Un dernier tome que j’attendais avec une certaine impatience, curieuse de savoir comment allait se clôturer l’histoire de Pilly. Elle a enfin trouvé ce fameux Eden des sorcières et pourtant, cela se révèle bien différent de ce qu’elle en attendait, ce qu’elle en espérait. La mangaka nous offre une dernière bataille bien qu’assez convenue avec des réactions prévisibles de la part des personnages. Que ce soit du côté des méchants avec Zakum, ou même avec Oak, son compagnon depuis le début du récit. La mise en page est toujours belle et bien pensée, et je suis fan du graphisme avec ses détails et ses décors. La finalité de l’histoire reste classique cependant avec cette ode à l’écologie. La nature, les humains et leur cohabitation. Si dans l’ensemble, ce final se laisse bien lire, j’admets aussi que je lui ai trouvé un côté vite expédié et j’ai presque eu envie de dire : tout ça pour ça ?! Quant à l’épilogue, il me laisse perplexe et j’ai eu beau revenir et tenter de comprendre, ça ne matche pas pour moi. Il y a trop de non-dits et les lecteurices semblent presque invités à deviner ce qu’il advient vraiment de l’héroïne de ce manga. Bref. Une fin facile, peut-être trop convenue qui me laisse plutôt mitigée.
En 8 tomes, Yumeji a su imaginer et bâtir un univers de fantasy naturaliste attachant aux inspirations nausicaennes évidente, ce qui parlera aux fans de Hayao Miyazaki.
Elle boucle ici son histoire avec assurance malgré un rythme un peu trop rapide pour moi, un certain nombre de grosses ficelles et peut-être un manque d’un ou deux chapitres finaux pour mieux poser les choses. Le message lui est clair et fort. Il touche le lecteur. La cible est atteinte et c’est exactement ce qu’on attend.
Nous retrouvons ainsi Pilly qui a enfin atteint l’éden qu’elle cherchait, sauf que ce n’est pas le paradis attendu. Le récit de cette désillusion est poignant car on la sent complètement perdu, en proie à cette violence inattendue, perdant pied. Mais l’autrice a voulu en faire une battante et elle se révélera dans l’épreuve notamment grâce aux liens qu’elle a su tisser avec son familier, ce qui offrira de fort beaux moments à la fois de lutte et d’entraide, pour conduire à une solution certes attendue mais non moins nécessaire.
La lutte entre la nature et le monde des hommes que l’autrice avait ainsi imaginé trouve son apogée ici. J’ai aimé que ce ne soit pas tout rose pour Pilly, que la nature aussi se rebelle et vire noire, au point de devenir à son tour la méchante de l’histoire, celle qu’on doit craindre. C’était peut-être un peu rapide, un peu brusque, un peu grossier, mais cela peut s’entendre. Et surtout, cela donne lieu à de très beaux combats s’appuyant sur la force de cette nature, à coup de racines, lianes et autres artefacts végétaux. Ce fut prenant et cela compensait bien la mise en scène sinon un peu mécanique et attendue des combats, que ce soit contre Pilly qui se fait repousser ou contre son dernier nemesis : Zakum.
Ainsi tout le monde commet des erreurs et tout le monde peut se racheter, voici le puissant message que l’autrice a voulu transmettre dans sa fable sororale, humaniste et naturaliste, où elle ne cache pas la violence dans son chemin de paix et offre des épreuves à la hauteur de ses personnages qu’on est un peu triste de quitter malgré leurs accomplissements. L’Eden des sorcières n’est pas un récit parfait. Il reste encore pas mal de scories de débutants, dans ses ressors, ses inspirations trop évidentes, son manque d’originalité et d’audace, mais on ne peut pas lui enlever son authenticité et ce dernier tome a apporté tout ce qu’on attendait de réponse, de message et d’émotion. Alors merci Yumeji, je suis curieuse de voir vos prochains travaux.
Quand j'ai commencé cette série, j'ai été séduite par les graphismes et par la promesse d'un lien entre Pilly et cet animal-plante si particulier qu'est Oak.
J'ai été un peu perdue au bout de quelques tomes parce que je me demandais vraiment où on allait et j'ai même envisagé d'abandonner la série. Quand j'ai découvert que c'était une série finie en 8 tomes, j'ai donc acheté les 3 derniers qui me manquaient et je les ai dévoré.
Je n'ai pas été déçue.
On découvre enfin les motivations de personnages qui m'avaient laissé perplexe à l'origine et j'ai bien aimé la fin, même si je comprends les avis que j'ai lu et qui parlent du côté un peu expéditif de la fin.
Une très bonne série qui se termine convenablement, bien que la fin soit prévisible. Certaines scènes mériteraient plus de suspense, voir quelques pages en plus. C’est bien dommage car il manque à certains moments de la tension. Quoi qu’il en soit, c’était un plaisir de parcourir cet univers, pas si éloigné tant que ça du notre qui sait ?
La fin est extrêmement rapide. Il y a certains aspects que je n’ai pas compris, puisqu’il y a très peu d'explications et un saut dans le temps en plus. Ce serait une bonne histoire pour discuter, par contre. Discuter de la responsabilité humaine, l'importance de la nature, l'exploitation, etc. Ce fut somme tout une belle série malgré cette fin un peu en queue de poisson