« Avant toi, il y a eu des fautes. Avec toi, il y en aura. Il faudra réparer. »
Le temps des croisades. D'un coup d'épée, une jeune fille tue son grand-père, dit Hugon le Terrible. Ce geste prend racine plusieurs générations en arrière, aux confins des Alpes, où jadis sont nés des triplés affublés d'une mystérieuse tache au cou. Aucun des enfants – séparés au berceau – ne saura rien des deux autres, jusqu'à ce que le destin les entraîne tous dans une formidable épopée mêlant rébellion, vengeance et soif de justice.
Dans Trois fois la colère, Laurine Roux s'empare des grandes questions qui taraudent notre modernité : la domination masculine, l'emprise du passé, les identités à inventer, la réparation des victimes. Le tout campé dans une nature souveraine, symbole de l'amour et de l'espoir.
J’ai eu l’impression de lire du Carole Martinez.. je suis trop émue, c’était trop beau!! (ce roman entre officiellement dans mon top de la rentrée littéraire<3)
Superbe découverte. Je ne connaissais rien l’autrice ni ces éditions, on me l’a offert en me disant que ça me correspondait bien - du roman historique dans une période que j’aime, et tout à fait mes thèmes.
Le récit tourne autour de la vengeance et de l’héritage, des tromperies et du mensonge, avec beaucoup de violences et d’injustices. Les trois colères viennent des triplés dont on conte l’histoire mais aussi des trois générations nécessaires à la réparation des crimes du grand-père. Un personnage absolument idiot et odieux qui vient illustrer l’esprit des croisades de l’époque.
S’y oppose des femmes, des prêtres, la nature. L’équilibre et la culture, l’apprentissage et l’humilité, la simplicité de vivre. Les actes sont moches mais les messages sont beaux. Le style est hyper dense, bourré de lexiques et de métaphores qu’il faut souvent relire pour bien s’imprégner. C’est serré, pressé, dur à avaler, long à digérer.
Une lecture qui m’a marquée et que je recommande chaudement aux âmes pas trop sensibles.
Je me décide enfin à lire ce roman encensé par toutes les critiques, et je dois dire que j’ai apprécié ma lecture.
Un seul bémol : l’auteure truffe son roman de mots anciens et tombés en désuétude (gamahucher, trémuler, estrapade…), mais parfois le « parler moderne » refait surface au détour d’une phrase (un personnage de cette époque ne pouvait pas être « en forme »).
Ceci étant dit, j’ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman qui met en scène la domination masculine du seigneur (normale à cette époque médiévale), les paysans et commerçants étant plutôt des suiveurs.
J’ai aimé l’omniprésence de la nature et cette forêt de Bénévent infranchissable, la présence des animaux et leurs bruits.
J’ai découvert la doctrine de Pierre Valdo et ses adeptes vaudois (pas ceux du canton Suisse).
J’ai apprécié les citations latines qui parsèment le récit.
Mais surtout, j’ai aimé retrouver la légende de Beowulf que le grand-père raconte à sa petite-fille Reine et qui servira de cadre à sa vengeance.
Une lecture dont j’ai apprécié les personnages bons, malgré la vengeance qui attend son heure.
L’image que je retiendrai :
Celle de la nature qui nourrit et soigne tout au long des pages.
Plutôt 4,5. Comment fait Laurine Roux pour se renouveler à chaque livre ? C’est incroyable ! On est passé d’un cabane éloignée de tout à des montagnes improbables et à l’Espagne. À chaque fois ou presque toutefois des montagnes, des solitudes, des familles fracassées et des colères immenses. Ce roman est fait de tout cela. Il se passe au moyen âge mais pourrait se tenir dans nos sociétés actuelles. Mais le choix du moyen âge est judicieux car tout y semble plus direct, sans barrière et sans justice. Un roman qui aurait mérité d’être plus long mais est formidable. Je recommande vivement
Vous connaissez ce moment, quand vous fermez un livre à l'issue de sa lecture en vous disant "Ah j'ai vraiment aimé !" et bien ce fut mon cas ici en achevant cette épopée médiévale qu'est "Trois fois la colère". Alors tout n'est pas parfait hein (sinon j'aurais attribué 5⭐), les personnages étant notamment traités de façon trop manichéenne à mon goût (c'est uniquement ce point qui m'a dérangée). Par contre on ne s'ennuie pas une minute dans cette histoire de vengeance, les évènements et les personnages se bousculent à tous les coins des courts chapitres. Beaucoup de rythme donc et surtout un style, une écriture à la fois rocailleuse et lumineuse qui porte le tout. Vous connaissez ce moment quand vous écrivez un avis et que pendant l'exercice, vous révisez votre jugement ? Et bien c'est ce que je suis en train de vivre : tout compte fait, je lui mets ses 5⭐ à ce roman, l'écriture de Laurine Roux m'a réellement clouée au pinacle ! PS : et je n'ai pas évoqué le titre ni la couverture qui font de ce livre un ensemble abouti...
Cette histoire de vengeance qui se déploie sur plusieurs générations semble avoir séduit de nombreux·ses lecteur·rices. De mon côté, même si j’ai lu le roman en quelques jours, j’en ressors surtout avec l’impression d’une violence gratuite et systématique. Tous les personnages auxquels on s'attache sont systématiquement tués, le livre n'offre aucune bonne surprise de ce côté-là.
L’issue du récit est dévoilée dès les premières pages, mais le chemin qui y mène m’a semblé peu crédible. J’aurais trouvé plus cohérent que Reine explique clairement la situation à Miou au moment où elle va la chercher, afin qu’elle puisse se préparer, plutôt que de compter sur le fait qu’elle devine tout seule — et qu’elle adopte exactement le comportement attendu — au cours d’un voyage difficile, entourée de soldats dévoués à Hugon. L’idée qu’un sacrifice aussi extrême, se séparer sa fille, au nom d'une vengeance dont la réalisation repose finalement sur une forme de pari m’a semblée peu convaincante.
En résumé, le livre a su maintenir mon attention jusqu’au bout, mais sans que j’adhère réellement à l’histoire ni à ses choix narratifs.
This entire review has been hidden because of spoilers.
à partir de la moitié, je l’ai lu dans un mélange de bouleversement et de sanglots. je ne saurais expliquer la manière dont ce livre est venu me toucher tellement précisément à des endroits de ma sensibilité et de mon empathie. toute la fresque a pris vie devant moi, page après page, filant un tableau de l’Amour, de la Justice et de la Colère. sûrement mes trois points cardinaux.
Un récit médiéval qui médiévise!!! Une histoire haletante de vengeance et d’injustice sur trois générations, un petit bijou de littérature. Ça faisait longtemps que j’avais pas ressenti une telle joie de la lecture, je frémissais à chaque fois que j’y revenais.
J’ai aimé le style, la fable, les personnages, la construction du récit, l’édition, tout!! Trop bonne découverte.
le début était un peu éprouvant, j'avais du mal avec les personnages, les tournures de phrases et autres. mais cette lecture a été un vrai plaisir et une fois dedans je n'ai plus lâché le livre
Avec ce roman, Laurine Roux nous plonge dans un conte médiéval intense, traversé par la colère, la mémoire et l’espoir. Sa plume, à la fois douce et tranchante, fait naître des images fortes dans notre esprit. On y entend la colère, et surtout des voix minoritaires qu’on a trop longtemps voulu faire taire. Au centre du récit se dresse Hugon le Terrible, seigneur cruel dont l’ombre pèse sur trois générations. Face à lui, des femmes qui refusent de céder, qui portent la mémoire, la vengeance et la transmission. Une épopée forte, qui parle de pouvoir, de mémoire et de liberté. C’est un texte vibrant, d’une intensité rare, où la poésie rencontre la révolte. Laurine Roux signe ici une œuvre féministe, intemporelle et profondément ancrée dans notre époque. Ce genre de littérature m’a sortie de ma zone de confort, et pourtant je me suis laissée porter par le récit : deux jours ont suffi pour que j’en ressorte bouleversée. Une histoire qui frappe et qui reste en mémoire.
Petit coup de foudre littéraire, c’est simple j’ai adoré! Je pense que c’est mon favori de la rentrée littéraire 2025. Entre une écriture à la Léonor de Recondo et du Sandrine Collette. « Trois fois la colère » est le récit croisé de plusieurs personnages tous abîmés, abusés par un homme: Hugon le seigneur de Bure dit Hugon le terrible. Un monstre qui sévit sur son territoire, détruit des vies entières .. Mais l’heure de la vengeance a sonnée! Une écriture enivrante, si belle qu’on se laisse glisser dans l’histoire et qu’on n’en ressort pas indemne!
Pétard, c'était vraiment trop bien! Si vous aimez les histoires de vengeance moyenâgeuses, les femmes fortes et la poésie (l'écriture est magistrale), foncez les yeux fermés ! Sacrée découverte.
Merci, merci, merci à Laurine Roux d’avoir continué à écrire. Cela valait le coup de patienter. Ses livres se détachent nettement de mes autres lectures. Un style unique et un univers de merveilleux que je sens si proche. Merci, merci, merci.
C'était vraiment très bien, toujours un peu mystique dans la façon dont tout est raconté. Cette histoire de vengeance racontée sur plusieurs générations était hyper intéressante, j'ai beaucoup compatis aux douleurs des personnages. Et la manière dont se clôt l'histoire est hyper cool, j'aime trop. C'était très bien.
Laurine Roux est la lauréate du Prix des librairies indépendantes en France, un prix mérité pour cette petite pépite que je vous invite à découvrir.
Au temps des croisades, Miou accompagne son grand-père, Hugon le terrible et d'un coup d'épée mortel elle rend enfin justice aux siens, une vengeance qui prend source quelques générations précédentes.
Remonter aux sources du mal pour comprendre via quatre chapitres : racine, branche, sève, drageon.
Un récit qui se déroule dans les Hautes-Alpes, en partie dans la forêt de Bénévent, la nature étant un personnage à part entière, mystérieuse, envoûtante, crainte pour ses sortilèges. C'est dans cette forêt que tout a commencé et que Joseph le père de Gala a injustement été porté au bûcher.
C'est dans cette forêt que Gala va accoucher avec l'aide de la Prodigue. Trois enfants portant tous une tâche rouge, comme un coquelicot cousu dans le cou, la même que porte le seigneur Hugon, un homme infâme semant sa semence de force un peu partout. Un pacte scellé entre la Prodigue et dame Clarisse qui souhaite un héritier va changer leur destin.
La Prodigue enlèvera les trois bébés, Ephraïm avec un iris vert et un autre marron (signe du diable) sera déposé au monastère, le père Guillaume en prendra soin comme son fils, Reine sera comme convenu remise à dame Clarisse qui a simulé une grossesse et Mange-Ciel laissée pour morte, restera avec Gala dans la forêt.
C'est une fable médiévale, au temps des croisades, une épopée épique qui traite de sujets contemporains : la domination masculine, la soif de justice, l'emprise du passé et la recherche d'identité, la répartition aux victimes mais aussi la puissance de l'amour, la beauté et la force de la nature et l'espoir.
Cela se dévore, l'écriture est riche, poétique, sensorielle. La langue est puissante, très belle, on se laisse emporter par la magie de l'écriture.
Ce livre est un petit bijou que je vous invite à découvrir.
Immense coup de cœur. ♥♥♥♥♥
Les jolies phrases
Ainsi en allait-il du chagrin. On pouvait croire que tout s'éteignait en soi. Que plus jamais le printemps ne reviendrait. Mais depuis que le monde était monde, le printemps succédait à l'hiver. Un jour, le cœur battait de nouveau et la vie était possible.
Au plus fort de l'amour, les corps se mêlent si intensément qu'il demeure toujours une trace de l'autre en soi, de soi en l'autre.
Quand l’ordre engendre le désordre, l’homme juste désobéit.
Trois générations vengées d’un coup d’épée, trois fois la colère.
Oh, elle savait bien que son époux n'était pas un ange. Qu'il se montrait capable d'excès d'humeur. Elle était également au courant de ses infidélités. N'était ce pas le lot de tous les hommes. Les plus nobles avaient beau jouer l'amour courtois, au coeur de chaque mâle sommeillait une brute.
Le seigneur marque une pause. Puis prie la jeune fille de s’approcher : le lendemain, elle descendra dans les jardins et s’assiéra devant les ruches. À l’intérieur vivent des milliers d’ouvrières. Une seule abeille les commande, qu’on n’aperçoit qu’en de rares occasions. Elle partage avec Beowulf bien des qualités - brave, résolue, n’hésitant pas à tuer ses rivales. Mais elle détient une qualité supérieure, dont le chevalier ne saurait se prévaloir : la reine des abeilles se sacrifie pour pérenniser sa colonie. Sans relâche, et jusqu’à sa mort, elle pond au service d’un intérêt qui dépasse le sien propre. Ainsi doit-il en être du pouvoir : entièrement dévoué à ses sujets…Une quinte de toux fauche le vieillard, dont le mouchoir se paillette de sang. Enguerrand murmure avec peine, Tu n'es pas Reine pour rien.
Ephraïm n'est pas dupe, mais ne juge pas: dans les livres, il a trouvé le goût de l'univers. Faute d'arpenter sa vastitude, il en nomme la diversité - herbes, reliefs, outils, pierres, anatomie, sentiments... L'histoire de Guillaume et de Pietro existe, aussi bien que la sauterelle ou la myrtille. Des termes précis doivent donc pouvoir la désigner. Ceux de contre-nature, de pédérastie ou d'impureté, répétés à l'envi par le clergé, lui semblent inappropriés. Quand Pietro mange Guillaume des yeux, une joie irradiante consume sa pupille. Cette joie ne détruit rien, n'abîme personne ; au contraire, elle rend le monde plus lumineux. Ephraïm voudrait que chacun nomme cet amour célébration.
J'aimerais parfois pouvoir nuancer un peu plus les notes, 4 étoiles ce n'est clairement pas assez, 5 étoiles peut être un peu trop. J'ai adoré l’écriture pleine de poésie et la construction des personnages, l’intrigue est prenante, et ce qui ne gâche rien, l’édition du livre est magnifique, avec ces belles images d'orties. La seule chose qui m'a dérangé c'est la barbarie de l’époque, d'un homme en particulier mais aussi des hommes en général qui ont vite fait de voir le malin partout et de condamner sans chercher à comprendre. J’ai été de nombreuses fois pendant la lecture outrée par la bêtise des foules et l’hypocrisie de la religion. Mais ce n'est que le reflet de l’Humanité, dont quelques spécimens plein de bonté sont heureusement présents aussi pour redonner un peu de foi. Je suis arrivée à ce livre tout à fait par hasard, grâce à Titiou Lecoq qui lui a attribué le prix du "meilleur titre de la rentrée littéraire 2025” et je ne regrette pas du tout
4,5/5 Exactement le genre de livres que j’apprécie vraiment: on est assez proche de la plume de Sandrine Collette ou Carole Martinez. Entre le conte et le récit, on est dans une société Médiévale dans le sud est de la France, où un seigneur local use et abuse de son pouvoir de manière violente. La vengeance commence en murmure pour finalement gronder.
De très beaux personnages (mention spéciale pour Gala et Guillaume), des lieux envoûtants (la fierté de Bénévent) Une critique personnelle : j’aurai souhaité que le récit ne commence pas par la fin, qui en dit déjà bcp sur ce qu’il va se passer.
0,5 en moins car certains passages sont assez violents. Je sais que le Moyen-Age permet souvent d’expliquer ce genre de comportements mais perso je m’en serai passé.
Un conte médiéval réussi. L'écriture est superbe, le livre a un bon rythme, les personnages sont tops. Une de vengeance brut de décoffrage.
"La gorge noyée de pleurs, elle avait serré les dents: pas une larme n'irait à la terre des hommes qui condamnaient les innocents."
"La vengeresse énumère les crimes, cite les noms des victimes. Y laisse chaque fois un bout de son souffle, une miette de sa jeunesse, accablée de sentir battre le sang du monstre à ses tempes. Il faudrait pouvoir se laver. Hélas, nulle eau n'efface une lignée."
"Tous les soirs on se dit, J'ai échoué, et tous les matins on espere échouer mieux."
"La terre boira le sang des catholiques avec la même avidité que celui des impies, laissant au sol des flaques d'une même couleur dégueulasse."
Laurine Roux signe ici un récit court et dense qui ne perd pas de temps. Dès l’introduction, le ton est donné : l'autrice nous montre directement la direction que va prendre le récit, installant une tension immédiate qui ne faiblit jamais.
La force de ce livre réside dans son écriture très intéressante : le choix de se passer de dialogues directs renforce l'aspect organique et presque mythologique du texte. Cette fluidité narrative nous plonge dans une immersion totale, où la prose elle-même porte le rythme de la colère et des émotions. Une lecture percutante qui prouve qu'on peut dire beaucoup en peu de pages.
Une expérience littéraire singulière et maîtrisée, idéale pour ceux qui aiment la langue française quand elle est brute et poétique.
Très bon roman, très bien ficelé. On sent que l'autrice sait écrire un récit palpitant, complexe mais qui parvient toujours à retrouver sa structure.
L'écriture est très intéressante, assez particulière, entre poésie et froideur, c'est une écriture vive, rebondissante.
Pour autant je n'ai pas beaucoup aimé certains passages. J'avais parfois du mal à comprendre quel était l'intérêt dans l'économie de l'oeuvre ou dans la construction des personnages. De plus, je trouve que certaines allusions sexuels sont un peu malvenues ou inutiles, là où certaines sont pertinentes.
En résumé, un avis assez mitigé, il y a de très bonnes choses et d'autres dont j'ai du mal à voir le but.
Lecture éprouvante, le style est compliqué, ça ne sert pas le récit. L’histoire n’est pas inintéressante sur le papier, d’autant qu’on connait l’issue dès le départ, mais le chemin pour y arriver est très étrange, les « bons » reproduisant les erreurs des « méchants » sans qu’on comprenne bien pourquoi. Il y a en plus de cela nombre d’éléments inexpliqués qui m’ont laissée sur ma faim. Je retiendrai toutefois du livre une réflexion intéressante sur les liens familiaux : il ne suffit pas de partager le même sang pour faire famille, quand ces liens sont marqués par la violence ; en revanche les liens qui se tissent d’une autre manière peuvent être bien plus forts.
This entire review has been hidden because of spoilers.
C’est objectivement un très beau livre mais ça n’a pas du tout fonctionné sur moi.
Il s’agit d’une sorte de conte avec pour thème le traumatisme générationnel, les violences sexuelles et sexistes. Les personnages sont archétypés, il y a peu de tension narrative et de suspense. Mais surtout : le langage très ampoulé rend l’expérience de lecture indigeste. Je lis 15 minutes et j’abandonne, comme si j’avais lu trois heures, car je suis fatiguée de déchiffrer. Pourtant je me suis accrochée, car je trouvais malgré tout que la langue servait l’immersion dans l’époque et l’histoire.
Assez frustrant : l'histoire est super mais j'ai eu l'impression de lire le résumé d'un plus gros livre. Le début est prenant, mais plus on avance et plus on croule sous une avalanche d'actions, de nouveaux personnages secondaires, sans qu'on prenne jamais le temps de se poser "dans" une scène. Du coup j'ai eu beaucoup de mal à retourner à cette lecture qui aurait pu être très captivante mais avec laquelle je manquais une connexion émotionnelle
Fable moyenâgeuse, cruelle et sensuelle à la fois, viols et massacres à la pelle! La plume est rabelaisienne, poétique, intéressante, mais j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. Histoire de vengeance: ça commence par un meurtre: Miou assassine Le seigneur Hugon de Bure, son grand père, despote et cruel, pour sauver l’honneur de sa mère, Reine, de son oncle, Ephraïm et de sa tante, Mange ciel, triplés séparés à la naissance dont on découvre la vie au fil du roman.
Un roman familial original avec des personnages vraiment intéressants. Le format fiction historique est particulièrement bien choisi mais c'est une histoire transposable à toutes les époques, un petit tour de force. J'enlève une étoile à cause de la violence omniprésente, un peu trop gratuite à mon goût, mais c'est une question de préférences personnelles.