Depuis sa rupture, Baptiste n’a plus goût à rien, si ce n’est scroller nuit et jour sur les forums à la recherche de conseils en séduction, en attendant que son père le vire de chez lui. Jeune attachée parlementaire, Léa dédie toute son énergie à son patron, dont les idées réactionnaires attirent de plus en plus d’électeurs. Baptiste et Léa n’ont rien en commun, si ce n’est Parthenia. Parthenia, c’est leur soupape, leur sanctuaire virtuel : une cité gréco-romaine idéale où sens du devoir et discipline règnent en valeurs maîtresses. Mais du jeu en ligne à l’échiquier politique il n’y a qu’un pas, et dans l’obscurité de chambres de garçons solitaires, la fronde s’organise. Les pions sont en place, la partie peut commencer. Pauline Gonthier brosse le portrait incisif d’un malaise civilisationnel. Quand la haine misogyne se diffuse sous les traits du divertissement, la guerre des sexes ne laisse personne indemne.
le souci quand on a un sujet un peu contempocool comme ça c'est qu'en réalité le sujet est déjà contempocool depuis longtemps et a déjà été bien disséqué par les journalistes et les auteurices de non-fiction, alors, et c'est bien sûr mon avis seulement mais vous êtes là à me lire alors vivons ensemble dans l'illusion de ma pertinence, alors il y a, dans ce cas, en tant que personne inventant de la fiction, une nécessité de se demander ce qu'on va apporter de plus. en quoi la fiction va-t-elle permettre cette transformation, perturbation, invention, proposition qui va la distinguer, qui va donner à ce récit son sens, son unicité, sa nécessité, malgré toute la littérature factuelle, militante et théorique qui existe sur ce sujet bien digéré, bien étudié, tant et si bien qu'il est en cours de vulgarisation depuis quelque temps déjà. cela peut être par un style, par une intrigue folle dingue, un personnage dont on va aller racler les contradictions, une poésie, un humour, que sais-je, il y a tant de façons de faire fiction, c'est-à-dire plus un récit qui est davantage que la somme de ses parties. eh bien j'en suis vraiment confuse et navrée mais je n'ai eu aucun sentiment de la sorte face à ce roman dont je me suis dit en le lisant qu'il avait hélas plusieurs années de retard et n'apportait rien de plus que ce que je savais déjà, d'autant qu'il n'a pas été aidé dans son entreprise de démarcation par un style certes habile mais si preumdeug, si descriptif, et des personnages dont la tentative de subvertir l'archétype est aussi précipitée que peu convaincante. tout le dernier tiers est d'une ambition que l'ampleur très restreinte du roman ne permet pas : on est quand même sur une narration qui explicite tout, qui ne laisse aucune surprise nulle part, un texte qui s'absorbe de sa propre importance et en perd toute possibilité de nous surprendre. ce n'est pas un mauvais texte loin de là, je préfère mille fois lire ça qu'un énième bouquin de mec qui nous parle de son père, mille fois, mais honnêtement les ficelles sont trop grosses et le peu d'intrigue se fait bouffer par le Sujet, et c'est bien d'avoir un Sujet, mais c'est quand même surtout important d'en faire littérature, et ici j'ai davantage l'impression de quelque chose qui relève de l'exercice appliqué. je suis horrible ! je suis horrible. mais s'il y a bien un endroit où je dis ce que je pense c'est les livres alors voilà. et puis bon quitte à écrire ce texte autant être encore plus politique hein, car là au fond on titille pas trop non plus les limites du bouzin, ça reste très sage et franchement, allez, hein, on a la fiction comme excuse, profitons-en, assez de la tiédeur zut, on n'est plus en 2015 !
Roman qui met en lumière la montée des extrêmes droites en lien avec celle des mascus et des incels en France, plus précisément dans la communauté des gamers. Le sujet est très peu abordé en littérature bien qu’essentiel, c’est un roman qui parle à notre génération, avec un vocabulaire du quotidien et des références pop qui amènent vraiment une fraîcheur dans le bouquin. Ça se lit bien, un peu trop court à mon goût !
ça fait ti pas du bien de lire un livre qui me plait j’avais oublié la sensation !! incels VS lesbiennes !!! les mecs sont vraiment trop cons c’est grave
Un livre qui traite d’un sujet d’actualité et pour autant intriguant et intéressant: la montée de l’extrême droite par le biais des jeux vidéos. Le pdv d’un mec mal dans sa peau qui adhere facilement au mouvement d’extrême droite et d’une attachée parlementaire lesbienne. Le décalage était assez surprenant et parfois compliqué de comprendre le lien entre les deux. Lecture lente lol mais c’était compliqué de se concentrer sur un sujet qui ne m’est pas familier (les jeux videos lol enfin l’extreme droite c pas mon quotidien non plus mais genre j’y suis confrontée quand même plus que les jeux). anyway ça va être compliqué de conseiller ça aux petites vieilles de st brevin 😜😜
D'un côté c'est vraiment super de maîtriser autant son sujet mais d'un autre je me dis que si tu connais rien aux JV et à la fachosphère tu serais probablement perdu en le lisant ? Enfin moi c'était plutôt le cas inverse et du coup j'avais un peu l'impression d'un bingo aux refs (MGTOW ✅ gamergate ✅ hologramme de Shigeru Miyamito ✅) Cependant l'intrigue m'a tout de même prise de court et j'ai passé une bonne lecture !
Un roman qui met en lumière les liens entre la montée de l’extrême droite et les mouvements masculinistes, en mettant l’accent sur le rôle que peuvent jouer les espaces virtuels et notamment les jeux en ligne, dans ces échanges
La chute est très cool, ça m’a fait encore plus apprécier le roman (qui est assez angoissant mdr)
dans ma tête je voyais le 3⭐, bien et à lire sans être un coup de cœur. mais franchement j'arrondis à 4⭐ parce que les cinquante dernières pages sont TRÈS TRÈS TRÈSSSSSSS BIEN! une chute superbe d'inattendu et d'actualité
3,5 J'ai bien aimé parce que bien écrit, avec un bon rythme et un sujet assez contemporain ! Mais je reste un peu sur ma faim, j'aurais aimé plus de complexité, surtout dans l'écriture des personnages.
Un roman sur les groupes incels/facho dans les communautés des jeux vidéos en ligne qui ne sonne pas faux et ça c’est chouette. Ça se lit tout seul ET c’est intéressant sur la vie politique et sur les incels.
Une lecture fluide, pas désagréable, mais sans beaucoup d'intérêt. Je m'attendais à une approche un peu originale de ce sujet franchement plus très frais (même si je sais que ça prend longtemps de publier un bouquin), mais ça enfile les clichés et les banalités comme des perles... L'autrice n'a pas grand-chose à dire ni sur les incels ni sur la politique ni sur les jeux vidéo. C'est mal structuré, j'ai eu l'impression que l'intrigue commençait réellement seulement aux 2/3 du bouquin, le soudain revirement des personnages principaux est mal fait, on n'y croit pas. Et je n'ai pas trop adhéré au style ni au point de vue alterné qui est moyennement maîtrisé.
4.75 ⭐️ Oh. Ce livre me hante. Ce sujet du masculinisme m'intéresse tout particulièrement et avoir une œuvre de fiction qui dénonce avec justesse ce phénomène est d'une importance majeure. La fin m'a malheureusement déçue, mais bon, concentrons nous sur le reste du roman...
Parthenia est un roman métaphorique qui met en scène la rencontre de deux êtres radicalement opposés, dans une société parallèle et numérique : le jeu vidéo Parthenia. Au cœur de cet univers virtuel se jouent des radicalisations extrêmes, notamment à travers un petit groupe masculiniste que Baptiste rejoint peu à peu, groupe qui porte en filigrane les idées d’extrême droite défendues par Bourgel, le patron de Léa. À la manière de La Vague de Todd Strasser, la montée en puissance de ces idéologies est représentée par un crescendo grisant, une idée qui s’embrase progressivement et se propage comme une traînée de poudre. « Peu à peu Baptiste se laisse saisir à son tour par le verbe du candidat, son timbre (…) Il se sent glisser dans un état étrange, il en émerge à chaque clameur collective, y sombre à nouveau lorsque le ruisseau de paroles retrouve son corps. » Le monde de Parthenia fonctionne comme un miroir déformant mais terriblement fidèle du monde actuel. Le roman aborde de front des problématiques sociales majeures. Léa incarne ainsi le paradoxe d’une femme travaillant pour — et soutenant — un homme politique véreux, qui surfe sur des vagues de misogynie tout en bénéficiant d’une impunité totale. Pauline Gonthier dissèque ici la fabrique de l’image à l’ère des réseaux sociaux et des RPG, montrant comment des idées toxiques se fraient un chemin en exploitant les failles de la fragilité masculine. Elle met en lumière les mécanismes d’embrigadement propres aux communautés masculinistes et interroge en profondeur ce que signifie « être un homme » aujourd’hui. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la position distanciée du narrateur, notamment vis-à-vis de Baptiste. Celui-ci est souvent présenté à travers un prisme cynique, avec une ironie mordante : il apparaît parfois niais, presque condescendant envers lui-même, ce qui confère au roman un aspect déroutant. Le croisement entre les deux réalités — virtuelle et réelle — et l’influence constante qu’elles exercent l’une sur l’autre permet de comprendre à quel point l’espace numérique peut devenir un puissant outil de propagande politique. Roman dense mais bref, Parthenia déroule une intrigue rapide, portée par des personnages davantage antipathiques qu’attachants, ce qui renforce son propos incisif et sa portée critique.
Parthenia plonge dans le monde des incels dans la France d'aujourd'hui. On y suit en parallèle Baptiste, un mec paumé qui atterrit sur des forums masculinistes après sa rupture, et Léa, l'attachée parlementaire d'un député d'extrême droite qui commence à se demander ce qu'elle fait dans ce milieu.
C'est vraiment bien écrit et on a dû mal à reposer le livre tellement l'histoire est prenante. J'ai beaucoup aimé l'aspect totalement imprévisible de l'histoire, qui évolue très vite sans qu'on ne puisse vraiment deviner quelle direction elle va emprunter. L'autrice s'est bien renseignée sur l'univers ultraviolent des mascus et des incels (il y a un glossaire à la fin du livre pour comprendre les termes qui en sont issus). On voit bien à quel point c'est des types paumés qui sont encouragés dans leur haine par tout un système et ceux qui y ont intérêt. Le livre ne s'en tient pas au désespoir et on se dit aussi que c'est encore possible de les combattre.
3.5. A harrowing dive into the rise of the far-right among incels and Andrew Tate-types, specifically within the gaming community (featuring a lesbian who, after much internal conflict, uses that community to take down her abusive boss). A bit slow in the first half, and I felt like Baptiste’s abuse of his past partners was sort of glossed over, which I didn’t like. But the second half, as well as all of Léa’s storyline, was GREAT.
Je ne sais pas si c’est moi qui suis passé.e à côté de ce livre ou si c’est lui qui est passé à côté de son sujet. En tout cas, je me suis ennuyé.e bien fort tout du long, excepté à l’extrême fin, où tout est bousculé sans trop de sens à mon goût. C’est dommage
J'ai beaucoup aimé ce livre, j'ai trouvé le personnage de Baptiste très touchant, l'idée de jeu vidéo très intéressante et bien utilisée au service de l'histoire ; j'ai eu plus de mal avec le personnage de Léa mais je pense que c'était un peu fait exprès ; je recommande vraiment ce livre !!!
bien, très facile a lire ça passe tout seul. je suis un peu mal a l'aise avec les livres vrmt très ancrés dans le contemporain mais c'était ok, vrmt pas mal