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Helter Skelter: La fille du bout du monde

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384 pages, Paperback

Published August 27, 2025

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Philippe Lechermeier

80 books22 followers

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Displaying 1 - 6 of 6 reviews
Profile Image for Enairolf.
2,463 reviews21 followers
December 11, 2025
Dès les premières lignes, on comprend qu’on ne va pas simplement suivre une aventure, mais plutôt entrer dans une expérience humaine, sensible, un voyage intérieur autant qu’un déplacement géographique.
Ce livre raconte un monde effondré, oui, mais surtout des existences qui tentent de tenir debout malgré tout. Il parle de séparation, de déracinement, de survie au quotidien, mais aussi d’amitié, de solidarité et de ces instants de douceur qui surviennent parfois au milieu du chaos. Sauterelle, 16 ans, n’a rien demandé. Elle n’a pas choisi de se retrouver propulsée à l’autre bout de la planète, loin de sa sœur, loin de ses projets, loin de ce qu’elle croyait être sa vie. Et pourtant, elle va devoir avancer, comprendre, se reconstruire, alors que plus aucune technologie ne vient relier les gens entre eux. Avec elle, on marche, on découvre, on a peur, on espère. On sent presque le froid d’Alaska, la tension des routes désertées, la fatigue des longues traversées. Ce roman, sans jamais hausser la voix, réussit à transmettre un mélange de mélancolie et de force qui le rend profondément attachant.

Philippe Lechermeier possède une manière d’écrire très particulière : un style qui ne cherche pas le spectaculaire mais l’authentique. Sa plume est délicate, parfois presque poétique, mais toujours accessible.
Ce qui frappe d’abord, c’est sa capacité à dire beaucoup avec peu. Il a ce talent de suggérer les émotions plutôt que de les imposer. Quand Sauterelle est perdue, on le ressent dans les silences, dans ses gestes minuscules, dans ses pensées fragmentées. Il joue aussi beaucoup avec le rythme. Il y a des passages très lents, presque contemplatifs, où les descriptions deviennent des petites bulles hors du temps. Puis, soudain, des moments de tension s’installent, sans qu’il ait besoin de forcer le trait. La force de sa plume vient surtout de son humanité. On sent qu’il aime ses personnages, même les plus éphémères, et qu’il cherche avant tout à raconter des êtres, pas seulement une histoire. Il écrit comme on regarde quelqu’un marcher au loin : avec une forme de douceur, une distance respectueuse et une vraie finesse d’observation.

Le monde d’Helter Skelter est un futur qui semble malheureusement plausible. Une guerre civile a éclaté, les réseaux sont tombés, les communications se sont évanouies. Ce n’est pas un univers futuriste avec une technologie extravagante ou des éléments fantastiques : c’est un monde réaliste, fatigué, dont les règles ont été cassées du jour au lendemain. L’originalité du roman, c’est de ne jamais tout expliquer. On ne connaît pas les raisons détaillées de la guerre, on n’a pas de grands chapitres explicatifs. L’univers se construit comme la mémoire après un choc : par fragments, par petits morceaux qui reviennent, par ce que les personnages disent ou ce qu’ils taisent. Et finalement, c’est ce manque de certitude qui rend l’univers profondément crédible. Dans un monde qui s’est écroulé, qui saurait vraiment ce qui s’est passé ? Anchorage, là où Sauterelle doit recommencer sa vie, a quelque chose de paradoxal. C’est un lieu à la fois refuge et prison. On y sent la tension d’un endroit où l’on survit par nécessité plus que par choix. Les gens qui y vivent ont été arrachés à leur passé, déplacés, dépossédés de leur identité. Le roman décrit très bien cette forme de désorientation qui touche une communauté entière. Puis, à mesure que l’histoire progresse, les paysages changent. On traverse des routes à l’abandon, des villes vidées, des terres gelées ou brûlées. Chaque lieu raconte une histoire muette : celle d’un pays qui n’a pas encore compris comment renaître. Ce n’est pas un univers rempli d’actions spectaculaires ; c’est un univers plein de traces, de ruines, de tentatives humaines. Et c’est justement ce réalisme froid, presque intime, qui le rend si marquant.

Au cœur du roman, il y a un voyage. Pas un voyage héroïque, pas une quête épique : un déplacement forcé, presque absurde, né d’un besoin vital de retrouver quelque chose, quelqu’un, en l’occurrence.
Sauterelle, séparée de sa sœur lors du grand bouleversement, ne peut pas accepter cette rupture brutale. Même si tout s’est effondré, même si chacun essaie de survivre où il peut, l’attachement qui les unit reste sa boussole. C’est ce qui la pousse à quitter Anchorage, malgré les dangers, malgré l’inconnu.
Ce départ n’a rien d’une décision impulsive : c’est une nécessité, une urgence intérieure. L’arrivée de Nils dans son parcours change tout. Leur rencontre ne ressemble pas à un coup de théâtre ; elle s’installe progressivement, comme si leurs routes étaient destinées à se croiser. Ensemble, ils avancent vers cet immense territoire dévasté qu’étaient autrefois les États-Unis. L’histoire suit ce cheminement à travers des décors abandonnés, des groupes de survivants plus ou moins hostiles, des zones où la tension est permanente. Mais ce n’est jamais une fuite désespérée ; c’est plutôt une progression fragile, faite de moments de peur, mais aussi de moments de calme inattendus, presque chaleureux. Ce qui rend l’histoire forte, c’est qu’elle reste toujours à hauteur humaine. On ne suit pas la reconstruction du monde, mais celle de deux adolescents. Le roman ne cherche pas à brosser un tableau global de la catastrophe : il se concentre sur l’intime, sur ce que l’effondrement fait à une personne, à un duo, à des relations. Et quelque part, c’est cette discrétion qui rend leur périple si touchant.

Sauterelle est un personnage profondément attachant, parce qu’elle est vraie. Elle n’est ni une héroïne parfaite ni une adolescente clichée. Elle est une jeune fille qui essaie de tenir debout dans un monde qui lui coupe les jambes. Sa force n’est pas spectaculaire, elle est intérieure. Elle se manifeste dans sa volonté de continuer, dans sa fidélité envers sa sœur, dans sa capacité à ressentir même quand tout pousse au détachement. On sent chez elle une maturité forcée, mais aussi des failles très humaines. Elle peut être têtue, impulsive, fragile, mais jamais passive. Elle incarne cette jeunesse qui n’a pas choisi les ruines mais qui doit apprendre à y marcher. Nils est presque l’opposé de Sauterelle dans sa manière d’être. Là où elle laisse entrevoir ses émotions, lui les garde à l’intérieur. Il est discret, parfois difficile à comprendre, mais toujours présent au moment juste.
On devine un passé compliqué, peut-être même douloureux, mais l’auteur n’en fait jamais trop. Nils est un personnage qui se révèle par touches, et ce rythme lent le rend d’autant plus intéressant. Sa relation avec Sauterelle n’est pas un cliché romantique. C’est une rencontre entre deux solitudes, deux trajectoires qui s’accordent sans se chercher. Leur lien évolue avec une délicatesse rare, sans surenchère. Les personnages qu’ils croisent sont souvent de passage, mais chacun apporte quelque chose : une peur, une leçon, un instant d’humanité. Certains sont menaçants, d’autres bienveillants, d’autres simplement perdus comme eux. L’auteur parvient à donner de la profondeur même à ceux que l’on voit peu. Chacun a une histoire implicite, un poids, une nuance. Cela contribue à la richesse du récit et à son réalisme émotionnel.

C’est une histoire de routes glacées, de silences, de fragments de vie ramassés sur le chemin. Mais c’est aussi un récit rempli d’espoir discret, d’attachements tenaces, de rencontres qui réchauffent. L’auteur ne cherche pas à impressionner : il cherche à toucher, et il y parvient. Sa plume douce et précise, son univers sobre mais puissant, ses personnages profondément humains créent un roman qui reste en tête longtemps après la dernière page. Au final, Helter Skelter nous rappelle quelque chose d’essentiel : même quand le monde s’effondre, il reste toujours un point lumineux vers lequel marcher, un visage, un lien, un souvenir, un espoir. Et c’est dans cette lumière fragile mais persistante que le roman puise toute sa beauté.
Profile Image for Hugo's Daughter.
98 reviews
November 28, 2025
I’m not a huge fan of dystopias, to be fair the only one I liked was Hunger Games, so I wasn’t expecting much from this book. But surprisingly, I liked the dystopian part and less appreciated other aspects of “Helter Skelter”.

-The universe-
I loved the universe of Helter Skelter: even if it takes place in our modern world, the landscapes are interesting as they’re empty of people. A few backgrounds hit me, for example the highways leading to Los Angeles, where hundreds of cars were abandoned, still in line with their groceries on the truck. Overall, the author greatly managed to use long-shots. The points of view are always cinematographic with a small character in the vastness of the landscape: Sauterelle’s camper car feels lost into the hugeness of the snow and Niels seems so lonely surrounded by unsent letters at the bottom of his crater when he discovers the work camps.

On another hand, the whole concept of helter skelter isn’t explained: it didn’t bother me because it allows us to not only focus on the reason for the apocalypse but more on the consequences. The story could have embraced the apocalypse atmosphere even more but I understand why it’s not the case: otherwise the characters wouldn’t be able to get back home at the end of the book and they wouldn’t be on tour for soccer. However, I would have liked to have more explanations about the bombings: the teleportations are probably not from human hands but I guess the bombings were, so who sent them and why?
Nonetheless, (despite the fact that I wonder what authorities are doing to help their citizens getting back home and how they managed not to ruin their economy when the Internet stopped working) the events seemed pretty logical. Anchorage is a big city so it’s possible to have a professional soccer team competing there and Sauterelle is a former player of the Irish team which explains why she’s so talented.

About soccer, I really liked the fact it isn’t a simple context or a decor element but we truly see the characters play football. I’m not an expert so I couldn’t say if their moves were accurate but it’s nice to read a book about sport where people actually practice it! Also, I appreciated that the mixed-sex teams weren’t even discussed, girls can play with boys, even at a national scale and their talent isn't questioned: If they’re part of the group, it’s because they deserve it.

-A selection of compliments and critics-
I was surprised by the brutal shift between ‘yay we play soccer, the biggest danger in my life is that stupid bully of Maxine’ and ‘geese we’re tracked down by esclavagists’. I think this weird feeling could have been avoided by showing the tone of Anchorage’s life a bit darker, or by giving hints of the shift in the summary on the back cover.
Moreover, I wasn't a fan of Niels and Sauterelle’s relationship. Their love story is understandable at the beginning, they’re feelings are intense from the moment they meet but it’s a love at first sight, however, on a longer term we have no proof of their affection. Plus, it’s not clear if they’re together, or broke up, or too shy to speak.

The poems are great! Not my type of poetry since I find it hard to see poetry in a dog. But I liked to see them empowering and foreshadow their comeback during the wildfire.
Diego is a real dog! He barks, he gets attached to people without realising the danger…

-Vocabulary-
Here is the one thing that particularly spoiled my reading: the writing style. It’s very personal, so it won’t bother everyone, but I couldn’t stand the fact that the characters are swearing 24 hours out of 24. Firstly, it impoverish the discourse since every feeling of disappointment, anger or astonishment is replaced by a “fuck, damnit”. The author probably wants to sound ‘young’ but it doesn’t work, those kids are not thugs and swearing won’t make you a rebel. Besides, the sounds were written. It seems so stupid to say it that way but I had the impression that the author took me for a baby and needed to tell me what a dog sounded like (btw I wouldn’t have said wouah wouah). Finally, this might be due to the editors but the english words in italics weren’t necessary: when there are just a few foreign words in a book, I understand, but there almost were english words on half of the pages. Even “team”, which is used by French people, was in italics.


In the end, if you’re searching for your first dystopia, “Helter Skelter” could be a great introduction. It has an exciting story, full of adventure, betrayals, found family and soccer.

PS: the cover’s colors are amazing!
PPS: Song recommendation: Helter Skelter by The Beatles/Bye bye bye Dasha
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for _sweetshelves.
352 reviews9 followers
December 26, 2025
Lorsque j’ai découvert qu’Helter Skelter était une dystopie portée par un road trip, j’ai été immédiatement emballée. J’avais envie d’évasion, de paysages, d’émerveillement… peut-être même d’un petit choc. Mais je me suis sûrement fait une fausse idée de ce que j’allais y trouver, et ma lecture n’a donc pas tout à fait correspondu à mes attentes.

Le road trip est bel et bien présent : on suit la protagoniste tout au long de son périple à travers les États-Unis. Cependant, j’avais imaginé une histoire plus riche en descriptions de paysages et en immersion environnementale. Philippe Lechermeier fait ici un autre choix : il concentre son récit sur les péripéties, les rencontres et l’intrigue, davantage que sur le décor. C’est un parti pris tout à fait pertinent, mais différent de ce que j’espérais.

L’histoire démarre tout doucement. On apprend à connaître notre héroïne, Sauterelle, dans son quotidien, avant que les événements ne l’obligent progressivement à prendre la route. J’ai beaucoup aimé suivre son évolution : elle est vive, pleine d’entrain et immédiatement attachante. Son passé, lourd et douloureux, façonne profondément son caractère. J’ai aussi été touchée par sa relation avec son petit compagnon, Diego : leur duo apporte une vraie tendresse à l’histoire.

Comme dans beaucoup de dystopies, la liberté se dégage comme thème central. Sauterelle l’incarne à merveille : elle fera tout pour la trouver, la préserver et s’émanciper. Le monde ravagé par le chaos de l’Helter Skelter est sombre, dangereux, imprévisible ; le road trip renforce cette tension permanente et installe une véritable course pour la survie, qui donne du rythme au récit.

Un autre aspect m’a beaucoup plu : en plus de traiter d’une catastrophe naturelle, l’auteur aborde aussi le sport et ses dérives. Découvrir l’origine du chaos au travers du football est une approche originale, qui renouvelle les codes habituels du genre.

En conclusion, ce roman n’était pas vraiment ce que j’imaginais… mais il n’en reste pas moins une lecture très sympathique, portée par une héroïne attachante et un univers intrigant.
32 reviews
October 29, 2025
Avis sur Helter Skelter la fille du bout du monde par Philippe Lechermeier

Entre fin du monde et sensation d'inachevé. Dans ce roman on suit Sauterelle, dans un futur dystopique où une partie de la population a été déportée à l'autre bout du globe, comme par magie, et où des missiles venus de nulle part on ravagé le paysage. Dans ce quotidien miteux le lecteur suit la protagoniste et ses chiens, entre survie et guerre de clans autour du football, une des rares choses qui lui reste. S'ensuit une aventure haletante entre amourettes, kidnapping et combats illégaux. Dans une époque où chacun ne peut survivree tous ne suivent pas le chemin de la morale...
C'est un roman qui interroge sur ce qui demeure quand il ne reste plus rien. J'ai aussi beaucoup appprécié la manière dont le sport devient un fil rouge pour marquer l'évolution de chacuns des peuples que Sauterelle rencontre.
Néanmoins le récit est parfois maladroit, avec beaucoup de passage capillotractés notamment la fin.
De plus tout au long, le lecteur espère une explication du contexte qui ne sera pas présente non plus. Comme si l'auteur indiquait "c'est comme ça et puis c'est tout, c'est moi qui décide" et je trouve cela dommage.
Enfin je n'ai pas du tout compris la pointe de magie ou de spiritualité présente autour des chiens. Sans doute suis-je passé à côté d'un détail ou peut-être est-ce annonciateur d'une suite ?
Pour conclure ce n'est pas une mauvaise dystopie, mais plutôt un roman pour les amateurs de sport et de réflexion.
738 reviews3 followers
August 29, 2025
< Je préfère te revoir chaque jour sans que tu me parles que de te savoir loin de moi à jamais >

Chronique d'une déception d'hier qui pourrait être votre coup de cœur de demain.

Une couverture magnifique, chatoyante, avec des tons chauds parfaits pour la saison qui vient. Un titre énigmatique, avec un sous-titre entraînant. Un résumé qui nous envoie au coeur d'une dystopie avec une jolie romance à la clé...

Que nenni ! J'ai finalement été transportée au milieu d'un match de foot infini. On parle foot, on joue au foot, on voyage foot. Je ne m'attendais pas à ce que le sport prenne autant de place, encore moins cette discipline (je n'aime absolument pas ce sport 🤷🏻‍♀️).

Je trouve que l'on s'éparpille énormément, que le rythme est inégal. C'est absolument loufoque par moment et soit ça passe soit ça casse je pense. Je trouve que la relation sentimentale avec Nils n'est ni en green ni en red, mais d'une teinte aussi orangée que la couverture. Il est souvent insupportable et assez méprisable.

Je m'arrête ici de remuer le couteau dans Helter Skelter. J'ai bien aimé la plupart des personnages secondaires faisant partie des '' gentils ''. Qui sont de vrais amis, positifs et bienveillants au possible. Notre Sauterelle, l'héroïne, est plutôt sympa dans son genre aussi.

On le dit souvent : on ne peut pas avoir des coups de cœur à tous les coups. Pas de chance. Mais que mon avis ne vous empêche pas de vous faire le votre !

Alors, allez-vous partir à Helter Skelter ?

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