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La femme du serial killer
Tom part tous les matins travailler à Londres. Beth tient le coffee-shop du village et s'occupe de leur petite Poppy, âgée de trois ans. Beth et Tom forment un couple idéal, qu'envient leurs voisins et amis. Jusqu'à ce soir où deux policiers viennent sonner à leur porte… Tom serait impliqué dans une affaire criminelle… Et il se murmure bien vite que Beth savait tout…
La nouvelle star anglaise du thriller domestique.
Un roman vendu à plus de 250 000 exemplaires, traduit dans 7 pays et adapté en série par Paramount+
Peut-on VRAIMENT croire tout ce qu'elle raconte ?
Il y a deux ans, Beth et Tom Hardcastle tombaient amoureux d'un joli cottage au toit de chaume et décidaient de quitter Londres pour s'installer à la campagne.
Depuis, Tom fait chaque jour le trajet en train pour aller travailler à la City, tandis que Beth tient le coffee-shop qu'elle a ouvert dans le village et s'occupe de Poppy, leur fillette de trois ans.
Beth et Tom forment un couple idéal, qu'envient leurs voisins et amis. Jusqu'à ce jour où deux policiers viennent sonner à leur porte…
Premier thriller domestique d'Alice Hunter, La Femme du serial killer a été salué par la critique avant de conquérir plus d'un demi-million de lecteurs anglo-saxons.
" Un thriller sombre et inquiétant. On pense aux Apparences, de Gylian Flynn, transposé dans un village anglais de carte postale. " Stylist
" Une intrigue qui tient en haleine jusqu'aux twists finaux. " My Weekly
" Sans hésitation aucune : l'un des meilleurs suspenses de l'année ! " Frost Magazine
La nouvelle star anglaise du thriller domestique.
Un roman vendu à plus de 250 000 exemplaires, traduit dans 7 pays et adapté en série par Paramount+
Peut-on VRAIMENT croire tout ce qu'elle raconte ?
Il y a deux ans, Beth et Tom Hardcastle tombaient amoureux d'un joli cottage au toit de chaume et décidaient de quitter Londres pour s'installer à la campagne.
Depuis, Tom fait chaque jour le trajet en train pour aller travailler à la City, tandis que Beth tient le coffee-shop qu'elle a ouvert dans le village et s'occupe de Poppy, leur fillette de trois ans.
Beth et Tom forment un couple idéal, qu'envient leurs voisins et amis. Jusqu'à ce jour où deux policiers viennent sonner à leur porte…
Premier thriller domestique d'Alice Hunter, La Femme du serial killer a été salué par la critique avant de conquérir plus d'un demi-million de lecteurs anglo-saxons.
" Un thriller sombre et inquiétant. On pense aux Apparences, de Gylian Flynn, transposé dans un village anglais de carte postale. " Stylist
" Une intrigue qui tient en haleine jusqu'aux twists finaux. " My Weekly
" Sans hésitation aucune : l'un des meilleurs suspenses de l'année ! " Frost Magazine
363 pages, Paperback
Published August 21, 2025
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Community Reviews
Displaying 1 - 30 of 121 reviews
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September 11, 2025Trop lent, trop mou, trop répétitif. +1 une étoile pour la fin même si toute cette attente n’en vaut pas la peine.
December 3, 2025
Que c’était mauvais !
Vendu comme “Un thriller domestique”...ce qui m’a profondément déçu c’est qu’il est bien plus domestique que thriller. Passer ¾ du livre à parler des gardes d’enfants et de la gestion du coffee shop….c’est LONG. Tout le long du roman, on a 0 info sur le crime, 0 suspens, rien à se mettre sous la dent. C’était PLAT. 0 rebondissements.
Par ailleurs, j’ignore si c’était voulu mais Beth était insupportable et débile, son comportement n'était vraiment pas crédible. Franchement, même le “plot twist” final était prévisible à des kilomètres. Rien n'avait de sens.
Le plus décevant c’est l’aspect “serial killer” qui pour moi est avant tout utilisé à des fins marketing. Mais bon, je ne peux pas en dire plus. Bref, NEXT !
Vendu comme “Un thriller domestique”...ce qui m’a profondément déçu c’est qu’il est bien plus domestique que thriller. Passer ¾ du livre à parler des gardes d’enfants et de la gestion du coffee shop….c’est LONG. Tout le long du roman, on a 0 info sur le crime, 0 suspens, rien à se mettre sous la dent. C’était PLAT. 0 rebondissements.
Par ailleurs, j’ignore si c’était voulu mais Beth était insupportable et débile, son comportement n'était vraiment pas crédible. Franchement, même le “plot twist” final était prévisible à des kilomètres. Rien n'avait de sens.
Le plus décevant c’est l’aspect “serial killer” qui pour moi est avant tout utilisé à des fins marketing. Mais bon, je ne peux pas en dire plus. Bref, NEXT !
July 8, 2026
Ça n’a aucun sens.
December 17, 2025
4 ⭐️ très bon début et bonne fin ! L’épilogue donne hâte à la suite. Cependant l’entre deux est un peu long et répétitif.
February 26, 2026
MAIS XPTDRRRRR JE SUIS AU SOL C’EST QUOI CE PLOT TWIST DE MERDE, TOUT CE BUILD UP POUR ÇAAAAAAAAA
June 23, 2025
.
Un mélange entre You et la femme de ménage ! De quoi vous tenir en haleine tout au long de votre lecture !
Cette histoire nous embarque dans le quotidien de Tom et Beth, le couple parfait du quartier, avec leur belle maison, le Coffee shop de Madame et leur fille Poppy. De quoi vous rendre envieux. . Mais sous cet aspect de vie parfaite... se cache un lourd secret qui vient d'éclater.
Tom est arrêté par les forces de l'ordre pour meurtre… Beth en reste sans voix et retrace le fil de sa vie de couple pour essayer de comprendre ce qu'elle a loupé… ou pas. Le suspense monte crescendo à chaque chapitre, ce qui fait de ce roman un très bon page Turner.
Les chapitres offrent une alternance de perspectives, ce qui nous permet d'avoir plusieurs facettes de cette affaire, mais qui m'a encore plus laissé perplexe. J'ai élaboré plusieurs théories, pensant, à chaque fois, avoir trouvé the élément ! Mais je me suis trompée, et le plot twist final m'a retourné la tête !
Il y a quelques passages qui m'ont fait froid dans le dos, notamment concernant de la nécrophilie... Bouh, rien que d'y repenser, mais c'est ce qui a rendu le personnage si sombre. L'histoire est très bien écrite, les personnages ont une véritable personnalité, ce qui donne de la profondeur à l'histoire. Petit défaut, tout de même, j'aurais souhaité voir davantage de chapitres sous le point de vue de Tom, pour le « comprendre » un peu plus.
En tout cas, ne passe pas à côté du thriller de la rentrée booksta ! Dis-moi, est-ce que tu aimes ce genre de thriller ? Tu aimes quand ils sont adaptés en série ou en film ? Dis-moi tout !
Collaboration non rémunérée – livre offert
Un mélange entre You et la femme de ménage ! De quoi vous tenir en haleine tout au long de votre lecture !
Cette histoire nous embarque dans le quotidien de Tom et Beth, le couple parfait du quartier, avec leur belle maison, le Coffee shop de Madame et leur fille Poppy. De quoi vous rendre envieux. . Mais sous cet aspect de vie parfaite... se cache un lourd secret qui vient d'éclater.
Tom est arrêté par les forces de l'ordre pour meurtre… Beth en reste sans voix et retrace le fil de sa vie de couple pour essayer de comprendre ce qu'elle a loupé… ou pas. Le suspense monte crescendo à chaque chapitre, ce qui fait de ce roman un très bon page Turner.
Les chapitres offrent une alternance de perspectives, ce qui nous permet d'avoir plusieurs facettes de cette affaire, mais qui m'a encore plus laissé perplexe. J'ai élaboré plusieurs théories, pensant, à chaque fois, avoir trouvé the élément ! Mais je me suis trompée, et le plot twist final m'a retourné la tête !
Il y a quelques passages qui m'ont fait froid dans le dos, notamment concernant de la nécrophilie... Bouh, rien que d'y repenser, mais c'est ce qui a rendu le personnage si sombre. L'histoire est très bien écrite, les personnages ont une véritable personnalité, ce qui donne de la profondeur à l'histoire. Petit défaut, tout de même, j'aurais souhaité voir davantage de chapitres sous le point de vue de Tom, pour le « comprendre » un peu plus.
En tout cas, ne passe pas à côté du thriller de la rentrée booksta ! Dis-moi, est-ce que tu aimes ce genre de thriller ? Tu aimes quand ils sont adaptés en série ou en film ? Dis-moi tout !
Collaboration non rémunérée – livre offert
September 13, 2025
Surcoté…
🍪 Le résumé :
Il y a deux ans, Beth et Tom Hardcastle tombaient amoureux d’un joli cottage au toit de chaume et décidaient de quitter Londres pour s’installer à la campagne.
Depuis, Tom fait chaque jour le trajet pour aller travailler à la City, tandis que Beth tient le coffee-shop qu’elle a ouvert dans le village et s’occupe de Poppy, leur fillette de trois ans.
Beth et Tom forment un couple idéal, qu’envient leurs voisins et amis. Jusqu’à ce jour où deux policiers viennent sonner à la porte de leur maison...
🍪 Mon avis :
Mon dieu que c’était long… Beth passe son temps à préparer des « Latte » et à avoir « le cœur au bord de lèvres ». Voilà ce que j’ai essentiellement retenu car je déteste les tournures de phrases trop redondantes dans les romans.
Ce livre a beaucoup fait parler de lui parce qu’écrit à la première personne, parce que Beth tient un coffee shop, pour sa belle tranche jaune et parce que le plot twist est dingue.
OK le plot twist n’est pas mal mais il faut tenir 350 pages avant (sur 358).
Vous aurez compris, je n’ai pas aimé mais je suis curieuse d’avoir votre avis.
P.S. : Des suites sont prévues (la fille du serial killer et la sœur du serial killer, ce sera sans moi)
🍪 Le résumé :
Il y a deux ans, Beth et Tom Hardcastle tombaient amoureux d’un joli cottage au toit de chaume et décidaient de quitter Londres pour s’installer à la campagne.
Depuis, Tom fait chaque jour le trajet pour aller travailler à la City, tandis que Beth tient le coffee-shop qu’elle a ouvert dans le village et s’occupe de Poppy, leur fillette de trois ans.
Beth et Tom forment un couple idéal, qu’envient leurs voisins et amis. Jusqu’à ce jour où deux policiers viennent sonner à la porte de leur maison...
🍪 Mon avis :
Mon dieu que c’était long… Beth passe son temps à préparer des « Latte » et à avoir « le cœur au bord de lèvres ». Voilà ce que j’ai essentiellement retenu car je déteste les tournures de phrases trop redondantes dans les romans.
Ce livre a beaucoup fait parler de lui parce qu’écrit à la première personne, parce que Beth tient un coffee shop, pour sa belle tranche jaune et parce que le plot twist est dingue.
OK le plot twist n’est pas mal mais il faut tenir 350 pages avant (sur 358).
Vous aurez compris, je n’ai pas aimé mais je suis curieuse d’avoir votre avis.
P.S. : Des suites sont prévues (la fille du serial killer et la sœur du serial killer, ce sera sans moi)
August 30, 2026
2,5/5
Un peu déçue… J’ai trouvé ça assez mou et finalement très logique pendant quasiment tout le livre. J’avais plus l’impression qu’on me racontait une histoire que de lire un vrai thriller avec du suspense et de la tension.
295 pages pour arriver là, c’est un peu long. Ça se lit bien, mais très moyen pour moi !
Un peu déçue… J’ai trouvé ça assez mou et finalement très logique pendant quasiment tout le livre. J’avais plus l’impression qu’on me racontait une histoire que de lire un vrai thriller avec du suspense et de la tension.
295 pages pour arriver là, c’est un peu long. Ça se lit bien, mais très moyen pour moi !
August 30, 2026
Je mettrai 3,5 ⭐️
J’ai trouvé qu’il y avait pas mal de longueur et j’ai eu du mal à rentrer dedans mais à la fin, j’étais captivée et j’avais du mal à m’arrêter. Très bon Plot Twist.
J’ai trouvé qu’il y avait pas mal de longueur et j’ai eu du mal à rentrer dedans mais à la fin, j’étais captivée et j’avais du mal à m’arrêter. Très bon Plot Twist.
December 6, 2025
Le début était bien mais par la suite ça répétait et il y avait des passages inutiles bref grosse déception pour ce livre
September 16, 2025
j’ai mis beaucoup trop de temps à le lire… et surtout il est hyper surcote ??? j’ai pas compris la hype ????
September 28, 2025
- écouté en livre audio.
Ici on suit Beth, qui assiste à l’arrestation de son mari pour meurtre. Mais est-il vraiment coupable ? Qu’est-ce qu’il a fait ? Qui est-il ?
La première moitié est assez lente et répétitive. Il y avait beaucoup de longueur mais qui ont aussi permis d’installer l’ambiance et d’introduire plusieurs personnes qu’on peut vite soupçonner. Je pense que le fait de l’écouter en audio m’a permis de ne pas décrocher et me lasser. Mais, je n’étais clairement pas convaincue.
Mais après, les choses se mettent en place, les questions trouvent leurs réponses et wow. J’avoue que même si je me suis doutée de quelque chose, je n’ai pas vu la fin venir.
Ce n’est pas le meilleur thriller que j’ai pu lire, mais j’ai passé un bon moment et j’ai adoré la fin ! Franchement, ça se lit très bien et c’est un peu dans la vibe de Freida.
Lis le si tu as aimé : la femme de ménage, son employée, toutes ses fautes…
Ici on suit Beth, qui assiste à l’arrestation de son mari pour meurtre. Mais est-il vraiment coupable ? Qu’est-ce qu’il a fait ? Qui est-il ?
La première moitié est assez lente et répétitive. Il y avait beaucoup de longueur mais qui ont aussi permis d’installer l’ambiance et d’introduire plusieurs personnes qu’on peut vite soupçonner. Je pense que le fait de l’écouter en audio m’a permis de ne pas décrocher et me lasser. Mais, je n’étais clairement pas convaincue.
Mais après, les choses se mettent en place, les questions trouvent leurs réponses et wow. J’avoue que même si je me suis doutée de quelque chose, je n’ai pas vu la fin venir.
Ce n’est pas le meilleur thriller que j’ai pu lire, mais j’ai passé un bon moment et j’ai adoré la fin ! Franchement, ça se lit très bien et c’est un peu dans la vibe de Freida.
Lis le si tu as aimé : la femme de ménage, son employée, toutes ses fautes…
October 20, 2025
Un titre pareil: ça claque, ça promet des secrets et des manipulations, des petits meurtres en famille ...
Le démarrage a été un peu lent j'ai eu un peu de mal en attendant que le rythme décolle. Puis j'ai été happée!
L'auteure joue habilement avec 3 voix narratives, ce qui te met en totale immersion. On est tour à tour dans la tête de Beth, de Tom et d'un autre personnage que tu découvriras ... cela sème le doute jusqu'au bout.
La plume est simple, ça se lit tout seul, et même quand les cadavres s'empilent ça ne tombe pas dans l'effusion d'hémoglobine gratuite.
L'ambiance reste plus psychologique et trouble que terrifiante.
Beth m'a dérangée, insaisissable! Je ne savais pas si je devais la plaindre ou m'en méfier ... ce malaise constant est pour moi tout le sel de ce roman.
C'est un bon thriller domestique, efficace, bien ficelé, qui sort du lot par son originalité.
https://instagram.com/visionbykri
Le démarrage a été un peu lent j'ai eu un peu de mal en attendant que le rythme décolle. Puis j'ai été happée!
L'auteure joue habilement avec 3 voix narratives, ce qui te met en totale immersion. On est tour à tour dans la tête de Beth, de Tom et d'un autre personnage que tu découvriras ... cela sème le doute jusqu'au bout.
La plume est simple, ça se lit tout seul, et même quand les cadavres s'empilent ça ne tombe pas dans l'effusion d'hémoglobine gratuite.
L'ambiance reste plus psychologique et trouble que terrifiante.
Beth m'a dérangée, insaisissable! Je ne savais pas si je devais la plaindre ou m'en méfier ... ce malaise constant est pour moi tout le sel de ce roman.
C'est un bon thriller domestique, efficace, bien ficelé, qui sort du lot par son originalité.
https://instagram.com/visionbykri
June 14, 2026
Jamais eut aussi de finir un livre mais pas pour les bonnes raisons : c’est mou, répétitif, le personnage de Beth est creux voir complément stupide …
Je ne comprend pas l’engouement pour ce livre
Passez votre chemin ça n’en vaut pas la peine
Je ne comprend pas l’engouement pour ce livre
Passez votre chemin ça n’en vaut pas la peine
October 6, 2025
Bon … je m’attendais à mieux, c’était sympa mais y’a pas de plot twist de fou
Le seul "plot twist" vers la fin bah je trouve qu’il est simple à deviner et pas si surprenant que ça …
Le seul "plot twist" vers la fin bah je trouve qu’il est simple à deviner et pas si surprenant que ça …
October 25, 2025
Sympa mais j’ai pas été transcendée par l’intrigue, les deux derniers chapitres étaient cool quand même ! Ça se lit bien, c’est assez court
December 21, 2025
Livre audio 🎧 3,25⭐️
March 17, 2026
Histoire qui tire un peu en longueur jusqu’à la moitié du livre mais qui se laisse tout de même lire rapidement! Fin surprenante même si je m’y suis attendue… très chouette
April 15, 2026
prévisible, pas tellement bien écrit mais divertissant
Did Not Finish
May 4, 2026Abandon à 38% de l’audio.
Franchement c’est un peu trop long à mon goût du coup je préfère abandonner pour me tourner vers autre chose !
Franchement c’est un peu trop long à mon goût du coup je préfère abandonner pour me tourner vers autre chose !
Read
August 11, 20263,5 ⭐️
September 18, 2026
Beaucoup trop lent et trop mou, on se fait chier tout le livre. Dommage il y avait un potentiel malheureusement très mal exploité
September 12, 2025
Lecture sympathique qui se rapproche de l’univers de Freida Mcfadden. Plot twist qu’on peut anticiper si on est habitué au thriller.
Un peu de longueur par moment mais écriture addictive tout de même.
Un peu de longueur par moment mais écriture addictive tout de même.
April 28, 2026
Aussi passionnant qu'une tranche de pain de mie nature accompagnée d'un verre d'eau plate à température ambiante
October 7, 2026
Aujourd’hui, nous allons donc parler de La Femme du serial killer d’Alice Hunter, un thriller domestique construit autour d’une question redoutablement efficace sur le papier : que se passe-t-il lorsqu’une femme découvre que l’homme avec lequel elle partage sa vie pourrait être un meurtrier ?
Le sujet avait tout pour m’attirer. Le résultat, malheureusement, beaucoup moins.
Pourquoi ai-je choisi La Femme du serial killer ?
Tout a commencé avec une autre chronique.
J’ai récemment découvert le retour de lecture proposé par L’Île aux 30 Polars autour de La Fille du serial killer. Le billet était suffisamment alléchant pour éveiller ma curiosité. Et puisque j’aime, autant que possible, découvrir les romans d’une même série ou d’un même univers dans leur ordre de parution, une idée s’est immédiatement imposée : avant de rencontrer la fille, rencontrons donc l’épouse.
C’est ainsi que La Femme du serial killer a rejoint ma pile à lire.
Avec un titre pareil, difficile de ne pas imaginer un thriller psychologique sombre, oppressant, peut-être même vertigineux. La promesse éditoriale enfonçait encore le clou avec cette petite phrase que l’on retrouve fréquemment associée au roman :
« Impossible de se coucher sans savoir la fin. »
Je peux déjà vous dire une chose : cette promesse là et moi n’avons manifestement pas vécu la même lecture.
Le résumé : derrière l’image du couple parfait
Beth et Tom Hardcastle semblent avoir construit une vie presque idéale.
Deux ans auparavant, ils ont quitté Londres après être tombés sous le charme d’un joli cottage au toit de chaume. Tom continue de travailler à la City et effectue quotidiennement le trajet en train, tandis que Beth s’occupe de leur petite fille, Poppy, âgée de trois ans, et tient le coffee shop qu’elle a ouvert dans leur village.
Une maison charmante. Une petite fille. Un commerce convivial. Une communauté dans laquelle tout le monde semble connaître tout le monde. Et un couple que les voisins pourraient presque leur envier.
Jusqu’au jour où deux policiers frappent à la porte. Tom est soupçonné de meurtre. À partir de cet instant, l’image parfaitement lisse de la famille Hardcastle commence à se fissurer. La question semble alors évidente : Beth connaissait-elle réellement l’homme qu’elle avait épousé ?
Mais une seconde question s’installe peu à peu. Plus dérangeante. Plus intéressante aussi. Et si Beth n’était pas elle-même aussi transparente qu’elle le laisse croire ?
Mes premières impressions :
où est donc passée la tension ?
C’est probablement ici que ma relation avec le roman a commencé à se compliquer. J’attendais un thriller domestique construit sur le doute, la peur, le soupçon et la révélation progressive d’un quotidien devenu inquiétant.
Or, durant une bonne partie du premier tiers du livre, j’ai eu l’étrange impression d’assister davantage aux «potins de la commère», version campagne anglaise, qu’à une véritable montée de tension policière. Et pourtant, le décor avait tout pour fonctionner.
Un petit village anglais. Une communauté très resserrée. Un coffee shop où l’on se retrouve. Une école maternelle. Des mères qui discutent. Des voisins attentifs. Des regards qui commencent à changer. Une épouse brutalement transformée en objet de curiosité collective.
Tous les ingrédients étaient là.
Seulement, là où j’attendais que cette atmosphère devienne progressivement oppressante, j’ai parfois eu l’impression que le récit tournait autour des réactions des uns, des commentaires des autres et de la façon dont le village absorbait le scandale. Alors oui, cela raconte quelque chose.
Mais cela n’a pas produit sur moi l’effet d’un thriller impossible à lâcher. Bien au contraire. J’ai régulièrement attendu que le moteur démarre. Puis qu’il accélère. Puis simplement qu’il se passe quelque chose qui me fasse oublier que je regardais encore les pages restantes.
Un village qui devient presque le personnage principal
Curieusement, ce n’est ni Beth ni Tom qui m’ont immédiatement donné le sentiment de dominer le roman. Pendant longtemps, le véritable personnage principal, pour moi, a été le village. Et c’est peut-être l’aspect du livre que j’ai finalement trouvé le plus intéressant.
Alice Hunter transforme ce petit espace rural en une sorte de huis clos à ciel ouvert. Beth n’est pas enfermée dans une maison. Elle peut sortir, travailler, conduire, accompagner sa fille, rencontrer des habitants. Et pourtant, elle ne semble jamais véritablement pouvoir s’échapper. Chaque regard peut devenir une question.
Chaque conversation peut cacher une curiosité. Chaque cliente du coffee shop peut avoir son opinion. Chaque mère rencontrée devant l’école peut avoir entendu quelque chose. Le village fonctionne presque comme une caisse de résonance : une information y entre et revient immédiatement amplifiée par les suppositions, les commentaires et les interprétations.
C’est là que le roman possède, à mes yeux, l’une de ses idées les plus intéressantes. Que devient une femme lorsque son identité cesse brutalement de lui appartenir ?
Beth n’est plus seulement Beth. Elle devient la femme de. La femme d’un suspect. La femme d’un homme potentiellement dangereux. La femme dont on observe les réactions. La femme dont on se demande ce qu’elle savait. Et cet enfermement social aurait pu produire une formidable tension psychologique.
Pour ma part, il restera cependant davantage une toile de fond intéressante qu’une véritable source d’angoisse.
Une intrigue qui se construit davantage par les voix
que par l’action
La Femme du serial killer adopte une construction reposant principalement sur les points de vue et les pensées des personnages. Beth raconte son quotidien après la mise en garde à vue de son mari. D’autres voix interviennent également, permettant d’accéder à des événements antérieurs et d’observer certains éléments de l’histoire sous un angle différent.
Tom, notamment, prend une place plus importante au fil du récit. Ce procédé permet progressivement de dépasser l’image de surface. Parce qu’évidemment, dans un thriller de ce type, la vérité n’est jamais contenue dans ce que les personnages montrent au premier regard. Le lecteur découvre donc leurs pensées, leurs souvenirs, leurs contradictions.
Et c’est à travers ces différentes voix qu’Alice Hunter tente d’installer le doute.
Le choix narratif ressemble parfois à un journal de bord fragmenté, dans lequel chacun vient déposer sa version des événements. Le problème, en ce qui me concerne, est que j’ai davantage eu la sensation de recevoir des informations que de vivre véritablement une intrigue. Il existe bien sûr des révélations. Certaines obligent à reconsidérer ce que nous pensions savoir. Mais entre ces moments, le récit m’a semblé trop souvent avancer au rythme du quotidien.
Et dans un thriller qui promet une lecture haletante, ce rythme m’a particulièrement freinée.
Beth et Tom : derrière les apparences
Il est évidemment difficile d’analyser profondément Beth et Tom sans révéler des éléments essentiels du roman. Et ce serait dommage, même pour une lecture qui ne m’a pas convaincue.
Je vais donc rester volontairement prudente.
Beth apparaît d’abord comme une femme dont l’existence ordinaire explose brutalement. Elle doit gérer l’absence de Tom, protéger sa fille, continuer à faire fonctionner son commerce et affronter les réactions de son entourage. Mais plus nous avançons, plus le personnage gagne en épaisseur. Ses pensées permettent de comprendre qu’elle ne peut pas être réduite à la figure classique de «l’épouse qui ne savait rien».
Quant à Tom, il devient progressivement autre chose que le simple mari placé en garde à vue. Ses chapitres donnent accès à sa perception des événements et permettent au lecteur de déplacer constamment le curseur du doute. C’est probablement là que le roman retrouve un peu de sa substance psychologique.
Que savons-nous réellement de la personne avec laquelle nous partageons notre quotidien ?
Mais Alice Hunter ajoute implicitement une autre interrogation :
connaissons-nous vraiment quelqu’un lorsque cette personne contrôle elle-même tout ce qu’elle nous laisse voir ?
Cette idée aurait pu devenir le cœur incandescent du roman. Pour moi, elle reste malheureusement trop longtemps enfouie sous une narration du quotidien qui finit par diluer son potentiel.
Une ambiance difficile à commenter
sans révéler l’essentiel
Voilà probablement la partie la plus délicate de cette chronique. Parce qu’à partir d’un certain moment, parler de la montée de la tension revient presque nécessairement à parler de ce que le roman cherche à dissimuler. Et je tiens à préserver votre lecture. Je dirai simplement que le livre change progressivement de tonalité. Les certitudes commencent à bouger. Certains comportements prennent une signification différente. Des éléments précédemment anodins sont relus autrement.
Le roman joue alors davantage avec la perception du lecteur. Mais cette évolution intervient, à mon goût, trop tard pour véritablement compenser la lenteur ressentie auparavant. Un retournement peut transformer notre compréhension d’un récit. Il ne transforme pas nécessairement notre expérience des 200 pages qui l’ont précédé.
Et c’est précisément là que La Femme du serial killer m’a laissée à distance.
Quand le fait divers dévore tout un village
Habituellement, mes lectures me donnent envie de tirer plusieurs fils thématiques. La famille. Le deuil. La culpabilité. La manipulation. La maternité. La transmission. Le mensonge. Ici, étrangement, une impression a dominé toutes les autres : celle de vivre au cœur d’un immense journal local consacré à un seul fait divers.
Tom devient l’affaire du village. Beth devient un sujet de conversation. La vie autour d’eux se réorganise presque autour du scandale. Et cet aspect peut évidemment se lire comme une réflexion sur notre fascination collective pour les affaires criminelles. Lorsqu’un événement violent surgit dans un environnement paisible, il attire immédiatement les regards.
On veut savoir. On suppose. On interprète. On raconte. Et parfois, très vite, les personnes réelles disparaissent derrière l’histoire que la communauté fabrique autour d’elles. Cette mécanique sociale existe dans le roman. Je regrette simplement qu’elle ait occupé, dans mon ressenti de lecture, davantage de place que l’angoisse psychologique annoncée.
Le style d’Alice Hunter :
une narration simple et très quotidienne
L’écriture d’Alice Hunter est accessible et fluide. Le roman repose sur des chapitres qui donnent successivement accès aux différents personnages, dans une narration très directe. Cette proximité avec leurs pensées pourrait créer une forme d’intimité inquiétante. Pour moi, elle a surtout renforcé cette impression de journal de bord.
Nous accompagnons Beth dans ses journées, ses déplacements, ses interrogations, son travail, ses rencontres. Et lorsque d’autres personnages prennent la parole, ils viennent compléter ce puzzle. La lecture n’est donc pas particulièrement difficile ou exigeante. Ce n’est pas le style qui m’a posé problème. C’est son rythme. Un thriller peut être lent. Certains des meilleurs le sont.
Mais une lenteur réussie doit faire monter quelque chose : une menace, une inquiétude, une obsession, une sensation de danger. Ici, trop souvent, j’ai attendu cette vibration sous la surface. Elle est venue par moments. Pas suffisamment pour moi.
Alors, cette fameuse promesse :
« Impossible de se coucher sans savoir la fin » ?
Je me la pose encore, cette question. Parce qu’une accroche pareille crée forcément une attente. Elle évoque le roman que l’on continue à minuit. Puis à une heure du matin. Puis encore un chapitre. Et encore un autre. Le genre de livre qui vous fait négocier avec votre réveil du lendemain. Mon expérience a été exactement inverse.
J’ai pu poser La Femme du serial killer. Très facilement. Et parfois même avec un certain soulagement. Cela ne signifie évidemment pas que le roman ne fonctionnera pas auprès d’autres lecteurs. La réception d’un thriller dépend énormément de ce que nous recherchons : certains apprécient avant tout l’exploration du couple, l’environnement domestique, la psychologie et les secrets progressivement dévoilés.
Pour ma part, j’avais besoin de davantage de tension. Davantage de noirceur. Davantage de cette sensation presque physique que quelque chose de dangereux se rapproche. Elle n’est jamais arrivée avec suffisamment de force.
Mon avis final sur La Femme du serial killer
Cette chronique sera donc l’une de ces chroniques où la rencontre n’a pas eu lieu.
La Femme du serial killer ne m’a pas convaincue.
J’y ai trouvé une idée de départ excellente, un cadre de village intéressant et quelques jeux de perception qui auraient pu nourrir un véritable thriller psychologique. Mais j’y ai surtout ressenti de la lenteur. Beaucoup de quotidien. Beaucoup de conversations. Beaucoup d’observations autour du scandale. Et trop peu de tension pour la lectrice de thrillers que je suis.
Plus de 300 pages plus tard, je referme donc le livre sans cette envie fébrile de poursuivre l’univers d’Alice Hunter. J’avais commencé cette lecture parce que je voulais connaître la femme avant la fille. Finalement, je m’arrêterai à la femme. Je ne ferai pas connaissance avec la fille du serial killer. Parfois, un premier pas dans une série littéraire et… nous empruntons simplement des chemins différents.
Et ce n’est pas grave. Il reste tant d’autres histoires à ouvrir.
Le sujet avait tout pour m’attirer. Le résultat, malheureusement, beaucoup moins.
Pourquoi ai-je choisi La Femme du serial killer ?
Tout a commencé avec une autre chronique.
J’ai récemment découvert le retour de lecture proposé par L’Île aux 30 Polars autour de La Fille du serial killer. Le billet était suffisamment alléchant pour éveiller ma curiosité. Et puisque j’aime, autant que possible, découvrir les romans d’une même série ou d’un même univers dans leur ordre de parution, une idée s’est immédiatement imposée : avant de rencontrer la fille, rencontrons donc l’épouse.
C’est ainsi que La Femme du serial killer a rejoint ma pile à lire.
Avec un titre pareil, difficile de ne pas imaginer un thriller psychologique sombre, oppressant, peut-être même vertigineux. La promesse éditoriale enfonçait encore le clou avec cette petite phrase que l’on retrouve fréquemment associée au roman :
« Impossible de se coucher sans savoir la fin. »
Je peux déjà vous dire une chose : cette promesse là et moi n’avons manifestement pas vécu la même lecture.
Le résumé : derrière l’image du couple parfait
Beth et Tom Hardcastle semblent avoir construit une vie presque idéale.
Deux ans auparavant, ils ont quitté Londres après être tombés sous le charme d’un joli cottage au toit de chaume. Tom continue de travailler à la City et effectue quotidiennement le trajet en train, tandis que Beth s’occupe de leur petite fille, Poppy, âgée de trois ans, et tient le coffee shop qu’elle a ouvert dans leur village.
Une maison charmante. Une petite fille. Un commerce convivial. Une communauté dans laquelle tout le monde semble connaître tout le monde. Et un couple que les voisins pourraient presque leur envier.
Jusqu’au jour où deux policiers frappent à la porte. Tom est soupçonné de meurtre. À partir de cet instant, l’image parfaitement lisse de la famille Hardcastle commence à se fissurer. La question semble alors évidente : Beth connaissait-elle réellement l’homme qu’elle avait épousé ?
Mais une seconde question s’installe peu à peu. Plus dérangeante. Plus intéressante aussi. Et si Beth n’était pas elle-même aussi transparente qu’elle le laisse croire ?
Mes premières impressions :
où est donc passée la tension ?
C’est probablement ici que ma relation avec le roman a commencé à se compliquer. J’attendais un thriller domestique construit sur le doute, la peur, le soupçon et la révélation progressive d’un quotidien devenu inquiétant.
Or, durant une bonne partie du premier tiers du livre, j’ai eu l’étrange impression d’assister davantage aux «potins de la commère», version campagne anglaise, qu’à une véritable montée de tension policière. Et pourtant, le décor avait tout pour fonctionner.
Un petit village anglais. Une communauté très resserrée. Un coffee shop où l’on se retrouve. Une école maternelle. Des mères qui discutent. Des voisins attentifs. Des regards qui commencent à changer. Une épouse brutalement transformée en objet de curiosité collective.
Tous les ingrédients étaient là.
Seulement, là où j’attendais que cette atmosphère devienne progressivement oppressante, j’ai parfois eu l’impression que le récit tournait autour des réactions des uns, des commentaires des autres et de la façon dont le village absorbait le scandale. Alors oui, cela raconte quelque chose.
Mais cela n’a pas produit sur moi l’effet d’un thriller impossible à lâcher. Bien au contraire. J’ai régulièrement attendu que le moteur démarre. Puis qu’il accélère. Puis simplement qu’il se passe quelque chose qui me fasse oublier que je regardais encore les pages restantes.
Un village qui devient presque le personnage principal
Curieusement, ce n’est ni Beth ni Tom qui m’ont immédiatement donné le sentiment de dominer le roman. Pendant longtemps, le véritable personnage principal, pour moi, a été le village. Et c’est peut-être l’aspect du livre que j’ai finalement trouvé le plus intéressant.
Alice Hunter transforme ce petit espace rural en une sorte de huis clos à ciel ouvert. Beth n’est pas enfermée dans une maison. Elle peut sortir, travailler, conduire, accompagner sa fille, rencontrer des habitants. Et pourtant, elle ne semble jamais véritablement pouvoir s’échapper. Chaque regard peut devenir une question.
Chaque conversation peut cacher une curiosité. Chaque cliente du coffee shop peut avoir son opinion. Chaque mère rencontrée devant l’école peut avoir entendu quelque chose. Le village fonctionne presque comme une caisse de résonance : une information y entre et revient immédiatement amplifiée par les suppositions, les commentaires et les interprétations.
C’est là que le roman possède, à mes yeux, l’une de ses idées les plus intéressantes. Que devient une femme lorsque son identité cesse brutalement de lui appartenir ?
Beth n’est plus seulement Beth. Elle devient la femme de. La femme d’un suspect. La femme d’un homme potentiellement dangereux. La femme dont on observe les réactions. La femme dont on se demande ce qu’elle savait. Et cet enfermement social aurait pu produire une formidable tension psychologique.
Pour ma part, il restera cependant davantage une toile de fond intéressante qu’une véritable source d’angoisse.
Une intrigue qui se construit davantage par les voix
que par l’action
La Femme du serial killer adopte une construction reposant principalement sur les points de vue et les pensées des personnages. Beth raconte son quotidien après la mise en garde à vue de son mari. D’autres voix interviennent également, permettant d’accéder à des événements antérieurs et d’observer certains éléments de l’histoire sous un angle différent.
Tom, notamment, prend une place plus importante au fil du récit. Ce procédé permet progressivement de dépasser l’image de surface. Parce qu’évidemment, dans un thriller de ce type, la vérité n’est jamais contenue dans ce que les personnages montrent au premier regard. Le lecteur découvre donc leurs pensées, leurs souvenirs, leurs contradictions.
Et c’est à travers ces différentes voix qu’Alice Hunter tente d’installer le doute.
Le choix narratif ressemble parfois à un journal de bord fragmenté, dans lequel chacun vient déposer sa version des événements. Le problème, en ce qui me concerne, est que j’ai davantage eu la sensation de recevoir des informations que de vivre véritablement une intrigue. Il existe bien sûr des révélations. Certaines obligent à reconsidérer ce que nous pensions savoir. Mais entre ces moments, le récit m’a semblé trop souvent avancer au rythme du quotidien.
Et dans un thriller qui promet une lecture haletante, ce rythme m’a particulièrement freinée.
Beth et Tom : derrière les apparences
Il est évidemment difficile d’analyser profondément Beth et Tom sans révéler des éléments essentiels du roman. Et ce serait dommage, même pour une lecture qui ne m’a pas convaincue.
Je vais donc rester volontairement prudente.
Beth apparaît d’abord comme une femme dont l’existence ordinaire explose brutalement. Elle doit gérer l’absence de Tom, protéger sa fille, continuer à faire fonctionner son commerce et affronter les réactions de son entourage. Mais plus nous avançons, plus le personnage gagne en épaisseur. Ses pensées permettent de comprendre qu’elle ne peut pas être réduite à la figure classique de «l’épouse qui ne savait rien».
Quant à Tom, il devient progressivement autre chose que le simple mari placé en garde à vue. Ses chapitres donnent accès à sa perception des événements et permettent au lecteur de déplacer constamment le curseur du doute. C’est probablement là que le roman retrouve un peu de sa substance psychologique.
Que savons-nous réellement de la personne avec laquelle nous partageons notre quotidien ?
Mais Alice Hunter ajoute implicitement une autre interrogation :
connaissons-nous vraiment quelqu’un lorsque cette personne contrôle elle-même tout ce qu’elle nous laisse voir ?
Cette idée aurait pu devenir le cœur incandescent du roman. Pour moi, elle reste malheureusement trop longtemps enfouie sous une narration du quotidien qui finit par diluer son potentiel.
Une ambiance difficile à commenter
sans révéler l’essentiel
Voilà probablement la partie la plus délicate de cette chronique. Parce qu’à partir d’un certain moment, parler de la montée de la tension revient presque nécessairement à parler de ce que le roman cherche à dissimuler. Et je tiens à préserver votre lecture. Je dirai simplement que le livre change progressivement de tonalité. Les certitudes commencent à bouger. Certains comportements prennent une signification différente. Des éléments précédemment anodins sont relus autrement.
Le roman joue alors davantage avec la perception du lecteur. Mais cette évolution intervient, à mon goût, trop tard pour véritablement compenser la lenteur ressentie auparavant. Un retournement peut transformer notre compréhension d’un récit. Il ne transforme pas nécessairement notre expérience des 200 pages qui l’ont précédé.
Et c’est précisément là que La Femme du serial killer m’a laissée à distance.
Quand le fait divers dévore tout un village
Habituellement, mes lectures me donnent envie de tirer plusieurs fils thématiques. La famille. Le deuil. La culpabilité. La manipulation. La maternité. La transmission. Le mensonge. Ici, étrangement, une impression a dominé toutes les autres : celle de vivre au cœur d’un immense journal local consacré à un seul fait divers.
Tom devient l’affaire du village. Beth devient un sujet de conversation. La vie autour d’eux se réorganise presque autour du scandale. Et cet aspect peut évidemment se lire comme une réflexion sur notre fascination collective pour les affaires criminelles. Lorsqu’un événement violent surgit dans un environnement paisible, il attire immédiatement les regards.
On veut savoir. On suppose. On interprète. On raconte. Et parfois, très vite, les personnes réelles disparaissent derrière l’histoire que la communauté fabrique autour d’elles. Cette mécanique sociale existe dans le roman. Je regrette simplement qu’elle ait occupé, dans mon ressenti de lecture, davantage de place que l’angoisse psychologique annoncée.
Le style d’Alice Hunter :
une narration simple et très quotidienne
L’écriture d’Alice Hunter est accessible et fluide. Le roman repose sur des chapitres qui donnent successivement accès aux différents personnages, dans une narration très directe. Cette proximité avec leurs pensées pourrait créer une forme d’intimité inquiétante. Pour moi, elle a surtout renforcé cette impression de journal de bord.
Nous accompagnons Beth dans ses journées, ses déplacements, ses interrogations, son travail, ses rencontres. Et lorsque d’autres personnages prennent la parole, ils viennent compléter ce puzzle. La lecture n’est donc pas particulièrement difficile ou exigeante. Ce n’est pas le style qui m’a posé problème. C’est son rythme. Un thriller peut être lent. Certains des meilleurs le sont.
Mais une lenteur réussie doit faire monter quelque chose : une menace, une inquiétude, une obsession, une sensation de danger. Ici, trop souvent, j’ai attendu cette vibration sous la surface. Elle est venue par moments. Pas suffisamment pour moi.
Alors, cette fameuse promesse :
« Impossible de se coucher sans savoir la fin » ?
Je me la pose encore, cette question. Parce qu’une accroche pareille crée forcément une attente. Elle évoque le roman que l’on continue à minuit. Puis à une heure du matin. Puis encore un chapitre. Et encore un autre. Le genre de livre qui vous fait négocier avec votre réveil du lendemain. Mon expérience a été exactement inverse.
J’ai pu poser La Femme du serial killer. Très facilement. Et parfois même avec un certain soulagement. Cela ne signifie évidemment pas que le roman ne fonctionnera pas auprès d’autres lecteurs. La réception d’un thriller dépend énormément de ce que nous recherchons : certains apprécient avant tout l’exploration du couple, l’environnement domestique, la psychologie et les secrets progressivement dévoilés.
Pour ma part, j’avais besoin de davantage de tension. Davantage de noirceur. Davantage de cette sensation presque physique que quelque chose de dangereux se rapproche. Elle n’est jamais arrivée avec suffisamment de force.
Mon avis final sur La Femme du serial killer
Cette chronique sera donc l’une de ces chroniques où la rencontre n’a pas eu lieu.
La Femme du serial killer ne m’a pas convaincue.
J’y ai trouvé une idée de départ excellente, un cadre de village intéressant et quelques jeux de perception qui auraient pu nourrir un véritable thriller psychologique. Mais j’y ai surtout ressenti de la lenteur. Beaucoup de quotidien. Beaucoup de conversations. Beaucoup d’observations autour du scandale. Et trop peu de tension pour la lectrice de thrillers que je suis.
Plus de 300 pages plus tard, je referme donc le livre sans cette envie fébrile de poursuivre l’univers d’Alice Hunter. J’avais commencé cette lecture parce que je voulais connaître la femme avant la fille. Finalement, je m’arrêterai à la femme. Je ne ferai pas connaissance avec la fille du serial killer. Parfois, un premier pas dans une série littéraire et… nous empruntons simplement des chemins différents.
Et ce n’est pas grave. Il reste tant d’autres histoires à ouvrir.
April 3, 2026
Très bon moment de lecture, bonne intrigue, difficile de décrocher et plutôt bon twist de fin.
Ecriture intéressante, pouvoir lire depuis le point de vue de chaque personnage m'a beaucoup plu!
Ecriture intéressante, pouvoir lire depuis le point de vue de chaque personnage m'a beaucoup plu!
September 4, 2025
4,5★/5
On suit Tom et Beth, une famille sans histoires habitant dans une petit ville jusqu’au jour où la police frappe à leur porte, pour la disparition d’une ex petit ami qui s’est déroulé 8 ans au paravant. Malgré qu’on est jamais retrouvé le corps, des preuves ont refait surface et Tom est emmené puis interrogé. Beth se retrouve seule avec sa fille et sans son mari.
J’ai adoré le côté petite ville, où sa parle chacun donne son avis se fait ces propres conclusions. Ça rendez le récit encore plus intéressant.
Malgré quelques longueurs J’ai trouvé l’intrigue super intéressante, la plume était si fluide et addictive ! Les personnages sont super bien construit ce qui rend l’histoire plus intéressante !
Le plot m’a surpris c’est vrai, j’ai eu l’idée d’une parti mais il était tout de même ouf, ça m’a retourné le cerveau.
Si vous aimez les Freida, vous allez adorer car l’ambiance et un peu similaire.
On suit Tom et Beth, une famille sans histoires habitant dans une petit ville jusqu’au jour où la police frappe à leur porte, pour la disparition d’une ex petit ami qui s’est déroulé 8 ans au paravant. Malgré qu’on est jamais retrouvé le corps, des preuves ont refait surface et Tom est emmené puis interrogé. Beth se retrouve seule avec sa fille et sans son mari.
J’ai adoré le côté petite ville, où sa parle chacun donne son avis se fait ces propres conclusions. Ça rendez le récit encore plus intéressant.
Malgré quelques longueurs J’ai trouvé l’intrigue super intéressante, la plume était si fluide et addictive ! Les personnages sont super bien construit ce qui rend l’histoire plus intéressante !
Le plot m’a surpris c’est vrai, j’ai eu l’idée d’une parti mais il était tout de même ouf, ça m’a retourné le cerveau.
Si vous aimez les Freida, vous allez adorer car l’ambiance et un peu similaire.
May 25, 2025
un thriller classique, agréable à lire mais vu et revu je trouve
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