Le vendredi 12 août 2022, au bout d'une vallée étincelante dans la province de Bolzano, un couple affranchi de toutes contraintes, libre d'aller au bonheur des chemins, de cueillir la joie d'un moment et de jouer avec le temps, va s'envoler l'un à la suite de l'autre, en parapente. Ce couple, on le nomme : Cédric et Mathilde, deux passionnés de montagne, qui ont mille fois fait le geste de se jeter dans l'air pur. Qu'est-ce qui aurait pu les avertir ce jour-là ? Le jour J., Cédric se tourne, il ne voit plus Mathilde. Où est-elle ? Où donc cette étoile au rire « infracassable » est-elle tombée ? Est-elle vivante ? A-t-elle survécu et si oui, dans le halètement de la course qui mène Cédric au lieu de la chute, comment ? Découpé en scènes à suspense qu'on bat comme des cartes autour du jour J et sa chronologie dramatique, ce récit qui vous saisit à la gorge est hymne à l'amour, pulsions de vie, mémoire d'une reconstruction qui prendra plusieurs mois. Sauve, par quel miracle ? Mathilde doit tout réapprendre. C'est une page blanche que l'amour imbibe et sur laquelle s'écrit l'histoire d'un recommencement à zéro, corps brisé, amnésie en spirale, envies, rires, larmes.
J'ai retrouvé avec bonheur la plume de Cédric Sapin Dufour, découverte avec Son Odeur après la pluie. Dans ce deuxième roman autobiographique, l'auteur évoque un accident de parapente dans les Dolomites dont a été victime sa femme, sous ses yeux. Le couple avait choisi une vie de liberté, quittant une vie d'enseignants pour un périple de plusieurs mois en van. Le bonheur... brusquement brisé par cet accident survenu dans le nord de l'Italie. Finie la dolce vita...Les premiers chapitres sont un compte à rebours jusqu'au jour fatidique. L'auteur se souvient des jours heureux, de ces petits bonheurs d'une vie de couple uni et insouciant, mordant la vie à pleines dents, avant. La succession des événements le jour de l'accident est racontée avec minutie, et l'on plonge avec l'auteur dans l'angoisse de l'attente. Quelles seront les séquelles pour celle que l'équipe hospitalière de Bolzano appelle "Matildé" ? Le roman montre combien la vie est fragile et peut basculer en une fraction de seconde. C'est un véritable témoignage d'amour que Cédric Sapin-Dufour offre à sa femme avec ce roman dont les chapitres sont comme des cercles concentriques autour du jour de l'accident, raconté par bribes, tant la réalité est traumatique. Cet accident qui redistribue les cartes conduit l'auteur à des réflexions philosophiques sur le sens de nos vies. Il mesure combien le rapport au temps n'est plus le même. Il faut apprendre la patience, s'accrocher à des miettes d'espoir tout en sachant que la vie, les projets, les défis seront désormais différents. C'est un roman qui raconte la blessure, le corps qui lutte, la survie. Il montre aussi la puissance de l'écriture comme sauvetage et instrument de résilience. Ces mots de l'auteur m'ont touchée : "Je ne suis pas certain que les plaies ouvertes soient le meilleur des encrier mais je n'ai que ça. Un jour, peut-être, voudras-tu savoir ce qui s'est passé, le vendredi, puis le samedi puis le dimanche, et aide-mémoire, c'est une noble tâche. Un jour peut-être nous demanderons nous si nous avons vraiment vécu cela, si nous avons affronté cette chose. Et il n'y aura que les mots pour nous venir en aide. Parce qu'écrire, c'est lutter contre l'effacement et c'est s'offrir d'oublier." Je remercie chaleureusement Netgalley et les éditions Stock de m'avoir offert cette lecture. #NetgalleyFrance #Oulesetoilestombent
Encore un livre qui m’a frappée droit au cœur. Les mots choisis sont justes, sans jamais être de trop. Un véritable témoignage d’amour, d’espoir, de persévérance, de résilience... Un journal intime, le journal d’un « combat » pour la vie, qui prouve que l’amour est invincible. J’ai adoré cette lecture, qui m’a pourtant tordu l’estomac dans tous les sens. Merci M. Sapin-Defour de nous avoir laissé accéder à cet épisode de votre vie.
Retour de Cédric Sapin-Defour après le coup de coeur Son odeur après la pluie. Ici, il nous raconte l’accident de sa femme en parapente et les mois qui ont suivi, pour lui en tant qu’accompagnant. Soyons clairs, j’ai énormément d’empathie pour ce couple, et pour l’auteur en tant qu’accompagnant. En revanche, le livre n’est pas la réussite qu’on pouvait attendre. Dans son précédent titre, j’avais trouvé l’écriture ampoulée, je l’ai sentie ici plus poétique, mais trop par moments, avec des phrases un peu définitives qui agacent. La langue employée nivelle l’ensemble des sentiments, la colère ayant pour ainsi dire le même ton que l’abattement ou la joie. Dommage car quand ça fonctionne (et c’est le cas par moment), ça prend direct aux tripes. Il aurait fallu une langue parfois un peu plus sèche et garder la langue proposée pour d’autres instants. On aurait voulu conclure Que de maux! on finit en pensant Que de mots…
Il y a des dates anniversaires qui font sourire le cœur et d’autres qui le déchirent.
Le 12 août 2022 restera à jamais gravé dans le cœur de Cédric et dans le corps de Mathilde.
Ce matin-là, alors que ces deux passionnés de montagne s’élancent dans les airs tels des oiseaux déployant leurs ailes, la toile de Mathilde l’enveloppe comme un linceul et s’ensuit une chute vertigineuse.
Dans cette chute, ce sont toutes les certitudes qui s’effondrent, hormis une seule : l’amour. Mais l’amour est-il assez solide pour faire face à tous les éboulements aussi prévisibles qu’imprédictibles ? Comme un oiseau tombé du nid, Mathilde va devoir réapprendre tout ce qu’elle avait pris pour acquis, notamment à vaincre la peur et mettre à nouveau un pied devant l’autre. Cédric, quant à lui, va devoir apprendre à surmonter la peur du vide : celui que les souvenirs vécus ensemble ne pourront plus combler mais, surtout, celui qu’accentuent toutes les inconnues que comporte l’équation de la vie.
À travers ce roman écrit sous la forme d’un journal de bord, Cédric Sapin-Defour fait la plus belle déclaration qui soit à celle qui l’a toujours accompagné dans sa quête de liberté : celle d’aimer la femme qu’elle fut, celle qu’elle est devenue et celle qu’elle sera à l’avenir, car, si c’est elle qui est tombée, c’est aussi à lui de réapprendre à se relever.
Bref, un récit empreint de poésie, où chaque mot prend son envol, s’élève puis tourbillonne avant de retomber dans la quiétude murmurée par les nouvelles habitudes, celle qui, comme le vent caresse les crêtes, effleure précautionneusement les encoignures de cette vie nouvelle, où chaque phrase est une symphonie des sens, qui embarque le lecteur dans une chorégraphie tantôt tourmentée, tantôt nerveuse, tantôt légère, tantôt saccadée, tantôt aérienne, au rythme de l’émotion, des émotions ; un presque coup de cœur, un « presque » qui se doit à un sentiment de longueur à partir du troisième tiers du livre.
Après avoir lu Son odeur après la pluie ,je voulais absolument lire ce roman qui nous plonge dans la vie de l’auteur à un moment charnière de sa vie.
Avec sa femme Mathilde un jour d’août 2022 , ils partent faire une sortie en parapente et c’est le drame. La chute de Mathilde va les emmener vers une chute vertigineuse dont il faudra se relever.
Ce roman est une ode à l’amour. Il y a aura un avant et un après ce 12 août 2022.
La plume de l’auteur est toujours aussi délicate. Elle m’a même parue poétique malgré l’horreur de la situation.
J’ai lu dans des commentaires que des gens trouvaient des longueurs au récit , moi je les ai trouvé nécessaires pour comprendre le mal endurer physiquement et moralement par Mathilde et aussi moralement par Cédric.
Ce roman est aussi un constat sur la vie. Quand tu as tout et que du jour au lendemain tout s’écroule , tu relativises sur les choses futiles. J’ai failli mourir une fois et maintenant je me prends moins la tête pour les choses insignifiantes. Et surtout je profite de chaque instant.
Ce roman est une belle leçon de vie. Il témoigne du fait qu’il ne faut pas remettre à demain les choses qu’ on désire faire car il sera peut être trop tard. Il montre aussi combien notre entourage est important à notre reconstruction.
C’est un témoignage bouleversant. Un magnifique message d’amour d’un homme à son âme sœur. Mathilde est sans doute une guerrière car elle revient de très loin mais elle est extrêmement bien entourée.
Ce roman est également une introspection dans le monde médicale et je trouve que l’auteur en parle avec beaucoup de sincérité.
J'avais envie de découvrir la plume de cet auteur et je me suis lancée sans en connaître le contenu, un récit autobiographique, l'histoire d'un drame mais aussi de passion.
Mathilde et Cédric sont passionnés de montagne et de liberté. Ils sillonnent les montagnes avec leur van à la recherche de points de vol en parapente.
Le 12 août 2022 est tragique car Cédric vient de s'envoler, il se retourne et ne voit pas Mathilde à l'arrière, la radio ne répond pas. Mathilde s'est écrasée, elle est dans le coma. Nous sommes en Italie près de Bolzano. Cédric nous livre son journal et un immense témoignage d'amour à la femme de sa vie.
Le récit est construit en deux temporalités, le J-1 et le J+. Le récit démarre au J-16768 soit à la naissance de Mathilde, l'amour de sa vie. On découvre leur rencontre, leur choix de vie nomade en partie pour vivre leur passion à fond. Et puis en parallèle le détail de la journée de l'accident et une période d'un an de combat pour la vie.
J'ai ressenti les émotions de Cédric, partagé avec lui ses doutes, ses remords, la peur immense de perdre l'être aimé, l'espoir et la force de cet amour dans ce combat pour se réapproprier la vie.
C'est un récit profondément intime mais c'est aussi universel par cette force qui permet de se relever des épreuves. Une écriture puissante, prenante, empreinte de poésie.
Ce récit est aussi un bel hommage au personnel soignant.
C'est une histoire extrêmement touchante, comment une jeune femme qui a subi un terrible accident se relève psychologiquement et physiquement de telles blessures. On sent que l'auteur éprouve un amour immense à l'égard de cette jeune femme. Mais cette déclaration d'amour parle aussi beaucoup du narrateur. Certes il nous emmène dans ses affres et il écrit très bien (même si je trouve que, parfois, il se complait dans une style ampoulé et lyrique). Il décrit très bien cette culpabilité qui nous saisit tous. Mais il parle quand même beaucoup de lui. J'ai été un peu embêtée le passage sur les visiteurs, des visiteurs à qui, s'il estime que la personne a dit des choses qui pouvaient blesser, il a l'air de congédier. Certes, j'ai vécu un drame et les personnes qui venaient à l'hôpital disaient parfois, en effet, des choses qui faisaient plus de mal que de bien. Mais je le trouve extrêmement dur. Tout le monde ne maîtrise pas les mots comme lui... Il parle très peu de ses faux pas. Or, nous sommes de simples humains qui parfois faillissons...
Après « Son odeur sous la pluie » (review sur mon profil hihi), Sapin-Defour nous livre encore une page de sa vie, cette fois-ci tournée vers sa compagne, Mathilde, qui subit un terrible accident de parapente.
C’est l’histoire d’une renaissance, d’un retour à la vie. Le livre est écrit sous forme de journal. Et encore une fois, l’auteur a les mots justes. Il va puiser dans ses tripes, et on revit avec eux cette épreuve, par moments éprouvante à lire, mais qui est soutenue par toutes ses personnes qui ont croisé leur route. Et on sent que l’auteur aime profondément les gens, il en parle si bien !
Le sujet n’est à priori pas joyeux, mais il faut bien pleurer un peu pour avoir de belles choses à dire sur le bonheur ?
C'était ma première expérience avec Cédric Sapin-Defour, après avoir entendu de nombreuses louanges à propos de son premier roman "Son odeur après la pluie". Plus j'avançais, plus j'étais captivée. La plume est magnifique, le propos, très touchant. L'auteur a vraiment réussi à me faire aimer, m'inquiéter puis m'émerveiller pour Mathilde et ses progrès au fil des pages. J'étais, au début, dubitative d'entrecouper le récit de sa rémission avec des bouts de la journée de l'accident, mais ça a fini par me convaincre. Surtout grâce aux références à cette journée faites au fil du récit et qu'on ne comprend que rétrospectivement.
Lorsqu’un vol en parapente tourne au drame, la vie de Cédric et Mathilde bascule. Mathilde chute et doit tout réapprendre. Dans un journal intime, Cédric raconte l’avant et l’après, entre le jour J et les jours qui suivent.
On découvre la reconstruction incroyable de Mathilde, mais aussi ce que vit Cédric pendant cette année où il ne peut qu’être présent, témoin de sa force et de ses progrès.
C’est une véritable ode à l’amour, écrite avec une plume poétique et sincère. L’émotion m’a saisie à chaque page, et le fait que ce soit leur histoire réelle rend cette lecture encore plus bouleversante.
J’avais adoré le récit de Son odeur sous la pluie, mais beaucoup moins la plume de l’auteur que j’avais trouvé ardue. Cette fois-ci, le récit est toujours aussi intimiste et juste, mais la plume est beaucoup plus accessible. Une belle amélioration! J’ai noté de nombreux passages. L’auteur ne prend pas le chemin facile et aborde tous les aspects émotifs sans se défiler. Il fait preuve d’une grande sensibilité. Si un de vos proches a vécu un accident grave, vous vous retrouverez sans doute dans les questionnements et les émotions ressentis par l’auteur.
Après avoir lu son betseller "son odeur après la pluie" qui m'avait moyennement convaincue, je me suis quand même laissé tenter par son nouvel livre attirée par la 4eme page qui révèle déjà le terrible évènement vécu par sa compagne. Et je ne regrette absolument pas! Contrairement à sa précédente oeuvre, j'ai adoré sa plume, ai été transportée par ses images, ses descriptions, ses analogies. Quelle belle vision poétique, quel recul aussi. Cela m'a apporté pas mal de réflexions inattendues sur nos relations amoureuses J'ai adoré !
Magnifiquement bien écrit. J'ai souffert pour Mathildé mais aussi pour lui. Il y a un vrai dilemme dans ces circonstances (dois-je faire en sorte que l'être adoré s'en sorte ou n'est-ce pas pire de s'en sortir ?). L'auteur se pose 1000 fois la questions et semble impuissant face aux douleurs et aux lourds handicaps de sa femme. Il leur faut raccorder leurs solitudes. Chacun survit par l'autre. Ça donne à réfléchir.
C’est l’histoire d’un accident…un accident, c’est souvent la faute à pas de chance, une minute avant, une minute après, si j’avais vu, si j’avais su….
Mathilde chute lourdement en parapente, son compagnon ne sait pas si elle est encore vivante. Sous forme de journal, il nous livre le récit alternant entre le jour J et l’après.
C’est surtout, une magnifique déclaration d’amour, à celle, pour qui il va tout sacrifier, jusqu’à sa passion…la montagne. Entre culpabilité, colère et espoir, il va l’aider à se reconstruire au-delà des espérances.
Alors bien sûr, parfois le récit est un peu confus, les descriptions médicales un peu ardues, mais c’est aussi un bel hommage aux personnels de secours et soignants, qui maintiennent la vie à flot.
Que la montagne est belle, chantait Jean Ferrat…mais qu’elle peut être dangereuse aussi. Une belle leçon de vie et de courage.
Ce livre retrace le traumatisme vécut par l’auteur lorsqu’il a failli perdre sa femme suite à une chute en parapente. L’écriture est toujours aussi touchante, sincère, humble et juste. Ce témoignage est à la fois une émouvante déclaration d’amour et un acte personnel de résilience. C’est inspirant.
Plutôt un 3,5⭐ C'était tendre et c'était beau cette déclaration d'amour, mais y avait certainement une 100aine de pages en trop. C'était un peu trop long sur la fin, parce qu'on a bien compris le mécanisme et même si c'est assez chouette, pas forcément besoin de l'étaler comme ça.
toujours cette écriture magnifique. Aux arabesques nues. un accident de montagne et un cri d'amour. Ou un orage de mots qui se veut salvateur. C'est à la fois beau et si solitaire : le silence de l'aimée sonne assourdissant
Première lecture de cet auteur, dont j’attendais beaucoup. La narration sous forme de journal intime m’a lassée au fil du livre. Heureusement l’histoire n’était pas racontée de manière chronologique. J’aurais aimé avoir également la version de Matilde.
C’était looooong. Et ça m’a mis mal à l’aise d’entrer dans l’intimité de Mathilde à travers le regard de l’auteur. Le propos est même assez égocentré, je n’ai pas apprécié.