À la fenêtre de sa chambre, Quentin observe la créature bleue et inquiétante qui le toise depuis la cour extérieure… L'angoisse monte. Et ne repartira pas de sitôt.
En explorant ses souvenirs de jeunesse, Quentin tente de comprendre comment l'anxiété s'est installée dans son quotidien et pourquoi elle l'empêche de vivre normalement. Du corps entravé à la culpabilité, il sera question de chercher ses propres désirs, loin de ceux que la société impose, et de comment faire la paix avec eux. Mais aussi du chemin d'un garçon gay d'aujourd'hui, avec ses blessures d'enfance et d'adolescence, entre peurs et lumières.
Une plongée vertigineuse et bouleversante au cœur de la santé mentale.
Quentin Zuttion est dessinateur pour la presse et auteur de BD. Il débute en 2014 pour le magazine en ligne Madmoizelle.com. Il travaille aussi à l'époque comme illustrateur pour NEON et Ca m'intéresse. En février 2016, il sort sa BD papier Sous Le Lit aux éditions des Ailes sur un Tracteur, et sortira en septembre 2018 Appelez-moi Nathan, chez Payot-Rivages. Tout au long de ses histoires, Quentin nous parle de sentiments, de sexualités, de quêtes identitaires et d'affirmation de soi.
BD hyper juste et actuelle sur les angoisses et son impact sur la vie quotidienne. On suit la vie d'un trentenaire homosexuel (ça a son importance MAIS ne réduisez pas l'auteur et la BD à cet unique trait) qui se bat et/ou essaie de vivre avec des crises d'angoises paralysantes. J'ai chouiné bien trop fort.
« Je sais l’enfant que j’étais, le rôle que je me suis donné. Mais je ne sais pas quel homme je peux être. On ne me l’a jamais dit. Et ce doute, ce vide me terrifie ! J’ai peur d’être une mauvaise personne. Un mauvais garçon. Alors je me fige. J’arrête le temps pour ne pas grandir… »
Sans aucune surprise et comme à chaque parution : c’est un énorme coup de cœur et un 5 étoiles plus que mérité pour ce nouveau roman graphique de Quentin Zuttion.
Je pense qu’il faut énormément de courage pour arriver à sortir une bd d’une telle sincérité et d’autant plus lorsqu’on est pétri d’angoisses. Je m’y suis beaucoup retrouvé.
Comment est-ce que l’on se construit, soi, ses désirs, son rapport au monde et aux autres ? Notamment quand on est un enfant queer, qu’on ne rentre pas dans le moule de la société, qu’on diffère de ses attentes. Qu’est ce qui nous bloque ou nous terrifie au point de ne plus pouvoir sortir de chez soi, de se soustraire au monde et de ne plus voir personne ?
L’occasion pour moi de réitérer mon admiration pour le travail de Quentin Zuttion ! Je me revois encore à ma première dédicace pour « Appelez-moi Nathan » (j’avais 17 ans ça file) et ça me rends un peu nostalgique mais surtout fier quand je réalise tout le chemin parcouru.
Merci pour les mots justes et la douceur des traits, toujours.
PS : J’avais deviné que c’était lui le petit garçon dans « Toutes les princesses meurent après minuit » ça rends l’histoire autofictionelle d’autant plus touchante brb je vais pleurer
Une BD autobiographique ou d'autofiction. Un message d'espoir pour les queer neuro atypiques plein d'angoisses et d'anxiété. Sur la construction de soi et de sa sexualité dans un parcours de vie "tolérant" mais pas trop
C'est tellement happant et juste, ça fait plaisir de retrouver les coups de crayon et la sensibilité de Quentin Zuttion. Il ne déçoit jamais, et encore moins avec une thématique comme celle-ci qui saura sans aucun doute toucher le plus grand nombre 🥹
Difficile de parler d’une œuvre quand elle touche d’aussi près. « Sage » est un coup de cœur absolu. C’est une BD sublime, dans le fond comme dans la forme, envoûtante et déchirante. Un témoignage précieux et bouleversant que j’ai presque envie de garder pour moi, comme un câlin qui m’était destiné depuis longtemps.
Entre souvenirs d’enfance, honte intériorisée et désirs contrariés, Quentin Zuttion met en lumière ce que signifie grandir différent dans une société qui impose ses normes. J’ai été particulièrement touché par le lien complexe et émouvant que le narrateur entretient avec sa mère, cette peur de décevoir qui traverse tout le récit. Et je dois dire que je me suis beaucoup reconnu dans ce texte : j’ai ressenti les mots et les images à propos des attaques de panique et de l’anxiété avec une précision crue. L’auteur est parvenu à toucher pile la où il fallait pour que cette lecture se transforme en une immersion cathartique.
La force de l’album réside, outre que dans sa sincérité, dans son dessin : un bleu omniprésent, tantôt apaisant, tantôt étouffant, qui incarne la fragilité, la solitude mais aussi l’espérance. Quentin Zuttion réussit avec brio à donner une forme graphique à ce que beaucoup vivent en silence et le résultat est aussi confrontant qu’il est sublime. On se laisse complètement happer par ce bleu, par les représentations du chaos intérieur et par les souvenirs à la fois flous et déjà porteurs de douceurs et douleurs entrelacées.
« Sage » est une bande-dessinée dont je vais garder une empreinte profonde. Je l’ai refermée le cœur serré, les émotions complètement chamboulées et, surtout, avec l’impression d’avoir été vu, reconnu, compris et accompagné. Le texte et tout ce bleu éclairent, consolent, relient. Un ouvrage que le moi adolescent aurait eu besoin de lire. Merci, Quentin Zuttion 🩵
Coup de coeur réitéré pour la nouvelle parution de Quentin Zuittion c'est dire. Des planches magnifiques, une histoire réaliste, intimiste, qui m'a tiré les larmes tellement j'ai pu m'identifier à Quentin
Ça frappe avec la précision d'un scalpel et ça laisse le cœur un peu à vif. Une plongée dans l'angoisse pathologique, des traumatismes silencieux et l'homophobie ordinaire, poison dont on remplit notre coupe jusqu'au débordement. La BD m'a vraiment fait penser à la chanson "Angry too" de Lola Blanc.
C'est une lecture brûlante de vérité, que ce soit par rapport au parcours pédé du personnage principale, ou bien son trouble anxieux. Une BD à mettre entre toutes les mains des petits garçons sages.
C'est l'histoire d'un mec gay, un peu gay, grave pédé, qui raconte l'histoire de sa phobie du dehors, de ses traumas d'enfance qui le hantent, de sa relation trop fusionnelle avec sa mère, de son homophobie intériorisée et de comment il a peur de ne plus être le garçon sage qu'il a toujours été, de (se) briser. Alors il nous raconte. Comment ça bloque sa vie, ses désirs, ses relations avec les autres, lui. On pleure parce que c'est triste, beaucoup. Mais aussi parce que comme d'habitude avec Quentin Zuttion, c'est à la fois brut et fin, dans ses mots comme dans le dessin. Il trouve des illustrations métaphoriques magnifiques autant pour leur éloquence que pour leur rendu graphique. Et ses mots ne servent pas juste à parler, à transmettre une information. C'est un jeu qui creuse, démolit, construit. C'est de la poésie pour et dans tous les sens
Comme toujours, Quentin Zuttion me laisse sans voix, les larmes aux yeux et le cœur à la fois déchiré et plein de tendresse. L'introspection est sublime, la simplicité avec laquelle les sujets sont amenés est remarquable, les illus sont belles... ne t'arrête jamais d'écrire Quentin, tes émotions sont superbes.
J'ADORE le travail de Quentin Zuttion et d'autant plus cette BD autobiographique qui m'a laissée sans voix. Il y aborde des sujets variés tels que la sante mentale, le coming out, la peur de décevoir ou encore l'acceptation de soi. Un album vraiment profond et lourd de sens dont les dessins sauront vous ravir !
Les 4 premières pages d'introduction m'ont prises aux tripes comme jamais. La justesse des mots utilisés pour parler de cette peur irrationnelle qui peut accompagner une personne souffrant d'anxiété à tout moment de sa vie m'a presque donné envie de pleurer. Quentin, je suis heureuse que tu ailles mieux tout en étant enfin pleinement toi-même !
Je suis une fan ultime des dessins de Quentin Zuttion, j'adore son esthétique, j'ai toujours envie d'encadrer la moitié des planches et de les accrocher sur mes murs et ça n'a pas manqué cette fois !
Mais Sage est tellement plus que ça, je l'ai vécu comme une sorte de coup de poing dans l'âme : Quentin Zuttion parle tellement bien de la maladie mentale, de la spirale infernale dans laquelle elle nous enferme. Il matérialise ça par son art de façon magistrale.
Malgré des dessins fabuleusement réalisés, je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire. Je venais de lire un roman sur l'anxiété et la dépression et on dirait que j'en pouvais déjà plus!!! J'avais bien aimé Salon de beauté où il y avait plus de mouvement, où l'histoire nous menait plus loin. J'ai eu l'impression de tourner en rond pendant cette lecture, malgré le happy end. Sorryy...
⋆ ✮⋆˙ une histoire avec une sincérité touchante. des questionnements qui bourdonnent en nous, qui nous engloutissent et nous noient. comment faire ? comment répondre aux attentes ? qui devenir ? comment le devenir ?
pour ma première lecture de l’année, c’est une belle surprise. j’ai déjà hâte de me procurer ses précédentes oeuvres pour les découvrir !
J'avais envie de répondre : "Mais alors ? Si c'est pas grave, pourquoi pendant toutes ces années personne ne me l'a fait comprendre ?" Pourquoi j'ai eu le temps de me faire autant souffrir si VRAIMENT c'était pas grave ?!! p.144
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on me l'a vendu comme un récit sur l'anxiété, dans ce cas c'est très bien illustré et imagé notamment les pensées intrusives et les peurs irrationnelles - mais svp stop que ça soit toujours les mecs gays qui sont sensibles et anxieux // et en même temps, c'est un beau récit contre l'homophobie, très fort et puissant
Ce roman graphique est très abordable pour se remettre à la lecture. Il traite de thèmes intéressants (homosexualité, angoisse, anxiété, etc.) et on peut s'identifier au récit même si nous ne sommes pas directement concerné par ce que vit le personnage. Très très chouette lecture !
Encore une très bonne BD de Quentin Zuttion, une BD intime, impactante, personnelle. Un récit qui à beaucoup résonné en moi, avec ses dessins très expressifs et toujours aussi touchants.
Vraiment, je suis toujours hyper touchée par ce qu'écrit/dessine cet auteur. Les métaphores et la vérité profonde se mélangent et créent une vraie harmonie.