Lorsqu'un paquebot géant, le Wonder of the Seas, menace Venise, la Nature se révolte : elle arrête le Temps. L'horloge de la Piazza San Marco reste bloquée sur deux heures du matin. Le jour reviendra si les hommes reviennent à la raison. L'affolement est général. Qui saura redémarrer la Grande Machine ? Au coeur de cette nuit qui s'entête, Antonio Vivaldi apparaît, ressuscité par le chaos moderne. Car, désormais, plus aucune frontière n'existe entre les vivants et les morts. Afin de réconcilier l'Eau et l'Air, la Terre et le Feu, le compositeur se lance dans l'écriture d'un opéra : La cinquième saison.
Érik Orsenna, pseudonyme d'Erik Arnoult est un romancier français. Après des études de philosophie et de sciences politiques, il a fait des études en Angleterre (London School of Economics). Son pseudonyme Orsenna est le nom de la vieille ville du Rivage des Syrtes, de Julien Gracq.
Érik Orsenna, nom de plume of Erik Arnoult is a French novelist. After studying philosophy and political science, he studied economics at the London School of Economics. His pseudonym Orsenna is the name of the old town of The Opposing Shore by Julien Gracq.
Euuuuuuh, c’était un trip. Mon premier de l’auteur et je ne sais pas trop quoi en penser. J’ai aimé mais en même temps j’ai pas été captivé tant que ça ? C’est comme ci l’auteur voulait travailler un sujet en ayant pris de la C. En soit le sujet de la pollution, du sur tourisme à Venise et de submersion de cette ville à terme est très bien réalisé mais ça part dans tous les sens parfois et c’était sûrement trop pour moi
Le synopsis était intéressant... mais je ressors de cette lecture assez déçue. On retrouve les thèmes du surtourisme et de l'exploitation de la planète. L'idée du temps qui s'arrête est assez sympa et fait penser au premier confinement où le monde entier ne bougeait plus. Malheureusement est-ce qu'on en tire vraiment des leçons ? Je ne pense pas... Le livre est également ponctué de moments philosophiques de quelques paragraphes qui franchement n'apporte pas grand chose si c'est faire genre... qu'auront retenu les habitants de Venise ? Je trouve que ce n'est pas assez développé
On reconnaît dans cette cinquième saison les combats et l’érudition d’Erik Orsenna. Le prétexte de la faille temporelle pour faire resurgir du passé des personnages qui permettront d’enseigner au lecteur.. ne prend pas et adhérer à l’histoire m’a été impossible. On ne peut s’empêcher de penser au « Naufrage de Venise « d’Isabelle Autissier publié en meme temps, sur le même thème, semblant poursuivre les mêmes objectifs, et dont le récit et les personnages sont plus credibles.
Des indices nous permettent d’ancrer le récit dans une réalité moderne, aujourd’hui. Tout d’abord l’action se passe dans la ville de Venise où le paquebot de touristes - le Wonder of the Sea - manque de s’échouer et de défigurer la Sérénissime. S’en est trop de ce tourisme de masse, de ces diables. Le temps s’arrête, figé à 2h, la nature se révolte tandis que les vénitiens pensent à une nouvelle peste ou acte Del Diavolo. Le retour parmi les vivants du grand Vivaldi (enfant du pays) et du librettiste DaPonte sera vu comme un signe de Dieu pour écrire la 5ème symphonie afin de rendre hommage aux 4 éléments (sans oublier cette fois-ci le 5ème, le Temps), nous projettent dans l’onirisme merveilleux.
J’ai beaucoup aimé cette odyssée bourrée d’humour et écrite de manière très fluide. Les courts chapitres favorisent le côté « page-turner ». Récit comique qui dénonce l’emprise néfaste de l’homme sur la nature, du tourisme de masse, un rappel que notre Terre est fragile, qu’il est préférable d’évoluer lentement plutôt qu’à la hâte, au risque de tout foutre en l’air. À mettre entre toutes les mains des climato-sceptiques.