Libres d'obéir ou comment le management moderne trouve certaines de ses racines dans l'organisation nazie. Les auteurs racontent comment Reinhard Höhn, ancien juriste du IIIᵉ Reich, a influencé la pensée managériale en prônant l'autonomie sous contrôle, de l'après-guerre jusqu'à nos jours. Dans cette adaptation en bande dessinée, a été ajouté le récit de deux femmes cadres, soumises à la pression managériale, mettant en scène les conséquences concrètes de cette idéologie dans le monde professionnel actuel.
Johann Chapoutot est professeur d'histoire contemporaine à l'université Sorbonne Nouvelle – Paris 3. Spécialiste de l'histoire de la culture nazie et d'histoire politique et culturelle contemporaine, il est notamment l'auteur de La Loi du sang. Penser et agir en nazi (Bibliothèque des Histoires, 2014) et de La révolution culturelle nazie (Bibliothèque des Histoires, 2017).
Une BD que nous avions commandée pour la bibliothèque du lycée. Je n’ai pas pu m’empêcher de la lire, c’est une bonne BD l’histoire est intéressante la comparaison entre le management actuel et le management nazi. C’est une BD très dense je pense que je ´emprunterai à nouveau pour arriver à bien assimiler tous les concepts.
Adaptation du livre de Johann Chapoutot, Libres d'obéir, ce roman graphique vulgarise la vision nazi du management et son héritage dans le monde contemporain. En effet, les nazis avaient une tendance à la décentralisation et donnaient une certaine liberté à la chaîne d'exécution des tâches. Seul importait le résultat. Après la guerre, cela a été appliqué dans de nombreuses entreprises allemandes dans lesquels les "collaborateurs" avaient de grandes marges de manoeuvre. S'en est suivi le yoga, la table de ping pong et happiness managers qui sous couvert de bien-être, n'ont pour but que l'augmentation de la productivité. Cela donne à réfléchir. Par contre, le sens de lecture de la BD change de manière aléatoire et les couleurs ne vont parfois pas bien entre elles. Cela nuit à la lecture et à la cohérence. Mais ce n'est pas une mauvaise BD. Il faut s'accrocher, c'est tout.
3,5 Une bd franchement passionnante, tirée su livre de Johann Chapoutot “Libres d’obéir”. Il y met en parallèle les modes de fonctionnement manageriaux nazis et le capitalisme sur productif des grosses entreprises. Il y montre que la productivité, la croissance sont mis au même piédestal aujourd’hui qu’en 1930 dans l’Allemagne nazie, les récompenses et les motivations étant sensiblement similaires (si vous savez ce management qui vise à dire qu’on est tous une famille, qu’on fait du yoga et des ateliers team building, vous voyez de quoi je parle). Hypee intéressant quoi. Par contre l’univers graphique n’est pas du tout optimal avec trois couleurs primaires et beaucoup d’inscriptions et de polices différentes, c’est graphiquement satisfaisant mais on s’y perd trop vite, j’ai fini ma lecture avec une migraine latente…
Propos très intéressant à la limite du flippant sur un parallèle véritable entre l'idéologie nazi ainsi que son organisation et le fonctionnement managériale actuel les deux ayant été théorisé et mis en pratique par la même personne. le principal défaut réside dans la clarté de lecture, pour expliquer la théorie on sort de la Bd classique et on change de sens lecture de manière aléatoire ce qui perturbe la lecture et la compréhension du propos
Un coach de carrière m’avait encouragé à lire le livre qui m’était rapidement tombé de mains - en voyant la BD je me suis dit que c’était l’occasion de redonner une chance aux propos. Le sujet est tjs un peu sensible quand on évoque “l’efficacité” ou “l’ingéniosité” des cerveaux de l’Allemagne nazie (écrire ces mots me donne la chair de poule) - mais se rendre compte que leur méthodes ont été doucement mais sûrement adoptées par le management moderne est terrible.
En revanche le format BD ne permet pas - selon moi - de rendre le propos de l’auteur, facile de accès, le graphisme est complexe, l’ordre de lecture sur les pages change souvent. J’ai bien aimé le parallèle avec les deux cadres qui questionnent le management d’aujourd’hui, mais aurais aimé davatange de solutions peut-être ou comment éveiller ces managers sur l’origine de leur méthode.
Point de vue intéressant. Ce que j’aime moins, c’est que vu que le mode de gestion par partage des responsabilités entre le management et les employés provient de la gestion décentralisée des Nazi, c’est automatiquement mal; point de vue que je ne partage pas nécessairement. Ou du moins, c’est le ressenti que ce livre m’a laissé.
Éditorial personnel: Le monde des affaires est et demeure un endroit de compétition et le mode de gestion le plus performant assure la pérennité des organisation, tout simplement. Est-ce optimal pour l’humain y travaillant, pas nécessairement, mais c’est comment le monde économique fonctionne. Il va toujours y avoir des gens qui seront prêt à faire les efforts, les compromis personnels, pour gagner au jeu de la hiérarchie sociale.
Couleurs très pop et assumées. Jeu de typographie fort. Tout laissait présager un livre accessible, une belle adaptation du livre de Johann Chapoutot. C'était sans compter un manque de vulgarisation et d'abaissement du lexique vers quelque chose de plus grand "grand public". On se retrouve quand même face à du langage d'historien qui être très certainement du copier-coller du livre de base (Libres d’obéir) et donc, finalement, une bande dessinée qui peut donner un petit mal de crâne.
Hâte de pouvoir la comparer avec une plus ancienne adaptation d'un essai (d'économie pour le coup) avec le génial Benjamin Adam aux commandes : Capital et Idéologie en bande dessinée. Son parti-pris semble radicalement opposé.
J'attendais beaucoup de ce roman graphique, peut-être trop, et j'ai été déçu. Je n'ai pas lu le texte original ayant servi à cette BD, mais j'ai trouvé que les conversations entre les deux personnages étaient forcées pour tenter de faire les transitions entre les différents chapitres. Bien que le sujet brut soit hyper intéressant (le parallèle entre l'organisation nazie et le management du milieu du travail), la mise en page devient vite étourdissante. Parfois, on doit lire les deux pages en un bloc gauche-droite et parfois seulement une page à la fois, sauf qu'il faut un peu le deviner, car ce n'est pas toujours clair. Aussi, les polices changent trop souvent et parfois, on grossit pour des lettres plus germaniques, mais avec l'arrière-plan, ça devient difficile de décoder l'alphabet. Encore pire.... le noir sur une case grise picotée elle aussi de noir... Bref, super sujet, bon contenu, mais peut-être pas le meilleur contenant à mon avis.
Transposer un essai touffu en bande dessinée est un défi. Chapeau à l’illustrateur! J’ai trouvé le rendu visuellement bien intéressant, quoique très dense.
J’ai l’impression d’avoir saisi les grandes idées, mais évidemment en accéléré. Les gens qui ont lu l’essai pourront sans doute se laisser plus porter dans leur lecture.
J’ai compris l’idée du parallèle entre les 2 personnages dont la fille sur le bord du burn-out avec l’histoire nazie, mais cela m’a semblé un peu superficiel. J’aurais voulu plus de profondeur dans l’histoire des deux filles ou plus de contenu d’essai je pense.
J’avais l’impression en bout de piste que l’essai porte pratiquement juste sur la contribution d’un nazi en particulier sur le management actuel du monde du travail.
Une belle lecture quand vous avez encore un peu de jus de cerveau le soir :)
Le travail d'illustration est indiscutablement bien réalisé. Mais l'objet perd sa fonction de livre et de vecteur de message... La lecture change de sens selon les pages, les messages vont et reviennent et s'entremêlent trop souvent pour assurer une cohérence de contenu.
J'espère que le livre duquel celui-ci est issu est mieux ficelé, mais refroidi sur le principe de le lire.