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Un jour, ça finira mal

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« Un jeudi de février, Jérôme a tué sa femme. Elle l’avait quitté et ne reviendrait pas. Il l’a attendue, sur le palier de son nouvel appartement, une batte de base-ball dans les mains. Le second coup fatal, c’était pour s’assurer de son décès. Elle a été retrouvée cinq semaines plus tard, enterrée dans une forêt, recouverte de chaux vive. Au moment où il avoue le féminicide avec préméditation, je suis en retard pour dîner chez des amis. Une notification de BFM s’affiche sur l’écran de mon téléphone portable. J’ai le temps de lire “batte de base-ball” avant de glisser le smartphone dans le fond de ma poche. Magali et Jérôme, je les connaissais bien. Jérôme est mon cousin, un cousin germain devenu, dans le froid verglacé, un meurtrier.
Ce livre n’est pas seulement l’histoire d’un homme qui tue sa femme. Le jour de la Toussaint, Jérôme s’est suicidé en prison. Ses parents, complices du meurtre et incarcérés, ont eux aussi mis fin à leurs jours un an et demi plus tard.
Ce livre est l’histoire de ces coupables qui ne seront jamais jugés, de la reproduction des violences conjugales dans cette famille, la branche pourrie de mon arbre généalogique. »
V. G.

270 pages, Paperback

Published September 3, 2025

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About the author

Valentin Gendrot

5 books3 followers

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2 (10%)
1 star
2 (10%)
Displaying 1 - 6 of 6 reviews
Profile Image for Hypathie.
292 reviews20 followers
October 27, 2025
23ème féminicide de l'année 2021, en février, Magali Blandin est assassinée en Ille-Et-Vilaine de deux coups de batte sur la tête par Jérôme Gaillard, son mari qu'elle venait de quitter après plus de deux décennies d'insultes, de parasitage, de coups et d'emprise, ce dernier ayant la complicité et l'alibi de ses parents. Depuis tout le monde s'est suicidé : les parents tous deux retrouvés pendus à leur nouvelle adresse en Loire-Atlantique, et le mari, pendu en prison. Il n'y aura jamais de procès, les protagonistes étant tous morts, justice ne sera donc jamais rendue à Magali, retrouvée cinq semaines plus tard , enterrée en forêt, recouverte de chaux vive. Un autre frère avait déjà accompli sur lui le même geste fatal plusieurs années avant, le pater familias étant un tyran familial, maltraitant tout le monde, notamment sa femme.
Valentin Gendrot, journaliste et écrivain, se trouve être le cousin du meurtrier : il reconstitue l'histoire de la 'branche pourrie' de sa famille en convoquant ses souvenirs, en exhumant archives, photos de famille, fêtes familiales, avis d'enterrement, articles de presse, dépositions aux gendarmes auxquelles il a eu accès. Son constat sans appel est que les maltraitances familiales sont épidémiques, qu'elles se perpétuent de génération en génération, que le meurtre conjugal (marital, dans violences conjugales on ne sait pas bien qui frappe qui, regrette-t-il) est une bombe à fragmentation qui détruit de proche en proche. Un des protagonistes avait prédit qu' "un jour, ça finira mal". Un ouvrage bien écrit, fine analyse et dénonciation des ravages sur les femmes et les hommes que fait la société patriarcale, analyse clinique d'un féminicide annoncé. "Que le patriarcat brûle en enfer !"
Profile Image for Bruno Menetrier.
300 reviews4 followers
October 29, 2025
En 2021, Jérôme a tué Magali à coups de batte de base-ball.
Le meurtrier se suicidera avant son procès et c'est Valentin Gendrot qui va nous faire le récit de l'histoire vraie de son cousin Jérôme.

Le journaliste Valentin Gendrot cède à son tour aux sirènes de la mouvance littéraire française d'aujourd'hui qui veut qu'un bon auteur écrive sur sa vie, sa mère, son père, sa famille.
Mais après la lecture de son récit, il y aura largement de quoi lui pardonner d'avoir écrit sur son cousin : Un jour ça finira mal est sous-titré Jérôme a tué Magali car il faut bien appeler un chat, un chat et un féminicide, un meurtre.

Ce n'est pas vraiment un résumé, plutôt une brève d'actualités ...
En février 2021 près de Rennes, Magali Blandin, mère de quatre enfants, est tuée à coups de batte de base-ball par son mari Jérôme Gaillard, parce qu’elle l’avait quitté.
Jusque là ..., mais c'est pas tout.
Les parents de Jérôme, Jean et Monique, avaient prêté une belle somme d'argent à leur fils pour acheter les services d'un petit gang de géorgiens. Les voyous sont partis avec le fric et le pauvre Jérôme a dû s'occuper lui-même de Magali.
Jusque là ..., mais c'est toujours pas fini.
Jérôme va se suicider en prison avant son procès.
Ses parents, inculpés comme complices, vont également se suicider rapidement. Il n'y aura donc pas de procès.
Et si ça ne vous suffit toujours pas, sachez également que Franck, le frère de Jérôme, second fils de Jean et Monique, s'était suicidé lui aussi quelques années auparavant : poussé à bout parce que sa chérie le quittait (faut dire qu'il la cognait un peu aussi).
De la famille Gaillard, deux parents, deux frères, il ne reste donc plus personne.
Si c'est pas une famille dysfonctionnelle ça !
S'il ne s'agissait pas d'une histoire 100% vraie, on aurait pu se dire que Valentin Gendrot poussait vraiment le bouchon un peu loin et en faisait un peu trop.
Son éditeur avait même quelques appréhensions : « Éviter les additions d’horreurs, un conseil de mon éditrice. Je le note, promets d’essayer. »
Mais non, les faits, rien que les faits : Monique était la sœur de son père, Franck et Jérôme ses cousins, l'écrivain se contente de raconter l'histoire d'une branche de sa famille, « la branche pourrie de [son] arbre généalogique. »
« Mon grand- père cognait ma grand- mère. Jean cognait Monique. Franck cognait sa femme. Jérôme a tué Magali.
[...] Une longue liste de violences conjugales, un terme souvent mal choisi car il devient impossible d’en connaître l’auteur et la victime. Ici , le schéma se répétera, encore et encore, et toujours dans le même sens.
[...] Je suis le cousin de l’assassin. Je suis le neveu des complices. »

On peut supposer que Valentin Gendrot a longtemps hésité avant de se lancer dans ce récit.
« Je pose une question. Pourquoi écrire sur ce sujet ? Et mes réponses, courtes, de s’enchaîner. Pour la gravité des faits. Pour raconter ce monde que beaucoup croient enfoui. Parce que l’histoire familiale est dingue. Pour documenter les raisons d’un féminicide. Ce qui pousse un homme à tuer sa femme, à y entraîner ses parents. »

Le journaliste documente ici un monde rural qu'il connait bien « pour l’avoir souvent subi. [...] Les idéaux de la propriété : la femme, la terre, la maison. »
Le messager se doit de porter la parole, raconter « l'histoire de ces coupables qui ne seront jamais jugés, de ce clan ».
Et puis en filigrane, tenter de répondre à cette puissante question : « celle de ne pas avoir décelé les signaux faibles du drame », de ne pas avoir imaginé, ou du moins pas assez clairement, que « un jour ça finira mal ».

Autant vous prévenir, Valentin Gendrot ne fait vraiment aucun effort pour rendre son histoire attrayante ou la lecture agréable. Aucun effort car « nous ne sommes pas dans un polar, où la vérité, rien que la vérité, éclate à la fin du texte ».
Les faits rien que les faits, bruts, sidérants, d'une horreur indicible à vous laisser bouche bée.
L'insondable psychologie humaine dans toute ses dimensions, masculinité toxique, instinct de propriété.
Voilà une lecture absolument nécessaire mais particulièrement éprouvante : Magali fut la « vingt-troisième victime de féminicide de l’année 2021 ».
Profile Image for Jessica.
782 reviews
October 15, 2025
Merci à Netgalley et aux éditions Stock pour cet exemplaire

“Ce livre est l’histoire de ces coupables qui ne seront jamais jugés, de ce clan, cette famille, la branche pourrie de mon arbre généalogique.”

Si vous trouvez à vous plaindre de votre arbre généalogique, dites vous que dans celui de l’auteur il y a Jérôme, qui a tué son épouse avec la complicité de ses parents. Souvent quand quelqu’un parle d’un membre de sa famille devenu criminel, c’est pour dire des choses comme “oh on aurait jamais cru ça de lui quand même”, ici on est plutôt sur du “on se doutait bien que ça allait arriver, il avait tout à fait le profil”.

C’est le portrait d’une famille plutôt taiseuse où la violence des hommes est omniprésente. Le père dominait brutalement son épouse, ses fils feront de même. Quand la mère est toujours bien restée dans le rang qui lui était assigné, ses belles filles finissent par trouver le courage de partir ; ce que les fils ne supporterons pas préférant le suicide au déshonneur (un déshonneur à leurs yeux bien sûr, rien de honteux à divorcer). La différence entre l’aîné et le cadet c’est que le cadet a choisi d’assassiner l’épouse qui avait osé fuir. Ils ont également en commun de blamer celle qui est partie, dans un courrier à leurs enfants oui oui. Immondes jusque dans la mort.

On a beaucoup parlé du fait que les parents aient aidé leur fils. Par aider il faut préciser qu’ils ont contracté un prêt à taux zéro pour payer le tueur à gages que leur fils voulait embaucher pour tuer sa femme, la mère de leurs petits enfants donc. Je pense que c’est important de préciser tout ça pour vraiment pouvoir réaliser l’ampleur de leur geste. J’ai apprécié que l’auteur ne cherche pas à nous faire croire qu’on avait affaire à des personnes fragiles et totalement sous emprise. Il y en avait sans doute un peu, mais on ne peut pas dire qu’à la base on soit face à des gens biens.

Je ne suis pas à la place de l’auteur mais, même quand on a affaire à des gens pas terribles, ça doit tout de même être particulier de savoir qu’ils ont tous disparus dans des conditions comme celles là. En fait il ne reste plus que les quatre enfants de Jérôme et Magali dont on ne sait pas grand chose, et c’est bien normal ce sont des enfants mineurs. En terminant ce livre je me demande comment ils vont, et j’espère qu’ils vont bien.
141 reviews1 follower
September 13, 2025
Ce féminicide était prévisible. C'est ce que nous raconte l'auteur dans ce livre.
J'ai trouvé l'écriture saccadée. Tous les membres de la famille sont tordus. Je n'ai réussi à m'attacher à aucun personnage.
31 reviews
December 13, 2025
Un début un peu long, beaucoup de contextualization familiale dont l’importance ne semblait pas toujours évidente. Cela a plus de sens au fur et à mesure que l’histoire se déroule. L’intégralité du livre est très très à charge, toute la famille en prend pour son grade. La moindre description est faite sous un prisme de rancoeur. L’histoire en elle même est effroyable, et on a beaucoup de peine pour Magali. Puissent les femmes sous emprise se libérer tant qu’il est encore temps.
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