démons et rompre pour de bon le sort que sa belle-mère a jeté sur sa famille...
Drôle, provoquant et effrayant, Elle est revenue est un suspense psychologique à ne pas mettre entre toutes les mains...
" Un mélange irrésistible d'horreur domestique et d'humour noir. " The Guardian " Excentrique, effrayant et follement original. " The New York Times
J'ai eu l'occasion de lire ce livre grâce à @gleephapp et @editions1018 et je ne sais pas quoi en penser. De prime abord, je me suis dit qu'avec un tel synopsis, ça allait me changer de mes lectures habituelles et que j'allais sans doute me marrer. Alors, effectivement, ça me change de mes lectures habituelles mais pas forcément dans le bon sens.
Je pensais que j'allais lire une sorte de thriller avec une pointe d'humour, je me suis retrouvée avec je ne sais quel genre de littérature (probablement un dont je n'ai pas connaissance) qui m'a perturbé. En soit la plume est correcte, l'autrice a une plume assez fluide et facile à lire jusqu'au moment où la structure du livre commence à partir en cacahuètes. On se retrouve avec des "scènes" dont on ne sait pas si elles sortent de l'imagination de la protagoniste ou si elles sont belles et bien réelles.
Par conséquent je me suis sentie perdue dans la lecture de ce livre et je n'en n'ai absolument pas compris l'intérêt. J'ai attendu durant toute ma lecture de comprendre où l'autrice voulait aller et j'avoue ne pas avoir saisi sa direction narrative.
Bilan de ce livre, soit je ne suis pas habituée à ce genre littéraire et n'en suis donc pas la plus grande amatrice soit l'autrice part effectivement dans tous les sens et la lecture de son livre en devient compliquée et peu satisfaisante.
Un huis clos domestique aussi grinçant qu’ensorcelant
Derrière un titre faussement classique, Ainslie Hogarth livre un roman étonnant, à mi-chemin entre le thriller psychologique, le roman gothique moderne et la satire sociale. Un texte dérangeant, drôle et furieusement intelligent, qui fouille les tréfonds de l’âme humaine autant que les recoins d’une cave où tout a commencé et où tout a fini. Une vie (presque) parfaite
Abby Lamb, notre narratrice, est une femme à qui tout semble sourire. Un mari drôle et attentionné, un projet de bébé, un travail respectable et surtout : la disparition de sa belle-mère, Laura, tyrannique et manipulatrice, qui pendant des années a fait du chantage affectif à son fils Ralph, au point d’en modeler chaque décision, chaque émotion.
Lorsque Laura se suicide en se tailladant les veines, Abby y voit une libération. Enfin, Ralph et elle peuvent respirer. Enfin, leur couple va pouvoir se construire sans cette présence toxique. Enfin, leur maison peut redevenir un lieu de paix.
Du moins en apparence… Le retour de la Mère
Car très vite, les choses basculent. Des rideaux qui bougent sans raison, des objets qui changent de place, des voix dans la cave… Et surtout, un Ralph qui sombre peu à peu dans une mélancolie glaçante, habité par la conviction que sa mère n’est pas vraiment partie. Qu’elle est encore là, quelque part, invisible et puissante, tissant sa toile dans leur quotidien. L’idée d’un fantôme n’est peut-être pas si absurde. Mais dans ce roman, l’au-delà n’est pas un simple ressort narratif : il devient le miroir des traumas familiaux non digérés, de l’oppression mentale, des fantômes que l’on porte en soi bien plus qu’on ne les voit flotter dans le noir. Une possession psychologique
L’un des grands talents d’Ainslie, c’est de jouer avec les codes du fantastique pour explorer des problématiques bien réelles : la charge mentale, la manipulation affective, la maternité imposée ou refusée, le poids des héritages familiaux. Le roman peut se lire comme une pure histoire de maison hantée, mais ce serait clairement en réduire la puissance.
Car Laura ne hante pas seulement leur maison : elle s’est incrustée dans leur mémoire, leur couple, leur vision de ce qu’est une bonne épouse, un bon fils, une bonne mère. Elle est l’image de ces violences familiales invisibles, de ces culpabilités héritées qui empoisonnent l’intimité. Et Abby, à travers un humour noir décapant et une volonté féroce de sauver ce qu’il reste de son couple, devient peu à peu une héroïne inattendue : ambivalente, parfois dérangeante, mais toujours captivante. Une plume mordante et acide
La plume d’Ainslie est un régal pour qui aime les récits grinçants. La narration à la première personne donne à Abby une voix pleine de sarcasme, d’ironie mordante et parfois de douleur nue. Le ton est particulier : entre le rire et l’effroi, entre l’exagération grotesque et la vérité psychologique brute. Entre satire et horreur intime
Ce qui rend « Elle est revenue » aussi marquant, c’est ce savant équilibre entre les genres. Ce n’est pas un roman d’horreur classique, même si l’ambiance devient de plus en plus oppressante au fil des chapitres. Ce n’est pas non plus une simple comédie noire sur les relations familiales. C’est un récit hybride, profondément original, qui nous pousse à nous interroger : et si les fantômes les plus dangereux n’étaient pas ceux qui reviennent, mais ceux qu’on n’a jamais réussi à faire partir ? Mon ressenti de lecture
C’est un roman qui m’a profondément troublée. Je m’attendais à une histoire de fantôme classique, peut-être un brin ironique, mais « Elle est revenue » m’a prise à contrepied. Ainslie brouille volontairement les pistes entre surnaturel et pathologie mentale, entre féminisme et satire domestique, entre humour noir et véritable terreur intime. Ce flou déroutant m’a mise mal à l’aise, et c’est aussi ce qui rend cette lecture si marquante. Elle s’infiltre lentement, comme une voix dans la cave…ce n’est pas une lecture confortable. C’est une œuvre qui gratte là où ça fait mal.
Il n’empêche que cette ambiguïté, si elle renforce l’aspect dérangeant du récit, m’a parfois tenue à distance de l’émotion pure. C’est sans doute voulu, mais cela m’a laissée par moments frustrée, voire un peu perdue.
Je vous conseille cette lecture si vous aimez les récits dérangeants, entre thriller psychologique, satire domestique et fantômes intimes.
“Personne ne souhaite se retrouver nez à nez avec un fantôme, si ? Encore moins avec celui de sa belle-mère, d’ailleurs. La femme qui a d’abord colonisé le cerveau de votre mari avant de dresser des barrières autour de lui à l’aide des pouvoirs occultes de l’au-delà.”