Dans ce livre, vous trouverez de tout. Des textes difficiles et des astuces de ménage. Des récits, des poèmes, des souvenirs, du beau et du moche, de l'abstrait et du trivial, parce que la vie ressemble à ça. Parce que je pleurais les femmes tuées par leurs compagnons en même temps que j'égouttais les coquillettes pour le dîner des enfants, parce que j'écoutais une conférence de Foucault en changeant la litière des chats, parce que j'ai écrit des articles entiers, dans ma tête, alors que je faisais les courses. Et rien de tout cela ne s'oppose. C'est parce que j'avais les mains occupées à laver, ranger, préparer, trier, consoler, serrer, rassurer, que le soir j'avais besoin d'écrire pour comprendre ce qui m'entourait. Le trivial nourrit l'abstrait. Mon expérience du monde est celle-là.
Franchement : j'ai adoré, et pourtant je l'ai acheté sans savoir à quoi m'attendre (du tout, mais je suis assez admirative de ce que produit Titiou en général, donc j'ai acheté à l'aveugle, sur la base de ça).
En plus, format de lecture idéale quand on a pas toujours le temps de se plonger dans un roman. On est ici face à des réflexions plus ou moins profondes (sur le féminisme, la charge mentale, la parentalité, les féminicides et autres sujets de société du moment) entrecoupées de conseils de ménage (je crois que certains vont me servir), de recommendations littéraires (lire de la poésie !) et autres pensées fugaces. Je pense que je le relirai avec plaisir, en picorant.
C'est un peu (aussi) une time capsule je pense. Certaines choses resteront toujours pertinentes, d'autres seront très liées à notre époque actuelle. À voir comment ce petit ouvrage vieillira... En attendant, je vous le conseille !
Liste non exhaustives des choses que j’ai appris avec ce livre:
- garder un carnet avec toutes les choses importantes concernant votre logement - le Pont Neuf est le plus vieux de Paris - Titiou Lecoq manie les mots comme elle manie l’humour: brillamment - on ne parle pas assez des feminicides - on élève l’enfant qu’on a en face de soi - il faut se dire merci, même pour les tâches les plus anodines -je suis à l’âge où je suis le plus en face avec la culture contemporaine
Et je lirais n’importe quelle note iPhone que cette autrice vendra, car elle excelle pour raconter les petites choses du quotidien entremêlées a des vrais questionnements et enjeux essentiels.
Un patchwork de plein de notes de Titiou Lecoq, qui font sourire ou réfléchir. Un peu perplexe devant certaines notes intercalées qui ressemblaient plus à des débuts d’essais (sur le féminisme le masculinisme les feminicides) et s’intégraient donc difficilement dans l’atmosphère globale du livre. Plutôt à lire en y piochant par ci par là que dans la continuité. Une bonne surprise néanmoins, ça donne envie de le garder précieusement pour parfois le relire et se souvenir de certains conseils. J’aime bien l’idée de transmission et de partage d’expériences qui sous tend ce livre
J’ai absolument adoré cet essai. J’ai souri, j’ai gloussé, j’ai été émue et même pleuré (le passage sur les féminicides m’a achevée). J’ai mis de tas de post-its aux endroits auxquels j’aimerais revenir un jour : des petits tips de la vie quotidienne comme des réflexions plus profondes. C’est tout le brillant de cet ouvrage : une petit mallette à outils face à la vie. J’ai adoré.
Ce livre m’a vraiment prise par surprise. Je pensais feuilleter un essai, j’ai trouvé un miroir. J’ai ri, j’ai hoché la tête mille fois, et parfois, j’ai eu les larmes aux yeux. Titiou Lecoq réussit à parler du quotidien, du féminisme et de la fatigue d’exister avec une justesse désarmante. C’est à la fois léger et percutant, drôle et bouleversant. J’ai noté des passages partout des mots dans lesquels j’aimerais me replonger un jour où la vie me semblera un peu trop lourde. Un texte comme une respiration : simple, humain, profondément vrai.
Super agréable et instructif, j’ai un bon millier d’anecdotes à placer en société maintenant et je me sens grandie intellectuellement. J’ai aussi débloqué quelques angoisses mais c’est ok
Avec La Vie ressemble à ça, Titiou Lecoq signe un livre à la fois intime, politique et profondément universel. Comme un patchwork d’émotions, de réflexions et de gestes du quotidien, ce recueil hybride — entre journal, manifeste et carnet de bord — dresse le portrait d’une existence de femme contemporaine, tiraillée entre la pensée et la lessive, la colère et la tendresse, le travail intellectuel et les tâches ménagères.
L’autrice, connue pour ses essais sur la charge mentale et la place des femmes dans la société, y rassemble des textes courts, des poèmes, des souvenirs, des fulgurances. Tout ce que le monde considère comme incompatible — la philosophie et les coquillettes, le féminisme et la lessive, la douleur du monde et la douceur domestique — cohabite ici avec une évidence bouleversante. Car, écrit-elle, « le trivial nourrit l’abstrait ».
Titiou Lecoq parle depuis ce lieu souvent invisible : celui de la pensée qui s’élabore dans le bruit du quotidien. Elle écrit en changeant la litière des chats, en écoutant Foucault tout en consolant un enfant, en pleurant sur les féminicides pendant qu’elle prépare le dîner. Ce contraste, loin d’être une contradiction, devient la matière même de son écriture — une écriture lucide, drôle, vibrante, qui fait du banal un acte de résistance.
Sous son regard, la vie ordinaire devient un espace politique et poétique, où chaque geste répété prend valeur de symbole. L’autrice relie les petites tâches aux grandes causes, les émotions intimes aux fractures sociales, avec cette intelligence bienveillante et acérée qui la caractérise.
La Vie ressemble à ça n’est pas un livre à lire d’un trait, mais à picorer, à relire, à garder près de soi. C’est un miroir de nos existences imparfaites et pleines, un texte qui dit la beauté et la fatigue d’être au monde, sans fard ni posture.
Deux stars pour les quelques pages féministes mais je pensais pas avoir emprunté un bouquin pour savoir à quel moment de la journée me démaquiller (??) ou bien recevoir des conseils non sollicités sur la parentalité
On dirait un condensé d’articles Mad si tu vas dans les différentes rubriques, ça vide le cerveau le soir mais pas de là à en faire un bouquin Ça me navre mais j’aime bien cette autrice donc je continuerai à lire tkt
Acheté et lu sur une journée. Un peu épars et il faut aimer Titiou Lecoq, mais ça tombe bien, j'aime beaucoup cette auteure et j'ai appris beaucoup de choses !
Bouquin acheté en cadeau de Noël pour ma belle-sœur et je suis ravie de l'avoir lu avant ! Plein de choses intéressantes dedans, j'ai pris plein de notes.
C’est exactement mon genre de livre et je trouve qu’on en a pas assez en France. J’adore lire les pensées (diverses et variées) de quelqu’un, peu importe le sujet. Toujours un plaisir de lire Titiou