• Une fantasy urbaine dans laquelle se confrontent haute technologie et dragons de légende. • Une héroïne intrépide, lointaine héritière des puissants rois-dragons. • Des personnages pris dans un véritable compte à rebours pour éviter un cataclysme annoncé. Naxime a révélé à Safh que, comme lui, elle était une lointaine descendante des rois-dragons. Elle est donc en mesure d'amplifier l'Influx, tout comme lui a le pouvoir de le générer. Caractéristiques qui en font des cibles de choix pour l'infâme Nymphéa Locret, qui met déjà tout en oeuvre pour récupérer cet Influx d'un bébé dragon qu'elle a capturé. Il faut pourtant libérer coûte que coûte cette créature car l'orage cataclysmique qui se rapproche de la capitale-tour dissimule en fait sa mère, un immense dragon prêt à tout détruire pour récupérer son petit. Safh organise une opération de sauvetage au sein même de la guilde des marchands. Mais, trahie par son propre frère Zyphir, elle se retrouve entre la vie et la mort tandis que Naxime est aux mains de Nymphéa Locret.
Née en 1988 en pays chaurien, Dana a baigné dans la Science-fiction, les mythes et les légendes depuis l’enfance. À défaut d’une carrière de chasseuse de trésors occultes, d’aventurière intergalactique ou de pilote de robots de combat géants, elle est devenue romancière. Son credo ? La SFFF (Science-fiction, Fantasy, Fantastique), le café et les œuvres animées, avec un faible pour Scooby-Doo, Princesse Mononoké et Escaflowne. Elle développe depuis 2006 un multivers aux frontières des genres de l’Imaginaire : les Chroniques des deux Terres, composé à ce jour de dix nouvelles et d’autant de romans (dont Des proies pour l'ombre, réédition aux éd. Bookmark ; Le Dernier Lion d'albâtre et Mystic Flown aux éd. Gulfstream).
Un deuxième tome qui clôt en beauté cette duologie.
Je ne m'attendais pas à cette escalade de violence et au déchaînement dragonesque à côté de la ville ! Les personnages sont tous plutôt attachants et on suit avec intérêt l'évolution de leurs relations. J'ai de ce fait bien apprécié l'alternance des points de vue, mais je pense que certains manquaient à l'appel et auraient enrichi l'intrigue, comme celui de Zyphir (surtout pour mieux comprendre ses motivations) et celui de Naxime, pour nous transmettre un personnage plus torturé et effrayé de l'abandon.
Hiku et Pyxih sont très attachantes à leur façon et leur relation est trop mignonne. Iléas est finalement mon favori de cette duologie, talonné par Safh, que je trouve agréable car atypique (son incapacité à comprendre certaines émotions rend parfois des situations comiques).
Cependant, concernant les relations des personnages, je suis un peu déçue que certaines explications aient été reléguées au second plan (comme les explications de Zyphir sur sa trahison et la disparition de Naxime : Safh pardonne trop facilement, en tout cas à mes yeux, car je n'ai pas eu d'explications, ou très incomplètes). La relation frère/sœur de Safh et Zyphir m'a également manquée.
Je ne pensais pas non plus que Dana B. Chalys irait jusqu'aux morts et au sang, mais je dois avouer que j'ai apprécié qu'elle ose. Ses univers à la croisée de plusieurs genres sont toujours un régal, et l'inclusion de réflexions anti-capitalistes allié à la science-fiction et au fantastique, c'est un petit plaisir (sans compter ses personnages très inclusifs).
Pour conclure, j'ai lu ce deuxième tome avec plaisir, j'ai beaucoup aimé me replonger dans cet univers et retrouver les personnages, même s'il manquait parfois d'un peu d'approfondissement sur leurs relations.
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“L’idée de la perdre me rendit fébrile; celle de me perdre moi-mêmee me donna le vertige.”
J’ai tellement aimé cette série, que je suis un peu triste de me dire que cette histoire est terminée. Mais quelle belle conclusion! Ce tome 2 est plus qu’à la hauteur du coup de cœur qu’avait été le tome 1. Cet opus est encore plus inclusif que le premier, les représentations sont toujours écrites avec une délicatesse incroyable (mention spéciale à Safh qui est enby, et —dans ma tête une excellente représentation des personnes qui vivent avec un TSA). Il est encore plus rythmé, et on a envie de tourner les pages à toute allure. Cette autrice sait retenir ses lecteurices et les immerger dans une histoire! Avec une fois encore un roman choral cumulant de nombreux PDV, on obtient enfin toutes les réponses aux questions posées dans la première partie, et d’ailleurs l’histoire démarre exactement là où elle avait été laissée à la fin du tome 1, sans nous laisser respirer une seconde. J’ai beaucoup apprécié l’intervention de nouveaux personnages, adultes (mais tout aussi divers et attachants que les autres), assez loin —pour certains— de la caricature que l’on peut parfois voir en YA. Le discours est à nouveau (pour mon plus grand plaisir) très militant, entre enjeux énergétiques et leurs conséquences climatiques, appropriation culturelle et classisme, tout en restant en premier plan une coming of age story classique. Bien sûr, la magie est là, encore un peu plus présente que dans le tome 1. Son rôle est primordial, même si elle n’occupe pas une place majeure en terme de nombre de mots. Cette série est vraiment une excellente lecture YA, à dévorer à tous les âges vu ses thèmes et enjeux et, pour moi, l’une de mes duologies préférées de l’année.