« Une nuit, dans notre bicoque sur la plage, j’ai fait un drôle de cauchemar. La mort contournait la moustiquaire et tentait perfidement de s’introduire dans notre lit. Elle attendait tapie dans l’ombre que je m’endorme pour s’infiltrer et prendre Pauline. C’était elle qu’elle voulait. Elle s’en fichait de moi. Je lui mettais des bâtons dans les roues. Ça ne lui plaisait pas. Je passais la nuit à monter la garde. La mort était mécontente. Au petit matin, je m’étais assoupie, elle était venue souffler près de mon visage. Elle avait murmuré quelque chose, mais je n’avais pas compris quoi. Elle parlait latin ou suédois. Juste pour me faire chier. »
Premier roman virtuose, Toutes les vies est le récit d’une histoire d’amour sublime, d’un deuil impossible et d’une quête spirituelle qui sauve.
profondément choquée par ce roman, dont on commencera avant tout par pointer la grande vacuité. c'est sûr, 288 pages, ça se remplit très très facilement lorsqu'on va à la ligne après chaque phrase et demie, qu'on balance trois paragraphes de citations par chapitre, qu'on reproduit ses propres chansons de temps en temps parce que pourquoi pas et qu'on nous gratifie de listes exhaustives d'invités à l'enterrement, de retranscriptions de prières zen japonaises en alphabet latin (gênant) et autres instruments fort efficaces de comblage de vide. l'écriture est d'une paresse sans nom ("Voilà. Mon grand amour était malade." les lettres françaises ont tremblé), mais j'ai envie de dire, tout cela n'est rien par rapport au livre en lui-même. je n'arrive pas à concevoir comment on peut se dire que c'est une bonne idée, que c'est décent de publier un texte pareil, un texte où l'autrice-narratrice nous dit qu'elle a vraiment eu le seum quand son amoureuse a déclaré un cancer car elle est devenue très laide (sic) et surtout qu'elle ne voulait plus faire l'amour (sic). pépite paillette pour le moment où elle fait une retraite Vipassana pendant que son amoureuse fait seule les allers-retours pour sa chimio car elle nous explique que "elle aussi elle est fatiguée mentalement et psychiquement" (je n'invente RIEN) ou encore toute la seconde moitié où juste elle découvre le bouddhisme avec tout ce qu'il faut niveau appropriation culturelle et racisme bref.
addendum : je n'ai aucun souci avec le fait de vouloir raconter les pensées affreuses et épuisées et égoïstes qu'on peut avoir pendant la maladie d'un.e très proche, bien au contraire, je pense que ça peut participer d'une certaine déculpabilisation d'aidant.es qui en ont besoin, mais pas comme ça, vraiment, vraiment pas comme ça. ce n'est PAS subversif et intelligent de balancer sans analyse, sans remise en question, sans recul, des pensées d'une telle violence, avec presque cette espèce de fierté d'écriture en mode "eh ouais vous avez vu moi j'ose dire les choses" alors déjà tu n'es vraiment pas la première et ensuite, si c'est pour le faire avec si peu de recul, si peu de délicatesse, franchement autant s'abstenir.
mention spéciale pour le classisme aussi (le passage sur les dénominations des femmes de ménage je -) enfin, la phrase "je suis veuve et cocue" est écrite dans ce texte et vous ne pouvez pas imaginer à quel point elle est encore plus indécente dans le contexte qu'elle ne le semble déjà ici.
je suis sidérée. je vous souhaite de tout mon coeur d'avoir des partenaires de vie qui continueront de vous aimer jusqu'au bout si jamais vous deviez subir une maladie grave. c'est tout ce sur quoi j'ai envie de conclure
je vends une place pour Kompromat le 5 novembre au Zénith mp si intéressé.e (no joke)
review : en fait on dirait les journaux intimes publiés après la mort de l'auteurice pcq un peu honteux/intime/trop cru et que personne évidemment publierait ça de son vivant mais RW a fait l'exploit de sortir ça et d'en faire la PUB ???? comment se faire du fric là dessus l'esprit tranquille ??? jsp chu presque admirative, faut un certain aplomb pour sortir des horreurs pareilles dans le plus grand des calmes (2025 je répète 2025) elle avoue quand même sa toxicité monstre / son égoïsme envers sa compagne on le rappelle mourante (j'ai posé le livre à un moment tellement elle était horrible j'en avais gros) / son côté agresseuse harceleuse qui maîtrise pas ses pulsions (menacer sa meuf avec un COUTEAU + les X appels laissés fin bref)
elle aurait pu appeler ça "toutes MES vies" car visiblement y a que son ptit nombril qui l'intéresse, c'est d'un égoïsme monstre de se servir du malheur des autres pour tout recentrer sur sa tristesse sans jms se remettre en question what a folie genre (je ne nie pas sa souffrance bien sûr!! mais dans ce qui est écrit (publié !) elle n'a pas l'air de réaliser à quel point elle peut être pbmatique et FAIRE souffrir, ça donne l'impression qu'elle se voit trop comme quelqu'un sur le chemin de la rédemption pcq elle a beaucoup think avec son cerveau énorme... réfléchir ne fait pas forcément de toi quelqu'un de bien Rebeka)
anyway on lui souhaite d'aller bien hein mais je capte pas qu'elle puisse être à ce point en détente pour faire son blé comme ça jsp dans ses 50 noms de remerciements personne a dit que c'était de la merde mal écrite et choquante ??? it's giving faute avouée à moitié pardonnée mais pas du tout ma belle là c faute avouée et... bah c tout ? t'as l'air grv fière de tes conneries à frimer comme pas 2 mais shame on you juste à faire trop l'ado de 15 piges genre "gneuh gneuh personne me dit quoi faire personne connaît ma vie mon histoire" : why not mais t'as juste l'air détestable en fait, tu n'as pas 15 ans mais 47!!!!
jvj on dirait une parodie de midlife crisis
ah regardez belle pastiche
j'imite son style à la perfection
lol
en plus vraiment les seules parties bien écrites c'était les citations parce qu'objectivement sa plume est à chier c'est ni fait ni à faire genre vraiment nul nul nul j'en perds mes mots (et encore jdis ça mais 60% du quinbou c'est des citations de vieux mâles cis blancs - elle le dit elle même - dont un nombre conséquent de GIDE LE PEDO bref chacun.e ses idoles I guess ^^ est-ce même nécessaire de mentionner l'allusion à la reine des terfs JKR à ce stade ?)
bref vraiment merci pour ta musique mais on va s'arrêter là you and I (dommage pcq RW était vraiment dans mon top 3 artistes prefs)
vraiment achetez pas cette bouse heureusement j'ai trouvé le pdf en ligne ptdrrrrrrrrrrr
merci quand même de m'offrir ce régal malicieux consistant à regarder toute les critiques de pure hate vraiment moi qui adore le drame un plaisir
anyway
pensée à Pauline pour finir sur une note + sérieuse pcq mine de rien j'ai quand même été hyper triste pour elle (qui mérite ce genre d'"hommage" en plus de tout le reste...)
j'ai rarement eu autant de mal à parler d'une lecture. j'ai bien compris que Rebeka Warrior a une santé mentale fragile et vacillante (elle dit etre bordeline sur la fin du livre et je ne sais pas si c'est entendu comme un diagnostic ou dans un sens plus commun mais ça donne un éclairage nouveau au 80% du livre qui précède). Ceci étant dit, c'était une lecture éprouvante, égoïste et je suppose qu'on voulait subversive parce que c'est cru et violent en plus de suivre le délabrement mental de Rebeka Warrior.
Violent déjà. la violence de ce qui est écrit au sujet de Pauline, avec qui elle a partagé 8 ans de sa vie et qui meurt des suites d’un cancer et des traitements éprouvants liés à cette maladie. Rebeka Warrior fait preuve d’un égoïsme affreux dans son récit : Pauline ne veut plus faire l’amour avec elle, elle a des poils qui poussent au visage à cause du traitement brutal et son corps change, elle devient moche. Alors oui, je peux entendre que de voir le corps de quelqu'un que l’on chérit changer peut être dur, et de constater qu’on ne désire plus la personne peut être affreux. Je conçois qu'être aidant c'est parfois avoir des pensées ou des actes très égoïstes. Mais il ya des choses écrites sans aucun recul dessus d’une violence inouïe
« Si je n’arrivais pas à la sortir de l’eau, Pauline m’enverrait par le fond. » Comment on peut laisser publier ça, comme ça, même si elle l’a pensé/le pense de cette façon ? C'est quelle manque de respect pour cette femme qu’elle aime et qui lutte avec tout ce qu’il lui reste contre la maladie et une fin inéluctable ? On aurait pu peut-être oser une phrase sur la difficulté des personnes malades qui voient leur corps changer et dépérir mais non, pas un brin d’empathie.
ensuite Rebeka Warrior s'attarde sur son cheminement qui mélange spiritualité asiatique (méditation japonaise et chinoise notamment) et consommation de drogues toutes plus dangereuses les unes que les autres, des réactions d'une violence incroyable envers ses proches, un comportement destructeur et auto destructeur. j'espère juste qu'elle est maintenant bien accompagnée ...
honnêtement cela dit, même en ayant ces éléments du deuil et de la maladie mentale en tête, je peux pas m'empêcher de penser que les récits de déglingue de la bourgeoisie blanche parisienne, on en a fait le tour. c'est pas subversif c'est juste chiant. heureusement qu'elle a du réseau et de la notoriété pour avoir pu publié en l'état le contenu de ses journaux intimes.
puis alors la forme juste au secours. les retours à la ligne à chaque phrase, les citations en permanence et les listes infinies n'apportent rien du tout ou la reproduction entière d'un texte japonais en lettres romanes "parce qu'il est d'une puissance libératrice"
ah et le supplément "je voulais sniffer les cendres de mon amoureuse"... bref
j'ai rarement été aussi indignée en lisant un récit.
(au début elle dit plusieurs fois qu'elle s'identifie à des mecs cis : on confirme, elle écrit et se comporte tout pareil. )
remarques qui me sont venues au fil de la lecture : - lister des livres de sa bibliothèque et truffer 60% du bouquin de citations d'auteurs ma puce ça ne fait pas un bon livre ?? ça fait à la rigueur un mémoire de littérature comparée - j'ai une règle qui dit que si on prête attention aux temps verbaux dans un livre quand on le lit c'est qu'il est trop mal écrit (usage du passé simple terrifiant ici) - c'est un roman d'égoïste comme je pensais vraiment pas qu'on pouvait en écrire !!!!! et venant de moi ça veut dire bcp - je vais faire comme si le nom de flavien berger n'était pas répété 2x dans ce livre pcq sinon ça va m'énerver - la retranscription en alphabet latin d'un texte japonais c'est non, tout comme une référence au professeur quirrell d'harry potter mais on est où là - les moments drogue et retraite spirituelle sont super gênants stop
cependant y'a 2-3 citations qui m'ont plu donc les voici : "je l'aimais beaucoup, elle m'aidait beaucoup. elle était assez cynique, un peu bourgeoise, et smart. je sus tout de suite qu'elle était un danger. mon type de danger" "je parlais anglais, puis français, puis je parlais finalement latin." "la jouissance était toute proche puis, au lieu de ça, je me mettais à pleurer"
difficile toujours d'émettre un avis quand il s'agit d'un livre avec une telle dimension autobiographique, mais ma chérie... même si cette histoire est touchante, non on y est pas là. et non : foutre des listes de 6 pages, des citations partout et retourner à la ligne après chaque phrase ça ne fait pas un style littéraire
Et bah la désillusion la plus complète. Et puis d'une violence extrême en plus.
Une ommniprésence d'autocomplaisance beaucoup trop importante pour quelqu'un qui dit avoir merdé et en avoir conscience. Dire admettre ses erreurs juste avant de passer plusieurs pages avant de se chercher des excuses, c'est lourd. Et quelles erreurs qui plus est.
On aurait pu croire que le recul gagné avec les années rendait plus lucide sur la réalité des choses, bah visiblement c'est pas le cas. Justifications de l'injustifiable longues et assommantes, l'autrice est capable de sortir des horreurs sans ciller (cf le passage où elle chouine parce que le cancer rend sa compagne laide et qu'elle n'a plus de désir), ole tout avant d'esxcuser le fait d'avoir planter sa compagne en pleine chimio d'abord pour aller la tromper à berlin, puis pour une retraite spirituelle à la limite de la secte, puis enfin définitivement à l'approche de sa mort.
Un livre sur Pauline et son cancer ? Pas du tout. Un livre sur l'autrice qui parle de Rebeka, de comment elle a mal vécu le cancer de sa compagne, de comment ça a lancé son propre élan spirituel qui ne frôle l'appropriation culturelle mais en devient la definition même (on taira les passages en japonais transcrit en alphabet latin), le tout ponctué par des citaitons de mecs cis blancs . Une pensée pour la pauvre pauline qui dans un livre censé traiter de sa disparition et du deuil ne sert que de tremplin, tout ça pour n'être ni mentionnée dans la dédicace, ni même dans les remerciements.
Bref entre propos violents, agissements douteux même pas assumés tels quels et sans cesse justifiés (l'horreur du passage de berlin et le harcelement qui suit etc) on se demande ce qu'il s'est passé dans la maison d'édition pour qu'un tel récit parvienne jusqu'à la vente. L'idée de donner la parole aux aidants n'étaient pas forcément à jeter, mais si c'est pour lire ce genre de propos et mener un récit aussi valisite et autocentré, on repassera. C'est à se demander quelle image d'elle même l'autrice a-t-elle voulu montrer en publiant ce livre.
Être aidant et avoir perdu quelqu'un ne donne pas un passe droit pour faire des maladies et fins de vies des autres un livre pseudo-spirituel dénué de toute remise en question, recul et respect.
Bref, plus que déçue, profondément choquée, et noyée dans le malaise
Alors Oui c’est pas très bien écrit et paresseux La seconde partie sur le bouddhisme on souffle mais on comprend aussi que c’est un chemin logique dans un deuil ( oui c’est White washer je dis pas le contraire) Par contre peut être c’est moi qui suis pas assez woke mais je vois pas en quoi c’est odieux et choquant de penser ce qu’elle pense quand on est aidant d’une personne en maladie longue. Je me demande si les gens qui sont choqués sont des gens qui sont concernés. Je vous laisse vous faire votre avis, chacun sa sensibilité mais on est pas dans le monde des bisounours, y’a pas de bonne réaction à un deuil ou un deuil blanc Par contre ouais faudrait peut être arrêter de donner un stylo et un contrat d’édition à toute star qui veut écrire de l’auto fiction, je pense que j’aurai été soûlé de mettre de l’argent dans ce livre
J’ai entendu les critiques sur le validisme du bouquin, j’y ai (peut être maladroitement) vu la fatigue d’une aidante et j’ai trouvé honnête de prendre cette place de personne non héroïque (il aurait été facile de réécrire cette histoire dans un texte qui se dit romancé). J’ai entendu les reproches de bouquin vide et paresseux, personnellement j’y ai retrouvé la poésie et la musicalité de Mansfield Tya et ça m’a transportée, mais je ne suis probablement pas de celleux qui peuvent dire ce qu’est un Roman digne d’être admis dans les bibliothèques des lettré.es (après on a déjà les pénibles de l’académie françaises, on peut certainement se passer d’un deuxième groupe d’acariâtres classistes) Bref, un livre qui m’a beaucoup touchée, que j’ai dévoré et que je relirai.
Je l'ai lu après avoir vu de très mauvaises critiques. Je me disais un peu qu'il pouvait pas être si nul que ça. Il est pire.
Le positif c'est qu'il se lit très vite. L'avantage de revenir à la ligne après chaque phrase (j'exagère pas) c'est que ça fait beaucoup de pages pour vraiment pas beaucoup de texte. Idem pour les listes de 4 pages avec un retour à la ligne à chaque mot.
J'ai un peu eu l'impression de lire le journal intime d'une adolescente qui se veut un peu rebelle, un peu edgy. A 47 ans j'ai trouvé ça triste. Tout ce narcissisme c'est vraiment dur à encaisser.
ce n’est que mon avis et je ne suis personne. cependant, je me demande vraiment sérieusement si tout doit être édité ? Est-ce que certaines choses ne doivent pas rester intimes ? Après avoir écrit deux merveilleux albums sur le sujet, je me retrouve complètement amère quant à ce livre. Des passages complètement égoïstes, assez irréels à lire, crus et gratuits. pareil pour le style, un petit peu catastrophique de mon humble point de vu (alors que sa poésie en chanson !!). Je sais où trouver des écrits de philosophes mecs blancs et morts. ce n’est pas une lecture que je conseillerai, je l’ai trouvée franchement inutile et un peu déguelasse. Si elle peux faire du bien à son autrice et a certaines personnes tant mieux, mais si je meurs svp ne publiez pas un bouquin comme ça sur moi, ma mère serait vraiment très très énervée.
Je n'ai pas pu échapper à la masse de critiques (essentiellement négatives) avant de le lire moi-même, et je me retrouve donc un peu étonnée de ne pas avoir détesté autant que ce à quoi je m'attendais. En fait, ça ne m'a fait ni chaud ni froid.
Alors évidemment sur la forme c'est assez médiocre, c'est surtout très paresseux parce qu'avec la quantité de références littéraires de l'autrice et sa poésie par ailleurs dans la musique, je suis persuadée qu'elle a le bagage pour écrire quelque chose de bien meilleure qualité. Les listes peuvent être pénibles mais elles m'ont semblé faire sens, et en vérité il n'y en a pas tant que ça. Les citations sont beaucoup plus nombreuses, pas toujours pertinentes. L'ensemble dessine malgré tout une cohérence esthétique et une trajectoire du récit, avec des outils d'écriture dont l'autrice fait certes un grand usage mais qui ne sont pas mauvais en soi.
Mais sur le fond, je ne veux porter aucun jugement moral sur la manière qu'a une personne de gérer son deuil (blanc), et peut-être que je suis problématique, mais je n'ai rien trouvé de profondément choquant dans ce que j'ai lu. Quelques passages d'appropriation culturelle gênante (je ne parle pas des retraites spirituelles mais notamment de la transcription japonaise en alphabet latin), oui. Mais surtout, un profond cynisme (et non égoïsme à mes yeux) sur sa quête désespérée et violente de canaliser sa souffrance, une souffrance qui la fait vriller et dépasser des limites qu'elle reconnaît à demi-mots. Elle n'est ni parfaite, ni dans l'autocritique : est-ce que ça devrait l'empêcher d'écrire en toute honnêteté ?
Je rejoins malgré tout les avis sur le fait que tout n'a pas vocation à être publié, et là on peut se questionner. J'y vois une pratique bourgeoise ou privilégiée dans la continuité de celles choisies par l'autrice pour épancher son deuil, qu'elle décrit longuement. Pour nous lecteurices en revanche, ça n'a pas un grand intérêt.
review longue : ce roman est tellement confusant, j'ai pas aimé mais j'ai pas détesté non plus, mais vraiment on peut pas dire que j'ai aimé, mais en même temps parfois j'ai été très émue, et puis la seconde suivante j'étais lassée et j'ai sauté des pages, je le confesse. le sujet est évidemment très fort, très angoissant aussi, mais est-ce que j'y aurais accordé autant d'attention si ce n'était pas Rebeka Warrior ? Niveau style, c'est vraiment pas terrible, et les citations TOUTES. LES. PUTAINS. DE. PAGES.... si j'avais envie de lire une écriture faible saturée de citations je lirais en boucle mes dissertations de prépa en fait. globalement impression de lire un journal intime vaguement retravaillé, et globalement j'en peux plus de l'autofiction.
je je je je je oh ça va aussi là ca m’a soûlé elle m’a soûlé son histoire m’a soûlé son écriture m’a soûlé et son comportement ça m’a fait souffler du nez son crâne chauve là je rigole moi aussi j’ai un crâne chauve je voulais juste être vilaine encore un peu
avant de commencer, je recommande très largement cette vidéo à propos de l'écriture de soi, et qui comporte des éléments de critique que j'ai à apporter à cette lecture (je recommande ++ sa chaîne, elle fait un travail extraordinaire et accessible).
c'est insultant, à mon sens, d'évaluer plus haut ce livre. au delà des aspects moraux/éthiques déjà abordés dans d'autres avis goodreads, il n'y a rien d'intéressant dans ce livre : la plume ne l'est pas (si seulement déjà on peut dire qu'il y ait un travail d'écriture...), la (non) réflexion de l'auteure/narratrice ne l'est pas... sans juste s'arrêter sur le "revenir à la ligne après chaque phrase n'est pas un style", je ne comprends pas l'intérêt du livre. l'auteure ne remet jamais en question, ne remet jamais sous une lumière nouvelle ses réflexions ou ses actes (SPOILER ). quel est le point de nous donner, pour 20€, ce qui s'apparente être un journal intime, sans ajout, sans quelconque annotation? quel est le point d'écrire des listes de mots, des listes de noms qui ne nous évoquent évidemment rien? quel est le point de remplir la moitié de ce livre de citations? ce ne sont pas ces éléments individuellement qui sont mauvais per sé , mais tout cet ensemble, qui donne juste l'impression d'une autobiographie/autofiction très feignante dans son écriture et sa conception.
je détesterais m'arrêter sur l'aspect "utilitaire", parce que ce n'est évidemment pas le seul but d'un livre. cependant, je vais revenir sur les aspects gênants, plus questionnables du livre. si je ne peux pas parler avec exactitude de points soulevés dans d'autres reviews comme l'occidentalisme et l'appropriation culturelle, c'est choquant de parler de manière aussi égoïste comme fait dans le livre. sans aucune remise en question, remise en contexte, ou quoi que ce soit. ce n'est pas subversif, profond, porteur de message, c'est lourdement choquant dans le contexte des faits de ce livre (cf parenthèse spoiler plus haute). le problème n'est pas là les pensées égoïstes, le fait de devenir soignant/médecin de sa femme, et ce serait s'égarer que de penser cela : ce qui l'est est le manque d'évolution, de mise en situation de ces éléments. encore une fois, c'est lazy au possible.
et finalement, je m'interroge : mais qui édite ces manuscrits ? dans l'océan de talents inconnus, est-ce vraiment ce qu'on peut faire de mieux ? est-ce que rebeka warrior avait besoin de cette vitrine ? à quoi bon s'attendre venant de stock (bolloré :))
je ne suis personne et d'autres personnes ont écrit de bien meilleurs reviews que la mienne (et je vous encourage à les lire) mais #IMO c'est la honte de publier, à 20 euros, quelque chose d'aussi inintéressant et feignant que ce livre. si vous souhaitez y jeter un coup d'oeil par curiosité, vous pouvez facilement en trouver le pdf gratuitement.
j’ai adoré ma lecture je l’ai lu sur toute une journée et je n’arrivais pas à lâcher ce bouquin ! beaucoup plus aimé lire l’histoire d’un “accompagnant.e/aidant.e” des personnes diagnostiqué.es d’un cancer et moins sur la partie de la spiritualité. j’ai trouvé ce livre moitié fictif, moitié autobiographique hyper instructif sur pleins d’aspects différents. une petite pépite !
Décevant, trop de citations et de listes. Quelques passages choquants (comme la scène à Berlin), je n’ai pas du tout accroché alors que j’aime pourtant profondément la musique de Rebeka Warrior.
Je sais pas par où commencer. Déjà c’est très vide, les phrases font en moyenne 4 mots avec un retour à la ligne systématique. Le tout saupoudré de dizaines de citations sans très grand intérêt à part une impression d’étalage de confiture.
Ensuite, c’est marrant que certaines femmes se comportent comme des hommes nuls. Le sujet est pas neutre pour moi. Donc j’ai vrmt essayé de faire l’effort de prise de distance, de tolérance et de bienveillance mais le nombrilisme atteint des sommets (genre j’ai vraiment trouvé ça pire que Emmanuel Carrere dans Yoga — c’est dire).
À un moment, aller en thérapie, s’y tenir vraiment, y mettre de l’énergie c’est pas mal.
L'œuvre musicale de Rebeka Warrior est nettement plus intéressante que son « œuvre littéraire » qui consiste en l'agglomération aléatoire de pensées désorganisées, de bouts de journaux intimes et de citations d'auteurs en pensant créer quelque chose de subversif. Je ne suis pas sûre que raconter avoir menacé sa copine du moment avec un couteau de cuisine au motif que celle-ci riait trop (et que le silence était préférable) sans prendre un peu de recul sur cet acte soit quelque chose de subversif.
je pensais franchement que ça allait être pire parce que le livre est hyper mal vendu c’est vrai qu’il y a beaucoup trop de citations (j’ai arrêté de les lire), beaucoup trop de retours à la ligne alors que c’est pas nécessaire la manière d’écrire m’a pas spécialement touché
ouaaah la hate des commentaires de ce livre est impressionnante. je suis Rebeka Warrior depuis Sexy Sushi, et dans tous ses sons, alors l'idée de lire ce roman était évidente. Contrairement à ce que je lis ici je n'attendais rien de particulier de ce livre. La plume est crue, intimiste, parfois gênante sur l'expérience de Rebeka qui accompagne sa partenaire dans son cancer. Mais j'ai envie de dire: si vous connaissiez Rebeka et ses textes, vous vous attendiez à quoi ? Le livre et l'écriture lui ressemblent. Et j'imagine certainement que la famille de Pauline a validé son contenu avant publication.
Pour moi c'est un roman qui pose la question de ceux qui accompagnent leur proche vers la mort, des différentes face que l'on touche dans ce chemin ( déni, marchandage, dépression, colère...) et moi ça m'a parlé dans ces temps où le cancer m'entoure particulièrement et ça m'a fait du bien.
à la fois j’ai été bouleversée par la violence et l’honnêteté dont à fait preuve l’autrice pour aborder son deuil et toutes émotions, pensées habituellement inavouables. Cependant, je dis bien bouleversée, et non attristée, parce que ce que j’ai ressenti lors de ma lecture c’est cette affreuse sensation de malaise, d’être de trop, lire des mots/maux trop intime.
Pour autant j’étais sens cesse projeté hors de la lecture. je perdais intérêt à chaque citation de Simone de Beauvoir, à chaque liste de 3 pages, et tous ces voyages à travers le monde pour faire des retraites boudhistes… (j’étais de part mes propres croyances pas le bon public)
Je conclurai avec ma plus grande interrogation du livre est-ce une autobiographie ou bien une auto fiction? Car sinon pourquoi ne pas parler de Pauline dans les remerciements.
C’est intime et brut, foutraque comme un collage naïf. Ce qui a pu choquer d’autres lecteurices, moi c’est ce que j’ai trouvé profondément sincère, maladroit mais si touchant. Rebeka est irrésistiblement attachante, justement parce qu’elle se trompe, se bat, cherche un chemin hors de l’ordinaire. Je n’avais pas envie de terminer ce bouquin, pour pouvoir rester avec elle encore un peu.
J’aime beaucoup la musique et les paroles de Rebeka Warrior et évidemment je continuerai à les écouter.
Mais je ne peux pas comprendre comment on peut écrire quelque chose comme ça sur quelqu’un qu’on prétend avoir aimé. Je n’ai pas pu finir le livre tant j’avais de la peine.