Grandement déçue, si ce n'est exaspérée par ce livre, relativement correctement écrit.
La plume de cet auteur que je découvre m'a fait froncer les sourcils. Je me suis demandée plusieurs fois s'il avait déjà entendu des personnes parler dans la vraie vie pour écrire des dialogues pareils, ou si l'onirisme du récit obligeait le lecteur de pardonner ces mots lancés.
Tout n'est que rêve, poétisme, etc, si ce n'est que ce récit en poupée russe casse ce seul attrait, et la fin tombe comme un cheveu sur la soupe.
L'émotion, que j'attendais comme une promesse, n'était pas là, loin de là, et les personnages étaient à mes yeux assez vides (et travailler avec un pianiste qui ne cesse de décaler la date de son concert sur des coups de tête, quel enfer ça doit être!).
Un "Orient" fantasmé mentionné à tout va sans être décrit réellement, où deux pays, deux cultures, deux histoires extrêmement différents sont presque interchangeables ? Le personnage principal censé avoir été élevé dans la culture arménienne par sa grand-mère ne connait et ne parle que de gâteaux. Said secouerait la tête tristement par cette illustration ridicule de l'orientalisme.
Peut-être que je ne suis pas la personne ciblée par ce livre, et j'essaierai d'en lire d'autres de cet auteur pour savoir si je tire véritablement un trait sur ses œuvres ou non.