Laurent Saulnier signe un second roman puissant, précis et documenté qui raconte, à partir d’un monologue, le repentir du cuisinier de Hitler, à la fin de sa vie, harcelé par sa culpabilité. À partir de la métaphore d’un homme centenaire dont les souvenirs lui reviennent, Le diable dans l’assiette apporte des clefs de compréhension de la montée actuelle des idées fascistes. Le choix fictionnel est ardu et complexe. Il faut lire jusqu’au bout Le diable dans l’assiette pour en prendre toute la mesure et comprendre sa démarche. Ainsi, il nous demande, à travers son roman, si la culpabilité éprouvée par son héros efface sa responsabilité. Se repentir pour être lavé de tout ou se repentir pour assumer ? Un sujet hautement actuel posé par ce roman exceptionnel. Les avis des lecteurs devraient largement diverger. Laurent Saulnier n’a pas choisi la facilité avec ce roman Le diable dans l’assiette. Il devrait soulever pas mal de polémiques. Ne l’oublions pas, son Heinrich est fictif ! Seulement, il en existe des semblables et beaucoup plus jeune encore, ceux-là bien réels ! Un roman que j’ai trouvé très réussi ! Chronique entière et illustrée ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...