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L'homme sous l'orage

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Hiver 1917. Le front s'enlise, l'arrière s'épuise. Une nuit d'orage, un visiteur demande asile à Isaure, la propriétaire d'un domaine viticole. Avant le conflit, c'était un peintre talentueux reçu au château, désormais c'est un déserteur que la maîtresse de maison renvoie sèchement. Saisie de compassion, Rosalie, la fille d'Isaure, le cache au grenier. Mais avec lui, les périls s'invitent au cœur de la demeure.
Peut-on agir sur le destin? Le fugitif, la jeune fille et la mère refusent la place qui leur a été assignée. Ils s'émancipent et se confrontent, tissant un fascinant roman de guerre, d'amour et de liberté. Pour eux comme pour nous, l'orage se lève, il faut tenter de vivre.

348 pages, Paperback

Published August 21, 2025

11 people are currently reading
210 people want to read

About the author

Gaëlle Nohant

11 books37 followers
Née à Paris en 1973, Gaëlle Nohant vit aujourd’hui à Lyon. La Part des flammes est son deuxième roman après L’Ancre des rêves, 2007 chez Robert Laffont, récompensé par le prix Encre Marine. Elle est également l’auteur d’un document sur le Rugby et d’un recueil de nouvelles, L’homme dérouté.

Gaëlle Nohant se consacre à l’écriture depuis une dizaine d’années. Inspirée notamment par Dickens et par les écrivains victoriens, cette jeune femme qui construit le canevas de sa narration à partir d’une base documentaire importante, défend une littérature à la fois exigeante et populaire.

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Community Reviews

5 stars
27 (17%)
4 stars
72 (47%)
3 stars
41 (27%)
2 stars
10 (6%)
1 star
1 (<1%)
Displaying 1 - 30 of 30 reviews
Profile Image for Alice TUET.
237 reviews
July 16, 2025
4,5💛
Je crois que ce livre a tout pour me plaire…Un roman historique première guerre mondiale, huis clos, histoire d’amour interdite et jeune femme éprise de liberté. Je suis conquise, c’est un bon mélange entre Veiller sur Elle et Un Long Dimanche de Fiançailles aka deux livres extraordinaires.
Je pense que les avis seront mitigés, mais ce livre m’a fait du bien et je pense qu’il sera tout de même facile comme tout à conseiller
Profile Image for Chiraz Morjaine.
81 reviews5 followers
January 12, 2026
Chez Gaëlle Nohant, ce qui frappe d’abord, c’est cette capacité d’adaptation invisible. Elle épouse le rythme, le lexique, la respiration d’une époque, sans jamais tomber dans le pastiche.
Sa langue est délicate. Il n’y a pas d’envolées lyriques parce qu’elle n’en a pas besoin. L’émotion naît de la justesse, pas de l’emphase. Elle sait que trop de mots affaiblissent ce qu’ils veulent dire. Alors elle suggère, elle laisse un espace au lecteur et fait confiance à son intelligence morale.
Et c’est ce qu’elle fait avec l’Homme sous l’orage.
Dans ce roman, la légitimité de la guerre, le patriotisme, l’honneur ne sont jamais traités comme des slogans ou des évidences. Gaëlle Nohant ne les démonte pas frontalement, elle les laisse se fissurer doucement, au contact des corps meurtris, des silences, des contradictions intimes. Le patriotisme n’est ni glorifié ni ridiculisé : il est montré comme une croyance sincère, parfois nécessaire pour tenir, parfois destructrice.
l’honneur n’est pas abstrait, il est ressenti, presque charnel, et donc profondément ambivalent, et la guerre n’est pas jugée depuis le confort de l’après, mais depuis l’intérieur de ceux qui l’ont traversée.
le lecteur, lui, tout comme Marthe, juge. Son regard est dur, parfois étroit.
Mais l’histoire le met en défaut, l’oblige à se regarder soi-même.
Ce que découvre Marthe n’est pas une morale supérieure, mais une complexité qu’elle n’avait pas prévue chez les autres et en elle.
Personne n’est idéalisé, personne n’est condamné, mais tout le monde est déplacé.
Et le lecteur avec eux.
L’homme sous l’orage ôte le confort du jugement simple.
L’ambilvalence est partout.
Elle se cristallise chez Théodore qui est à la fois courageux et défaillant.
Chez Isaure qui gagne une fonction sociale au prix de renoncements intimes.
Chez Rosalie qui commence dans l’innocence, la croyance simple, la confiance enfantine, et découvre la désillusion de l’âge adulte dans une espèce de lucidité nouvelle.
L’évolution n’est jamais une récompense : c’est une perte transformée.
Et c’est là que Gaëlle Nohant est profondément éthique :
elle ne nous dit pas “ne jugez pas”, elle nous montre ce que juger coûte.
Merci Gaëlle pour ce roman magnifique. Merci pour ce beau moment de littérature.
Tu n’ecris jamais pour convaincre, ni pour apaiser. Tu écris pour déplacer.
Et ce déplacement, lent, discret, profond, est sans doute ce qui fait la force durable de ton œuvre.
Profile Image for Pierre-Antoine.
111 reviews
January 20, 2026
c'est bof écrit, j'attendais mieux pour une découverte de Gaëlle Nohant, ou bien c'est mon mood actuel peut-être

ça m'ennuie j'arrête à ~ 200 pages (très rare)
Profile Image for Cindy.
131 reviews
September 11, 2025
3,5 ⭐

Un très bon roman équilibré et bien écrit qui évoque la première guerre mondiale et la condition de la femme. L'écriture de Gaëlle Nohant est un vrai point fort à l'intrigue (malgré quelques longueurs parfois).
C'est beau, c'est doux.
Profile Image for Sarah.
69 reviews
September 7, 2025
3.5
J'aime énormément la plume de cette dame, mais j'ai l'impression d'avoir lu une histoire sans aucun rebondissement, comme un trajet sur l'autoroute avec le régulateur de vitesse.

Cependant j'ai aimé tous les personnages, ils étaient écrits d'une façon à ce que on puisse comprendre les motivations derrière chaque geste, j'ai bien aimé
13 reviews
September 11, 2025
Livre très agréable à lire, j’ai beaucoup aimé le cadre et l’ambiance qui facilitaient la lecture! Malheureusement j’ai trouvé l’histoire assez platonique, pas de réelle évolution malgré des personnages si biens écrits. La plume de l’autrice est délicate et donne aux personnages une vitalité très appréciée à la lecture, notamment sur le rapport à la guerre.
Le seul « gros » bémol de ce livre c’est qu’il n’évolue pas du début à la fin, on ne ressent pas de réelle émotion.
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,095 reviews43 followers
September 18, 2025
Hiver 1917, nous sommes à l'Esparre près de Collioure, un château et domaine viticole, où vivent Isaure Sauvel et sa fille Rosalie depuis que le mari et le fils sont partis depuis trois ans déjà, se battre pour le pays.

C'est une soirée d'orage, on sonne à la porte, un homme demande l'asile à Madame qui le chasse, outrée par sa demande.

Rosalie, presque 19 ans, a tout vu de l'étage, cet homme demandant l'asile, un ami de sa mère, elle ne peut le laisser dehors, elle se décide de le cacher au grenier. C'est le commencement d'un récit romanesque et de tous les dangers.

Le fuyard se nomme Théodore, c'est lui qui a peint le grand portrait de sa mère. Rosalie découvre un sentiment qu'elle ne connaît pas encore. Elle est jeune, elle va s'endurcir, devenir bénévole à la Croix Rouge comme sa mère, soigner ou accompagner les soldats blessés au front, se faire sa vision de la guerre, des raisons de la fuir ou non.

Un magnifique récit qui nous dépeint la guerre vue par les femmes, l'importance de la place prise durant ce conflit, un rôle majeur qui a permis de maintenir une activité économique, les responsabilités prises. Un roman qui questionne sur le sens et l'utilité de la guerre, où commencent la lâcheté, le courage ?
Le regard de la société sur la désertion mais aussi les conditions sur le front, sur la liberté, l'amour et le courage.

Un autre thème majeur du roman est l'art salvateur qui contraste avec les horreurs de la guerre, celui qui montre la beauté des choses comme un refuge contre la laideur de la guerre. Théodore est peintre et à travers la peinture il va renouer avec la beauté, avec la vie tout comme Rosalie qui trouve dans la littérature une échappatoire, l'envie de vivre.

Une plume magnifique, romanesque à souhait, poétique. Un excellent moment de lecture que je vous conseille vivement.

Ma note : ♥♥♥♥♥

Les jolies phrases

La vigne m'enseigne que l'amour mérite des sacrifices.

J'ai besoin de ton espoir pour ne pas renoncer au mien.


La guerre est l'épreuve de la force morale, elle le répète assez à Rosalie. Elle révèle cruellement la faiblesse de certains, les calculs mesquins, tandis que tant d'autres se découvrent dignes et modestes face à l'adversité.

Petite, ses écorchures lui donnaient le sentiment d'être immortelle. La vieillesse et la maladie étaient ce qui arrivait aux autres, quand elle-même se tenait sur la rive de la jeunesse.

Combien de morts, de blessés pour que la voracité de la guerre soit rassasiée ?

C'est à ça que sert la peinture. Restituer l'émotion. C'est aussi la chose la plus difficile. Sans elle, l'œuvre manque sa cible.

L'amour n'est pas une tempête mais un accord profond, la certitude d'être à sa place, tranquille, protégée.

https://nathavh49.blogspot.com/2025/0...
Profile Image for Agnès.
518 reviews29 followers
January 6, 2026
Pendant l’hiver 1917, jeune Rosalie décide sur un coup de tête de cacher un homme dans le grenier de la demeure familiale. Mais c’est la guerre, que faire d’un déserteur?

Ce beau roman alterne les narrateurs: le fugitif, Rosalie, sa mère et la bonne Marthe. Chacun joue sa partition et essaye de survivre au milieu de cet épisode historique inédit.

Conduit par une belle plume, que j’avais rencontrée lors de la lecture du puissant « Bureau d’éclaircissement des destins », ce roman nous raconte la guerre depuis l’arrière, l’amour et les conventions sociales en ce début de XXème siècle mais aussi la recherche de la liberté - quête commune à tous les personnages.

🎨 Une belle réussite, avec une magnifique illustration de couverture.
Profile Image for Nina.
187 reviews3 followers
Read
January 18, 2026
Sure, let everything happen at once in the last 50pages
Profile Image for Martyna.
87 reviews19 followers
December 12, 2025
3.5 stars mais j'arrondis à 4 grâce à la belle plume de l'autrice. Tout comme de nombreux autres lecteurs qui se sont exprimés ici, j'aurais aimé un peu plus de rebondissements dans ce qui s'avère finalement une histoire d'amour assez banale.
Profile Image for Caroline.
339 reviews4 followers
August 18, 2025
Ce roman historique nous montre une autre facette de la Première Guerre mondiale : celle de l'autre côté de la France, puisque l'intrigue se déroule près de Perpignan.
Théodore, un peintre déserteur, vient demander de l'aide à d'anciens amis et se voit vivement éconduire par Isaure, la maîtresse de maison dont le fils et l'époux sont au front. Mais la fille d'Isaure, Rosalie, le retrouve pour lui porter secours et le cacher au grenier du château.
Va se dérouler alors un jeu de mensonges et de dissimulation entre Rosalie et sa mère, mais aussi un drame psychologique où Rosalie se demande si elle fait réellement le Bien en sauvant un homme, alors que ses propres père et frère se battent vaillamment à l'autre bout de la France.
C'est un roman de contrastes, les contrastes de cette guerre : les tranchées et la vie quotidienne dans le sud de la France, les rôles si différents des hommes et des femmes, les soldats et les autres fonctionnaires planqués, les riches qui continuent à bien vivre et les pauvres qui les servent, le devoir et les limites que l'esprit peut supporter, l'amour et la trahison,...
Car oui c'est aussi une histoire d'amour, un amour impossible qui n'aurait peut-être même pas éclos s'il n'y avait eu ce conflit.
Et si les combats résonnent jusqu'en Roussillon, on voit surtout le rôle qu'ont joué les femmes durant cette période : soigner les blessés, mais aussi continuer à faire vivre les familles en reprenant les rênes.

Les dialogues sont insérés dans le texte, sans la ponctuation idoine, et si cela me gêne d'habitude, il y a là une façon de faire qui rendait la lecture assez fluide en définitive.
J'aurais bien aimé quelques chapitres supplémentaires qui auraient raconté la fin de manière plus détaillée, mais ce n'était effectivement pas le but principal du roman.
Profile Image for Laetitia.
1,102 reviews7 followers
October 21, 2025
Nous sommes en hiver 1917, près de Perpignan lorsque Isaure refoule un pauvre bougre quémandant refuge en son domaine. La jeune Rosalie se prend de pitié pour lui, lui offrant ce que sa mère vient de lui refuser : un abri pour la nuit, entre autres bienveillances. Théodore, l'artiste déserteur, s’installe en secret dans le grenier, pour échapper à l'orage mais surtout à l’hécatombe des tranchées.
Dans ce monde en guerre où les femmes doivent assumer les charges des hommes partis au front, le planqué fait office d'intrus autant que de fenêtre sur des univers incongrus pour les jeunes demoiselles... La guerre mais aussi la peinture et la séduction entrent avec fracas dans la vie de Rosalie, charriant avec elles leurs lots de trahisons, de secrets et d'angoisses.

J'ai eu plaisir à retrouver la belle plume de Gaëlle Nohant. Même si j'ai trouvé L'Homme sous l'orage moins bouleversant que son précédent roman (traitant d'une autre guerre mondiale), j'ai été rapidement emportée par les qualités de l'histoire et de l'écriture. Ce dernier roman est moins actuel que le précédent, tant dans l'époque décrite que dans le style employé. L'écriture, indéniablement travaillée et soignée, est délicieusement désuète, à l'image de ces personnages d'un autre temps.
La construction est simple ; l'ambiance sombre et le rythme saccadé conviennent parfaitement aux sujets abordés. Les quelques semaines écoulées se déroulent lentement mais sans longueurs. Les personnages et les intrigues se dévoilent en douceur, comme si le temps s'était arrêté après l'orage ; puis se remet en branle brusquement, comme par à coups, au fil des coups de tonnerre et des coups du sort.

Les femmes ont une place de choix dans L'homme sous l'orage. Entre la jeune femme qui s'ouvre à la vie en pleine guerre ; la femme mûre, responsable de famille, qui doit prendre le rôle masculin - pour l'époque - en gérant la production viticole ; la petite bonne opportuniste qui cherche à s'extraire de sa "condition" : chacune cherche à obtenir une forme d'émancipation dans un univers sombre et cruel. Chacune se confronte à sa manière à la figure de l'homme déchu : l'artiste perdu entre ses désir de vie et de création, ses amours et ses besoins vitaux.
Profile Image for Litote.
670 reviews12 followers
September 11, 2025
Nous sommes au cœur de l’année 1917, dans un domaine viticole du Roussillon, alors que la guerre déchire l’Europe. Isaure Sauvel, épouse et mère de soldats partis au front, s’épuise à maintenir la propriété familiale à flot. Une nuit d’orage, un jeune homme frappe à sa porte : Théodore Brienne, peintre prometteur, mais aussi déserteur. Refusant d’abord de l’accueillir, Isaure voit sa décision contournée par sa fille Rosalie, dix-huit ans, qui choisit de l’abriter en secret dans le grenier.
Commence alors un huis clos tendu, où les destins des femmes restées à l’arrière s’entrelacent. Isaure, Rosalie et Marthe, la domestique, portent le roman par leurs voix singulières. J’ai été profondément touchée par la manière dont Gaëlle Nohant rend hommage à ces figures féminines, contraintes d’assumer des rôles nouveaux, de décider, de s’émanciper dans un monde encore corseté par les convenances.
Théodore, quant à lui, est un personnage d’une grande complexité. Derrière le déserteur se cache un artiste sensible, habité par la peinture, qui a côtoyé Matisse et Derain. Sa fragilité contraste avec la brutalité du conflit, et nous interroge : peut-on juger un homme qui a déjà traversé l’enfer du front ? Je me suis surprise à ressentir beaucoup d’empathie pour lui, malgré ses contradictions, tant son rapport à l’art et à la vie résonne avec humanité. Le roman s’ancre aussi dans une réalité historique : en 1917, les désertions se multipliaient dans l’armée française, souvent réprimées avec une extrême sévérité, par des exécutions, ce qui confère au destin de Théodore une tension tragique.
Sous une construction classique, le roman explore des thèmes universels : le poids des choix moraux, la liberté, l’amour, mais aussi l’héritage des silences. Gaëlle Nohant nous entraîne dans une fresque à la fois intime et historique, où chaque personnage, lumineux et imparfait, incarne les tensions d’une époque bouleversée.
Porté par une écriture sensible et vibrante, L’homme sous l’orage est à la fois une ode aux voix féminines, un questionnement sur le courage, et un récit profondément romanesque.

https://latelierdelitote.canalblog.co...
Profile Image for aphrodtyhs.
86 reviews
September 6, 2025
Première lecteur de la rentrée littéraire 2025, et je suis contente.

Ce texte est captivant par sa sensualité et sa poésie ; on nous attrape, sans nous demander notre avis, en plein cœur de l’hiver 1917, dans un manoir bourgeois où, sous une nuit d’orage, le destin d’une famille bascule. Isaure refuse d’accueillir dans sa demeure Théodore, un jeune homme déserteur. Comment ose-t-il ? Alors que son fils et son époux font leur devoir, sans jamais se plaindre. Mais Rosalie, sa fille de 18 ans, n’est pas d’accord : elle le mène dans le grenier, ne sachant pas qu’elle condamne son cœur, Théodore et sa propre famille.

La différence entre les personnages d’Isaure et de Rosalie est très bien maîtrisée ; la mère et la fille, l’amertume et la naïveté. J’ai aimé les chapitres d’Isaure sur ses blessures de femme mais également de mère. Ceux de Rosalie apportaient plus de fraîcheur, presque à en rouler des yeux tant elle est innocente. Une innocence que personne ne souhaite lui enlever, à l’image de son frère, mais qu’on lui reproche sans cesse.

Le contraire de ceux de Martha, une jeune femme un peu plus âgée qu’elle, une bonne, comme tant d’autres, qui, dans ses chapitres, nous explique presque froidement la difficulté de sa situation en tant que fille pauvre, fille de paysans, fille obligée de trahir sa famille pour tenter de trouver sa voie.

En réalité, Théodore est le moins important : sa passion pour la peinture le sauve mais surtout lui permet surtout de s’enrouler autour de ses trois personnages féminins d’une manière intéressante. Son histoire d'amour avec Rosalie est presque banale tant elle aurait été plus agréable avec Isaure ou encore Isaure.

Aime t-il vraiment les femmes? Ou simplement les modèles?

Par contre, je n’étais pas trop fan du dernier chapitre, j’aurais préféré une fin ouverte. Savoir le futur des personnages était peu intéressant. Puis j’aurais voulu que la tension entre Isaure et Théodore soit plus expliquée, plus forte, pour aller jusqu’au bout.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Prescilla Sérot.
31 reviews
September 4, 2025
"Depuis la nuit où Rosalie l'a supplié de rester, elle a compris que sa compassion avait cédé place à un autre sentiment. Elle tient à lui, cette évidence la bouleverse. Elle lutte pour ne pas perdre pied, sent sa spontanéité s'effriter en sa présence. Certains mots lui paraissent piégés, les silences aussi. L'autre nuit, elle a cru qu'il allait l'embrasser. Ça ressemblait à l'un de ces rêves où une vague va vous engloutir sans que vous soyez capable de faire un geste. Une part d'elle y aspirait, l'autre restait paralysée sur la berge. Au dernier moment, Théodore s'est écarté et la tension s'est dissoute. Depuis, elle se demande si ce moment a vraiment existé, ce qu'elle aurait éprouvé si sa bouche s'était posée sur la sienne." Pensées de Rosalie, p. 135-136.

"Il aurait aimé rencontrer la jeune fille dans un autre temps, une ville en paix. Avoir la liberté de l'aimer jusqu'à l'épuisement de leurs souffles. Mais celui qu'il était alors ne l'aurait pas distinguée de la foule et Rosalie l'aurait dépassé sans le voir. C'est l'ironie de leur histoire, de se briser sur l'impasse qui l'a rendue possible. S'aimer quelques jours, quelques semaines au cœur du massacre relève du miracle, et les miracles ont un prix." Pensées de Théodore, p.300-301.

L'histoire d'amour entre Rosalie et Théodore est impossible avant même qu'elle ne commence et pour autant, tous deux s'enflamment, s'enivrent de l'autre, tombent irrémédiablement amoureux dans une guerre sans pitié. C'est dans ce contexte qu'ils s'aiment puis se séparent, avant de ne se retrouver comme si le temps ne s'était pas écoulé, des années et des années plus tard. Comme si, au final, ils ne s'étaient jamais perdus de vue, que le cœur avait pris le dessus.
Profile Image for Nathlit.
171 reviews4 followers
November 30, 2025
Le Déserteur

Théodore Brienne a choisi la fuite des champs de bataille de Verdun, et prend le risque du peloton d'exécution, il trouve refuge à l'Esparre au confins des terres occitanes de Perpignan sous un ciel d'Orage.

Avant la guerre a l'époque il était un jeune peintre peu connu, installé a Collioure, au côté de Matisse et avait fait le portrait d'Isaure, la maîtresse du domaine viticole de l'Esparre.
Si Isaure lui refuse refuge, son mari Roland et son fils Achille sont tout deux au front, c'est sa fille Rosalie qui va accorder le bénéfice du doute à Théodore, sans lui coller l'étiquette du lâche, elle le cache au grenier de la demeure, le temps qu'il passe la frontière vers l'Espagne.

Qu'il est difficile de faire des choix en temps de guerre, les personnages de ce roman vont devoir composer faire des alliances, trahir, changer de camp car choisir entre le cœur ou la raison, l'opportunisme ou l'engagement, l'horreur de la guerre ou la beauté de l'Art, changent le cours des vues en temps de guerre.

J'aime beaucoup la façon dont Gaëlle Nohant s'empare de l'Histoire dans ces romans, une touche bien à elle sans artifices avec cette envie d'embarquer le lecteur, ici c'est une version loin des lignes de front en l'absence des hommes les familles vont survivre grâce aux femmes, et dans un lieu superbe les Albères, sa garrigue languedocienne et cette montagne du Canigou, visible des deux côtés de la frontière.

Théodore et Rosalie incarnent une génération sacrifiée, et c'est a travers l'art qu'il se rencontrent et se comprennent dans un monde devenu chaotique, qui ne leur fera aucun cadeau quant a l'avenir. L'un continuera d'exercer son art coûte que coûte, encouragé par Berthe Weil, une marchande d'Art parisienne et Rosalie va nous donner l'accès à cette femme et son atelier, un peu oublié, elle a croisé et fait connaître de grands peintres ceux de ce début du 20e siècle.

De mon côté, ce livre m'a conduit a découvrir l'épisode de Matisse a Collioure, où le peintre donne naissance au fauvisme grâce à cette lumière de la Méditerranée.

L'homme sous l'orage, un roman très plaisant aux deux thématiques que j'apprécie retrouver dans un roman, Histoire et Art, et j'ai donc fait deux autres achats de livres un essai sur Matisse et sa fille Marguerite et La Part des flammes, que je n'ai pas encore lu ❤️‍🔥
Profile Image for Mae Bel.
91 reviews
August 23, 2025
1917, alors que la guerre résonne de partout, Rosalie vit temporairement seule avec sa mère. Son père et son frère sont partis tout les deux aux fronts. Travaillant comme infirmières de guerre, des blessés elle en voit tout les jours. Mais un soir, un jeune inconnu, homme, est retrouvé sous la véranda du domaine. Un déserteur de guerre. Pris de pitié, Rosalie décide de le cacher sans vraiment penser aux conséquences...

Okayyyyyy j'aime beaucoup ce livre ! J'ai eu un petit peu de mal à vraiment rentrer dans l'histoire. Mais aux fils des pages, je me suis accrochées aux personnages. Une histoire d'amour interdite entre ce déserteur et cette jeune femme, mamma quel plaisir ! On passe clairement par toutes les émotions, la plume est fluide et l'histoire est folle. Parfois déchirante par moment. Je n'ai lu que la version "non corrigé" en avant-première ! Mais rien ne change à l'histoire principale !
Profile Image for Kleo.
109 reviews6 followers
September 21, 2025
C'est un beau roman, très bien écrit, mais j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. J'ai beau adorer la plume de Gaëlle Nohant, cette fois c'était très compliqué. Est-ce dû à la période historique (Grande Guerre) qui ne m'intéresse que lointainement ? A des personnages auxquels j'ai mis du temps à m'attacher ? A la fatigue de la rentrée qui m'a privée de ma concentration ?
Profile Image for Jeanne &#x1f48c;.
1 review
January 26, 2026
À la manière de « La Leçon de Piano » de Jane Campion, les personnages voient jaillir leur liberté au milieu de la claustration, à l’abris des regards et à la faveur de la découverte de leurs sens.
Un roman empli de beauté dans sa valeur la plus pure. Chaque mot glisse sur la langue comme de la soie.
Profile Image for Lou.
207 reviews4 followers
September 19, 2025
Alors oui, c’est assez prévisible, mais ça fonctionne quand même bien : Rosalie est cute, Théodore n’est ni tout blanc ni tout noir, la guerre est bien décrite. Ce qui permet à ce roman de se démarquer, c’est surtout la présence de la peinture et de l’art en général, et ça c’est chouette
Profile Image for Julie Lbx.
43 reviews
November 22, 2025
Début très rapide par rapport au reste du roman. J'ai beaucoup aimé passer d'un point de vue à un autre.
Le personnage d'Achille n'apparaît pas longtemps mais pose de vraies questions sur la Première guerre mondiale.
Profile Image for Jennifer Gand.
4 reviews6 followers
January 14, 2026
Un déserteur caché dans un château des Pyrénées Orientales pendant la 1ere GM. Qui le cache ? Pourquoi? Quel lien va naître ?

Très jolie lecture. Une plume lyrique et riche. La dureté de l’arrière, le rôle des femmes et l’amour toujours
Profile Image for Clemence D.
751 reviews6 followers
August 29, 2025
Un roman avec un air de déjà-vu. Tout au long de ma lecture, j’ai eu la curieuse impression de percevoir des échos de romans tombés dans la culture populaire mais en moins bien réalisés. Les thèmes (la 1ère guerre mondiale, une passion amoureuse entre différentes classes sociales, etc.) mis en avant pas l’autrice l’avaient déjà été, par le passé, dans plusieurs œuvres littéraires reconnues et primées.

La plume de l’autrice est fluide et agréable comme à son habitude mais intègre un coté poétique, presque lyrique dans certains passages.

Rentrée littéraire 2025 : 5/15
Merci aux éditions L’iconoclaste pour m'avoir envoyé le livre. #ServicePresse
Displaying 1 - 30 of 30 reviews

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