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Une drôle de peine

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« Est-ce que tu me vois, maman ? J’ai deux crédits à la banque, deux enfants que j’étouffe, quatre chats dont deux débiles et une estropiée, des rides en pattes d’araignée autour des yeux et des oignons aux pieds, le même amoureux qui me supporte et tient bon depuis vingt ans, quelle dinguerie, je ne suis ni parfaitement féministe, ni tout à fait écologiste, ni vraiment révoltée, pas encore alcoolique, plus du tout droguée, j’ai un abonnement à la gym, une carte de métro et une autre du Carrefour Market, je ne me fais pas les ongles, je ne me coiffe ni ne me teins les cheveux, je mets du rouge à lèvres une fois par an et surtout sur les dents, je suis toujours aussi raisonnable, aussi peu fantaisiste : je mets beaucoup d’énergie à essayer de ne pas te ressembler, maman. Je n’ai pas pu être une enfant et je ne sais pas être une adulte. »

Une drôle de peine est à la fois une adresse et une enquête. C’est aussi une magnifique déclaration d’amour.

198 pages, Paperback

Published August 20, 2025

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About the author

Justine Lévy

10 books44 followers

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Community Reviews

5 stars
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34 (39%)
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2 stars
12 (13%)
1 star
3 (3%)
Displaying 1 - 14 of 14 reviews
Profile Image for Nathalie J.
118 reviews1 follower
October 24, 2025
Roman poignant, intime, dans lequel J.L essaie d'enquêter afin de retrouver des traces de sa mère et comprendre celle qui l'a aimée à sa manière.
Belle plume comme toujours, roman émouvant.
Espérant qu'il aura aidé l'autrice a combattre le poids de ses démons intérieurs...
Profile Image for Matatoune.
630 reviews29 followers
August 22, 2025
Quelle autofiction de Justine Levy ! Un écrit d’une importante intensité, dévoilant toute son intimité sans être impudique, sans être déplacée et sans être dans la victimisation. À chaque ligne, justesse et sincérité. Simplement, une femme raconte sa propre mère avec ses égarements, ses colères, ses excès, son impudeur, son amour et ses sentiments mitigés de la petite fille qu’elle était.
Ce récit, Une drôle de peine, est la première autofiction que je lis de Justine Lévy. Il saisit par son authenticité. L’écriture est spontanée et profonde à la fois. Avec une certaine ironie, Justine Lévy énumère les éléments qui l’empêchaient d’être sereine et apaisée et se charge de les disséquer, de les décortiquer pour en anéantir leur portée nocive. Un récit de vie universel, loin des paillettes et du buzz. À découvrir vraiment !
Chronique entière et illustrée ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Profile Image for Clélia.
66 reviews
November 14, 2025
Autant la 4ème de couverture m’a tout de suite attirée, autant j’ai fini ma lecture assez péniblement. Cette écriture sans respiration, brute, intense, qui vient des tripes me plaît… mais à la fin j’avais juste la sensation de lire le journal intime de quelqu’un qui allait mal, assez mal que pour m’inquiéter. Il n’y avait pas de rebondissements, pas d’améliorations ni de détériorations notables, juste un flux continu de pensées d’une personne terriblement angoissée et malheureuse.
Profile Image for Sébastien.
122 reviews12 followers
September 1, 2025
Commençons par le commencement. Que Une drôle de peine — texte mineur s’il en fût —, et qui ne doit son existence, comme toute la carrière d’écrivain de son autrice, qu’au népotisme, accapare le devant de la rentrée littéraire est un scandale.

La langue n’a aucune beauté particulière, avec des paresses dignes d’Angot. L’autrice n’a ni souffle, ni capacité d’élaboration, ni hauteur de vue, ni densité culturelle qui pourraient rendre son travail un tant soit peu nécessaire. Il ne s’agit donc que de le lire pour ce qu’il est vraiment : un objet littéraire qui ose s’appeler « roman », mais qui ne relève que d’une autofiction transparente, destinée à picorer quelques révélations pipole crapoteuses.

À cet égard, nous ne sommes que partiellement satisfaits. On nous annonçait un nouvel éreintement de Raphaël Enthoven ; on ne le croise en vérité que fugitivement et, s’il est décrit dans sa médiocrité narcissique, il n’est que le reflet attendu de l’auteur odieux de Le temps gagné, tel qu’en lui-même. BHL, omniprésent, y est systématiquement admirable — couvrant tout et tout le monde, ne faillissant jamais à ses devoirs de père, ni même à ceux qu’il se donne auprès de la mère de sa fille.

La vraie surprise est, pour moi, de comprendre que « Pablo » n’est autre que Patrick Mille — alias Chico —, compagnon de vingt ans de Justine, et lui aussi admirable de dévouement. Dès lors, il me devenait difficile de prendre pour authentiquement pathétique ce qui se voulait tel, avec Chico en arrière-plan.

Si Justine Lévy est heureusement capable d’autodérision, il demeure tout du long une lancinante crispation face à ses pusillanimités d’enfant, certes négligée, mais aussi gâtée : la description sinistre de l’hôpital psychiatrique de l’oncle, et la condescendance affichée à l’égard du personnel ; la culpabilité stérile face aux mendiants indiens.

In fine, malgré tout, ce tombeau littéraire, d’évidence sincère, émeut. Il donne à saisir quelque chose de cette mère trop tôt disparue, broyée entre une enfance trop stricte, une beauté empoisonnée et fugace, et la banalisation des drogues, des antalgiques, de l’alcool.

Ah, et aussi : toute cette population d’écrivains qui écrivent sur la maladie mentale, qui souffrent eux-mêmes de troubles psychiques, et qui n’en saisissent pas le b.a.-ba des enjeux — BHL pour qui folie = Artaud (sic) —, seraient bien inspirés de se documenter un peu sur leur propre fonctionnement neurocognitif, et leur usage déraisonnable de psychotropes. Cela leur éviterait d’écrire n’importe quoi, inspiré des résidus de psychanalyse qu’il leur reste, et à nous de subir leurs âneries.
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,095 reviews43 followers
October 25, 2025
C'est la première fois que je lis Justine Lévy. Un récit très touchant qui raconte le deuil impossible même vingt années après la mort de sa maman.

Justine nous raconte son enfance bancale, le manque d'amour maternel. Elle nous raconte sa mère, Isabelle Doutreluigne, femme magnifique, mannequin qui vivait sa vie libre, sans se soucier vraiment de sa fille.

Une vie dissolue, sans pudeur, toutes portes ouvertes à la maison, partageant un moment de sa vie avec son amante Violaine sans imaginer les traces qu'elle laisserait à jamais chez sa fille. Drogue, champignons, seringues, médicaments ... , une mère absente à elle-même, insouciante, rien n'était grave.

Justine essaie d'avoir une vie rangée, de ne pas ressembler à sa mère mais rien à faire c'est plus fort qu'elle, comme si elle était 'remplie du manque de sa mère' , ce grand vide à combler qu'elle recherche dans l'écriture.

Ce qui m'a troublé c'est l'écriture, sa justesse, sa sincérité. J'ai vraiment été touchée par l'authenticité de ce récit autobiographique, une écriture spontanée, la nécessité d'écrire, de mettre des mots sur sa douleur.

Un parcours troublant surtout lorsque Justine accompagne sa mère vers la fin lorsqu'elle deviendra à son tour maman. La mort qui laisse place à la vie et à ses tourments.

Ma note : 7.5/10

Les jolies phrases

Je n'ai pas pu être une enfant et je ne sais pas être adulte.

C'est plus facile d'être vieille que d'être enfant, on attend moins de vous, ou plus grand-chose.

Elle a enfin autre chose à faire que de se suicider, se faire du mal, se droguer. Le cancer pendant deux ans lui a sauvé la vie.

Ta mère ne m'a pas attendue pour se camer, elle était complètement accro à l'opium quand elle était enceinte de toi.

Je sais bien que papa me dirait qu'il s'en fout, qu'il ne croit pas aux maladies, que les maladies c'est pour ceux qui vont déjà mal et, soudain, leur mal a un nom et ils sont rassurés.

https://nathavh49.blogspot.com/2025/1...
Profile Image for Jessica.
795 reviews
August 30, 2025
Merci à Netgalley et aux éditions Stock pour cet exemplaire, même si comme la réponse se faisait attendre j’ai acheté le livre entre temps (preuve que j’avais vraiment envie de le lire)
Une drôle de peine c’est l’histoire d’un deuil à retardement. Lorsque sa mère est morte, la narratrice était enceinte ce qui a impacté son processus de deuil à l’époque même si elle ne l’a pas forcément réalisé sur le moment. Alors que ses enfants sont grands et commencent à avoir moins besoin d’elle, ce deuil interrompu se rappelle soudainement à elle. Sa mère n’était pas parfaite loin de là, accroc à la drogue plutôt absente et aux fréquentations plus que douteuses, on ne peut pas dire que c’était elle qui veillait à l’éducation de sa fille. Mais c’était sa mère quand même ça ne s’explique pas ce sentiment. Commence alors un voyage sur les traces de cette mère disparue, elle ne sait pas trop ce qu’elle cherche, elle ne comprend pas trop ce sentiment de tristesse qui l’envahit sans prévenir.
Un très beau récit comme toujours (je suis très fan de la plume) qui raconte vraiment bien ces sentiments qui peuvent soudainement nous submerger sans raison apparente, il raconte aussi si bien cet amour que l’on peut ressentir pour des gens imparfaits. Se souvenir du moche mais regretter l’absence quand même. Bon et je dois l’admettre que la référence à Adrien (si vous savez vous savez) est assez délicieuse.
Profile Image for Charlotte.
186 reviews3 followers
September 3, 2025
Justine Lévy parle de sa mère, des relations à sa mère quasi inexistantes quand elle était petite, de sa mère droguée et aux multiples relations bisexuelles, de sa mère malade d’un cancer qui lui permet de se rapprocher d’elle puis de sa quête désespérée de retrouver sa mère dans des lieux, des souvenirs, une fois celle-ci décédée.
En lisant la quatrième de couverture, je ne m’attendais pas à ça… mais pas du tout.
Le roman est court mais je n’ai pas du tout accroché, j’ai plusieurs fois failli le reposer mais j’en suis finalement venue à bout.
10 reviews
December 6, 2025
On se sent toujours un peu coupable de lire un livre de Justine Levy, tiraillé•e entre le voyeurisme, l'impudeur et la conscience que seul le népotisme nous a mis ce livre dans les mains. Cependant, on se laisse toujours embarquer par sa manière faussement naïve de se raconter, par son mal de mère, par ce qu'il y a d'universel dans son univers clôt.
Profile Image for NoID.
1,586 reviews14 followers
December 7, 2025
Encore et encore, Justine Levy tourne et retourne dans les tréfonds de sa douleur.

L’histoire d’un deuil sans fin. Une relation mère-fille inaboutie, un fil impossible à lâcher.

Un hurlement pour tenter enfin de déposer son fardeau et de se laisser vivre

https://www.noid.ch/une-drole-de-peine/
Profile Image for Sabine N..
199 reviews2 followers
October 30, 2025
Un livre en hommage à sa mère qui parle de l’impossibilité de faire un tel deuil. Malheureusement le ton est vraiment trop dans egocentré. C’est indigeste et inintéressant. A déconseiller
Profile Image for Electra.
637 reviews53 followers
December 28, 2025
J’avais oublié le pouvoir des mots. Le talent de Justine. J’ai lu tous ses livres. J’ai dévoré celui-ci en un après-midi. Emportée dans un tourbillon. Magnifique !! Quelle claque !
2 reviews
Read
January 22, 2026
on n'a pas tous la même enfance...
j'ai eu peur, les névroses, c'est pas mon truc, mais je me suis laissée prendre par le style très particulier
Profile Image for Candille Caroline.
34 reviews2 followers
August 11, 2025
Justine Lévy se penche de nouveau sur son passé de petite fille, puis de jeune femme auprès de sa mère partie trop tôt…
Être parent est ce qu’il y a de plus compliqué….alors lorsque que l’on est soi même, confronté à des addictions, des démons, puis à la maladie…quel est le sentiment que l’on laisse à ses enfants
Et comment pour eux, vivre avec cela et ne pas reproduire la même chose avec leur propre descendance. C’est de tout cela dont il s’agit dans cette confession écrite, dure, difficile mais aussi souvent drôle et pleine de naïveté.
J’espère que l’exercice aidera un peu l’autrice, à se dire, qu’elle a fait de son mieux et que maintenant, il faut qu’elle se consacre enfin, un peu….à elle.
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