« je n’oublie pas que ça se gère comme une fausse couche qu’elle est fausse mais provoquée qu’elle est un théâtre étrange où rien n’est grave rien n’est pour de vrai c’est une fiction orchestrée par le système de santé un droit acquis un récit de la libération un déchargement collectif de la responsabilité une procédure ».
rachel lamoureux est née en 1996 à montréal. elle est doctorante en études littéraires à l’UQAM et collabore au cahier critique de la revue Lettres québécoises et de la revue 24 images. elle travaille à temps partiel en tant qu’aide-bibliothécaire. elle a publié À QUOI JOUONS-NOUS (2022) et LE PLANCHER DES VACHES (2024) au quartanier. aux éditions désordre, son récit IVG vient de paraître.
direct au coeur. j'en aurais pris plus long. il y a quelque chose d'incroyablement puissant dans le fait de lire le témoignage d'une femme sur le sujet de l'avortement. . .
relecture avant de voir l'autrice en parler demain
j'adore sa poésie mais ivg a quelque chose de spécial oui le sujet évidemment mais je pense que la liberté éditoriale y est pour beaucoup ça se ressent plus vrai plus libre plus décousu mais d'une manière totalement volontaire et contrôlée il y a aussi le jeu rythmique qui s'entend à chaque page chaque syllabe est placée en considérant le son l'absence de virgule accélère le rythme mais n'essouffle jamais le.a lecteur.ice bref un récit court touchant et surtout écrit d'une plume qui ne cesse de se perfectionner
rachel lamoureux a une grande place dans mon coeur elle m'apaise et me décâlisse en même temps
Ce court récit raconte l’avortement subi par la narratrice à la fin de l’adolescence, dans un moment où elle n’a pas eu le sentiment de pouvoir choisir ce qu’elle pouvait faire. Et sans avoir le temps d’y réfléchir, la pression sociale et le discours des gens autour d’elle ont fait qu’elle s’est sentie pressée d’avorter sans que sa volonté soit même entendue.
J’ai bien aimé l’écriture de l’autrice, qui a réussi à rapidement m’entraîner dans l’histoire, malgré le petit nombre de pages du récit. Les thématiques et l’angle utilisés par lamoureux m’ont même fait penser, par moments, au roman L’événement, d’Annie Ernaux, car ce récit écrit émotif va droit au cœur. De plus, l’absence de ponctuation contribue à recréer le rythme effréné des événements qui se bousculent, à l’image de ce qui est raconté par l’autrice au même moment.
Ce récit de rachel lamoureux est l’un des trois premiers ouvrages lancés par la prometteuse maison d’éditions Désordre, apparue cette année dans le paysage littéraire québécois.