Comment pourrait se venger une princesse malmenée dans un monde où la magie est interdite aux femmes ?
Après avoir libéré Caleb de son pacte avec Astaroth, Némésis apprend à maîtriser ses nouveaux pouvoirs et fait ses premiers pas à la cour de Koraan. Déterminée à regagner Illudor au plus vite pour renverser l'ordre établi et se venger de Derius, le mage qui a provoqué sa chute, la princesse est prête à tout pour renforcer sa puissance. C'est cependant sans compter sur Astaroth, qui noue un étrange lien, fait de non-dits, d’un désir de vengeance partagé et de manipulation avec elle.
En Illudor, Caleb croupit en prison dans l'attente de sa condamnation. Persuadé que Némésis est tombée entre les griffes d'Astaroth par sa faute, son impuissance à lui porter secours le hante jour et nuit. Jusqu'à ce que Derius vienne l'arracher à ses ruminations pour lui proposer l'inattendu : le pardon, en échange de son aide pour capturer et abattre Némésis.
La colère des magiciennes persécutées gronde, les attaques monstrueuses se multiplient, les brèches deviennent incontrôlables, les terres démoniaques s'effondrent... L'ombre d'un cataclysme plane, et Némésis et Caleb pourraient bien être les seuls capables d'empêcher - ou de provoquer - la tragédie qui scellera le destin des royaumes, mais aussi le leur.
2025 est l’année où j’ai décidé de sortir de ma zone de confort et de tester de nouveaux styles littéraires. Quand j’ai découvert le résumé du premier tome de cette duologie, c’était une évidence : il fallait que je me plonge dans cette histoire. Aujourd’hui, je referme le deuxième volet de La Reine Enchaînée et je peux dire que j’ai adoré.
Nous sommes plongés dans le royaume d’Illudor, où les femmes n’ont pas le droit à la magie et subissent la mutilation du cordon pour être privées de leurs dons. Malgré ce rituel, la princesse Némésis cache encore les siens. Révélations, féminisme et jeux politiques s’entremêlent dans une intrigue aussi addictive qu’immersive.
Ce second tome apporte une atmosphère bien plus sombre : manipulation et vengeance en sont les maîtres mots. Les personnages, déjà marqués par de nombreux combats, doivent affronter des choix encore plus douloureux. J’ai retrouvé avec plaisir cet univers avec un worldbuilding riche, travaillé, et couplé à une plume immersive et addictive qui rend la lecture impossible à lâcher.
Mais ce que j’ai le plus aimé, c’est la dualité des personnages. Aucun n’est ni totalement bon ni totalement mauvais. Ils oscillent dans cette zone grise qui les rend profondément humains : on les déteste parfois, mais on ne peut s’empêcher de les aimer aussi.
Et puis, cette fin… aussi belle que douloureuse. Némésis, héroïne forte mais égarée, s’est perdue dans son désir de justice, brouillant ses propres objectifs. Caleb, de son côté, a été aveuglé par son amour et peut-être un peu par sa naïveté, mais ses décisions, difficiles et déchirantes, m’ont touchée. J’ai souffert pour chacun de ces personnages qui, à un moment, ont tout donné pour défendre leurs valeurs.
Un final intense, sombre et bouleversant, qui conclut cette duologie de manière magistrale. Je ne peux que vous conseiller, à votre tour, de plonger dans ce récit. Même pour les moins connaisseurs en fantasy comme moi, c’est accessible !
C'était bien sanglant et bien arc de corruption, c'était trop bien de voir un personnage féminin aller aussi loin dans sa quête de pouvoir (je spoile pas, vous verrez !) La romance (et les basculements qui tiennent à cet élément) m'ont moins convaincue mais c'est une très bonne lecture d'imaginaire francophone 💜
J'ai adoré la fin de cette duologie car on a vraiment l'impression d'avoir affaire à des personnages complexes, pleins de défauts. Cela les rends parfois détestables mais il y a des circonstances qui font que l'on comprend aussi leurs décisions. J'aime vraiment ce type de personnages. Un second tome bien plus sombre que le premier et qui montre que la vengeance est aussi dangereuse que motivatrice et qu'elle n'est pas le bon chemin à suivre. J'aime la fin qui n'est ni trop heureuse et ne récompense pas les personnages mais ni trop triste non plus. C'est assez doux-amer.